
Donc La Royale s'est qualifiée. A l'arrachée. Et disons tout net, la dernière ligne droite ne sera pas une partie de plaisir. D'abord parce que -et de ce point de vue j’ai fait une erreur d'analyse- Sarkonaparte avec près de 30% des suffrages à ramené dans son giron fourre tout une partie des électeurs du FN. 2006 est en effet le plus mauvais score de Le Pen depuis près de 15 ans. Même en 1988, le candidat frontiste avait fait plus de 14%. Ensuite parce que les réserves à gauche sont faibles. On peut gloser sur l’écrabouillement du PC mais ses électeurs, comme en 81 où il faisait encore 15%, vont manquer. Et toute la gauche même rassemblée ne totalise pas 40% des voix. Fort de la réussite de son pari, Bayrou peut foutre aussi un joyeux bordel en jouant les tripatouille béarnaise. C'est-à-dire en laissant les deux candidats restant en lice se débrouiller en attendant le vainqueur pour négocier avec lui un accord de gouvernement ou de soutien pour les législatives afin de se garantir un groupe parlementaire charnière. Autrement dit, un « parti démocrate », peu importe le nom, lui permettant d’exister dans le paysage politique. Cela ne m’étonnerait pas que le citoyen Bayrou –c’est son intérêt- joue cette carte vicelarde. Vu ce qu’il a dit sur Naparte pendant la campagne la logique voudrait pourtant qu’il se rapproche des positions de la Zapatera. Et réciproquement. Mais la logique en politique est une autre affaire et nombre de ses députés qui doivent leur élection aux bons reports des électeurs de l’UMP sont déjà monté au créneau pour crier casse pipe… Alors ? Alors reste la campagne. L’élan, la mobilisation à l’image d’une autre formidable participation. Car seule une vague d’espérance politique et non pas seulement une vague de rejet peut permettre à la Royale de l’emporter. Comme en 1981 où François Mitterrand n’avait fait, faut-il le rappeler, que 25% des voix au premier tour. Et VGE prés de 29%. Qui avait alors 18% des suffrages ? Chirac dont tous les électeurs ne ne se sont pas reportés sur Giscard. La situation est bien sur différente. Comme est une première politique depuis 1974 l’appel d’Arlette à voter pour la candidate de gauche. Appel d’ailleurs à double tranchant car il se trouvera toujours un imbécile tel Yves Jego pour stigmatiser le « ralliement de l’extrême gauche » aux socialistes ! Reste qu’à ce jour, tout est ouvert. Sauf si du côté de l’UDF et d’un certain nombre de petits états majors socio-libéraux du PS l’œil fixé sur 2012 certains décident de faire un hold up sur une victoire possible de la Zapatera… Mais en démocratie, comme on l’a vu lors des derniers referendums seuls les citoyens décident de la victoire. Pas les états majors.

PS : désolé citoyens mais depuis samedi et jusqu’à ce midi impossible d’accéder à mon blog. Bizarre, hein…
Ca, c'est juste le petit rappel pour les tenants de la "rupture"..








