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Mon bloc perso.
"En cas de démence du roi, notoirement reconnue, légalement constatée et déclarée par le Corps législatif après trois délibérations successivement prises de mois en mois, il y a lieu à la régence, tant que la démence dure."
Art.18. de la Constitution de 1791.
Publié le 24/04/2007 à 23:35
Par Norois
« On sait où tu crèches, tu ferais bien de faire attention à ce que tu écris » « Lui, il a des couilles, alors réfléchis » « Tu vas voir dans quelques semaines ce qu’il va se passer, fais bien passer le message »… «  De toutes façons, vous n’en avez pas pour très longtemps… ».


Un certain nombre de journalistes -notamment à Marianne et à Libé- ont (déjà) reçu ces deux derniers jours des coups de téléphone et/ou des lettres -non signées- de menaces. D’avertissement. Sinon de mise en condition…
 Ces pressions ne venaient naturellement pas de la rue de Solférino. Mais bien de gens se réclament -d’ailleurs très ouvertement- de Nicolas Sarkozy.  

Officiellement bien sur ces pratiques, dignes d’un régime poutinesques, relèvent naturellement de l’affabulation
. Ou du degré maladif de la pensée des journalistes qui en font fait état. La main sur le cœur, Qui vous savez, vous jugera aussi qu’il ne dit jamais de gros mots, qu’il n’a jamais accusée sa « partenaire » de n’avoir « ni idées ni convictions » ou, comme le rapporte cette semaine Jean-François Kahn, de ne l’avoir « jamais rencontré » et d’ailleurs qu’il « ne le connaît même pas ». Ce qui est purement et simplement mensonger, le directeur de la rédaction de Marianne tenant entre autres les preuves enregistrées de plusieurs de leurs débats radiophoniques et les notes de son agenda rappelant les jours et les heures lors desquelles il a rencontré le dit candidat maintenant frappé d’amnésie… 
 

Tout cela, les historiens saisiront, rappellent avec force inquiétude les vieilles pratiques de l’extrême droite qui, traitant leurs adversaires de tous les noms, s’étonnaient ensuite avec un sourire d’ange qu’on apprécient point la musique de leur fanfare. En bref, je karchérise, je tends ensuite la main et je traite d’enculé le premier connard qui ne l’a prends pas !

Nous en sommes à ce degré zéro là de la politique du côté de l’état major de l’UMP. Et pour une raison simple : ce n’est pas l’avenir de la République, la conception de la démocratie, l’évolution de l’Europe ou je ne sais quelle problématique lié à l’emploi, l’environnement ou aux institutions qui préoccupent fondamentalement leurs édiles, c’est le pouvoir dont ils sont « naturellement »- j’allais dire « génétiquement », les récipiendaires. Et les propriétaires de droit divin ou de classe.  JFR s’étonnait qu’une partie des électeurs de l’UDF aient quelque difficulté à se reporter sur Ségolène Royale. Mais nombre de ces gens là relèvent d’une tradition politique liée depuis Lecanuet à  la droite française, certes plus éclairée ou plus modérée que la droite bonapartiste, mais ils ne voteront jamais pour le camp d’en face aussi « réaliste » soit il. On ne vote pas socialistes dans certains milieux. Moult de ces gens là ne saisissent d’ailleurs même pas le danger que peut faire courir le sarkozisme -si tant est que cela veuille dire autre chose que la communication démagogique érigée en système politique au service d’un Chef- à la démocratie, à l’égalité républicaine. Nombre de ces gens là vont le dimanche à la messe mais ne voient rien ou se bouchent les yeux et les oreilles parce que le peuple, cette chose bizarre qui doit se confondre avec la populace ou les ban lieues leur fait peur, parce qu’une certaine immigration leur fait peur, parce que Naparte rassure leur tranquillité d’esprit et leur porte monnaie.  



Reste qu’il y a d’autres « centristes », d’autres militants du centre, plus modernistes, plus tolérants, nettement plus intelligents
et qui savent que sur l’Europe, les institutions ou la fracture sociale pas grand chose ne les sépare de la gauche de progrès. De la gauche à la « suédoise » hormis peut-être, et encore, le taux des prélèvement obligatoires.

Sur la liberté de la presse, la moralité publique, le fonctionnement du Parlement, le diagnostic de la crise des banlieues
, la réforme de l’université, de la Justice, l’avenir des retraites, la police de quartier, la formation, le soutien aux jeunes en difficulté, le rôle des services publics, l’emploi des jeunes, la modernité et l'impartialité de l’Etat, la relance de la régionalisation, la citoyenneté, le mandat unique, la complexité des choses finalement, où sont les différences d’approches ? Les clivages fondamentaux ? Pour ceux là, c‘est justement Naparte et, quoi qu’il en dise, mais il dit tellement de chose en une minute, son libéralisme tchatchérien qui font clivage. Son désir effréné du pouvoir, son « énergie » cannibale. Son absence de culture aussi.
 

Le problème est que pour que tout cela se décante il faut du temps
. Car la Zapatera -qui a compris depuis deux ans tout le film politique et les enjeux considérables qui s’y rattachent au regard de la modernisation du socialisme français- est aussi plombée par les arrières pensées de certains éléphants et la vieille garde d’un parti socialiste qui se croient encore à Epinay. Bayrou, d’une certaine façon est dans la même posture. Mais il a un fauteuil plus confortable. Il l’a d’ailleurs gagné en s’opposant à un moment -rappelons nous- où ce qui faisait office du PS- ne  s’opposait plus beaucoup. Les retraites, la privatisation des autoroutes, la main mise des puissances d’argent sur les médias, etc. C’est pourquoi il ne dira rien. Et laissera sans doute les choses se décomposer -et se recomposer- d’elles mêmes. 
 

François Bayrou sait que son avenir n’est pas du côté de Nicolas Sarkozy.
Mais, il pense aussi, compte tenu de la pesanteur de son électorat, qu’il est encore trop tôt pour être en pleine lumière du côté de la Royale… Fera-t-il néanmoins quelques signes avant le jour fatidique ? Fera-t-il montre du même courage politique de Royale qui s'est encore dite prête ce mardi soir à Montpellier à amender son pacte présidentiel avec lui ? A faire rentrer des ministres UDF en son gouvernement. Les béarnais sont souvent prudents. A moins que François Bayrou, plus jésuite qu'il ne le dit ou moins audacieux qu'on ne le pense ne considère que 2012 n’étant après tout qu’à cinq coudées, il faille laisser la France -et les Français qui ont peu de mémoire- faire une nouvelle expérience autoritaire et une première expérience libérale reaganienne. Pour en ramasser les miettes.
 

Mais en restera-t-il s’il n’ose être Chaban à défaut de savoir être Churchill ?


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isa : merci pour ce complement d'informations
Norois : Il est vrai, il est vrai... Mais qui fait le clown ?
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Norois : Bien les reactions sur le foot! Je co signe. Je note que ça fait plus réagir que l'abandon de l'histoire ou le hold up de l'Assurance sur la santé!
tartarine : ah! la bande de furax! mdr! ça fait du bien (o)
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