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Mon bloc perso.
"En cas de démence du roi, notoirement reconnue, légalement constatée et déclarée par le Corps législatif après trois délibérations successivement prises de mois en mois, il y a lieu à la régence, tant que la démence dure."
Art.18. de la Constitution de 1791.
Publié le 30/09/2006 à 15:34
Par Norois
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Jacques Chirac –qui politiquement n’est en rien ma tasse de thé !- a  une nouvelle fois fait montre, au regard de l’Histoire, d’une vrai constance de jugement. Ce samedi à Erevan, il a en effet estimé que la Turquie devait reconnaître le génocide arménien avant de pouvoir adhérer à l'Union européenne.
Jusqu'à présent, la France s'était toujours refusée à établir un lien direct entre la question du génocide arménien et celle de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Les députés en avaient certes reconnu le principe au début du quinquennat, mais les Européens n'avaient pas fait de la reconnaissance du génocide arménien de 1915 une condition de l'adhésion de ce pays à l'UE."Tout pays se grandit en reconnaissant ses drames et ses erreurs, a déclaré Jacques Chirac. (…) Quand de surcroît il s'agit de s'intégrer dans un ensemble qui revendique l'appartenance à une même société et la croyance en de mêmes valeurs, je pense qu'effectivement la Turquie serait bien inspirée, au regard de son histoire, de sa tradition profonde, de sa culture qui est aussi une culture humaniste, d'en tirer les conséquences. Peut-on dire que l'Allemagne, qui a profondément reconnu la Shoah a pour autant perdu son crédit ? Elle s'est grandie. On pourrait le dire pour la France en d'autres circonstances et pour beaucoup d'autres pays".

Un nouveau Rubicon symbolique

Jacquo a donc franchi un nouveau Rubicon symbolique. Après la reconnaissance de la « responsabilité de l’Etat français » dans la collaboration, après les excuses officielles pour le Vel d’Hiv et Drancy, après la réaffirmation le 7 février dernier lors de l’inauguration de la Maison de Ni putes ni soumises, du caractère laïque de la république française – « aucune culture, aucune croyance, aucune religion ne doit déroger aux lois de la république » - après les récentes décisions prises à l’issue du film Indigènes, le président de la République a posé un nouveau petit caillou blanc qui fera date en son quinquennat. Il s’est aussi différencié en la circonstance d’une bonne partie de la droite française fort peu loquace sur ces sujets et fort emmerdée sur ces questions. Il s’est enfin, petite cerise sur la gâteau, différencié aussi de son bon ministre de l’Intérieur quelque peu amnésique, lui aussi, sur ces points d’Histoire et fort opposé, reconnaissance du génocide ou pas, à l’entrée de la Turquie dans la Communauté européenne. Finalement la différence entre Jacques Chirac et Sarkonaparte est que le premier a encore de l’Histoire une « certaine vision » et de la République une certaine conception morale et que le deuxième, fors en outre de ses convictions libérales, n’est qu’accroché au wagon de la pensée réactionnaire française. Amusante géographie politique…


UN PEU D'HISTOIRE...

En février 1915, le comité central du parti et des ministres du cabinet de guerre, Talaat et Enver en particulier, mettent secrètement au point un plan de destruction qui sera exécuté dans les mois suivants. Il est présenté officiellement comme un transfert de la population arménienne - que le gouvernement accuse de collaborer avec l'ennemi russe - loin du front. En fait, la déportation n'est que le masque qui couvre une opération d'anéantissement de tous les Arméniens de l'Empire, comme le prouve l'examen des faits.La première mesure est le désarmement des soldats arméniens enrôlés dans l'armée ottomane. Ils sont employés à des travaux de voirie ou de transport et, au cours de l'année 1915, éliminés par petits groupes. Puis les Jeunes Turcs, à la recherche des preuves d'un complot arménien, procèdent à des perquisitions et à des arrestations qui frappent en premier lieu les notables de Constantinople, arrêtés les 24 et 25 avril. La destruction des populations arméniennes est opérée en deux phases successives : de mai à juillet 1915 dans les sept provinces - vilayet - orientales d'Anatolie - Erzurum, Van, Bitlis, Diyarbakır, Karput, Sivas, Trébizonde - où vivent près d'un million d'Arméniens, et qui sont plus ou moins proches du théâtre de la guerre ; puis à la fin de 1915, dans les autres provinces de l'Empire éloignées du front - ce qui enlève toute vraisemblance à l'accusation de collaboration avec l'ennemi.Dans les provinces orientales, l'opération se déroule en tous lieux de la même manière. Les séquences se déroulent systématiquement dans les villes et les bourgs :
  • perquisitions dans les maisons des notables civils et religieux ;
  • arrestation de ces notables ;
  • tortures pour leur faire avouer un prétendu complot et des caches d'armes ;
  • déportation et exécution des prisonniers à proximité de la ville ;
  • publication d'un avis de déportation ;
  • séparation des hommes qui, liés par petits groupes, sont exécutés dans les environs de la ville ;
  • évacuation de la totalité de la population arménienne répartie en convois de femmes, d'enfants et de personnes âgées qui quittent la ville à intervalles réguliers, à pied, avec un maigre bagage ;
  • enlèvement dans le convoi de femmes et d'enfants conduits dans des foyers musulmans ;
  • décimation régulière des convois par les gendarmes chargés de les escorter, des bandes kurdes ou des miliciens recrutés à cette fin.
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Les populations armeniennes depôrtées en 1915 (DR)

 Seules quelques milliers de personnes survivent à cette déportation. Dans les villages, à l'abri des témoins, tous les Arméniens sont tués, à l'exception de quelques femmes ou enfants enlevés. Dans les vilayet de Bitlis et de Diarbékir, presque tous les Arméniens sont assassinés sur place.Dans le reste de l'Empire, le programme prend les formes d'une déportation, conduite par chemin de fer sur une partie du parcours, les familles restant parfois réunies. Les convois de déportés convergent vers Alep, en Syrie, où une Direction générale de l'installation des tribus et des déportés les répartit selon deux axes : au sud, vers la Syrie, le Liban et la Palestine - une partie survivra ; à l'est, le long de l'Euphrate, où des camps de concentration, véritables mouroirs, sont improvisés. Les déportés sont peu à peu poussés vers Deir-es-Zor. Là, en juillet 1916, ils sont envoyés dans les déserts de Mésopotamie où ils sont tués par petits groupes ou meurent de soif. Les derniers regroupements de déportés le long du chemin de fer de Bagdad, à Ras-ul-Aïn, à Intilli sont, eux aussi, détruits en juillet 1916. Seuls survivent un tiers des Arméniens : ceux qui habitaient Constantinople et Smyrne, les personnes enlevées, les Arméniens du vilayet de Van, sauvés par l'avance de l'armée russe et quelques 100 000 déportés des camps du sud.

Plus d'un million de victimes

Les faits sont connus dès mai 1915 par les rapports de diplomates neutres et de témoins appartenant aux nombreuses missions, écoles et hôpitaux présents dans l'Empire ottoman. La presse de l'époque, en particulier aux États-Unis et au Canada, se fait l'écho de l'indignation soulevée par ces révélations. Après la guerre, le régime jeune-turc ayant disparu depuis octobre 1918, des procès montrent la réalité des massacres et révèlent l'existence d'une organisation criminelle, l'Organisation spéciale, qui a orchestré les destructions de la population arménienne.Lorsqu'à la fin de 1916, les observateurs font le bilan de l'anéantissement des Arméniens de Turquie, ils peuvent constater qu'à l'exception de 300 000 Arméniens sauvés par l'avancée russe et de quelque 200 000 habitants de Constantinople et de Smyrne qu'il était difficile de supprimer devant des témoins, il ne persiste plus que des îlots de survie : des femmes et des jeunes filles enlevées, disparues dans le secret des maisons turques ou rééduquées dans les écoles islamiques comme celle que dirige l'apôtre du turquisme Halide Edip ; des enfants regroupés dans des orphelinats pilotes ; quelques miraculés cachés par des voisins ou amis musulmans ; ou, dans des villes du centre, quelques familles épargnées grâce à la fermeté d'un vali ou d'un Kaïmakan. Au total, de 1 200 000 à 1 500 000 victimes...
(Sources WIKIPEDIA)

 

Publié le 28/09/2006 à 12:39
Par Norois

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Bon, ben, j'ai merdé... (DR)

Lionel Jospin a donc jeté l'éponge hier soir. Et précisé qu'il ne soutiendrait pas Ségolène Royal qu'il a accusé de "démagogie". Ambiance... Lionel Jospin ne s'est rien interrogé par contre sur l'absence de "désir" à son égard qui ne montait ni de la majorité des militants. Ni de la majorité des électeurs socialistes. Ni du pays. Il ne s'est pas non plus interrogé sur sa propre stratégie qui n'a finalement que brouillé les cartes. Que n'a-t-il préparé ou annoncé sa candidature en 2005 au lieu de laisser traîner les choses comme une Diva en attente des sollicitations énamourées de ses adorateurs ? Mais l'ancien Premier ministre comprend-t-il finalement ce pays ? Dans quels schémas politiques fonctionne-t-il ? Avec plus d'une centaines d'élus du Nord, le vieux Sage du Nord, Pierre Mauroy, a lui fait son choix. A l'opposé du sien. Et ce sera Ségolène. L'ancien Premier ministre de François Mitterrand a-t-il moins de brevets en socialisme que Lionel Jospin ? "Contrairement à d'autres, je n'ai peur ni de la modernité ni du changement" a-t-il dit à plusieurs de ses proches lillois. Jolie vacherie. Et belle ambiance décidément... Quoiqu'il en soit, la Dame du Poitou a bousculé le jeu. Tout comme les quelques 80 000 nouveaux adhérents ont bousculé les éléphants. Cette conjonction a fait exploser en vol les stratégies mises
en place dans l'ombre depuis belle lurette.
Cette affaire laissera des traces. Et quelques morts politiques sur le bord de la route. Mais bon. La France s'en relèvera. Elle en a vu d'autres... Et puis il en est sans doute des partis politiques comme des vieux serpents : au bout d'un moment ils se délestent dans la douleur de leur vieille peau. Pour se régénérer. Finalement, il est parfois des actes manqués fondateurs. Le reste est affaire de passion. Forcément épidermique.
Même habillée de mots savants parés de toutes les vertus.

PS : Pour les amis de Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, le choix qui se présentera aux adhérents du PS qui désigneront le candidat le 16 novembre est désormais clarifié entre "trois lignes politiques": "une social-populiste, une social-démocrate, une ligne de la gauche socialiste", selon M. Cambadélis, proche de DSK. Ces "trois réponses", a-t-il dit, sont portées respectivement par Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Les nouveaux "socio-populistes" apprécieront !

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Norois : A lire le point de vue d'Isa qui revient de Chine
Norois : Lisez le commentaire de Lesion, citoyens et suivez l'actu !
mo : une année de fidélité... que ça dure !
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mo : norois je suis dans les nuages... sur mod2... mais je continue à te lire, t'en fais pas !
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