..
Hein quoi mes chiffres sont bidons ? Non, non....
Les chiffres officiels du chômage -ceux claironnés par Borloo- sont donc bidons. Et le chômage toucherait 9,2% de la population active contre 8,7% selon le ministère de l’Emploi et des Affaires sociales. Pourquoi, comme le rappelle cette semaine Le Canard, l’INSEE n’a-t-elle pas publié ce chiffre ? Simplement parce pour la première fois dans l’histoire de la Ve République son ministère de tutelle, appuyé par Matignon -et Sarko- lui en a intimé l’ordre ! En lui demandant -histoire de planquer ce chiffre calamiteux pour « l’action gouvernementale »- de reporter sa publication officielle après les élections !Même arnaque au sujet des « nouveaux emplois » crées en 2006 via la plan Borloo dans le secteur des « aides à la personne ». Un haut fonctionnaire de l’INSEE rappelle en tout cas que si 200 000 « contrats » ont bien été signés, ils ne correspondent en rien à 200 000… « emplois » nouveaux comme le serine Borloo Jean-Louis à tous les micros. Et pour une raison simple : la grande majorité des salariés bénéficiant de cette mesure sont employés à temps partiel. Et la plupart des cas par plusieurs employeurs ! Verdict donc -non diffusé à la presse- de l’INSEE : les mesures Borloo n’auraient en réalité créé que 60 000 emplois ! Rien de bien bandant pour inverser la courbe du chômage…
La multiplication des radiations
On continue ? On continue. Toujours selon certains haut fonctionnaires, à qui cette décision de report est restée en travers du gosier, la baisse en question du chômage -claironnée ces derniers mois avec force trompettes de Jéricho- ne serait due pour l’essentiel qu’à « la multiplication des radiations » et des « sorties » des statistiques d’un nombre important de chômeurs de longue durée. Point barre. Mais ça, on le savait déjà… Reste que ce chiffre de 9,2% ne tombe pas vraiment bien pour la campagne de qui vous savez. D’abord parce que Naparte, qu’il le veuille ou non, est co-responsable de cette politique qu’il a d’ailleurs co-géré aux Finances. Ensuite parce que ce ne seront pas ses tripatouillages fiscaux sur fond de suppression de fait de l’impôt sur la fortune et sa fantasmagorie de « rupture » (libérale) qui feront changer les choses. Au contraire. Mais ne vous affolez pas, si les sondages lui demandent demain d’être gaulliste ou carrément hugolien, il se proclamera gaulliste. Ou Hugolien. Pauvre Charlot. Et pauvre père Hugo…







