

. A propos de « dialogue », deux « bandes » rivales -soit une centaine de pékins !- se sont affrontées pendant plus d’une demi heure à coups de marteaux, de battes de base-ball et de barres de fer à… Bagnols-sur-Céze ! Pas à Paris ou dans le « 9/3 » donc mais dans une petite ville du Gard de 18 000 habitants à l’est de Nîmes ! Non seulement il a fallu l’intervention des gendarmes pour seconder les policiers locaux mais les BAC de Nîmes ont du aussi prêter main forte aux pandores pour arrêter la grande bastonnade. A part ça tout baigne dans nos bonnes villes et l’insécurité est maitrisée par MAM. Après avoir été éradiquée par Sarkozy Nicolas lors de son passage au ministère d’e l’Intérieur.

. A propos de bandes, la nouvelle gesticulation médiatique de notre Aimé président annonçant son intention de créer un nouveau fichier et de punir de trois ans de tôle pour « participation en connaissance de cause à un groupe même (…) temporaire » tendant « à commettre des atteintes volontaires contre les personnes ou certains biens » relève, comme d’habitude, du brassage de vent! Pourquoi ? Simplement parce que cette proposition, à tout le moins cet arsenal juridique, existe déjà dans le code pénal ! Non seulement sont en effet déjà punis de trois ans d’emprisonnement, voire plus, « les violences en réunion », « les violences commises en bandes organisés » (art. 222.14-1 du code pénal), mais aussi les violences « commises dans des établissements ou dans des locaux d’éducation » ainsi que les atteintes volontaire aux biens telles que « dégradations, destructions et détériorations » (art. 322.3. 1 du code pénal). En bref, le législateur avait donc déjà tout l’arsenal juridique pour sévir après les incidents graves survenus le 10 mars au LEP de Gagny (93) ou le 14 aux Mureaux (78) sans qu’il soit nécessaire de la doter d’une nouvelle usine à gaz. Comme le pointe Damien Roets, maître de conférences à la faculté de droit de Limoges, ce mardi dans Libération, « il faudra un jour raconter l’histoire de cette instrumentalisation politicienne du droit répressif. Il est vrai qu’en la matière, le perpétuel mouvement législatif présente un double intérêt : il évite de penser les phénomènes de violence et il est électoralement payant. Il fait toutefois du droit pénal (…) un vulgaire outil de propagande, ce qui ne peut satisfaire ni le juriste (…) ni le citoyen attaché au principe d’une démocratisation raisonnable et non populiste ». Mais ça évite de parler de la dette et des parachutes dorés.







