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Publié le 30/06/2006 à 10:47
Par nouvellesdici
Un chat gros comme une saucisse une route en travaux un graffiti commencé la rue des géraniums le chien Ulysse Olive qui taille sa haie une fillette en vélo des robinets qui tombent ma grand-mère à la maison de retraite un curé en décapotable des rayons de livres à perte de vue mon lit vénéré splitch splotch la rue des roses le canard qui s'est fait écraser la tour Eiffel à la place de la bibliothèque ma maîtresse qui descend les escaliers "Cékisèrjeumachintrucla ?" la boutique du fleuriste fermée le lundi un arbre bleu indigo la croix du Thay une lune triste les berges du quotidien les aiguilles de l'horloge qui déboussolent le temps des départs imaginés et... un gros voisin pas travailleur !
Voilà ce que vous pourriez croiser au fil des pages de nos XX plumes du vendredi soir... De x à x ans elles disposent, reposent, composent et posent avec humour, poésie et impertinence Isle et ses passants sur les lignes de vie... Fiction ou réalité ? Qu'importe, seuls les mots comptent ! Kathrine LORICH
  
Publié le 15/06/2006 à 16:11
Par nouvellesdici
Yann FASTIER nous a envoyé la première partie de son travail : 10 mystérieux dessins que 10 textes viendront bientôt éclairer... Avis aux amateurs ! Quelle drôle d'histoire Yann veut-il nous raconter ?

Publié le 15/06/2006 à 14:15
Par nouvellesdici
Je n'ai pas participé au salon du livre de jeunesse d'Isle depuis dix ans. Dix ans déjà. Je n'ai pas vu le temps passer. M'y retrouver m'enchante, d'autant que la première étape se fera avec Christian et Alain, de "vieux copains". J'apprécie la sérénité chaleureuse du premier, la bonne humeur communicative du deuxième et l'érudition aussi vaste que discrète des deux. A son arrivée, Christian m'annonce qu'Alain souhaite que nous écrivions ensemble, que celui-ci a rédigé une introduction qui nous ouvre des pistes. Ecrire à plusieurs, j'adore... même si j'ai parfois quelques sueurs froides. Nous visitons la commune d'Isle en bus puis échangeons sur les premières lignes d'Alain. Je vais faire quelques photos au cimetière (mine de mémoires et immense source d'émotions), cherche les dates essentielles de l'histoire d'Isle dans les documents mis à notre disposition. Dès l'arrivée d'Alain, nous attaquons le travail commun : élaboration des parties communes du synopsis, répartition des tâches, réécriture de la première partie en fonction des nouvelles données et chacun se lance dans l'aventure. Mes angoisses commencent toujours là. Heureusement, je les connais maintenant et tente tant bien que mal de les apprivoiser. Christian et Alain écrivent immédiatement, chacun avec son débit, et... je rame comme je peux sur la partie de synopsis qui me concerne. Enfin, deux jours et quelques sueurs froides plus tard, j'arrive au bout. Contraint par d'autres obligations, Alain est déjà reparti et Christian et moi relisons ensemble la totalité de "La vénus d'Isle"... et relire avec Christian est toujours très formateur. J'apprends beaucoup, une fois de plus. Nous nous retrouverons en novembre. J'ai hâte. Pour le plaisir de retrouver mes lecteurs. Pour le plaisir de retrouver les copains auteurs, illustrateurs, organisateurs. Pour le plaisir d'apprendre encore...
Publié le 15/06/2006 à 12:01
Par nouvellesdici
Publié le 15/06/2006 à 11:55
Par nouvellesdici
Publié le 15/06/2006 à 11:43
Par nouvellesdici
Et voilà, nos derniers invités sont repartis... Philippe BARBEAU, Christian GRENIER et Alain GROUSSET ont clôturé cette période très agréable de résidence d'écriture/illustration sur la commune d'Isle. Arrivés mardi 6 juin, ils ont même rendu leur copie dès le jeudi. Copie au singulier puisque nos 3 compères ont choisi d'écrire ensemble. 
Concentration maximum... même Annette n'ose pas s'approcher !!!
Publié le 15/06/2006 à 11:15
Par nouvellesdici
Publié le 06/06/2006 à 17:59
Par nouvellesdici
Publié le 06/06/2006 à 17:56
Par nouvellesdici
Mercredi soir : connu Elisabeth de la médiathèque, ça rime. Tard le soir, dans la nuit, dehors sur la plate-forme en alu de la maison des assos, une bonne discut avec Christmann, ça rime pas mais c'était chouette quand même. Jeudi soir : connu Anne Quesemand et Laurent Berman. Encore de la discut, de la bonne discut. Entendu le coq. Vendredi midi : retrouvé au restau "la Ripaille" mon Jean-Ba que tous s'évertuent à nommer Patrick. T'inquiète, Jean-Ba, j'te soutiens. Nous ne cèderons pas. Petite interview pour connaître qui détient le pouvoir entre Hervé et Marie-France. Soir : tard. Je hèle le coq, il gueule plus fort. Je l'apostrophe. Il continue. Les marches d'alu résonnent encore de mon pas vengeur. Je crie dans la nuit. L'autre s'en fout. Samedi matin : les flics sont là, paraît qu'un coq est mort et avec lui une demi-douzaine de personnes réfugiées dans une ferme pendant qu'un dingue tirait dans tous les sens. Hervé me soutient, prétend pouvoir affirmer que je bossais mon texte. Anne et Laurent se bidonnent franchement, Marie-France elle-même sourit discrètement. Un aveu. Menottes. Samedi après : on me libère pour la photo souvenir. On fête l'anniversaire de Joël avec les journalistes. J'en profite pour m'enfuir. On se retrouve dans un estaminet discret, lieu secret de rendez-vous des organisés. On est sept. Olivier prétend qu'il vient d'Espagne, Hervé déclame sur l'histoire du monde, notamment et j'insiste sur les années 1936 à 1938. Je subodore son appartenance martienne. On finit par sympathiser -entre martiens- Cependant, Josiane, mon infirmière personnelle, m'entraîne avant que les gendarmes ne réapparaissent. On s'embrasse tous et toutes devant l'estaminet après que Hervé OU Marie-France, dans un geste d'émotion plus que chargé de sens a brisé une carafe et un verre blanc. Le patron s'en rend compte et aboie : -Eh bien, ça promet pour le salon jeunesse 2006 !
Publié le 06/06/2006 à 17:40
Par nouvellesdici
Publié le 06/06/2006 à 17:36
Par nouvellesdici
Publié le 06/06/2006 à 17:31
Par nouvellesdici
Nos trois jours à Isle ont été un moment superbe. Nous inviter à visiter, à chercher, fouiner, renifler, partager, rencontrer, bref à rêver : difficile d'imaginer commande plus féconde ! On a découvert des rails de chemins de fer que croisent et recroisent une rivière quasi-sauvage, une maison d'écrivain, toute une oeuvre mal connue, des vaches et des châteaux, un maire socialo et directeur de théâtre, tout un monde incroyablement riche qu'on n'imaginait pas... Tant de pistes à explorer maintenant, qu'il va bien falloir trancher... On ne reverra plus la même ville en novembre !
Publié le 06/06/2006 à 17:27
Par nouvellesdici
Publié le 06/06/2006 à 17:25
Par nouvellesdici
Trois jours en résidence à Isle. Avec pour but d'écrire ou de dessiner. En s'inspirant de la ville bien sûr.
J'arrive à Isle. Dimanche soir. Après huit heures de train. Petit resto à Limoges. Je découvre mes collègues d'aventure, un auteur et une illustratrice. Un autre dessinateur doit arriver le lendemain. Et j'apprends que l'auteur, l'ami René, avec qui je pensais peut-être pouvoir travailler, a du reculer, a du décaler son séjour. Zut. En venant, je n'avais aucune idée quant à ce que j'allais produire. Sinon que j'avais envie de travailler à deux. Histoire de changer de la routine. De la solitude ordinaire de notre métier d'illustrateur. Envie d'essayer de créer quelque chose à deux. Envie de découvrir... Eh ben non ! J'allais me retrouver seul. Comme d'hab, quoi !
Toujours dimanche soir. 22h30. Dans ma chambre. Seul. Mes collègues sont des couche-tôt. Et moi un indécrottable couche-tard. Pas de radio, pas de télé dans la chambre et moi qui suis incapable de travailler dans le silence. Sortir ? Ben euh... Isle la nuit, ça doit pas être top. Donc je me couche. Résultat à 3h du mat, je suis réveillé. Et à 7h, douché, rasé, habillé, je suis en balade dans Isle. Grisaille, petit crachin, pas un chat dehors, deux ou trois silhouettes qui partent à reculons au boulot, un lundi matin quoi. Je déambule. Le cimetière d'Isle, la Poste d'Isle, fermée, la rue principale d'Isle... Je vis une heure de grande solitude. Je me demande dans quelle galère je suis encore allé me fourrer. En plus, bien sûr, je n'ai aucune idée de ce que je vais bien pouvoir dessiner. Je cogite, me triture les méninges. Rien. Nada. Le vide. Seul. Seul. Seul. Je finis par atterrir sur le parking, désert, de l'église. Je me dis que c'est bien moche tout ça. Et cet immeuble gris, sans style, sans âme. Et si on changeait tout ça. Je tiens mon idée. J'y suis. Je rentre. A grandes enjambées. Papier, crayon. Hervé m'apporte une radio. France Inter. J'organise la chambre en atelier. Je vais piquer une deuxième table dans une pièce inoccupée. Ca y est, je suis dans mon monde. Je suis bien. Et les trois jours qui suivent vont être géniaux.
Publié le 06/06/2006 à 17:22
Par nouvellesdici
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fgfgn : nhcjyhjtydfgfg
mo : un blog de bibliothèque... j'en rêve. Votre projet est très intéressant, à lire à l'envers, début page 4 !
tatiouchka : J'aime votre blog car nous aimons les mêmes choses: l'illustration, la nature...http:/ /blog.ifrance.c om/tatiouchkaya
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