- Ouf ! Ils l'on fait, les italiens de l'étranger ! Ils lui ont botté les fesses. Berlu n'est pas très content, il tente encore de faire des ronds de dentier avec son sourire qu'on lui donnerait pas le bon Dieu sans deux confessions, mais, zou! Du balai ! Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai mieux petit déjeuner ce matin. Même mon café sans sucre m'a paru buvable. Comme quoi il ne faut pas grand chose pour me mettre de bonne humeur; maintenant il faut se recentrer. Surveiller Sarko et ses effets de manche. Villepin c'est plus la peine, encore que à mon avis, et vu son état d'esprit, le camarade commissaire ferait bien de se méfier. L'autre, qui le voue maintenant aux gémonies, a bien dû garder deux ou trois peaux de bananes en poche. Au cas où. Et Jacquo n'a sûrement pas dit son mot ultime. Je prendrais même le pari qu'il fera tout pour lui crocher les jambes dans les mois à venir au parain de l'UMP. Puis va falloir garder un oeil sur la rue de Solférino, les éléphants, la ségothatchérienne et tutti quanti. Sans oublier le gros blond qui recommence à montrer le bout du naseau avec le vicomte de Vendée à ses basques. Bon, en attendant, moi, je vais me prendre deux trois jours au bord de la mer. Histoire de respirer le vent du large. Et d'oublier le joyeux bordel parisien. Et l'air vicié de la capitale des Gaules.
- Ah, au fait, mes potes de France Soir ne sont pas contents. Ils voulaient bosser avec un truand mafieux au prétexte qu'il aurait gardé tout le monde et puis vlan ! c'est un comptable avec un turfiste qui a rafflé la mise. En promettant de dégager 50 personnes pour faire un machin comme le Sun. Vous savez cette vacherie de truc londonnien avec des pin-up et du foot partout qui nous prend tous les matins pour des bouffeurs de grenouilles. Vous savez quoi ? La presse est mal barrée...
