« En France la durée du travail doit être définie contractuellement, par accord entre patronat et syndicats, plutôt que par la loi. Nous nous approcherions de la plupart des pays européens si nous acceptions que la durée du travail ne soit pas forcément la même d’un secteur à l’autre » Un cours sur le droit du travail ?
« Ne peut-on réfléchir à un nouveau mécanisme qui serait un levier plus efficace, permettant à nos entreprises de garder une certaine compétitivité et de financer la protection sociale ? » Pour les non initiés, ça veut dire encore moins de charges et comme la Secu aura moins de pognon, une « responsabilisation » accrue des français, autrement dit une adhésion à AXA !
« Le Smic doit être un filet de sécurité (NDA : c’est gentil) mais s’il augmente au-delà de l’inflation et des gains de productivité (NDA : toujours la productivité…), il coûte plus cher que ce que l’entreprise peut supporter. Il faut une bonne fois, pour toutes faire le choix de l’emploi ». Autrement dit l’entreprise ne peut pas supporter une hausse du SMIC, elle peut juste supporter des millions d’euros de stock options. Et mieux vaut plusieurs petits boulots comme à Londres qu’un bon CDI.
« Il serait souhaitable en tout cas de considérer le SMIC sur une base annuelle, et non plus mensuelle. D’ailleurs en France un tiers des personnes au SMIC gagnent en realité 1,3 SMIC si l’on ajoute les primes et le 13e mois » ! En clair cette petite batifolerie induit : encore plus de flexibilité et un bras d’honneur à toute augmentation négociée de salaire.

« Si, un jour, (sic) on peut évoluer vers la suppression de la durée légale du travail (NDA, ben au moins c’est clair) pour passer à une durée contractuelle, nous aurons les marges pour envisager une réduction des allégements de charges (…) Embaucher est devenu un risque (resic) pour beaucoup de chefs d’entreprises. Car en cas de difficultés, la séparation coûte très cher en temps et en argent car cela se termine trop souvent devant les prud’hommes » ! Pas pour le patron d’EADS. Il a coûté combien celui à l’entreprise d’ailleurs ? Deux, cinq, sept millions d’euros ?
Et le meilleur pour la fin :« Nicolas Sarkozy va maintenant réconcilier les Français avec l’argent. Tout le monde va y gagner ». « L’argent », vous avez bien lu.
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Ben quoi, l'argent, l'argent...







