DELITEMENT. "Jacques Chirac a déjà été accusé de mauvaises fréquentations avec de l'argent illégal par un de ses amis politiques, un certain Jean-Claude Mery. Et il a aussi fait l'objet, pour des malversations assez semblables, de poursuites judiciaires toujours actives. Ce n'est donc pas la première fois que des questions d'argent sale et de manipulations concernent le pouvoir chiraquien. Nous voyons bien que le délitement actuel de l'Etat est en rapport direct avec la présence à son sommet de ces hauts dirigeants de l'UMP : Chirac, Vilepin, Sarkozy".
Le citoyen de la VIe habité par ses pensées...
OTAGE. "Sarkozy et Villepin se mènent une guerre à mort, où on ne distingue plus les auteurs des victimes. Ils passent leur temps à utiliser l'Etat à des fins d'assassinat politique réciproque. On ne sait plus qui a fait quoi et dans quel but (...) Cette équipe de l'UMP, qui a pris l'Etat en otage comme elle l'avait fait dans la crise du CPE, n'a plus aucune légitimité à se maintenir au pouvoir. Le régime de la Ve République est irrémédiablement atteint : comme le poisson, il pourrit par la tête".
DECOMPOSITION. "Pour avoir enquêté sur les paradis fiscaux, notamment au Luxembourg, et pour avoir travaillé personnellement comme rapporteur de la mission antiblanchissement à l'Assemblée sur Clearstream, j'estime que cette affaire atteint un niveau de gravité exceptionnel. Elle montre que tout le système bancaire est aujourd'hui pollué par l'argent sale et que le politique est aux franges de cette contamination. Nous sommes face à la décomposition de notre système. Il faut immpérativement recontruire une République nouvelle qui permettra de retrouver la confiance perdue".
Il a quelques années, lors de la campagne ptrésidentielle de 1988, Raymond Barre avait été quelque peu prémonitoire. Interrogé sur la "nécessaire recomposition" du système politique, il avait eu cette petite phrasse assassine : "Monsieur, il faut du temps. Car avant la recompostion, il y a d'abord le décomposition".
Nous y sommes.
- Dans la mouise on est là...
- Hein, quoi, j'entends pas là...







