JO, Afghanistan, Géorgie… Un peu difficile de rassembler ses pensées au retour d’un bon séjour en France profonde ! Difficile surtout de ne pas sortir une nouvelle fois de ses gonds à la lecture de l’actualité. Des atermoiements ridiculement « dalailamesques » du grand vizir du Quai d’Orsay. Et des nouvelles rodomontades d’Icelui après le flingage d’une dizaine de nos soldats. Et la branlée diplomatique subie par le même Icelui à Moscou après le coup de force de l’armée russe en Géorgie ! Je reviendrai sur ces deux sujets. Et les lendemains difficiles qui se préparent pour nos bidasses envoyés au casse pipe, non pour « défendre les valeurs de la démocratie » mais au nom d’une solidarité idéologique atlantiste aveugle qui va précipiter la France dans une guerre dont elle n’aurait jamais du se mêler.
Une chose est de former l’armée afghane, une autre est d’aller crapahuter dans les montagnes contre les taliban, en réalité les pachtouns, ou d’apparaitre solidaires de fait d’une politique américaine, notamment militaire, détestable qui a déjà retourné contre elle la presque totalité des afghans. Encore une « bavure aérienne » -la dernière a fait 90 morts parmi les civils- et tous les soldats de l’OTAN quels qu’ils soient seront assimilés, si tant est qu’ils ne le soient pas déjà, à une armée d’occupation.
Je passe, Le Canard en a notamment fait état ce mercredi, sur les mises en garde répétées de la DGSE, de plusieurs officiers, notamment de la légion, et d’une partie du haut état major militaire sur les risques d’enlisement des soldats français dans un « merdier afghan » dont personne n’a tenu compte. Ni à Matignon, ni au ministère de la Défense, ni à l’Elysée.
Quant au bras d’honneur de Moscou à l’adresse de Washington, de l’Europe et d’Icelui qui a maintenant bonne mine avec son « plan de paix », on ne récolte là que ce que l’on a semé depuis 1991. Notamment en lâchant honteusement Gorbatchev et en se soumettant, là encore, à la politique américaine qui n’a eu de cesse depuis cette période -et contrairement aux engagements pris- d’« encercler » l’ours russe sans jamais se rappeler que l’ours en question n’a jamais supporté, de toute son histoire, d’être menacé sur ses « Marches ». Je vous renvoi pour l’analyse et les rappels historiques sur cette question à l’excellent papier de Bernard Guetta cette semaine dans Marianne.
Mais que connait l’idéologue simpliste Nicolas Sarkozy de l’histoire complexe du Caucase et des subtilités afghanes ? Que connait Ouin Ouin du peuple russe ?








