. « Complètement imbécile » ! Pour une fois, je serai donc rocardien, puisque cette formule, qui qualifie le débat sur « l’identité nationale » lancée par notre national Besson, est de l’ancien Premier ministre de François Mitterrand. Pourquoi « imbécile » me direz-vous ? Parce que mal posé, mal à propos et naturellement contaminée d’arrières pensées politico-nauséabondes à quelques mois des élections régionales.
Mal posé -mais cette perversion venant de la sarkozitude n’étonnera point- parce que cette locution, plus républicaine qu’il n’y parait, induit hypocritement qu’elle n’appartient en rien à la gauche de ce pays voire fort peu aux gaullistes. Sinon aux chiraquiens ou aux « béarnais »…
Mal à propos parce qu’après l’échec lamentable de la sois disante mise sous le boisseau de la « jungle » calaisienne on se demande pourquoi tout à coup, comme ça, subitement, plus de 200 ans après la Révolution française qui avait tranché cette question dans sa « Déclaration des droits de l’Homme » puis à Valmy, il faudrait débattre de cette question ! Mieux, le ministère, dont l’intitulé fait toujours autant gerber la presse étrangère à défaut d’avoir soulevé la bronca de la presse française, propose un site de débat participatif !! En jouant la carte de la « transparence » et tout et tout. Et tous les intellos vont rappliquer et se complaire en ce théâtre d’ombres. Sinon se faire couillonner sur l’autel de la communication politique dont le grand Manitou tirera les ficelles tout là haut tout là haut. Comme à l’habitude.
Contaminée d’arrières pensées politico-etc. parce qu’intervenant après la polémique que vous savez autour du « Roi jean », en pleine affaire de taxe professionnelle et de sondagite à la baisse de notre Président Aimé que les Français n’aiment plus ! Reste juste, en ces temps de prix Goncourt et autres Renaudot à trouver fissa le lauréat du grand prix de l’hypocrisie sinon de la carpette. Et j’ai au moins un nom à proposer. Voire un grand Maître es enculade à décorer. You too ?
. La « communauté internationale » -on ne sait pas trop ce que cela veut dire- a donc salué ce lundi soir la « réélection » (sic) et la « légitimité (resic) du président Afghan, Hamid Karzaï ! Même l’ambassade américaine de Kaboul y a été de son petit couplet. La « communauté » inter je ne sais quoi a donc salué, avec donc l’aval du président Obama, la main mise sur l’Afghanistan d’un chef de guerre grand magouilleur de la démocratie et des urnes devant l’Eternel, d’un mafieux pachtoune contrôleur d’une grande partie du trafic de drogue de son pays, et, d’après les ONG présentes à Kaboul, du plus grand détourneur de fonds onusiens au développement ! Et pourquoi toutes ces saloperies ? Pour justifier que la « communauté internationale, comme le serine notre Aimé Président et son inaudible Premier ministre, se batte en terre afghane « contre le terrorisme, pour la liberté contre l’oppression, pour la démocratie contre les taliban ». Et vous savez pourquoi ma grand mère avait la poisse ? Et mon grand père un furoncle au cul ?
. Ah, évidemment Obama est carbonisé. En tout cas si vous ne le saviez pas, vous le savez today. Pour n’avoir en rien participé à l’Obamania délirante de l’été dernier, je peux l’écrire ici tranquillement : j’ai toujours pensé qu’un président américain, quel que soit son intelligence ou son élégance, était d’abord un… président américain défendant les intérêts américains. C'est à l'oeuvre de nouveau après moult espoirs fumeux au Proche Orient. Ce sera à l'oeuvre à Copenhague où Washington fera savoir que les States n'ont strictement rien à cirer des gazs à effet de serre. Le reste- c'est mon vieux fond gaullien qui me dit ça- relevera de la branlitude. Et de l’écume des choses. Obama mettra juste un peu de vaseline autour du suppositoire. Notre Président Aimé adore, n'est-il pas.
. D'une certaine façon, Obama est un leurre. Comme son discours sur les banques ou les fonds de pensions. Ou la "couverture maladie" dont la réforme autorisera tous les renoncements. Pour le reste, comme me le faisait remarquer il y a quelques jours, un confrère de Reporters sans frontières : quelle langue parlera la majorité des amerlocks dans une génération ? L’espagnol. Quel est, Proche et Moyen Orient mis à part, l'autre grand "dossier" qui accapare aujourd'hui l'esprit de toute l'administration américaine, et de la CIA ? La situation au Mexique et la quasi guerre civile entre narco trafiquants d'Etat et narco trafiquants mafieux. Maintenant, prenez une carte, une mappemonde et réfléchissez…
. A propos de Chirac, je suis un peu comme JFK. Jean-François Khan je veux dire. On savait tous qu’il avait un peu (beaucoup) magouillé pour « fictiver » des emplois dés… 1983 ! Comme des dizaines de maires de tous bords. Sinon plus. Mais bon. Pour moi -ça n’engage que moi qui n’ait jamais été « chiraquien’ »- le Père Chirac restera quand même le type qui, connaissant très bien l’histoire du Moyen Orient, aura su dire « non » face aux pressions de la meute politique, dont la meute va-t’en-guerre kouchnero-lelloucho-sarkozyste. Qui aura refusé d’envoyer l’armée française en Irak. Et « tenu » 18 mois face aux pressions de Washington. En maintenant levé son bras d’honneur. J’ajoute qu’en Afghanistan, il n’avait accepté d’envoyer que les forces spéciales. Autrement dit, les chiens de guerre que notre Président Aimé a fait rentrer à la maison sitôt élu, avant de les renvoyer discrètement… Quant aux juges qui se gaussent d’envoyer « devant la justice » un ancien président… Que n’ont-ils eu ce courage, sinon cette vertu, lors de son « règne » élyséen. Le seul à l'époque qui osa, le juge Alphen, peut témoigner de son immense solitude. Aucun de ses pairs ne manifesta à son égard de solidarité. Ou de courage politique. A la niche ! Je rappellerai aussi, comme JFK, que jamais Chirac ne fit pression sur un journal. L’autre…
. Ah juste un petit rappel à toutes les gorges chaudes de la rue de Solférino qui hurlent (à juste titre) contre le risque de privatisation de La Poste. Le traité de Lisbonne, qui acte la privatisation des services, notamment postaux donc... portent deux belles signatures pour notre bel et beau pays. Celle de Jacques Chirac. Et celle de Lionel Jospin, Premier ministre "socialiste" du premier cité. Un petit scotch ?







