Alors soyons clair car la surprise risque en effet de surprendre. Depuis quelques semaines un certain nombre de préfets envoient -sur ordre- au ministère de l’Intérieur des rapports électoraux sur la base de travaux effectués par un certain nombre de fonctionnaires de RG chargé de « humer » l’atmosphère a défaut de pouvoir officiellement -et légalement- faire des « sondages maison ».

Or que disent ces rapports ? Que Ségolène Royal et Naparte seraient en fait à égalité des intentions de vote autours de 25%, avec, dans un certains nombre de cas, un pourcentage nettement plus élevé pour la Zapatera. Un certain nombre de sondages circulant sous le manteau -et d’ailleurs curieusement laissés à la porte des rédactions comme s’ils étaient emmerdants pour les commentateurs…- donnent aussi la même tendance depuis plusieurs jours. Avec en outre un « tassement » du candidat centriste et de… Jean-Marie Le Pen autours de 16% ! On verra.

D’autres choses titillent les sondeurs et les préfets. Contrairement à 2002 en effet, les votes d’extrême gauche au deuxième tour ne seront pas au dans leur majorité un vote de pécheurs à la ligne. Ils se reporteront bon an mal an sur la candidate socialiste en cas de qualification pour le 6 mai. Tout comme les votes des altermondialistes, des communistes et d’un bon tiers des voix « béarnaises ». Et lepénistes… Ce qui risque de faire une belle potentialité électorale.
Personne ne sait non plus comment votera en majorité la banlieue, en particulier les quelques 1,5 millions de nouveaux électeurs qui ont pris leur carte ces derniers mois. Personne ne sait non plus de quel côté penchera la balance des TOM-DOM dont les 2 millions d’électeurs peuvent aussi faire pencher le fléau. Et surtout personne ne sait comment -au contraire d’une certaine constance de campagne de la candidate socialiste- ont été perçus par les Français les mouvements de balanciers du foldingue Césarion passant de Léon Blum à de Gaulle, de de Gaulle à Jean Paul II, du Pape au génétiquement correct d’Alexis Carrel, du bouclier fiscal à 60 puis à 50%, du vibrato atlantiste aux déclamations patriotiques, on en passe et des meilleures, sans oublier le cri d’amour lancée aux médecins libéraux sur fond de liberté tarifaire au détriment des comptes de la Sécu ! Et du porte monnaie des plus défavorisés.
Ajoutons, cerise sur le gâteau, que contrairement à ce que nous racontent doctement les penseurs en chambres de Sciences Pô ou les commentateurs gribouilles qui n’ont jamais circulé à Trappes ou dans les campagnes de leur vie, que personne ne sait vraiment quel a été « l’impact » des quelques 6 000 débats participatifs lancés par la Royale dans toute la France au grand dam, d’ailleurs méprisant, des « Eléphants ».
En bref, à la veile du premier tour, bonjours les équations à moult inconnues ! Alors restent le pif. Et le pif aujourd’hui des préfets comme celui des instituts n’est pas très porteur pour Sarkozy. Sauf si une partie du Front bascule. Et là...
Mais avouez, après tout ce qu’on nous à enfilé dans le cerveau, que cela serait assez déconnant comme configuration…
Citoyens…







