« Moi je suis celui que je suis, je suis celui que je sais que je suis, je suis aussi celui qui est celui qui sait ce que je suis. Dans ces conditions, monsieur d’Arvor, pourrais je être un autre que celui que je sais que je suis ? Et moi je vous dis en tant que celui qui est celui qui sait celui que je suis, que je ne changerai pas. Ce que je dis, je le dis. Ce que je pense, je le pense. Ce que je sens, je le sens. Ce que je veux, je le veux. Ce que je ne veux pas…
PPDA Vous ne le voulez pas…
NS : Ne me faites pas dire, monsieur d’Arvor, ce que je n’ai pas encore dit.
PPDA. Votre programme, monsieur Sarkozy ?
NS « La France est détruite. La France est en ruines. La France est pauvre. Et elle a des dettes. La France agonise. La France est morte. Moi je dis : il faut quelqu’un qui soit moi. Il faut quelqu’un qui dise : moi, je suis moi. Je suis moi, moi, celui qui dira à la France : lève-toi ! Moi je te dis, la France, tu es toi, je suis moi, et moi qui suis moi, je dis à toi, qui es toi : lève- toi ! Revis, ô France, revis avec moi qui suis moi, car je suis celui qui te dit : revis »
Extrait d’un dialogue imaginaire sur fond de futur débat présidentiel totalement imaginé par le romancier Patrick Besson cette semaine dans VSD. Ségolène est aussi un peu égratignée, mais le texte est une joie de l’esprit. Jubilatoire. C’est exactement CA !







