"En cas de démence du roi, notoirement reconnue, légalement constatée et déclarée par le Corps législatif après trois délibérations successivement prises de mois en mois, il y a lieu à la régence, tant que la démence dure."
Art.18. de la Constitution de 1791.
Publié le 03/04/2009 à 17:04
Par Norois
Donc tout le monde salue à grand coups de « hip hip hip hourra » les décisions et motions adoptés jeudi à Londres par le G20. Et claironnés par notre Aimé président dont on se demande juste s’il n’a pas sauvé à lui seul la terre entière et le système capitaliste comme Don Quichotte les moulins de la Mancha ! Vous aurez donc saisi que je ne partage pas les vents d’optimisme relayés par la plupart des medias au prétexte que plus de 1 000 milliards de dollars vont être réinjectés dans le système financier mondial et que le FMI -ce qui est plutôt intelligent- sera dorénavant plus médecin régulateur que gendarme libéral. Pourquoi cette réserve ? Simplement parce que les trois réformes fondamentales qui seraient nécessaires pour résoudre la crise financière internationale et les chocs politiques et sociaux considérables qu’elle induit et prépare n’ont pas été prises. Décision numéro un : la création d’une nouvelle devise internationale. Décision numéro deux, le contrôle absolu du système bancaire, même de façon temporaire via des nationalisations. Décision numéro trois , le lancement d’un audit indépendant -à tout le moins contrôlé par le FMI- des trois grands systèmes financiers pourris ( américain, britannique et suisse) pour identifier et traiter les cancers financiers opaques qui s’y développent toujours sous le boisseau… Ces trois décisions ont été soufflées le 24 mars par le LEAP Europe 2020, un organisme de prospective européen indépendant, dans une lettre ouverte au G20 publié par le Financial Times. Précision notoire, le LEAP Europe 2020 avait dés février… 2006 ! alerté les gouvernements occidentaux des risques d’explosion du système financier international, de la folie capitalistique suicidaire dans lequel le monde bancaire et financier s’engouffrait joyeusement et « des risques attenants d’explosions géopolitiques non maitrisables ».
Mais que disait précisément Franck Biancheri, le Directeur des Etudes de LEAP/2020, dans son papier du Financial Times le 24 mars dernier ? Ceci : « Le Dollar américain et l’économie des Etats-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial. Tant que ce problème stratégique n’est pas abordé directement, puis traité, la crise s’approfondira car il est au cœur des crises des produits financiers dérivés, des banques, des prix de l’énergie … et de leurs conséquences en terme de chômage massif et de baisses des niveaux de vie. Il est donc vital que cette question soit l’objet principal du Sommet du G20 de Londres et que les premiers éléments de solution y soient lancés. La solution à ce problème est d’ailleurs bien connue : il s’agit de créer une devise de référence internationale (qu’on pourrait appeler le « Global ») fondée sur un panier de monnaies correspondant aux principales économies de la planète, à savoir le Dollar US, l’Euro, le Yen, le Yuan, le Khaleel (monnaie commune des Etats pétroliers du Golfe qui sera lancée au 1° Janvier 2010), le Rouble, le Real, et de faire gérer cette devise par un « Institut Monétaire Mondial», dont le Conseil d’ Administration reflète les poids respectifs des monnaies composant le « Global ».
Il serait aussi urgent, ajoutait Franck Biancheri, de « mettre en place d’ici la fin 2009 un système de contrôle des banques à l’échelle mondiale qui supprime tout « trou noir » et « indispensable que le FMI remette au G20, au plus tard, en Juillet 2009, une évaluation indépendante des trois systèmes financiers nationaux au cœur de la crise financière : ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Suisse. Aucune solution durable ne pourra en effet être efficacement mise en œuvre tant que personne n’a la moindre idée des ravages causés par la crise dans ces trois piliers du système financier mondial. Et il n’est plus temps de «prendre des gants » avec des pays qui sont au cœur du chaos financier actuel. »
Cette analyse et cette « alerte » du LEAP 2020 est globalement partagée par d’autres organismes de prospectives, notamment universitaires, et par un certain nombre d’économistes, naturellement iconoclastes… Personne ne pourra dire, en tout cas, « on ne savait pas ». Le G20 a donc, certes brillamment, proposé jeudi une forte médecine de relance et de sauvegarde du logiciel capitalistique mondial. Il n’a en rien remis en cause le système financier dérégulatoire et fol dingue qui a foutu le monde dans la mouise.
On pourrait aussi faire deux dernières remarques de bons sens.
Première remarque : l’absence abyssale de toute référence environnementale dans les décisions du G2O. Comme si les questions écologiques, dont l’acuité sinon l’urgence engagent l’avenir de l’humanité, se devraient d’être déconnectées de toute gestion collective de l’économie mondiale, ou comme si « l’économie verte » ne relevait finalement que du chacun pour soi ou d’un nouveau vecteur concurrentiel… Deuxième remarque : le grand « gagnant » de Londres est Barak Obama, dont la presse américaine, il faut le savoir, n’est pas satisfaite ! Estimant notamment qu’il a par trop « cédé » sur la… régulation. Le nouveau locataire de la Maison Blanche a en tout cas, avec l’aval des chinois, imposé son « package » et son leadership économique sans rien céder sur le roi dollar. Autrement dit sur les intérêts fondamentaux américains. Et pékinois… Comme le confiait récemment un membre de la nouvelle administration américaine à un journaliste français en poste à Washington : « vous avez beaucoup apprécié Obama, nous aussi. Mais vous, vous allez découvrir qu’il est d’abord un président américain». Mais consolons nous. Notre Aimé président qui vient de lui faire allégeance, en se faisant octroyer une petite heure de tête à tête à Strasbourg pour fêter le retour de notre belle armée dans le commandement intégré de l’OTAN, a encore de belles potentialités de moulinages de bras devant les moulins de la Mancha. Et cela d'autant plus, le gamin en était tout rosi, que le grand boss Obama a loué sa "créativité" ! Ca fait combien d'escouades de gendarmes pour l'Afganistan la "créativité" ?
Citoyens...
Publié le 01/04/2009 à 12:12
Par Norois
. Donc Nicolas Sarkozy veut « sauver le site de Caterpillar » ! Les salariés feraient bien de faire attention. Hier mardi, après 40 ans de bons et loyaux services, et la promesse que l’on sait de notre Aimé président de pousser « l’Etat à prendre tout ou partie des investissements nécessaires au maintien du site », le dit site de… Gandrange a fermé ses portes. Définitivement. Cette décision, annoncée en janvier 2008 par le groupe ArcelorMital, après pourtant des bénéfices records est dans toutes les mémoires. Comme le refus de Nicolas Sarkozy, en visite éclair en Inde quelques semaines plus tard, de serrer la main que lui tendait le patron de Mital. Mais on ne connaitra jamais les peut-être conséquences de ce refus présidentiel de serrer une pogne patronale indienne…
. Le décret à minima, concocté par le pouvoir et visant à supprimer (jusqu’en 2010…) les stocks options pour les patrons d’entreprises ayant bénéficié d’aides de l’Etat, fait marrer la plupart des spécialistes. Et des grands patrons… D’abord parce qu’il traduit, une fois de plus, un revirement de casquette de notre Aimé président qui s’était engagé à la mi mars à « saisir le Parlement », ce qui aurait entrainé, il l’a vite compris, un risque de surenchère fiscale de la part de vilains députés, même UMP. Ensuite, comme le rappelle avec une certaine malignité Le Canard de cette semaine, notre Aimé président est un peu em… aux jointures d’avoir à encadrer vite fait sur fond de crise un système qu’il a lui-même « jackpoté » en 1993 quand il était à Bercy dans le gouvernement Balladur… Avant l’arrivé de notre Auguste jeune ministre de l’Economie balladurien, les dirigeants qui se voyaient en effet attribuer des SO devaient d’abord les payer ! puis attendre au moins un an avant de les revendre au risque, sinon, d’être lourdement taxés… Avec Sarkosous à Bercy, pfuut ! Fini les délais de carences fiscales. Et puis, comme dans la foulée deux autres ministres -socialistes cette fois- Fabius et DSK en la circonstance, ont poursuivi la libéralisation de la législation sur les stocks options, tout le monde politico-financier y a trouvé son content. Et vous vous demanderez après pourquoi les mêmes du FMI à l’Elysée se retrouvent sur « l’essentiel »…
. Notre président aimé a aussi décidé de bander ses muscles et de vibrionner ou cas où la réunion du G20 ne le satisferait point. Au-delà de cette nouvelle rodomontade sur vitaminée, rappelons toutefois ce que serait un vrai succès du dit G2O. Un, la décision de mettre fin aux paradis fiscaux. Deux, celle d’établir un contrôle, à tout le moins une surveillance drastique, des agences de cotations boursières dont les bidonnages sont également responsables de la crise. Trois, l’établissement d’une taxe internationale sur les mouvements de capitaux dont moins de 3% seulement concernent l’économie réelle, la vente ou l’achat de biens, services et matières premières. Objectifs entre autres de cette taxe : l’aide aux pays pauvres, en particulier africains dont beaucoup, comme le rappelle ce mercredi Jacques Chirac dans Libération, sont au bord de la faillite, du « désastre économique » et du chaos politique. Avec toutes les conséquences que peut imaginer en termes de guerres civiles ou d’immigrations de la misère. Quatre, la reconstitution -sous contrôle public si nécessaire- des fonds propres des vacheries de banques qui ont fichu le monde dans la mouise. Pas de reconstitution, pas de relance véritable du crédit, pas de crédit, pas de vie économique. Cinq, et on souhaite bien du plaisir aux partisans de cette dernière suggestion choc, la fin du dollar comme monnaie de référence et de réserve. Le seul petit souci est que sur aucune de ces suggestions le président OBama n’entend bouger. Et pour une raison simple : Obama, le parait-il nouveau quasi Bon Dieu est d’abord américain, et s’il entend moraliser le système capitaliste, il n’entend point en changer fondamentalement les règles. Ni priver son beau pays de sa formidable planche à billets. Surtout face à une Europe divisée, toujours de cœur néolibéral et toujours, en sa grande majorité, prête à se planquer d’abord sous le parapluie nucléaire américain en cas de gros temps. Le reste est littérature, jolies photos et galéjades de notre Aimé président…
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norois : Dites donc citoyens, vous êtes atones ou quoi ? Réagissez nom de Diou !
isa : merci pour ce complement d'informations
Norois : Il est vrai, il est vrai... Mais qui fait le clown ?
jfr : Les jeux du cirque, ça occupe le bon peuple , mon bon Monsieur !
Norois : Bien les reactions sur le foot! Je co signe. Je note que ça fait plus réagir que l'abandon de l'histoire ou le hold up de l'Assurance sur la santé!
tartarine : ah! la bande de furax! mdr! ça fait du bien (o)
philmi : le lien http://www.bioi nititive.org est invalide ! Prendre http://www.bioi nitiative.org/ <a href="http://ww w.bioinitiative .org/">cliquer ici</ a>
Norois : A lire le point de vue d'Isa qui revient de Chine
Norois : Lisez le commentaire de Lesion, citoyens et suivez l'actu !
mo : une année de fidélité... que ça dure !
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