. L’Histoire et la Géographie vont-elles devenir des « disciplines à options » au lycée ? C’est en tout cas la crainte exprimée, depuis plusieurs jours, par un certain nombre d’enseignants au vu du projet de circulaire, coordonné par le recteur Gaudemar, un des pilotes de la « réforme » des classes de premières et de terminales. Mais à quoi ça sert d’étudier l’Histoire ? Hein ? Regardez notre président sauveur de l’Europe et du monde. Il se l’est fait tout seul sa culture historique ! Même Blum il a lu ! Alors.
. Pendant que l’Élysée et l’UMP nous font des grands baratins sur la « refonte du capitalisme » afin que celui ci redevienne « entrepreneurial » -si, si…- le ministre du Budget, l’inénarrable toujours content de lui Eric Woerth, prépare à marche forcée, comme il l’a confirmé dimanche sur RTL, la privatisation du groupe La Poste. Crise financière ou pas. Première étage de la fusée, la Banque postale, est dorénavant une entreprise de droit privée. Deuxième étage, le passage du groupe en société anonyme « pour lui permettre de mieux affronter la concurrence ». Vive le marché, tudieu !

. A propos de « marché », il va falloir surveiller comme le lait sur le feu, à partir de ce mercredi, les débats au Parlement sur le projet de loi de finances 2009 de la sécurité sociale. Figurez vous que des petits rigolos de lobbyistes essayent en effet de fourguer aux députés, sous l’œil bienveillant du gouvernement, un amendement prêt écrit visant à permettre aux compagnies d’assurance et aux mutuelles d’accéder aux données de santé des Français « à des fins de gestion des risques » de santé publique. Autrement dit, à permettre à toutes ces boites de mettre en place une politique de garanties et de remboursement à la tête de leurs clients selon leur porte monnaies, et sans risques pour ces dites boites. Les assurances, c’est bien connu, n’assurant aujourd’hui plus grand chose, hormis le pognon d leurs actionnaires. Le plus rigolo, mais c’est sûrement un hasard sémantique, est que cette expression -la « gestion du risque »- a été employée par Nicolas Sarkozy le 18 septembre dernier dans le Jura dans un de ses discours. Le président souhaitant qu’à l’avenir les complémentaires de santé puissent « contribuer à l’amélioration de la qualité des soins, à la gestion -nous y voila- du risque et à la maitrise de la dépense dans l’intérêt des assurés ». Ben voyons… Cette nouvelle donne est d’ailleurs planifiée. Le 18 juillet dernier, les Mutuelles avaient obtenu er catimini du gouvernement une petite promesse en contre partie de leur taxe sur leur chiffre d’affaires : celle justement d’avoir accès… aux données de santé des Français. Les mutuelles, qui s’apprêtent à gonfler leurs tarifs, sont aujourd’hui d’une discrétion…

. Je ne résiste pas à vous donner la petite anecdote du Canard de cette semaine concernant Dati. Arrivée le 24 septembre dernier, avec trois quart d’heurt de retard, au congrès de l’association de droit constitutionnel, notre Dati national, tout sourire, a donc pu constater que tous ces messieurs, forts en thèmes constitutionnels et bien élevés, l’attendaient dehors au quasi garde à vous. Tous, sauf un : Jean Louis Debré, le président du conseil constitutionnel, resté sur son estrade dans l’amphi. Arrivée dans la salle, la Garde des Sceaux s’en est donc étonnée : « Vous n’étiez pas dehors à m’attendre ? » Réponse du tac au tac de Debré, selon Le Canard : « J’ai passé l’âge de faire le trottoir. » Chabadabada…
. Ah, un dernier point, le « sauveur des bourses et de la planète », comme on l’appelle maintenant sous le manteau, aurait encore fait gonfler le budget de l’Elysée de près de 12% avec, en outre, l’emploi de 150 fonctionnaires « clandestins » mis à disposition par les ministères car n’apparaissant pas dans l’organigramme officiel, selon René Dosiere, député PS qui suit le budget de l’Elysée. Mais l’Elysée va surement faire un beau communiqué pour tout justifier. Même la nouvelle augmentation de salaire (+26, 8%) des 98 collaborateurs officiels et l’opacité du budget qui entoure la commande du nouvel airbus présidentiel. Ah au fait, c’est 112 millions d’euros le budget 2009 de la présidence de la République, 12 millions de plus qu’en 2008. Allez roulez, citoyens, vous prendrez du gâteau plus tard.
. Ah aussi, la Marseillaise -et pas mal de joueurs- ont été sifflés hier soir mardi au stade de France. Et personne n'a moufté. C'est vrai que c'est plus facile de siffler au Stade de France que de siffler le grand démocrate Ben Ali. On ne risque pas la tôle. Moi, j'aurais arrêté le match. Point. Et tant pis si là dessus je pense comme Fillon ! Vive le rugby...







