
Une commission, conduite par le professeur Varinard et composée de parlementaires et de magistrats triés sur le volet, va donc prochainement proposer au Garde des Sceaux, Rachida Dati, de requalifier le droit pénal des mineurs. Avec un objectif clé : « toiletter » une nouvelle fois l’ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs et abaisser la responsabilité pénale des dits mineurs à… 12 ans. Autrement dit, permettre d’envoyer en tôle des gamins de 6 ème ! Je pense que c’est une excellente idée.
La délinquance étant aujourd’hui ce qu’elle est, et la volonté répressive du ministre de la Justice et de notre bien Aimé président ce qu’elle est aussi, la commission devrait même aller plus loin. Et rétablir les maisons de corrections. Peut être même aussi les châtiments corporels à la badine, voire au fouet dès l’âge de 10 ans. Notamment pour mieux faire circuler la sang.
N'est-il d'ailleurs pas écrit dans l’«Ecclésiaste» (180 Av. JC), «celui qui aime son fils lui donne souvent le fouet afin de pouvoir trouver sa joie en lui (...) meurtris ses reins tant qu’il est enfant, sinon, devenu rétif, il ne t’obéira plus» ? Ne sommes nous point là, finalement, dans la continuité de notre belle chrétienne civilisation tant vantée par notre Aimé Président ? Sarkodati peut donc faire manier la badine avec la jouissance qui sied, le Tout Puissant la bénira.
Je pense même -c’est une idée sur laquelle les députés UMP devraient réfléchir- que le rétablissement des galères seraient une idée pertinente. Cela permettrait d’éloigner quelques temps tous les petits sauvageons qui emmerdent le bourgeois, surtout s’ils sont noirs, et de leur tanner la peau sous le soleil de notre bonne Méditerranée, voire sous les vents du Finistère, vents d’excellente médecine pour guérir les mauvaises idées.
Et puis cette politique nouvelle, cette "rupture judiciaire", permettrait de relancer l’artisanat, en particulier celui lié à la menuiserie, à la charpente, aux cordages. Bref, tous ces petits métiers qui risquent de tomber en désuétude si notre président n'y prend garde. Avec une bonne flotte d’au moins mille galères, imaginez le nombre d’emplois créés ! Et le nombre d’emplois induits : garde chiourmes, cornacs, serruriers, tambours pour battre la mesure du cadencement, j’en passe et des meilleurs. Car je n’oublie pas non plus les gendarmes maritimes des mineurs -une nouvelle brigade- qui pourraient être chargés de l’embarquement des gavroches en herbe ou les infirmiers spécialisés chargés de l’administration des potions de vitamine C pour permettre aux gamins de tenir la bonne cadence.
Mais pourquoi, tant que nous y sommes, ne pas aller plus loin ? Car après tout, puisqu’il s’agit de réprimer et faire de cette répression un exemple dissuasif, une terreur pour les futurs quasi terroristes ou vilains pochards de nos banlieues infâmes, ces coupes gorges intolérables, que dis-je ces bouges d’un autre siècle, ne pas rétablir aussi le supplice de la roue en place publique ? Non ? Cela ne permettrait-il pas quelques embauches fort profitables à l’emploi en ces temps de disette : bourreaux, spécialistes de la barre à mine pour briser les jambes et le thorax sans faire un pli, photographes de justice pour immortaliser les spectacles, policiers requalifiés en contrôleurs des foules admiratives, vendeurs de billets, car on peut aussi imaginer de faire quelque peu « participer » le public alléché, etc. Je passe naturellement sur la possibilité de remettre en vigueur le chevalet, châtiment raffiné qui, à mon avis, dissuaderait également pas mal de tous ces jeunes délinquants galeux qui ne savent même plus ni lire ni écrire et qui n’ont, suprême vilainie du siècle, aucun respect de l’uniforme et de l’autorité !
Bien sûr, mais là je n’oserais m’avancer, car il faudrait au moins réunir une nouvelle commission ad hoc pour réfléchir à cette solution radicale, pourquoi ne pas carrément supprimer, pour tous ces petits jeanfoutres qui brûlent régulièrement plusieurs centaines de bagnoles à chaque Saint Sylvestre, pourquoi ne pas supprimer, redis-je, la justice ? Carrément l'ordonnance de 1945 et ses mesures éducatives ridicules. Et les piquer ! Vous savez, juste comme on pique les sales clébards qui ont un peu trop mordu. Quitte ensuite à passer tous les soirs les photos de leur gueules bouffies à la télé, pour dissuader tous les autres petits cons du « 9-3 » de venir faire leurs nargueries du côté des Champs Elysées. Ou de Neuilly. Non ?
Remarquez que si je m’écoutais, comme j’écoutais ce vendredi soir, notre sympathique Rachida, quasi radieuse dans son tailleur Chanel à l’évocation de sa nouvelle mission salvatrice, je me demande si on ne pourrait pas imaginer de fiche en prison tous les méchants garnements repérés dès la maternelle. Vous savez tous ces petits salopiaux, dont bon nombre n'ont même pas de noms français, qui obligent nos bons instituteurs à nettoyer leurs couches. Notre Aimé Président y avait déjà pensé ?? Mince, estomaqué, je suis...








