
Nicolas Sarkozy a donc réussi son pari. La France pourra faire ses « réformes » -ce dont Bruxelles se réjouit- en contrepartie du report de ses engagements à réduire son déficit budgétaire entre 2010 et 2012 au plus tard. Voila pour la « communication officielle ». En réalité, il suffisait d’ailleurs de voir, lundi soir, la tronche de SarkoNaparte et celle, byzantine, du Premier ministre luxembourgeois lors de leur conférence de presse commune, Paris a accepté de passer sous les fourches caudines de la Commission qui pourra « vérifier », sinon auditer à tout moment, la bonne conduite des fameuses réformes. Autrement dit, la politique économique de la France est dorénavant sous tutelle. Mais restons dignes. Pas un sarkozyste patenté ne vous présentera les choses de cette façon. Et surtout point Petit Napoléon qui s’est engagé à ce que les bénéfices éventuels engrangés par sa politique soient immédiatement réinvestis dans la réduction de la dette, s’interdisant ainsi, à l’avenir, toute marge de manœuvre politique et financière. Et que se passera-t-il si sa politique libérale de « réformes » ne produit point les économies attendues ? Si elle échoue ? Si le gouvernement se heurte à une opposition sociale ? Si la dette du pays explose dans deux ou trois ans comme le pensent toujours certains économistes non patentés ? Et bien la Commission sifflera la fin de la recréation. Angela Merkel et le patron de la Banque européenne, Jean-Claude Trichet, sortiront leurs sifflets. Zapatero et les autres demanderont au petit Nicolas d’arrêter de jouer. Et les contribuables français seront priés de mettre la main à la poche. Pour sauver la face du président ! Mais, pour l’heure, ne vous faites point de souci. La fête du 14 juillet sera belle comme une revue antique et la Garden party, prévue à l’Elysée, fort agréable, même s’il flotte ! Pour le reste, toutes les télés feront mardi leurs titres sur la nouvelle victoire à l’arrachée de Qui vous savez. Les radios, leurs choux gras sur son énergie décidément intarissable. Et la plupart des journaux leurs papiers sur l’ultime réussite de son passage en force bruxellois ! Citoyens, un conseil. Lisez la presse belge dans la semaine.
Vous comprendrez vite qu’on n’est pas dans la mouise…
PS : Ah au fait, vous avez entendu une « réaction » de DSK sur le FMI, vous ? Moi quedal. Silence radio. Mais le DScas se repose, paraît-il dans sa riad marocaine. Loin de ses électeurs de Sarcelle. Au fait, il leur a dit quoi à ses électeurs de Sarcelle, Dominique ? Rien ? Je me disais aussi…







