"En cas de démence du roi, notoirement reconnue, légalement constatée et déclarée par le Corps législatif après trois délibérations successivement prises de mois en mois, il y a lieu à la régence, tant que la démence dure."
Art.18. de la Constitution de 1791.
Publié le 15/10/2008 à 11:40
Par Norois
. L’Histoire et la Géographie vont-elles devenir des « disciplines à options » au lycée ? C’est en tout cas la crainte exprimée, depuis plusieurs jours, par un certain nombre d’enseignants au vu du projet de circulaire, coordonné par le recteur Gaudemar, un des pilotes de la « réforme » des classes de premières et de terminales. Mais à quoi ça sert d’étudier l’Histoire ? Hein ? Regardez notre président sauveur de l’Europe et du monde. Il se l’est fait tout seul sa culture historique ! Même Blum il a lu ! Alors. . Pendant que l’Élysée et l’UMP nous font des grands baratins sur la « refonte du capitalisme » afin que celui ci redevienne « entrepreneurial » -si, si…- le ministre du Budget, l’inénarrable toujours content de lui Eric Woerth, prépare à marche forcée, comme il l’a confirmé dimanche sur RTL, la privatisation du groupe La Poste. Crise financière ou pas. Première étage de la fusée, la Banque postale, est dorénavant une entreprise de droit privée. Deuxième étage, le passage du groupe en société anonyme « pour lui permettre de mieux affronter la concurrence ». Vive le marché, tudieu !
. A propos de « marché », il va falloir surveiller comme le lait sur le feu, à partir de ce mercredi, les débats au Parlement sur le projet de loi de finances 2009 de la sécurité sociale. Figurez vous que des petits rigolos de lobbyistes essayent en effet de fourguer aux députés, sous l’œil bienveillant du gouvernement, un amendement prêt écrit visant à permettre aux compagnies d’assurance et aux mutuelles d’accéder aux données de santé des Français « à des fins de gestion des risques » de santé publique. Autrement dit, à permettre à toutes ces boites de mettre en place une politique de garanties et de remboursement à la tête de leurs clients selon leur porte monnaies, et sans risques pour ces dites boites. Les assurances, c’est bien connu, n’assurant aujourd’hui plus grand chose, hormis le pognon d leurs actionnaires. Le plus rigolo, mais c’est sûrement un hasard sémantique, est que cette expression -la « gestion du risque »- a été employée par Nicolas Sarkozy le 18 septembre dernier dans le Jura dans un de ses discours. Le président souhaitant qu’à l’avenir les complémentaires de santé puissent « contribuer à l’amélioration de la qualité des soins, à la gestion -nous y voila- du risque et à la maitrise de la dépense dans l’intérêt des assurés ». Ben voyons… Cette nouvelle donne est d’ailleurs planifiée. Le 18 juillet dernier, les Mutuelles avaient obtenu er catimini du gouvernement une petite promesse en contre partie de leur taxe sur leur chiffre d’affaires : celle justement d’avoir accès… aux données de santé des Français. Les mutuelles, qui s’apprêtent à gonfler leurs tarifs, sont aujourd’hui d’une discrétion…
. Je ne résiste pas à vous donner la petite anecdote du Canard de cette semaine concernant Dati. Arrivée le 24 septembre dernier, avec trois quart d’heurt de retard, au congrès de l’association de droit constitutionnel, notre Dati national, tout sourire, a donc pu constater que tous ces messieurs, forts en thèmes constitutionnels et bien élevés, l’attendaient dehors au quasi garde à vous. Tous, sauf un : Jean Louis Debré, le président du conseil constitutionnel, resté sur son estrade dans l’amphi. Arrivée dans la salle, la Garde des Sceaux s’en est donc étonnée : « Vous n’étiez pas dehors à m’attendre ? » Réponse du tac au tac de Debré, selon Le Canard : « J’ai passé l’âge de faire le trottoir. » Chabadabada…
. Ah, un dernier point, le « sauveur des bourses et de la planète », comme on l’appelle maintenant sous le manteau, aurait encore fait gonfler le budget de l’Elysée de près de 12% avec, en outre, l’emploi de 150 fonctionnaires « clandestins » mis à disposition par les ministères car n’apparaissant pas dans l’organigramme officiel, selon René Dosiere, député PS qui suit le budget de l’Elysée. Mais l’Elysée va surement faire un beau communiqué pour tout justifier. Même la nouvelle augmentation de salaire (+26, 8%) des 98 collaborateurs officiels et l’opacité du budget qui entoure la commande du nouvel airbus présidentiel. Ah au fait, c’est 112 millions d’euros le budget 2009 de la présidence de la République, 12 millions de plus qu’en 2008. Allez roulez, citoyens, vous prendrez du gâteau plus tard.
. Ah aussi, la Marseillaise -et pas mal de joueurs- ont été sifflés hier soir mardi au stade de France. Et personne n'a moufté. C'est vrai que c'est plus facile de siffler au Stade de France que de siffler le grand démocrate Ben Ali. On ne risque pas la tôle. Moi, j'aurais arrêté le match. Point. Et tant pis si là dessus je pense comme Fillon ! Vive le rugby...
Publié le 13/10/2008 à 12:31
Par Norois
Première étape : les néolibéraux qui tiennent la commission européenne et la plupart des Etats dérégulent à tour de bras et portent haut le discours sur la sainte autorégulation des marchés. Ils restent sourds aussi à tous les appels de moult historiens, de la mouvance d’ATAC et de certains économistes dont le prix Nobel Stieglitz, qui, depuis 2000 au moins, crient « casse cou ». Ou « ça va péter » ! Deuxième étape : le système capitaliste prédateur ayant explosé pour les raisons que l’on connait, les mêmes de Paris, Bruxelles ou Londres font alors, la main sur le cœur et sur toutes les estrades, un grand numéro sur le « pragmatisme ». Objectif : sauver à tous crins le système bancaire et boursier fou qu’il ont contribué à mettre en place en sortant dont ne sait où des centaines de milliards d’euros et de dollars pour garantir, à terme, avec l’argent des contribuables, la possibilité pour les banques de revenir dans le circuit du crédit. Et avant les garantis d’Etat et les nationalisations à tour de bras ! En se pinçant fort le museau.
Troisième étape : la méthode Coué. Officiellement donc, le système capitaliste a juste « dérapé ». Officieusement -surtout pas Christine Lagarde qui, il y a encore trois semaines nous disait que la crise était « derrière nous »- personne ne sait quand ce tsunami financier s’arrêtera. Mais chût… Une bonne occase donc pour poursuivre, comme si de rien n’était, les « réformes » ! Et vlan pour la poursuite des dégraissages des services publics, vlan pour piquer un peu de fric dans les caisses de l’UNEDIC, et revlan pour « poursuivre des économies d’échelle». Surtout pas d’autocritique, pas de réflexion sur les conséquences de cette idéologie pourrie du tout « laisser faire », il faut d’abord « rassurer » les investisseurs ! Quatrième étape : le grand tour de vis. Car au-delà des milliards et du brouillard, des nationalisations « temporaires » de centaines de banques, de la masse de blé débloqué pour envoyer des signaux désespérés à toutes les places financières, bref au delà des grands numéros quasi gaulliens sur tous les perrons élyséens, les politiques nous préparent en catimini des lendemains qui vont fort déchanter. La France, par exemple, a déjà plus de 1 200 milliards d’euros de dettes. Avec tout ce qui vient de s’ajouter dans l’escarcelle publique, qui va payer ? Nous ! C'est-à-dire les couillons de service, les citoyens ! Et pourquoi, on vous le demande ? Pour sauver les banques et les compagnies d’assurance qui, oubliant leur métier, ont merdé pendant plus de 10 ans, fascinés par leur grand soleil pognon ! Je ne vous décris donc pas le futur «plan de rigueur » drastique qui se prépare du côté de Bercy… Mais pas de panique, les restos du cœur pallieront à la disette, le RAS à la mouise des smicards et Fillon, tout revigoré, au joyeux bordel ambiant.
Cinquième étape : la mise en scène de la terre brûlée. D’abord un joli « plan de com », juste pour chauffer les esprits puis taper sur « la gauche qui n’a rien compris et n’a fait aucune réforme depuis 20 ans ». Ensuite une belle tête d’affiche à la télé : Sarkozy en sauveur de l’Europe -c‘est naturellement bidon- et Sarkozy en nouveau Churchill -c’est aussi fantasmatique. Numéro prévu : l’annonce d’un « nouveau gouvernement resserré » pour « sauver la France ». Avec à la clé, des augmentations d’impôts -pardon !- des « contributions civiques à la dette ». Et tant pis, si après toutes ces idioties, mais annoncées fort doctement avec force coups de mention, tous les gouvernements futurs pendant au moins une décade seront plombés! Après ? Après rien. Juste une bonne bouffe au Fouquet’s. Pour se marrer entre potes de nous avoir tous « niqués » ! Joyeux Noêl en perspective, citoyens…
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norois : Dites donc citoyens, vous êtes atones ou quoi ? Réagissez nom de Diou !
isa : merci pour ce complement d'informations
Norois : Il est vrai, il est vrai... Mais qui fait le clown ?
jfr : Les jeux du cirque, ça occupe le bon peuple , mon bon Monsieur !
Norois : Bien les reactions sur le foot! Je co signe. Je note que ça fait plus réagir que l'abandon de l'histoire ou le hold up de l'Assurance sur la santé!
tartarine : ah! la bande de furax! mdr! ça fait du bien (o)
philmi : le lien http://www.bioi nititive.org est invalide ! Prendre http://www.bioi nitiative.org/ <a href="http://ww w.bioinitiative .org/">cliquer ici</ a>
Norois : A lire le point de vue d'Isa qui revient de Chine
Norois : Lisez le commentaire de Lesion, citoyens et suivez l'actu !
mo : une année de fidélité... que ça dure !
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