Ce qui est bien avec « le mari de Carla » comme l’appelle dorénavant Cohn-Bendit, c’est qu’on se marre tous les jours. Ainsi le « mari de Carla » a-t-il annoncé lundi devant quelques 400 ouvriers ébahis de Gandrange que l’Etat allait leur filer du pognon pour remonter l’usine. Que plusieurs directives européennes, comme l’a fait remarquer, un responsable de la CFDT de Mital, interdisent à tout Etat de subventionner une entreprise privée, n’a donc pas le moins du monde gratouillé l’estomac d’Icelui. Mais Grandange ne valait-il pas voyage de noces ? Quand le lendemain, à savoir mardi, la ministre de l’Economie et des Finances a expliqué qu’on avait mal compris le président, qu’il avait juste voulu dire que l’Etat allait aider à trouver un repreneur, je me suis tâté le pouls. Puis quand la même Lagarde, quelques heures plus tard ! a de nouveau expliqué, tout juste après s’être fait remonter les coussinets, que c’était elle qu’on avait mal compris, que finalement c’était le président qui avait dit vrai et que l’Etat allait peut être, enfin dans la mesure de ses possibilités, etc.etc. passer à la caisse, je me suis tâté les zygomatiques. Je ne rentre pas dans le détails, parce que si j’intègre les coups de gueules de plusieurs députés UMP qui sont montés au créneau sur le thème « il est fou, on est dans un monde libéral », puis d’autres dizaines qui se sont mis à crier que le président était génial et « sacrément volontariste », j’aurais pu écrire un ode au bordel politique, sinon une épopée à la gloire du professionnalisme sarkozien ! Et du j'emfoutisme élyséen. Et « ça » nous gouverne ! Et bien foutre Dieu, comme disait mon grand père, « ça » nous promet encore de belles envolées ensorcelantes. Et quelques migraines carabinées aux confrères de l’AFP ! Après les imbécillités entendues, sous l’aune jésuistique de Benoît XVI, Paix à ses Saintes bourses canonisées, sur les « racines chrétiennes » de la France, je pensais pourtant être vacciné pour l’année contre la connerie. Ben, non. Cela dit, pour en terminer avec ma diatribe du soir, je pense finalement que Bernadette Chirac a raison. Le félicitant l'autre samedi, avec la vacherie qu’on peut imaginer derrière son chaudron, elle a estimé que « Carla allait l’apaiser ». Il serait, en effet, bon qu’elle l’apaise totalement. Jusqu'à la grande épectase.








