
Le « président du pouvoir d’achat » doit s’exprimer la semaine prochaine, sans doute jeudi prochain. Pour permettre aux Français, qui ont bien besoin, de mettre un peu de beurre dans leurs épinards, Sarkonaparte doit donc sortir une nouvelle fois sa baguette magique. Gageons donc que nous aurons droit à une belle intervention musclée, solennelle, z’yeux dans z’yeux et tout et tout, pour nous balancer je ne sais quelle nouvelle panoplie incantatoire de sortie de crise.
Car le « président du pouvoir d’achat » qui devait, rappelons le, aller chercher la croissance à coups de dents, s’il le fallait, est dorénavant tel le roi nu. A poil. Non seulement les économies réalisées sur les régimes spéciaux relèveront, selon la plupart des économistes un peu sérieux, de simples bouts de chandelles, mais le péché originel du « bouclier fiscal », octroyé aux rupins l’été dernier, plombe désormais Icelui. Son gouvernement. Et les finances publiques.
Résultat, le « président du pouvoir d’achat », qui a déjà concocté une belle usine à gaz avec ses mesures sur les heures supplémentaires qui font s’arracher les glaouis à nombre de DRH et chefs d’entreprises, n’a plus guère de latitude financière pour lâcher du lest et pourrait bien commencer à subir les contrecoups de sa communication politique dont certains de ses électeurs -qu’ils se mordent aussi les glaouis- commencent à prendre conscience du caractère bidonnesque. Et mensonger.
Pour l’heure le « président du pouvoir d’achat », qui ne peut plus acheter grand-chose est encore dans les vaguelettes des sondages. Pour combien de temps ?
Avec une négociation « suspendue » dorénavant à une grève elle-même suspendue, et une année 2008 qui s’annonce chaudasse sur fond de remise sur le tapis du nombre d’années de cotisations-retraite et de réforme constitutionnelle qui n'a pas encore de majorité, le pouvoir risque d’avoir chaud aux fesses. Et encore. Aujourd’hui, mis à part les coups de gueules de Besancenot, le dit président du pouvoir d'achat n’a guère d’opposition face à lui. Peu de salariés ont conscience que le code du travail est en train d’être minutieusement « lessivé » en catimini. La grande majorité ne verront pas, au delà des rodomontades manipulatrices du pouvoir, leur bulletins de paye s'envoler Et les municipales ne sont pas encore passées…
Or, tout cela ne sera pas sans consequences ou autres soubresauts à un moment ou à un autre, tout comme la presse finira bien par appliquer son éternelle loi des « trois L : louer, lâcher, lyncher. Et comme le personnage est finalement fragile, il pourrait bien nous faire un grand pétage de plombs. Alors là, je ne vous décris pas les retournements de vestes et les affolements dans les troupes.
Et vous savez quoi ? Certains ministres, et non des moindres, anticipent déjà une telle situation politique. Pour se placer en recours au cas où…
Vous voulez des noms ? Cherchez un peu du côté des frustrées du mois mai.
Citoyens...
PS : Ah, le président part en Chine. Sans sa secrétaire aux droits de l'homme, mais avec sa Dati. Mais les droits de l'homme seront sa "préoccupation", il fait savoir. Il avait dit ça aussi avant de serrer la pince à Poutine qu'il ne devait pas serrer, qu'il avait dit aussi. Enfin, avant les élections. Et puis les chintoks veulent des Airbus...
PS2 : Et bien vous voyez citoyens, Naparte n'a pas pu s'en empêcher, c'est génétique: dés ce soir il a montré ses (petits) biscotos à la télé : "j'ai tenu face aux grévistes", il a dit en substance. A qui ? Aux Français ? Non. A son électorat de droite. Il a encore beaucoup à apprendre de son docteur, le petiot...







