iBLOG précédent iBLOG suivant



Mon bloc perso.
"En cas de démence du roi, notoirement reconnue, légalement constatée et déclarée par le Corps législatif après trois délibérations successivement prises de mois en mois, il y a lieu à la régence, tant que la démence dure."
Art.18. de la Constitution de 1791.
Publié le 23/06/2007 à 11:12
Par Norois


De l’art de communiquer sur la constitution d’une nouvelle usine à gaz… Après quelques 36 h de discussions et de palabres téléphoniques, notamment entre Paris, Berlin et Varsovie, les 27 sont donc parvenus à un accord pour relancer l’Europe sur la base d’un « mini traité ». Comme il voulait cet appendice symbolique sur lequel il s’était engagé pendant la campagne électorale, Sarkozy est content. Tout est contente la chancellière allemande d’avoir pu mener au bout cette négociation que son pays se devait de conduire à terme. Content aussi Tony Blair, puisque Londres sera exonéré du volet social permettant ainsi aux british, comme d’habitude, d’être en Europe en profitant du seul « grand marché » tout en restant les yeux rivés sur Washington. Et sans avoir à s’emmerder avec un ministre des affaires étrangères européennes. Ils ont eu aussi leur « haut représentant ». Contents encore les polonais qui ont joué à la grenouille plus grosse que le bœuf puisque le système représentatif de chaque pays qu’ils ne voulaient pas a été finalement renvoyé aux calendes grecques, soit en 2014 pour application éventuelle en 2019 ! Contents enfin les italiens et les espagnols qui ont enfin pu exister entre le couple franco-allemand beaucoup moins hégémonique qu’auparavant et les pays de l’Est bien plus ambitieux qu’on l’a dit. Et content tout le monde au regard de leurs opinions publiques puisque la référence à la concurrence a été gommée. Tout le monde pouvait d’ailleurs la gommer sans trop de souci car de toutes façons les décisions concurrentielles sur les transports ferroviaires, aériens, l’énergie, la santé ou l’éducation sont déjà prises ! Et déjà applicables au 1er juillet pour le gaz et l’électricité ! Cette espèce d’ersatz politique, dont le détail promet d’ailleurs d’autres négociations bien plus difficiles, comme l’a précisé en catimini le Premier ministre luxembourgeois, satisfait donc toute cette palanquée de hauts personnages et permet aux frères polonais qui se croient encore au temps de la guerre froide sinon en 1940 de sauver la face à Varsovie. Je ne reviens pas sur Naparte, il pourra faire voter son petit machin de mini traité directement par le Parlement sans se casser les roubignolles à consulter les Français, et il sait par avance que toute la presse parisienne, ou quasi, bénira et cette performance et cette ratification annoncée. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes européen possible. En réalité, l’Europe, ne parlons même pas de l’Europe politique, a juste été remise sur les rails pour permettre une nouvelle marche forcée vers la libéralisation des économies. Finalement, le vrai vainqueur, celui dont on a relativement peu parlé, du moins en France, reste le citoyen Tony Blair. Car si tout ce bel aréopage a du faire moult concessions pour trouver un accord à la Pyrrhus, c’est encore l’Anglais, qui a au moins une politique, qui n’a rien cédé sur le fond. L’Europe libre échangiste, citoyens, a encore de beaux jours devant elle. Et la communication politique d’autres boulevards à descendre avec extase.


Publié le 21/06/2007 à 11:32
Par Norois

Nicolas Sarkozy, mercredi soir, nous a donc offert une nouvelle fois en direct de son nouvel appartement le spectacle de son énergie. De son volontarisme et de sa propension à rendre simples toutes choses. Une interrogation au-delà des mesures annoncées qui ne surprendront que ceux qui veulent bien être surpris. Combien de temps ce curieux personnage va-t-il ainsi mettre en scène, avec une sorte de jouissance débordante, le spectacle de son agitation ? La concentration des caméras sur son auguste personne ? L’exaltation presque infantile d’une puissance autoproclamée ? Il avait là dans cette nouvelle exaltation d’un « moi »  extravaguant je ne sais quoi d’inquiétant, de presque maladif à force de s’étaler sous les feux de la rampe. Nicolas Sarkozy qui a revendiqué le fait de ne point être « un intellectuel » mais un « homme pragmatique », ce qui en soi peut relever d’une vertu politique, a-t-il simplement le sens de la complexité ? De la symbolique des choses ?

Plus je vois cet singulier histrion dont les entourages successifs me font penser aux courtisans du roi sinon à ceux d’un Kim Il Sung embourgeoisé, plus je pense -pourquoi cette soudaine réminiscence ?- à l’arrivée de Valéry Giscard d’Estain au printemps 1974. « Aujourd’hui s’ouvre une ère nouvelle de la politique française » avait déclaré benoîtement l’ancien président de la République le soir de son élection. Puis nous eûmes droit au port du pull over, aux discussions « au coin du feu » à la télévision, aux rencontres avec les éboueurs, aux dîners « dans des familles française », aux descentes de ski avec les journalistes sur les pentes de Courchevel, aux parties de foot en short, sans oublier les précédents airs d’accordéon… Nous eûmes droit également aux premières interviews à l’américaine où le Giscard nouveau nous expliquait doctement en trois points comme il fallait réformer la France et comment -déjà- il en avait « la volonté ». Puis nous eûmes in fine aussi sa cour journalistique, les Duhamel (déjà) et les autres…

Vint bien sûr le temps des "réformes" : l’abaissement de la majorité à 18 ans, le divorce par consentement mutuel, l’IVG qu’il  porta moins d’ailleurs qu’il ne le fit dire contrairement à Chirac qui soutint Simone Veil bien plus qu’il ne le dit. Et après ? Au bout d’un an. Après ? Pschiiit ! Le dandy devint Louis XV. Y cru même l’espace d’un instant. S’égara dans les chasses africaines et les dîners mondains avec les grands de ce monde. Fit croire que l’ECU était un « nom français » alors qu’il n’était qu’un sigle (Europeen Unit Count)…Et s’éloigna des Français. Passant de président à monarque sans même prendre conscience ni de sa fatuité ni de son isolement. Seules les marques constantes des feux télévisuels firent illusion. François Mitterrand, cet autre bretteur redoutable, comprit vite les failles…

Alors le petit Nicolas ? De quels mirages est-il porteurs ? Ou sont ses fragilités, peut être plus prégnantes qu’il n’y parait ? La lumière du projecteur est toujours porteuse d’ombre. Le pouvoir suprême d’absolutisme. Et le pouvoir absolu d’une certaine folie narcissique. Jusqu’au jour où le peuple fatigué de la pièce et de son auteur jette le pavé dans l’étang cristallin…

Citoyens…
Pages : 1 2 3 4 5 6

Mon calendrier
< Jun. 2007 >
L M M J V S D
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930 
Tribune libre
norois : Dites donc citoyens, vous êtes atones ou quoi ? Réagissez nom de Diou !
isa : merci pour ce complement d'informations
Norois : Il est vrai, il est vrai... Mais qui fait le clown ?
jfr : Les jeux du cirque, ça occupe le bon peuple , mon bon Monsieur !
Norois : Bien les reactions sur le foot! Je co signe. Je note que ça fait plus réagir que l'abandon de l'histoire ou le hold up de l'Assurance sur la santé!
tartarine : ah! la bande de furax! mdr! ça fait du bien (o)
philmi : le lien http://www.bioi nititive.org est invalide ! Prendre http://www.bioi nitiative.org/ <a href="http://ww w.bioinitiative .org/">cliquer ici</ a>
Norois : A lire le point de vue d'Isa qui revient de Chine
Norois : Lisez le commentaire de Lesion, citoyens et suivez l'actu !
mo : une année de fidélité... que ça dure !
Trafic
Noter ce blog :
1 5
1369 connectés
194214 visiteurs
Mes blogs favoris
Ma photo
Le blog de Norois
Contactez-moi
Mail :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo