Des petites histoires vraies d'insertion
Comme précédemment relaté (Histoire Vraie), tous les personnages et les lieux existent. Les faits présentés sont réels et sont arrivés à une seule et même personne
Petite histoire vraie d'insertion AU NIVEAU DES PRESTATIONS A.N.P.E :
Petites précisions utiles : la prestation du Diplôme à l’Emploi est une prestation A.N.P.E. Elle s’est déroulée sous la responsabilité d’un centre de formation travaillant en collaboration avec l'A.N.P.E. Une telle prestation est, en théorie, intéressante car elle permet à son terme de pouvoir faire un stage en entreprise.
Lors de cette prestation, nous devons sélectionner les entreprises qui seraient les plus susceptibles de nous accueillir compte tenu de nos compétences et expériences. A cet effet, nous devons aller dans ces entreprises faire passer un questionnaire portant sur leur activité et surtout sur la possibilité d’embauche et/ou de stage.
La première subtilité de cette prestation, c’est que nous devons démarcher les entreprises qui ne relèvent pas de notre domaine de compétences. Autrement dit, c’est pour le compte des autres que nous nous déplaçons. Dans le concret, cela donne la chose suivante : deux personnes vont démarcher des entreprises avec des C.V. qui ne sont pas les leurs. Chacun, chacune doit donc parler pour les autres en face de l’employeur...
La deuxième subtilité de cette prestation, c’est que l’on nous soumet à un test de personnalité. Le compte-rendu (uniquement oral, car on ne nous transmet pas le rapport écrit de ce test) est fait par une psychologue du travail. A l’issue de la restitution orale du test de personnalité, la psychologue du travail a juste trouvé utile de me dire pour mon insertion professionnelle que : « le mieux que j’avais à faire c’était de retourner à l’université !!! »…
Petite histoire vraie d'insertion AU NIVEAU DE L’A.N.P.E :
Lors d’un P.A.P (Projet d’Action Personnalisé, entretien A.N.P.E), le référent auquel j’ai eu affaire, m’a simplement dit que l’A.N.P.E n’avait rien pour moi et que le mieux qu’il pouvait faire c’était que sous certaines conditions je pouvais bénéficier d’aides au transport (SNCF en l’occurrence)…. Mon inscription à l’A.N.P.E n’ayant donc plus lieu d’être, je me suis donc « auto-radiée » de l’A.N.P.E (ne touchant pas d’assédic).
Petite histoire vraie d'insertion AU NIVEAU DU TERRITOIRE DE LA SOLIDARITE :
Au mois de juin 2005, lors de la signature pour le renouvellement de mes droits au R.M.I, il a été précisé sur mon contrat d’insertion que je demandais la prescription d’un contrat aidé (Contrat d’Avenir, CI-RMA, ou un volontariat associatif) dans le cadre du dispositif du R.M.I.
Fin juillet 2005, le Président de la Commission Locale d’Insertion (C.L.I) m’informe, par courrier, que mon contrat d’insertion, établi au mois de juin 2005, avait été ajourné en raison du fait que je n’étais plus inscrite à l’A.N.P.E. Ce dernier terminant son courrier en exigeant que je procède à une nouvelle inscription auprès de l’A.N.P.E avant d’élaborer tout nouveau contrat d’insertion.
Or, en vertu de la loi n° 88-1088 du premier décembre 1988 modifiée, du décret n° 88-1111 du 12 décembre 1988 modifié, de la circulaire DSS/DIRMI n°93-05 du 26 mars 1993, et de la circulaire DIRMI n° 93-04 du 27 mars 1993, l’inscription à l’A.N.P.E n’est pas une condition réglementaire d’attribution du Revenu Minimum d’Insertion (http://vosdroits.service-public.fr).
Les bénéficiaires du R.M.I n’ont pas besoin d’être inscrits à l’A.N.P.E pour obtenir et percevoir le revenu minimum d’insertion, ni pour jouir d’un contrat aidé (seule exigence pour un contrat aidé est d’avoir une ancienneté de 6 mois comme allocataire, ce qui était mon cas).
Ce dont je n’ai pas manqué d’en informer ( ?) le Président de la C.L.I en demandant à ce dernier d’expliquer sa décision d’ajournement de mon contrat d’insertion puisque apparemment cette décision ne tournait uniquement autour d’une inscription à l’A.N.P.E. et ne semblait pas reposer sur « l’évaluation » de ma demande de contrat aidé.
En l'absence de réponse du Président de la C.L.I (même à ce jour…), j’ai, sans m’inscrire à l’A.N.P.E, établi un nouveau contrat d’insertion strictement identique à celui que j’avais fait au mois de juin 2005.
Mon contrat a été approuvé conforme et renouvelé jusqu’au 31 octobre 2006.
Ainsi, pourquoi avoir ajourné un contrat d’insertion pour l’accepter à l’identique quatre mois après ?
Je tiens aussi à préciser que jusqu’à aujourd’hui et en dépit de mes sollicitations répétées depuis ma première demande d’allocation au R.M.I, la C.L.I (Commission Locale d’Insertion R.M.I) ne m’a jamais donné les moyens de participer à une action d’insertion. Pourtant, comme le précise si bien le site du Service Public (http://vosdroits.service-public.fr, Rubrique R.M.I), le contrat d’insertion est un engagement réciproque basé sur la volonté commune, devrait-on le souligner ( ?), de faire en sorte que la précarité ne soit que passagère et non permanente...
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