Donc je me suis dis, mais qu’est ce qu’il y a derrière ce truc qu’il veut nous refourguer avant Noël, notre président qui préside en faisant savoir que c’est lui préside ? Un leurre pour égayer le bon peuple afin qu’il ne pense pas à ses fins de mois merdouillantes ? Une façon de grappiller un peu de pognon pour tenter de combler le déficit de la sécu ? Pas logique, son pote d’AXA attend, au contraire, que le déficit explose encore pour jouer les sauveur… Et de toutes façon sa « franchise » de mouise, au président qui préside en faisant savoir que c’est lui qui préside, va pénaliser une fois de plus les petiots et creuser encore le déficit. Je sais, c’est compliqué à expliquer ça, mais c’est ce que disent les experts sous le manteau. Et comme l’hiver vient, j’ai plutôt tendance à croire les mecs qui aiment bien les chauds manteaux.

Bon je disais quoi ? Ah oui. Y nous prépare quoi le président qui, etc. ? Ben une « réforme », il nous prépare. Vous savez, ce truc de communiquant à la mords moi le nœud qui autorise tous les claquements de talons avec un air savant qui sous entend que vous êtes un con, sinon un demeuré, de ne pas comprendre « que le monde change » et que les temps sont à l’individualisme forcené au détriment de toute solidarité collective et d’égalité des droits. La réforme du MEDEF en somme, dont notre président qui préside en faisant savoir que c’est lui préside est le VRP en chef. Vous avez déjà vu un président de la République faire la bise au chef de la tribu patronale, vous ?? Moi, si. L’autre fois, à Jouy en Josas, sans jeux de mots, qu’il la baisée sur les joues l’autre mecesse du patronat! Vous imaginez la tronche de De Gaulle ? Même Giscard aurait gardé de la distance devant la télé. Ben lui splach !
Bon alors, il nous prépare quoi Qui vous savez ? Ben je vais vous dire moi, ce qu’il nous prépare notre président qui préside en faisant savoir que c’est lui qui préside : un nouveau joli programme de « com ». Le thème : « y’a des gens qui ont un régime spécial et qui ne branlent pas grand-chose et des gens qui bossent durement et qui n’ont pas de régime spécial, Françaises, Français, faut faire tabula rasa ! Rompez ! ». Un tabac ça va faire dans le populo qui adore se faire éclater les glaouis par les grands chefs. Pis, un ou deux ans après, vous aurez le grand Manitou d’Axa qui débarquera… Juste pour privatiser tout ça. Comme un grand scout qui fait sniff sans jamais penser au pognon du diable qu’il y a à se faire sur quelques millions de pékins qui auront gobé les histoires du président qui préside en faisant savoir que c’est lui qui préside. Plus personne ne pensera aux régimes spéciaux, ni à la croissance que le président qui préside en faisant savoir que c’est qui préside pensait pouvoir doper comme un cycliste chargé de dope.

Mais il sera trop tard, mes citoyens. On se sera tapé en un seul homme Reagan et Thatcher en deux de cuiller à pot, on vous expliquera qu’il faut dorénavant vous « responsabiliser » pour votre retraite, que d’ailleurs vous n’avez qu’à bosser jusqu’à 70 balais pour ce faire, vu les progrès de la médecine, et vous passerez pour des vieux blaireaux quand vous raconterez à vos mioches, qu’a défaut de négocier je ne sais quels régimes, vous vous êtes retrouvé au régime sec. Et dans un régime personnel sans sécurité sociale collective. Pour le plus grand bien des privilégiés du flouze et du CAC 40.
Mais la populace, à défaut du peuple, est pour l’heure esbaudie. Les DRH, les PDG et des palanqués de jeunes cadres encore dynamiques -ça leur passera à 35 ans quand ils se feront dégager- sont dans l’épectase. Des tas de commerçants et autres professions libérales dans la désirade du grand Che néo conservateur à talonnettes. Tout comme les paysans de la FNSEA qui ont bu comme du petit lait le discours de Qui vous savez, ce mardi, quand il leur a dit qu’« il était pour des revenus fondés sur des prix et non sur les subventions de la PAC » qu’il entendait d’ailleurs réformer ! Tout seul ? Les terreux ont applaudi. Comme les chasseurs mayas applaudissaient le Dieu Soleil avant de rentrer dans la jungle. Avant d’y crever une fois sur deux. Bouffés par les boas.
Et de nos jours, par les patrons des hypermarchés qui règnent sur les fameux prix. Et se branlottent de joie la queue à chaque bon mot du président qui préside en faisant savoir que c’est lui qui préside…








