Par les c... je vais le tenir l'autre nabot !" (DR)
. "Je me refuse à considérer qu'il y a une fatalité à ce que l'emporte la démagogie, le populisme et l'image (...) Je suis personnellement ce qui se passe à Cachan (...) Il est temps de trouver une issue rapide à cette situation qui n'est pas acceptable dans un pays comme le nôtre (...) Dans un dossier comme celui ci, la politisation, l'idéologie et les arrières pensées sont des combats stériles puisqu'ils se font sur le dos d'hommes et de femmes qui sont dans des conditions manifestement innaceptables". Fermez le ban. De qui cette prise de position - et cette vacherie à l'égard de qui vous savez ? De Dominique de Villepin bien sur mercredi lors de sa conférence de presse mensuelle. Conférence d'ailleurs peu reprise dans les grands medias... Curieusement ce jeudi matin l'association France Terre d'Asile annonçait qu'une solution venait d'être trouvée dans le dossier Cachan. En liaison avec SOS Racisme. Les deux associatoins se portant garantes du relogement et de la "protection" des personnes le temps du réexamen de leur dossier. Le plus amusant dans cette affaire est que le Premier ministre qui a manifestement aidé en sous main les dites associations se rejouit , parait-il, en privé d'avoir trouvé une solution "avec des associations droit de l'hommistes" ! Refermer le ban. Deux zero la balle centre.
. A lire le très intéressant entretien de John Monks, le patron (pourtant british...) de la Confédération européenne des syndicats (CES) publié ce jeudi dans Libération. Extraits.
"Le boom des inégalités, la vitesse de ce boom, sont une terrible menace pour l'Europe sociale. Et l'aggressivité des stratégies des hedge funds (les fonds d'investissement) encouragés par la libéralisation financière est potentiellement une menace mortelle pour l'Europe sociale. Et la Banque centrale européenne ne veut toujours pas comprendre que des hausses de salaire sont une composante de la solution et non du problème. Certes, l'Europe sociale n'a jamais été socialiste, mais elle n'a jamais été aussi malmenée. Selon la Banque mondiale, les pays qui exigent un préavis en cas de licenciement, qui fixent la semaine de travail à moins de 66 heures ou qui imposent des salaires minimaux supérieurs à un niveau très bas sont considérés comme peu propices aux investissements! Au fond, le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne, même la Commission, tous campent sur le dogme du consensus de Washington qui veut que le futur du monde, le bonheur, passe par des vagues de libéralisation de l'économie. Et qu'il faut éliminer toutes les barrières qui entravent la voie au libéralisme... Cette philosophie est fausse, nuisible, et on se battra pour démontrer qu'on peut être compétitif avec une réelle dimension sociale (...) Aujourd'hui, la violence du système s'est radicalisée. Le capitalisme change. Les fonds d'investissement passent d'une firme à l'autre, d'un conseil d'administration à l'autre, spéculent, détruisent, engrangent. Ce sont des parieurs sur le court terme, à la limite de la légalité, qui s'entraissent dans notre nouvelle économie-casino. Même le secteur industriel s'est aligné sur les nouvelles stratégies financières : rentabilité à 15%, salaires planchers, droits du travail limés. L'équilibre est rompu. C'est le retour de l'économie de la fin du XIXe siècle ! Avant l'essor du socialisme. Avant l'arrivée de l'Etat-providence. Avant l'éclosion des syndicats. Et, ça, on ne peut pas l'accepter!"
Pas de commentaire particulier.
. A suivre enfin la polémique entre Allègre Claude -dont on avait pointé ici l'intelligence de mammouth à propos de l'effet de serre dont il niait quasi la véracité le 21 septembre dernier dans l'Express au nom du progrès (sa foi...) - et une bonne partie de la communauté scientifique dont moult glaciologues et autres chercheurs du CNRS qui viennent de le renvoyer à ses chères études pour incompétence. Mais Claudo le Mammoutho n'en a que foutre. Cette semaine dans l'Express, il fait de nouveau un bras d'honneur dans un papier alambiqué comme pas possible aux "fanatiques de l'effet de serre". Les "fanatiques" apprécieront... Et soupireront. Au XVIe siècle, ils seraient déjà sur bûcher ! Ce mec qui avait conseillé à Jospin d'autoriser le port du voile à l'école est décidement un drôle de pachyderme.







