"En cas de démence du roi, notoirement reconnue, légalement constatée et déclarée par le Corps législatif après trois délibérations successivement prises de mois en mois, il y a lieu à la régence, tant que la démence dure."
Art.18. de la Constitution de 1791.
Publié le 16/06/2008 à 11:07
Par Norois
Le prisme de Neuilly Quelle idée de la société française, de la vie, se font ceux qui nous gouvernent ? Ceux qui aspirent à nous représenter, à prendre les manettes ? Dans quel environnement social évoluent-ils ? Quels sont leurs rapports avec l’argent, le pouvoir, le monde de l’entreprise ? Quelle vision, peuvent-ils avoir des rapports sociaux, du travail, de la vie quotidienne ? Pour le savoir, rien de plus simple, il suffit de lire ce lundi Le Parisien, page 6, tout est dit. « Jean Sarkozy, le fils cadet du président de la République s’est fiancé hier (dimanche) avec son amie, Jessica Sebaoun , héritière de la famille Darty, la chaine de magasins d’équipements électroménager. Une grande fête a eu lieu dans l’après-midi à Neuilly-sur-Seine, dans un hôtel particulier du boulevard d’Argensson, situé à deux pas de la mairie. Une tente avait été dressée dans le jardin et le tout nouveau conseiller des Hauts-de-Seine, qui a connu Jessica sur les bancs du lycée Saint-James (NDA : de son vrai, nom de La Folie Saint James, lui a offert un diamant de chez Tiffany (une bijouterie prestigieuse), en guise de bague de fiançailles. Nicolas Sarkozy et épouse Carla sont passés dans la soirée ainsi que (son parrain) le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, Brice Hortefeux, Isabelle (sa marraine) et Patrick Balkany. « C’était très gai, le mariage est en vue » indique-t-on dans l’entourage du, couple. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le fils du président de la République, 21 ans, seulement, sera élu, aujourd’hui, président du groupe UMP au conseil général des Hauts-de Seine, lui qui est déjà patron du mouvement à Neuilly » Pas de commentaire particulier…
La génuflexion papale Toujours dans Le Parisien de ce lundi, une information vaticanesque : le retour de la communion à genoux ! Extraits du papier : « Après la réhabilitation de la messe en latin, il y a un an, Benoit XVI remet au gout du jour la communion, à genoux. Au cours de l’office qu’il célébrait en plein air hier matin à Brindisi (sud de l’Italie), le pape a distribué la communion aux fideles agenouillés sur un prie-Dieu. Ce recours à une pratique tombée en désuétude depuis une quarantaine d’années, marque un nouveau pas dans le retour aux usages liturgiques d’avant Vatican II » où les fidèles recevaient la communion debout et dans les mains. Pas, non plus, de commentaire particulier…
Publié le 15/06/2008 à 18:40
Par Norois
Les Irlandais ont donc, par près de 54% des suffrages exprimés, envoyé le traité de Lisbonne aux orties. En fait, après les Néerlandais et les Français, un nouveau bras d’honneur à tous les tenants de la marche forcée européenne néo libérale. Les jusqu’auboutistes européens, les élites de tous poils qui s’extasiaient déjà devant le traité constitutionnel en 2005 ont-elles pour autant compris ce troisième message ? Si l’on s’en réfère aux cris d’offrais poussés ici ou là, aux lamentations à peine masquées des politiques de tous bords, sinon aux commentaires coincés des représentants de la nomenklatura bruxelloise, la réponse est non.
Après Sarkozy, qui avait essayé avec son « mini traité » de faire passer par perte et profit le vote du referendum, aidé en cela par la quasi-totalité de la classe politique française réunie en congrès pour approuver de fait ce texte en se contrefoutant elle aussi du vote populaire, on entend maintenant les mêmes se lamenter après le « choc électoral » causé par ces « salopards d’irlandais » qui n’ont même pas « la reconnaissance du ventre ». Comment donc ces bouseux de Cork et de Galway, ces sans grades de rouquins ont-ils pu, après avoir reçu tant de subsides de Bruxelles, ne pas comprendre la chance formidable de développement que leur proposait une nouvelle fois Bruxelles ?
Naturellement, un certain nombre de doctes commentateurs se sont illico empressés de tout mettre sur la bâtardise de ces crétins de « cathos » attachés à l’avortement, ou encore à leur désir de « neutralité » d’un autre âge, en omettant d’ailleurs de rappeler que cette fameuse « neutralité », à laquelle sont viscéralement attachés les républicains irlandais depuis l’indépendance de 1916, aurait été purement et simplement balayée par l’acceptation du traité. En omettant aussi de rappeler que les irlandais- comme les Français en 2005- sont aussi fort attaché à leurs services publics et fort peu désireux de livrer leur santé ou leur système éducatif propre aux lois du marché comme le prévoit le traité de Lisbonne, accepté et paraphée en son temps par… Lionel Jospin ! Personne n’a non plus souligné la curieuse spécificité culturelle irlandaise qui fait de ce peuple non protestant un peuple de mentalité fort peu « anglo saxonne » et « britannique » mais plus proche des pays du sud de l’Europe. Qui a enfin souligné la peur effective des agriculteurs irlandais de voir leur agriculture qui fait vivre plus de 500 000 personnes, livrée aux grandes sociétés agro-alimentaires britanniques et européennes qui n’attendait que ce vote positif pour envahir la terre d’Irlande et laminer leur paysannerie comme elles ont déjà laminé la paysannerie polonaise !
En votant non à ce referendum, les irlandais ont aussi affiché leur volonté, non d’une rupture avec l’Europe, mais celle d’en imaginer une autre plus respectueuse de leur identité, de leur culture, de leur conception de la vie, de leurs valeurs républicaines faites aussi de solidarité et d’égalité. En bref des valeurs fort loin de celles véhiculées par le grand marché à la « concurrence libre et non faussée » que tous les nouveaux apprentis sorciers de l’économie néolibérale entendent mettre en œuvre contre la volonté des peuples. Pour le plus grand profit des nouveaux privilégiés de la mondialisation, tous actionnaires de l’ombre d’un capitalisme à crocs de boucher.
Il est quand même saisissant de constater que par trois fois, lorsque les peuples ont été consultés c’est toujours le non qui l’a emporté. Comme un désaveu, c’est aussi terrible à constater, des parlements…Mais qui est responsable de cette dichotomie, de ce décalage démocratique ? Les peuples, ces emmerdeurs ? Ces empêcheurs de traiter en rond ? Allons donc !
Depuis des années, en France, en Belgique, en Espagne, en Allemagne, en Suède, des philosophes, des universitaires , des écrivains, quelques hommes publics aussi, quelques journalistes, des hommes et des femmes, il est vrai, minoritaires dans les paysages médiatiques européens de plus en plus livrés aux groupes industriels, tirent la sonnette d’alarme, appellent les responsables politique de tous poils, à ne pas faire du projet européen un simple supermarché de la mondialisation, une annexe de la dérive capitaliste, un simple veau d’or. Rien n’y a fait. La machine européenne s’est lancée dans une construction économique et financière comme une Maserati dans un Paris sans feu rouges ni plan de circulation. Sans tenir compte ni de la mémoire des peuples, ni de leur histoire, ni de leur désir.
A quoi d’ailleurs, de Paris à Lisbonne en passant par Dublin ou Bruxelles, sont confrontés les peuples au-delà de la fantasmagorie politique que leur délivrent « ceux qui savent » à force enculages de mouches et grands projets mirifiques ? Au chômage, aux délocalisations, à la cherté de la vie, l’explosion de l’immobilier, l’irresponsabilité des stratégies suicidaires des banques, la main mise des groupes agro alimentaires et des grandes surfaces sur la vie quotidienne, la casse du droit du travail, au détricotage des solidarités, au travail de sape contre les organisations mutualistes, à l’explosion programmée des services publics, la privatisation de l’énergie, de la communication, des réseaux routiers, de l’eau, bientôt de l’école, de la santé. Et nos belles âmes gueulent parce qu’un nouveau peuple à dit stop ?! Et Icelui est parait-il bien embêté ? Mais diantre que tout ce beau monde aille se faire foutre, citoyens.
Si le seul pouvoir qui reste aux peuples est celui d’enrayer la belle machine à flinguer la vie, alors enrayons ! Et enrayions avec un air de balade irlandaise ! Après tout, les parias de l’Europe, à défaut souvent d’avoir le train de vie de ces beaux messieurs, ont aussi le droit de danser !
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norois : Dites donc citoyens, vous êtes atones ou quoi ? Réagissez nom de Diou !
isa : merci pour ce complement d'informations
Norois : Il est vrai, il est vrai... Mais qui fait le clown ?
jfr : Les jeux du cirque, ça occupe le bon peuple , mon bon Monsieur !
Norois : Bien les reactions sur le foot! Je co signe. Je note que ça fait plus réagir que l'abandon de l'histoire ou le hold up de l'Assurance sur la santé!
tartarine : ah! la bande de furax! mdr! ça fait du bien (o)
philmi : le lien http://www.bioi nititive.org est invalide ! Prendre http://www.bioi nitiative.org/ <a href="http://ww w.bioinitiative .org/">cliquer ici</ a>
Norois : A lire le point de vue d'Isa qui revient de Chine
Norois : Lisez le commentaire de Lesion, citoyens et suivez l'actu !
mo : une année de fidélité... que ça dure !
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