Vite précipitez vous ! Pour une fois que l’on peut faire bouger ses neurones et dépasser la pensée unique, c’est une délectation du cerveau. Donc à lire !
. l’interview iconoclaste et passionnante du démographe et sociologue Emmanuel Todd dans le Parisien de ce mercredi qui renvoi dos à dos Ségolène et Sarkonaparte, avec un taillage de costume en règle en particulier pour le second qu’il ne voit pas, contrairement à l’air du temps, au deuxième tour du printemps 2007 ! Extraits : «Nicolas Sarkozy est dans le système depuis longtemps (…) Il est dans une logique de division pas de rassemblement. Je ne crois pas qu’il puisse séduire le lectorat français. Je crois, même qu’il n’a aucune chance et qu’il perdra au second tour contre n’importe quel candidat de gauche (…) Il n’y a plus de croyances collectives en France, mais plus profond il y a des valeurs communes. Les Français sont des gens qui croient qui croient encore à la liberté et à l’égalité ; y compris dans leur vie quotidienne ; on ne vit pas Angleterre ou aux Etats-Unis (…) La montée des inégalités, des privilèges, ses superprofits, tout cela ne passe pas en France. Derrière le mot »rupture » et le slogan « la France d’après », moi j’entends en fait « après la France ». Sarkozy, en proposant aux français d’aller encore plus loin dans l’ultralibéralisme leur propose de « rompre » avec des choses auxquelles ils sont attachés : l’hôpital public, l’école, la Sécurité sociale… (…) Et puis tout le monde l’a déjà oublié, mais toute sa vie politique est une suite de gamelles (…) J’ajoute autre chose : la différence entre un Chirac et un Sarkozy c’est que le premier a une sensibilité ancrée dans l’histoire de rance. Il partage avec les Français les idées d’égalité, de rapport avec l’Etat ; Bizarrement Sarkozy est comme en apesanteur avec cette histoire là (..) Il véhicule l’image de l’homme politique qui est le plus proche des grands patrons et qui tapent sur les plus vulnérables de la société. Or la réalité sociologique de la France ce sont les classes moyennes qui décrochent des classes dirigeantes ». Le citoyen Todd (Herodote.fr)
. La prise de positon (et l’interview aussi en page 17) de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie et pourtant amerlock, sur le projet de fusion Suez et GDF et l’énergie. « Primo, estime-t-il, c’est inutile et stupide. La France a un bon système juste, à bas prix, efficace et très fiable. S’il n’est pas cassé, pourquoi le réparer ? Deuxio, confier la gestion d’un parc nucléaire à du privé est très problématique ; y aura-t-il la même vigilance, le même investissement ? On a vu ce qui s’est passé aux Etats-Unis quand on a régulé notre secteur de l’énergie… Tertio, si la France a une telle réussite dans l’énergie, c’est qu’il y a un « Etat d’esprit public » qui attire des gens qualifiés. Ouvrir la voie à la privatisation, c’est se priver, pour le gouvernement, de marge de manœuvre dans un secteur si sensible ». C’est exactement ce que dit la gauche. Et François Bayrou ! L'ancien conseiller de Clinton (DR)







