iBLOG précédent iBLOG suivant



Mon bloc perso.
"En cas de démence du roi, notoirement reconnue, légalement constatée et déclarée par le Corps législatif après trois délibérations successivement prises de mois en mois, il y a lieu à la régence, tant que la démence dure."
Art.18. de la Constitution de 1791.
Publié le 25/01/2009 à 18:42
Par Norois
Nicolas Sarkozy l’annoncé vendredi dernier en clôturant les « Etats Généraux de la presse » : les marchands de journaux seront exonérés de charges à hauteur de 30% de leurs cotisations sociales, soit une moyenne de 4 000 € annuel par exploitant. Les charges patronales des sociétés de portage seront aussi supprimées pour tous les porteurs payés au SMIC et le futur régime fiscal des éditeurs de presse en ligne permettra l’exonération de la taxe professionnelle.

Tout le monde, naturellement, trouvera bel et bon ces nouvelles mesures qui devraient, sur le papier, favoriser le développement de la presse écrite. Fort bien.

Ces mesures n’en sont pas moins emblématiques d’une politique de déréglementation fiscale néolibérale beaucoup plus générale qui ne dit pas son nom et dont il faudra bien, un jour, payer la note.



En 2007, on ne le répétera jamais assez, les allégements de charges dont ont bénéficié les entreprises se sont ainsi élevés à plus de 34 milliards d’euros, selon la CFDT.
Les détaxations des heures supplémentaires à plus de 6 milliards. Si l’on ajoute à cela, selon la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, 80 milliards d’euros évaporés dans des dizaines de niches fiscales toujours « dormantes », plus 74 milliards dus à la fraude fiscale, ce sont quelques 184 milliards d’euros, dont la puissance publique aurait bien besoin pour réduire la dette, « relancer » le pouvoir d’achat et consolider les comptes de la sécurité sociale, qui se sont envolés en fumée en deux ans.
Sans parler naturellement du « paquet fiscal », cette faute politique majeure du début du septennat que le pouvoir ne reconnaitra jamais, qui coûtera la bagatelle de 50 milliards d’euros à la nation en cinq ans !

Une paille ! Ou plutôt un baobab si l’on se rappelle que la dette publique de la France tourne autour de 1 200 milliards d’euros, que le premier plan de relance, pourtant considéré comme riquiqui, coûtera au moins 5 milliards sur les 26 officiellement annoncés et que les banques vont se nouveau se goinfrer de quelques 10 milliards après les dix premiers déjà débloqués. Sans contre partie et sans quasi contrôle fort un joli cinéma médiatique…

Tout cela pour rappeler quoi ? Que les cotisations sociales, depuis trois générations, servent pour l’essentiel -ou plutôt servaient- à financer une protection sociale que le monde entier nous enviait et  un système de retraite par répartition qui a, quoiqu’on en pense, tenu bon face à la crise.
En évitant, au contraire de ce qui s’est passé aux Etats Unis ou en Grande Bretagne, à des dizaines de millions de retraités de boire la tasse grâce à des tournantes financières solidaires non dépendantes de la Bourse.

Les impôts, dont il est aujourd’hui fort dans le vent de contester le principe républicain, servent aussi -ou servaient- à maintenir tant que faire se pouvait la qualité des services publics, à financer des hôpitaux, des écoles, à entretenir... les prisons, à maintenir le réseau routier, à permettre une véritable « péréquation » entre les collectivités territoriales (départements et régions), sinon à les aider à financer leur politique de développement ou d’aménagement urbain. En particulier dans les banlieues…

Cette politique de dérèglementation -qui évacue sciemment toute réforme fiscale juste et qui tarit la manne des collectivités locales-  a donc un prix, et un prix social.




Les soi disantes « réformes » qui visent notamment à « rentabiliser » sans le dire les hôpitaux, à consolider le capital au détriment du travail, à supprimer des dizaines de milliers de postes dans la Fonction publique (poste, éducation nationale, etc.), à désengager l’Etat d’une partie de ses missions régaliennes, à privatiser plus que de raison des secteurs comme l’énergie, les télécommunications ou les autoroutes, à consolider la puissance des compagnies d’assurances au nom de la « responsabilité », etc.  relèvent d’une logique plus idéologique qu’il n’y parait. En tout cas d’une politique qui traduit une conception fort peu « solidaire » de la vie commune, du destin collectif.

Cette politique, déterminée pour une grande part par le Traité de Lisbonne, cosigné à l’époque par le gouvernement de cohabitation Chirac-Jospin, est aujourd’hui conduite à la cravache par le gouvernement Fillon
sous la férule de Nicolas Sarkozy, grand VRP devant l’Eternel d’un « mini traité » dont les Français avaient pourtant refusé le principe en s’opposant à près de 55%, en mai 2005, au projet de constitution européenne, à tout le moins à sa philosophie néolibérale. Fondée sur la fameuse "concurence libre et non faussée", nouvelle religion de tous les fanatiques du libéralisme global.

La « crise », dont nous rabattent les oreilles tous ces grands manitous qui en sont d’une certaine façon responsables, a bon dos.

Les pourfendeurs de l’immobilisme, les tenants de LA réforme à tous crins, sont d’abord les fascinés du grand marché, de l’individualisme forcené, de la religion du fric à tout va, de l’explosion du droit du travail, de la croyance à l’inégalité naturelle, les pourfendeurs de la gueuze républicaine, les paniqués de 68, la bonne vieille droite française tout simplement qui tient avec jouissance sa revanche politique, sa révolution néoconservatrice… vingt ans après Reagan et Thatcher !

Cette droite néolibérale, qui a aussi culturellement pollué l’esprit public avec le consensus mou d’une partie des médias, mis l’Etat républicain sous les fourches caudines d’un petit empereur comme jamais depuis 1958, trahit l’esprit de la Résistance en renouant avec l’esprit de la révolution nationale en créant sans honte un ministère de l’Identité nationale, est dangereuse pour la démocratie. Comme est symboliquement dangereuse la pente d’un pays qui voit ses gardes à vues, dont moult pour un oui ou pour un non, passer de 350 000 et des poussières en 2002 à plus de 520 000 en 2008, son grand surintendant préférer le curé au maitre d’école en oubliant une tradition laïque de paix publique dont il devrait être le garant, ou le pouvoir d’un seul, au-delà de discours simplistes, s’imposer contre la volonté commune. Sans écoute, sans partage, et sans réels contre-pouvoirs.

Le reste, comme la criminalisation de la psychiatrie, la main mise du pouvoir sur les patrons des médias publics, la mise au pas de la justice, la tentation sécuritaire du fichage ou l'absence de tout dialogue social digne de ce nom, relève presque de la mauvaise littérature. Tout comme le désespérant manque d’imagination du parti socialiste « jospinaubrisé ».  



QUAND LE BON PERE HUGO SE LACHAIT…
Toute ressemblance avec… etc.

« C’est est un homme de moyenne taille, […] c’est un personnage vulgaire, puéril, théâtral et vain. Certes, ce cerveau est trouble, ce cerveau a des lacunes, mais on peut y déchiffrer par endroits plusieurs pensées de suite et suffisamment enchaînées. (…) Il sait ce qu’il veut, et il y va. A travers la justice, à travers la loi, à travers la raison, à travers l’honnêteté, à travers l’humanité, soit, mais il y va. Ce n’est pas un idiot. C’est tout simplement un homme d’un autre temps que le nôtre. Il semble absurde et fou parce qu’il est dépareillé.
Seulement il oublie ou il ignore qu’au temps où nous sommes, ses actions auront à traverser ces grands effluves de moralité humaine dégagés par nos trois siècles lettrés et par la révolution française, et que, dans ce milieu, ses actions prendront leur vraie figure et apparaîtront ce qu’elles sont, hideuses.

Il se laisse volontiers entrevoir socialiste. Il sent qu’il y a là pour lui une sorte de champ vague, exploitable à l’ambition.
Alors il ne parle pas, il ment. Cet homme ment comme les autres hommes respirent. Il annonce une intention honnête, prenez garde ; il affirme, méfiez vous ; il fait un serment, tremblez. Machiavel a fait des petits.

Annoncer une énormité dont le monde se récrie, la désavouer avec indignation, jurer ses grands dieux, se déclarer honnête homme, puis au moment où l’on se rassure et où l’on rit de l’énormité en question, l’exécuter.
(…) Grâce à cette façon de faire, il a toujours à son service l’inattendu, grande force ; et, ne rencontrant en lui-même aucun obstacle intérieur dans ce que les autres hommes appellent conscience, il pousse son dessein, n’importe à travers quoi, nous l’avons dit, n’importe sur quoi, et touche son but.

Il recule quelquefois, non devant l’effet moral de ses actes, mais devant l’effet matériel.
Dans ses entreprises il a besoin d’aides et de collaborateurs ; il lui faut ce qu’il appelle lui-même "des hommes". Diogène les cherchait tenant une lanterne, lui il les cherche un billet de banque à la main. Il les trouve (…) Toute une espèce de personnages dont il est le centre naturel (…) se groupent nécessairement autour de lui selon cette mystérieuse loi de gravitation (…) Aujourd’hui ces hommes lui font cour et cortège ; ils mêlent leur rayonnement au sien. A de certaines époques de l’histoire, il y a des pléiades de grands hommes ; à d’autres époques, il y a des pléiades de chenapans.

Il a réussi. Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort, et tous ces hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que de la honte.
En attendant, depuis sept mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, pris des millions, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue ; il s’est épanoui dans sa laideur à une loge d’Opéra…Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas….

Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît […] dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habileté, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clefs bien faites. Tout est là. … Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon.
Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier, […] on ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent (…)

Depuis trente-six ans il y avait en France toutes sortes de choses pernicieuses : cette "sonorité", la tribune ; ce vacarme, la presse ; cette insolence, la pensée ; cet abus criant, la liberté ; il est venu, lui, et à la place de la tribune il a mis le sénat ; à la place de la presse, la censure ; à la place de la pensée, l’ineptie ; à la place de la liberté, le sabre ; et de par le sabre, la censure, l’ineptie et le sénat, la France est sauvée ! Sauvée, bravo ! et de qui, je le répète ? d’elle-même ; car, qu’était-ce que la France, s’il vous plaît ? c’était une peuplade de pillards, de voleurs, de jacques, d’assassins et de démagogues.
(…) il restera mesquin, […] il ne sera jamais que le tyran pygmée d’un grand peuple. […] un batteur de grosse caisse des Champs-Elysées…

L’acabit de l’individu se refuse de fond en comble à la grandeur, même dans l’infamie. Faire hausser les épaules au genre humain, ce sera sa destinée. […] Il sera hideux, et il restera ridicule. Voilà tout. L’histoire rit et foudroie. […] L’historien ne pourra que le mener à la postérité par l’oreille.
L’homme une fois déshabillé du succès, le piédestal ôté, la poussière tombée, le clinquant et l’oripeau et le grand sabre détachés, le pauvre petit squelette mis à nu et grelottant, peut-on s’imaginer rien de plus chétif et de plus piteux ?

Je ne sais quelle gangrène de prospérité matérielle menace de faire tomber l’honnêteté publique en pourriture.
(…) Ma foi ! vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule de moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte, et si l’on peut avoir une concession de chemins en France ou de terrains en Afrique, on demande une place.(…) Il a fallu la lier, cette forcenée, cette France, et c’est M. Bonaparte Louis qui lui a mis les poucettes. Maintenant elle est au cachot, à la diète, au pain et à l’eau, punie, humiliée, garrottée, sous bonne garde ; soyez tranquilles, le sieur Bonaparte, gendarme à la résidence de l’Élysée, en répond à l’Europe ; il en fait son affaire ; cette misérable France a la camisole de force, et si elle bouge :... - Ah ! qu’est-ce que c’est que ce spectacle-là ? qu’est-ce que c’est que ce rêve-là ? qu’est-ce que c’est que ce cauchemar-là ? d’un côté une nation, la première des nations, et de l’autre un homme (...) et voilà ce que cet homme fait à cette nation ! Quoi ! il la foule aux pieds, il lui rit au nez, il la raille, il la brave, il la nie, il l’insulte, il la bafoue ! Quoi ! il dit : il n’y a que moi !

(…) Oui, quelquefois, aux paroles superbes qui lui échappent, à le voir adresser d’incroyables appels à la postérité, à cette postérité qui frémira d’horreur et de colère devant lui, à l’entendre parler avec aplomb de sa « légitimité » et de sa « mission », on serait presque tenté de croire qu’il en est venu à se prendre lui-même en haute considération et que la tête lui a tourné au point qu’il ne s’aperçoit plus de ce qu’il est ni de ce qu’il fait ».


Victor Hugo.  Août 1852. « Napoléon le Petit ». 
Réédité chez Actes Sud (2007).

Publié le 17/01/2009 à 17:19
Par Norois

Comme vous l’aurez peut-être noté, je ne me suis pas de suite exprimé sur la nouvelle guerre de Gaza. D’abord pour ne pas ajouter aux confusions. Ensuite parce que j’ai ressenti un sentiment de révolte, puis de dégoût, au regard de la disproportion d’une riposte militaire qui relève plus de la stratégie du marteau pilon contre des moustiques que d’un droit de suite défensif. Même  légitime. Les centaines d’enfants palestiniens massacrés par les bombes de Tsahal n’auront guère eu le temps de deviser sur cette légitimité. Ni sur la disproportion d’un rapport de forces militaire qui aura fait fi pendant trois semaines des droits humains les plus élémentaires. Imagine-t-on, ne serait-ce qu'un instant, dans notre "douce France" ce que représente plus de 2 500 raids aériens sur un territoire de 35 km de long sur 10 km de large ? Près de 120 raids par jour !!



Qu’aurait-on dit des forces américaines en Afghanistan ou ailleurs si plusieurs hôpitaux et bâtiments de l’ONU avaient été détruits par des bombes ? Qu’auraient publié ici ou là certains de nos intellectuels bravaches si des ambulanciers, des médecins, des centaines de civils avaient été pris pour cibles par des soldats russes ou serbes en d’autres temps ou simplement empêchés de faire leur devoir ou leur travail parce que tirés comme des lapins par des soldats simplement sûrs de leur impunité ? Combiens de journaux seraient « monté au créneau » pour dénoncer une situation humanitaire inacceptable si  l’armée turque ou russe avait bombardé des écoles, maintenu plus d’un million de civils sans eau, sans électricité, sans vivres. Faisant plus de 1 300 morts et plus de 5 500 blessés dont une majeure partie dans la population civile. Sans compter les cadavres que le "cessez-le-feu" fragile de ce week-end permettra aux sauveteurs de découvrir. C’est pourtant ce qu'il s’est passé à Gaza.


Sans doute, la folie meurtrière de cette tragédie indicible est-elle partagée par un Hamas dont personne ne conteste la stratégie provocatrice. L'illumination politique destructrice. Mais qui a crée le Hamas, qui l’a nourri, qui l'a soutenu sous le manteau pendant des lustres contre le Fatah ? Qu’est devenu le pouvoir de Tel Aviv et son armée sinon de fait une force d’occupation gérant à la force du fusil un peuple sans ressources et des dizaines de bantoustans sans espoirs à force d’avoir colonisé des milliers d’hectares, détruits toutes les infrastructures, maintenu un blocus ? Qui avait déjà réduit à néant l’OLP ?

S’indigner aujourd’hui des manifestations de colère, sinon de haine, que ce nouveau conflit provoque de Paris à Marseille relève ou de la candeur hypocrite ou de l’aveuglement. En particulier parce que la France abrite la plus importante communauté musulmane d’Europe, et la plus importante communauté juive. On voudrait faire sauter les derniers verrous républicains en ce pays qu’on ne s‘y serait pas pris autrement. On aurait voulu de nouveau alimenter l’incompréhension, l’intolérance, l’intégrisme qu’on n’aurait pas mieux fait. Pour le plus grand plaisir, en passant, de la droite la plus extrême. On aurait voulu faire basculer une communauté musulmane, pourtant attachée dans son immense majorité à la République, à la laïcité, à une lecture apaisée du Coran, qu’on n’aurait pas mieux visé. Et juste avant des élections ! Et juste avant la prise fonction du nouveau président américain !

Quand le gouvernement israélien, le peuple israélien, Israël, comprendront-ils qu’ils ne peuvent plus s’affranchir des lois internationales, des résolutions de l’ONU ? Qu’il y va de la crédibilité de leur « démocratie », de sa survie. Quand Tel Aviv sera à même de comprendre  que la critique d’une politique ne relève en rien d’un antisémitisme qu’il devient par trop commode d’agiter pour se dédouaner d’une responsabilité collective ? En quoi d’ailleurs la judéité doit-elle faire office de doctrine ou de soutien politique incontestable ? De lecture historique des événements ? Voila à quoi mène le primat du religieux. Combien de générations seront-elles maintenant construites sur la haine en terre de Palestine ?

Il y a des moments où je me demande si la foi talmudique ne porte pas en elle je ne sais quelle folie suicidaire. Comme le miroir d’une autre folie coranique. A une différence près. Qui se prévaut officiellement du respect des droits de l’Homme et de la démocratie ? Certes point le Hamas. Mais qui va ressortir aujourd’hui renforcé de la terre brulée de Gaza ?



UNE AUTRE "LECTURE" ISRAELIENNE...
"Crimes de guerre", "carnage", "humiliations"... Les commentaires, sinon les éclairages engagés sur la « guerre de Gaza », ne relèvent pas toujours en Israël  de l’unanimisme, comme pourrait le faire croire la lecture de la presse française. Ou les images de la télévision. En témoigne cet article très dur -et très courageux pour qui le signe- du journaliste israélien Gidéon Lévy, journaliste au journal Ha’Aretz, à Tel-Aviv en date de cette semaine.


« On ne peut pas vouloir le beurre et l’argent du beurre. Ce qui se passe à Gaza n’est pas une catastrophe naturelle qui nous donnerait le devoir  et le droit de tendre la main aux victimes, d’envoyer des équipes de secours. Les catastrophes qui sont en train de s’abattre sur Gaza ne sont pas l’œuvre du diable, mais celle de l’homme, notre œuvre. Ce n’est pas avec du sang sur les mains que l’on peut s’offrir de l’aide. Pourtant, certains demandent le beurre et l’argent du beurre. Tuer et détruire de façon indiscriminée, mais en sortir ensuite comme le gentil de l’histoire et la conscience tranquille. Se lancer dans des crimes de guerre, mais en sortir ensuite sans le moindre sentiment de culpabilité. Cette demande est indécente.  Quiconque justifie cette guerre doit en assumer tous les crimes. Quiconque prêche cette guerre et légitime le carnage de masse qu’elle a provoqué n’a aucunement le droit de parler de moralité et d’humanité. Il n’est pas possible de tuer et de soigner à la fois.  Cette attitude est pourtant la représentation fidèle de cette dualité israélienne si caractéristique : commettre le pire, mais se sentir propre. Tuer, démolir, affamer, emprisonner et humilier, mais se sentir juste, voire vertueux. Il n’est pas possible de laisser les prêcheurs de guerre se payer un tel luxe. Quiconque justifie cette guerre en justifie aussi les crimes».

Pages : 1 2 3

Mon calendrier
< Jan. 2009 >
L M M J V S D
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031 
Tribune libre
norois : Dites donc citoyens, vous êtes atones ou quoi ? Réagissez nom de Diou !
isa : merci pour ce complement d'informations
Norois : Il est vrai, il est vrai... Mais qui fait le clown ?
jfr : Les jeux du cirque, ça occupe le bon peuple , mon bon Monsieur !
Norois : Bien les reactions sur le foot! Je co signe. Je note que ça fait plus réagir que l'abandon de l'histoire ou le hold up de l'Assurance sur la santé!
tartarine : ah! la bande de furax! mdr! ça fait du bien (o)
philmi : le lien http://www.bioi nititive.org est invalide ! Prendre http://www.bioi nitiative.org/ <a href="http://ww w.bioinitiative .org/">cliquer ici</ a>
Norois : A lire le point de vue d'Isa qui revient de Chine
Norois : Lisez le commentaire de Lesion, citoyens et suivez l'actu !
mo : une année de fidélité... que ça dure !
Trafic
Noter ce blog :
1 5
1386 connectés
194979 visiteurs
Mes blogs favoris
Ma photo
Le blog de Norois
Contactez-moi
Mail :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo