La majorité du conseil municipal de Bordeaux a donc démissionné hier lundi pour permettre à Alain Juppé de retrouver son fauteuil de maire lors d’une prochaine élection qui sera organisée pour la circonstance. Voila pour les faits. Auxquels se sont d’ailleurs tenu la plupart des medias. D’éclairage ou de commentaire sur cette pantalonnade démocratique, rien.

"Cassez vous les mecs, je débarque !" (DR)
On rappellera donc que le citoyen Juppé fut condamné en 2004 à cinq ans d’inéligibilité par le tribunal de Paris -on oubliera les 14 mois de prison avec sursis- pour avoir couvert, comme premier adjoint aux Fiances, un système d’emplois fictifs au bénéfice du parti chiraquien, le RPR à l’époque.
On rappellera aussi que cette condamnation fut réduite en appel le 16 décembre 2004 à une année par une opération du Saint Esprit dont la Sainte Trinité relevait de l’Elysée, de pressions politiques sous le manteau et d’une justice aux ordres. On rappellera également que « le meilleur d’entre nous » -enfin d’entre eux- ne comprit en rien que des magistrats osent dans un premier temps condamner un ancien Premier ministre comme un vulgaire pékin.
On rappellera également qu’un certain nombre de voix s’étaient élevées à l’époque pour estimer qu’en République un élu de la Nation ayant purement et simplement couvert des magouilleries sur fond d’argent public aurait dû purement et simplement être interdit de carrière politique à vie.
Comme en Suède.
On rappellera itou que l’ancien titulaire de Matignon et d’un poste professoral canadien nous a baratiné pendant des lustres sur son blog en nous faisant le coup de la "Tentation de Venise" qui n’avait de permanente que la durée des quatre saisons. Allant même jusqu’à jurer le 7 mai dernier qu’il n’avait « aucune intention de reprendre des responsabilités politiques nationales ».
On vérifiera...
On rappellera enfin que la doctrine Emmanuelli -je me reblanchi en repassant par les urnes après l’affaire Urba (*)- ne revêt aucun caractère
de légitimité républicaine. Hormis le blanchiment éléctoral.
Pour le reste, un commentaire personnel : la démission collective de la majorité du conseil municipal de Bordeaux -démission naturellement préparée depuis de longues semaines contrairement à ce que la plupart de ces messieurs ont affirmé doctement hier soir la main sur le cœur en prenant les citoyens pour des benêts- relève d’un fonctionnement de république bananière.
Et le pire, citoyens, c’est que le sieur Juppé Alain, qui en 1996 avait fait placarder sa bobine dans les établissements scolaires de sa bonne ville au grand dam de l’inspection académique, ce que même Chaban, son prédecesseur, n’avait jamais osé faire, ne trouve strictement rien à redire à ce bras d’honneur grandguignolesque dont le seul objectif est de le remettre droit dans ses bottes politiques! Fort loin de sa lagune vénitienne.
Sarko, qui a dîné avec lui à la mi août et qui s’y connaît en matière de come back, ne se réjouit d’ailleurs en rien de la fin de son visa touristique québécois.
Qu’on n’aille pas pleurnicher après cette affaire que des milliers de citoyens désespèrent une nouvelle fois de la vie publique.
Ou se tournent en grommelant vers le grand Croquemitaine.
PS : Et hop ça y est !
A peine le temps de finir mon papier que le bel Alain dit Juppé a annoncé son intention de se présenter dans la 2 ème circonscription bordelaise
aux élections legislatives de 2007 !
Et bien citoyens, je vais aller me faire un petit gorgeon là !
On ne peut plus les retenir ces mecs !
Au fait, c'est pas "une responsabilité politique nationale" député ?
Non ? Ah, bon, je croyais...

Electro encéphalogramme d'un bordelais quebécois
"Cassez vous les mecs, je débarque !" (DR)
On rappellera donc que le citoyen Juppé fut condamné en 2004 à cinq ans d’inéligibilité par le tribunal de Paris -on oubliera les 14 mois de prison avec sursis- pour avoir couvert, comme premier adjoint aux Fiances, un système d’emplois fictifs au bénéfice du parti chiraquien, le RPR à l’époque.
On rappellera aussi que cette condamnation fut réduite en appel le 16 décembre 2004 à une année par une opération du Saint Esprit dont la Sainte Trinité relevait de l’Elysée, de pressions politiques sous le manteau et d’une justice aux ordres. On rappellera également que « le meilleur d’entre nous » -enfin d’entre eux- ne comprit en rien que des magistrats osent dans un premier temps condamner un ancien Premier ministre comme un vulgaire pékin.
On rappellera également qu’un certain nombre de voix s’étaient élevées à l’époque pour estimer qu’en République un élu de la Nation ayant purement et simplement couvert des magouilleries sur fond d’argent public aurait dû purement et simplement être interdit de carrière politique à vie.
Comme en Suède.
On rappellera itou que l’ancien titulaire de Matignon et d’un poste professoral canadien nous a baratiné pendant des lustres sur son blog en nous faisant le coup de la "Tentation de Venise" qui n’avait de permanente que la durée des quatre saisons. Allant même jusqu’à jurer le 7 mai dernier qu’il n’avait « aucune intention de reprendre des responsabilités politiques nationales ».
On vérifiera...
On rappellera enfin que la doctrine Emmanuelli -je me reblanchi en repassant par les urnes après l’affaire Urba (*)- ne revêt aucun caractère
de légitimité républicaine. Hormis le blanchiment éléctoral.
Pour le reste, un commentaire personnel : la démission collective de la majorité du conseil municipal de Bordeaux -démission naturellement préparée depuis de longues semaines contrairement à ce que la plupart de ces messieurs ont affirmé doctement hier soir la main sur le cœur en prenant les citoyens pour des benêts- relève d’un fonctionnement de république bananière.
Et le pire, citoyens, c’est que le sieur Juppé Alain, qui en 1996 avait fait placarder sa bobine dans les établissements scolaires de sa bonne ville au grand dam de l’inspection académique, ce que même Chaban, son prédecesseur, n’avait jamais osé faire, ne trouve strictement rien à redire à ce bras d’honneur grandguignolesque dont le seul objectif est de le remettre droit dans ses bottes politiques! Fort loin de sa lagune vénitienne.
Sarko, qui a dîné avec lui à la mi août et qui s’y connaît en matière de come back, ne se réjouit d’ailleurs en rien de la fin de son visa touristique québécois.
Qu’on n’aille pas pleurnicher après cette affaire que des milliers de citoyens désespèrent une nouvelle fois de la vie publique.
Ou se tournent en grommelant vers le grand Croquemitaine.
(*) Affaire au demeurant symboliquement moins grave,
le PS n’ayant, après tout, piqué du pognon qu’à des entreprises. Comme ses comparses !PS : Et hop ça y est !
A peine le temps de finir mon papier que le bel Alain dit Juppé a annoncé son intention de se présenter dans la 2 ème circonscription bordelaise
aux élections legislatives de 2007 !
Et bien citoyens, je vais aller me faire un petit gorgeon là !
On ne peut plus les retenir ces mecs !
Au fait, c'est pas "une responsabilité politique nationale" député ?
Non ? Ah, bon, je croyais...
Electro encéphalogramme d'un bordelais quebécois
