C’est l’histoire d’un petit amendement qui devrait être voté ce jeudi à la sauvette au Sénat. Un petit amendement au projet de loi Chatel sur la consommation visant à légaliser le dimanche travaillé dans « les établissements de commerce d’ameublement, d’équipement de la maison et de bricolage ». Un petit amendement qui va permettre, par exemple, aux groupes Conforama et Ikea, actuellement poursuivis par le syndicat Force ouvrière, d’économiser quelques millions d’euros car la procédure tombera quasiment d’elle même.
Modifiant en partie l’article L 221-9 du Code du Travail, qui régit le repos dominical, le petit amendement en question va donc établir une « dérogation » à l’obligation du repos
du dimanche dans les commerces en question.
Mais le plus amusant, et on imagine déjà les bouchons de champagne qui vont sauter aux sièges des boites considérées, c’est que l’amendement du Sénat va constituer une « libéralisation de fait » du Code Travail.
Explication de l’avocat de FO, Maître François Lacourt : « Alors que le gouvernement communiquait dernièrement en évoquant des salaires payés double pour les salariés travaillant le dimanche, aucune contrepartie financière n’est prévue par l’amendement ». C’est tout ? Non, « il y a pire, précise le conseil de FO : alors que le travail dominical se faisait sur la base du volontariat, les enseignes pourront désormais imposer à leurs employés de travailler le dimanche ». Au même tarif que le lundi !
En bref, travailler plus pour gagner peanuts, mais avec de la vaseline. Et le nouveau Code du Travail en guise de bras d’honneur !
Vous avez dit rupture ?
Modifiant en partie l’article L 221-9 du Code du Travail, qui régit le repos dominical, le petit amendement en question va donc établir une « dérogation » à l’obligation du repos
du dimanche dans les commerces en question.
Mais le plus amusant, et on imagine déjà les bouchons de champagne qui vont sauter aux sièges des boites considérées, c’est que l’amendement du Sénat va constituer une « libéralisation de fait » du Code Travail.
Explication de l’avocat de FO, Maître François Lacourt : « Alors que le gouvernement communiquait dernièrement en évoquant des salaires payés double pour les salariés travaillant le dimanche, aucune contrepartie financière n’est prévue par l’amendement ». C’est tout ? Non, « il y a pire, précise le conseil de FO : alors que le travail dominical se faisait sur la base du volontariat, les enseignes pourront désormais imposer à leurs employés de travailler le dimanche ». Au même tarif que le lundi !
En bref, travailler plus pour gagner peanuts, mais avec de la vaseline. Et le nouveau Code du Travail en guise de bras d’honneur !
Vous avez dit rupture ?







