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Publié le 25/09/2009 à 17:33
Par ordre.infirmier15
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 24 septembre 2009

CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LA GRIPPE A/H1N1

L’Ordre National des Infirmiers invite la profession à participer activement à la

campagne de vaccination et demande une révision de la planification logistique

L’Ordre National des Infirmiers, entend apporter sa pleine contribution à l’organisation de la

campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1. Il souscrit au principe édicté par les

recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique, HCSP, qu’un «
élément important

conditionnant l’impact de ces mesures est la rapidité de mise en place de chacune des

stratégies » et que « toutes les personnes qui désirent être vaccinées devraient l’être ».

L’Ordre invite donc toutes les infirmières et infirmiers en activité ou retraités à participer à

cette action de prévention et à se porter volontaires pour faire partie des équipes des centres

de vaccinations et des équipes mobiles.

Il souhaite en revanche, que cette campagne s’entoure de toutes les règles de sécurité et de

qualité des soins. Il n’envisage aucune organisation à minima que ne saurait justifier la

situation présente.

Dans ce contexte :

l’ONI considère qu’il n’a pas à se prononcer sur l’expertise concernant la sécurité du vaccin,

qui est de la compétence du HCSP.

Il ne cautionne pas, en revanche, la planification logistique de la vaccination telle qu’elle est

prévue actuellement dans la circulaire du 21 août 2009, et notamment :

Le manque de lisibilité des missions de l’infirmier intégré dans un vocable générique de

« autres paramédicaux » qui est source de confusion pour l’organisation des soins, tant

au sein des centres de vaccination, qu’au sein des équipes mobiles.

Le choix de scinder la préparation du vaccin entre plusieurs intervenants, impliquant, de

fait, que celui qui prépare n’est pas celui qui injecte.

Le choix du Ministère de la Santé et des Sports de faire appel pour cette campagne auxétudiants en soins infirmiers de 3ème année dans le cadre d’un stage de 4 mois sous la

responsabilité d’un infirmier.

Si la circulaire se veut rassurante sur la couverture assurantielle des intervenants, elle ne

peut occulter la responsabilité professionnelle individuelle de l’infirmier que ces dispositions

impliquent. Elles engageraient, en effet, les infirmiers dans des situations où ils auraient à

répondre de négligences qui ne seraient pas de leur fait, eu égard à la fragmentation des

actes de soins et à la qualification insuffisante des étudiants en soins infirmiers.

L’Ordre ne peut, tant d’un point de vue éthique que déontologique, cautionner une

organisation mettant les infirmiers en position de pratiquer des actes clairement contraires

aux Bonnes Pratiques Infirmières en usage, et peu en rapport avec un niveau de qualité et

de sécurité des soins que le contexte sanitaire et humain de cette campagne de vaccination

exige.

Il n’est pas non plus envisageable pour l’Ordre que des étudiants en soins infirmiers soient

réquisitionnés pour une période aussi importante à une tâche qui ne relève en rien d’une

situation de formation propre à l’acquisition de compétences et qui ne pourrait être validée

comme telle.

L’Ordre dans le cadre de ses missions "
veille à maintenir les principes éthiques et à

développer la compétence indispensables à l'exercice de la profession. Il contribue à

promouvoir la santé publique et la qualité des soins
".

Les infirmiers fidèles aux règles qui régissent la profession et aux valeurs qui la portent

agissent «
en toute circonstances dans l’intérêt du patient », dans tous les lieux de vie. La

campagne vaccinale contre la grippe A/H1N1 qui va toucher l’ensemble de la population doit

donc mobiliser largement les infirmiers

Contact presse : Virginie LANLO – 06 82 11 43 83 - comoni.vl@orange.fr

Publié le 11/05/2009 à 14:29
Par ordre.infirmier15
Publié le 11/05/2009 à 14:27
Par ordre.infirmier15
Humeur : Rebelle
              

Conseil National de l’Ordre des Infirmiers

Adresse provisoire : 116 rue de la Convention 75015 PARIS

Paris, le 11 mai 2009

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L’ordre des infirmiers se positionne sur la

réforme Licence-Master-Doctorat :

reconnaître et prendre en compte l’expertise de la profession

 Le 13 mars dernier à Clairefontaine le Président de la République a rappelé que la «France comptait450 000 infirmiers, mais avec une densité moindre (7,7 pour 1 000 habitants) qu'en Allemagne (9,7)ou au Royaume-Uni (9,1) car, en France, le métier est moins attractif et il n'est pas reconnu au niveauuniversitaire ».Le constat formulé est en effet très juste. Toutefois, le remède à cette situation peut-il tenir uniquement dans quelques aménagements salariaux et statutaires ?

Le Conseil national de l’ordre des infirmiers doute que ces mesures répondent, à elle seules, à la demande d'une reconnaissance légitime à laquelle aspire la profession infirmière dans son ensemblepour l’avenir.La loi a fait de l’Ordre National des Infirmiers une institution privée chargée d’un service public pour réguler et soutenir l’exercice de la profession, au bénéfice des patients et de la santé publique. La volonté de réformer du politique s’inscrit dans un contexte européen favorable qui vise d’une part à développer la mobilité des professionnels qualifiés et d’autre part à favoriser l’accès à tout citoyen européen à une exigence de qualité des soins harmonisée. Force est de constater que les récentes prises de postions émanant du Ministère de la santé ces dernières semaines sur l’avenir de la formation infirmière ne s’inscrivent pas, dans cette double optique, pour les infirmiers français et leur avenir Le Haut Conseil des Professions Paramédicales, HCPP, a donné son avis le 29 avril sur un projet d’arrêté relatif au diplôme d’Etat d’infirmier : Concernant son élaboration, ce projet repose en grande partie sur le référentiel d’activités, de compétences et de formation élaboré par la Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins, antérieurement à la mise en place de l’Ordre National des Infirmiers. Concernant sa validation, il est essentiel de rappeler que le Haut Conseil des Professions Paramédicales est composé pour moins d’un tiers de représentants de la profession infirmière et qu’en conséquence, plus des trois quarts n’ont donc aucune expertise, ni légitimité professionnelle pour l’entériner. L’ordre a été invité in extremis à siéger au sein de cette instance - en attendant l’arrêté de nomination -, mais n’a pas été associé à la mise au point de ce projet d’arrêté. En outre, il ne dispose d’aucun droit de vote au sein du HCPP. Or, le référentiel de formation constitue un sujet de préoccupation important des membres de notre profession. Sa validation engagera pour longtemps, la formation des infirmiers, leur compétence et leur revalorisation salariale. Cette revalorisation légitime et attendue par la profession ne doit pas occulter le problème de fond : le référentiel de formation, en l’état actuel, est bien loin des réalités du terrain et des besoins des patients. Notamment, le choix d’une formation centrée sur un tutorat de terrain augmentera de facto la charge de travail des infirmiers en poste sans vérification du respect de la sécurité des patients. De même, ce référentiel refuse l’intégration de la formation infirmière à l'Université, confirmant encore une fois une exception française déplorable et incompréhensible. L’Ordre regrette que ce référentiel, plus soucieux de répondre à des besoins catégoriels, ne promeuve pas l’avenir de la profession dans son ensemble. La réunion de synthèse des travaux sur l’intégration de la formation infirmière au dispositif licence-master-doctorat qui s’est tenue au Ministère de la Santé et des Sports le 5 mai dernier confirme ces orientations. Lors de cette réunion, il a été confirmé le maintien du diplôme d’état avec la reconnaissance d’un « grade » licence afin de « maintenir les IFSI dans un univers professionnel » et de « préserver le tissu des IFSI »… Cette avancée a été qualifiée par la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur, DGES, présente de « révolution pour la formation des infirmiers ». La volonté d’intégrer directement la formation infirmière dans un cursus universitaire classique (comme cela est le cas dans de nombreux pays européens) a été qualifiée de « solution juridiquement possible mais extrêmement lourde, difficile et impossible à résoudre dès l’automne… » Aucune réponse n’a été apportée par la DGES à la question de l’ordre des infirmiers, sur l’eurocompatiblité des ECTS (European Credit Transfer and Accumulation System) de la formation Licence des infirmières. Cette reconnaissance des prestations d’études est pourtant nécessaire pour assurer la mobilité des étudiants, les échanges professionnels et l’insertion de notre formation dans l’évolution européenne. Les perspectives de Master présentées pour la profession restent très floues. Alors que la DGES reconnait « la carence en recherche infirmière et le retard français en la matière » ces hésitations ne peuvent occulter les limites du grade licence ne permettant pas d’accès direct aux Masters et le refus de la mise en place d’un cursus de « sciences infirmières » à l’université. L’Ordre National des Infirmiers refuse que la profession infirmière ne se voie pas confirmée et confortée dans son expertise et ses responsabilités soignantes spécifiques, sur le terrain comme à travers son Ordre. Cette expertise est cruciale, jour et nuit, dans tous les lieux de nos exercices : nous avons pu voir à la fin de 2008 à quel point elle devait être mobilisée par les infirmiers, présents à leurs postes de travail. Cette expertise ne peut s’accommoder d’une gouvernance désinvolte à l’égard des valeurs, exigence, performance, professionnalisme et humanisme, qui sont celles des infirmiers et infirmières et qui les animent au quotidien. L’expérience professionnelle de chacun des infirmiers nous le démontre : beaucoup reste à faire pour que l’avenir de l’infirmière et de l’infirmier français corresponde à la volonté politique pourtant clairement affichée. Mais – force est de le constater – l’administration qui prépare cet avenir reste ancrée dans la vision passéiste d’un "personnel infirmier" à régenter dans un cadre d’exercice étriqué. Il est urgent de prendre la mesure de la dimension experte, pourtant reconnue partout au niveau européen, qui conditionne la qualité et la sécurité des soins que nous prodiguons tous les jours. Faudra-t-il, dans ce projet comme dans d’autres, s’apercevoir trop tard des erreurs de perspectives commises par ses inspirateurs ?

Courriel : ordre-infirmier.national@orange.fr

Publié le 06/04/2009 à 08:02
Par ordre.infirmier15
Humeur : Gaie
Publié le 06/04/2009 à 07:59
Par ordre.infirmier15
  ----------------------------------------(Paris, le 3 avril 2009)-----------------------------------------------------------------------Construire l’avenir de la profession ----------- En créant l’Ordre des infirmiers, le législateur a souhaité confier à une institution indépendante toutes latitudes pour lui permettre d’assurer la promotion et la défense de l’ensemble de la profession infirmière, quelle que soit sa pratique, son mode d’exercice, sa région. Afin de garantir son indépendance, d’assurer ses missions et d’assumer son fonctionnement, une cotisation annuelle est fixée. La cotisation est obligatoire pour tous les infirmiers et infirmières en exercice.  Après une journée d’échange avec les 100 présidents de départements, et les 23 présidents de régions,  le montant de la cotisation a été voté par les conseillers nationaux ordinaux. Il est fixé à 75 euros par an, en séance de ce jour. Ce montant va permettre de mettre en place une structure ordinale au service de tous les infirmiers, pour l’excellence des soins et d’engager rapidement le chantier fondateur de la profession : l’élaboration du code de déontologie.  L’Ordre porte également le projet de réforme « Licence, Master, Doctorat » et veut valoriser la filière en sciences infirmières, à l’instar des modèles européens et francophones.  Dans le cadre du projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires, dont les débats reprendront en mai au Sénat, la structure ordinale entend défendre et faire reconnaître les fonctions et les responsabilités croissantes des infirmières et infirmiers. L’Ordre est également l’interlocuteur officiel de la Haute Autorité de Santé, notamment sur le thème de la coopération entre les professionnels de santé. Il entend aussi honorer au mieux sa mission d’entraide et de solidarité au service des infirmiers.  Les élus ordinaux vont s’adjoindre les services d’une équipe professionnelle qualifiée afin de mettre en oeuvre les missions légales de l’Ordre : maintenir l’éthique de la profession ; promouvoir la compétence des infirmiers ; contribuer à la qualité et à l’évolution de la réglementation par ses avis et propositions ; s’assurer de la qualité individuelle et collective des soins, de la diffusion des règles de bonnes pratiques et de la pertinence des conseils donnés ; réguler l’accès à la profession par l’inscription au tableau et suivre la démographie infirmière.  Par son choix le Conseil National de l’Ordre des Infirmiers, après une étude budgétaire précise a fixé cette cotisation calculée au plus juste de ses objectifs. Il entend répondre à son ambition d’être porteur de ses missions et de faire des professionnels infirmiers de vrais acteurs du système de santé de notre pays en toute indépendance. - Présidence-Contact presse -Courriel : ordre-infirmier.national@orange.fr  
Publié le 01/12/2008 à 08:11
Par ordre.infirmier15
Humeur : Gaie
 

Le 25 novembre 2008, les 433 conseillers régionaux ont élus les membres du Conseil National de l’Ordre des Infirmiers :


- 24 titulaires pour le collège du secteur public
- 16 titulaires pour le collège du secteur privé
- 12 titulaires pour le collège du secteur libéral

Les 52 membres du Conseil National

Secteur 1 : Antilles Guyane Réunion
- Libéral : Emmanuel ADAIN
- Privé : Karine GERNELLE
- Public : Eliezer FARDINI et Guy SOUBAYA CAMATCHY ARIGUELOU

Secteur 1 : Ille de France
- Libéral : Myriam PETIT
- Privé : Emmanuel BOULARAND, Grégory VIGNIER et Jean-Claude ROUALIN
- Public : Dominique LE BOEUF, Thierry AMOUROUX, Christiane VEYER et Carmen BLASCO

Secteur 2 : PACA Corse
- Libéral : Dominique COVES et Thierry MUNINI
- Privé : Michelle FAURE-GEORS-TROJANI et Christophe ROMAN
- Public : Chantal LEVASSEUR

Secteur 3 : Rhône Alpes
- Libéral : Michelle FLAMENT
- Privé : Cécile CAYET et Gilberte IPHAINE
- Public : Marie-Pierre GUILLAUME et Laurence LANGELY

Secteur 4 : Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées
- Libéral : Bruno LE DU et Véronique MAUREL
- Privé : Sylvie LAC et Eric COCULET
- Public : Christophe BOUCHET

Secteur 5 : Pays de Loire Centre Poitou-Charentes
- Libéral : Sonia FERRE
- Privé : Isabelle BORRAS
- Public : Michel CARATY, Marilyne PECNARD et Christophe BODIN

Secteur 6 : Nord Pas-de-Calais Picardie Champagne-Ardennes
- Libéral : Armand DEVIGNES
- Privé : David VASSEUR
- Public : Jean-Yves GENTILHOMME, Martine BERGER et Jean SEGARD

Secteur 7 : Lorraine Alsace Franche-Comté Bourgogne
- Libéral : Philippe TISSERAND
- Privé : Françoise POULET et Marie-Pierre PLUMET
- Public : Arnaud DEMARSON, Olivier DRIGNY et Marie-Ange BORASO

Secteur 8 : Aquitaine Limousin Auvergne
- Libéral : Corinne BOURSAUD-LAPORTE
- Privé : Martine ETIENNE
- Public : Isabelle BAC et Monique BONAFOUS

Secteur 9 : Bretagne Normandie
- Libéral : Jean-Yves GARNIER
- Privé : Philippe BOIVENT
- Public : Karim MAMERI, Didier BORNICHE et Frédéric ROUVIERE

Publié le 01/12/2008 à 08:08
Par ordre.infirmier15
Humeur : Tendre

ELEMENTS DE CONNAISSANCE / BIEN-FONDE : ORDRE IDE

Quelques chiffres :

498 162  infirmiers ont fait enregistrer leur DE (répertoire ADELI), dont :

304 674  infirmiers du secteur public,

120 442  infirmiers du secteur privé,

  73 046  infirmiers libéraux.

Bref « historique » :

- projets de loi en 1996, 1998, 2003, mai 2005

- plus de 40 associations et syndicats infirmiers (4 ou 6 de libéraux, 40 de salariés) travaillent ensemble depuis plusieurs années à la création d’un ordre IDE

- des Etats Généraux Infirmiers ont eu lieu en 2005 dans chaque région (plus de 34 réunions), puis des Etats Généraux Nationaux

  => la loi du 21 décembre 2006 répond donc bien à un réel besoin exprimé de reconnaissance de la profession !

- On assiste à une lente évolution et émancipation de la profession infirmière. L’infirmière est présente en milieu hospitalier, à domicile, en milieu scolaire, en entreprise, en milieu carcéral, en établissements d’accueil pour personnes âgées, … : la profession occupe une position unique pour disposer de nombreux indicateurs sur l’état de santé de la population, elle doit donc pouvoir exprimer sa vision de la politique de santé, être force de propositions en matière de santé publique, peser de façon efficace sur les politiques de santé !

 - La France est le 19ème pays d’Europe après l’Autriche, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, la Norvège, le Portugal, le Royaume Uni, la Suède, ainsi que la Croatie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovénie, et Malte, … à se doter d’un ordre infirmier ! Quant à la Belgique, c’est pour très bientôt !

Au Canada, l’ordre des infirmiers du Québec s’est récemment positionné en faveur de la création d’une spécialité infirmière en psychiatrie, pour des mesures de protection contre l’utilisation abusive des mesures de contention, …

En Angleterre, il est reconnu que la gestion de la douleur, effective depuis des décennies, a été très largement portée par la profession IDE…

L’ordre des IDE espagnoles a été créé en 1977 : l’année suivante, les études devenaient universitaires ; 30 ans plus tard, les IDE françaises sont toujours à bac + 2 malgré 38 mois d’études !

Toujours en Espagne, l’ordre a obtenu le maintien des dispensaires qui a permis d’éviter l’engorgement des urgences hospitalières, et récemment la reconnaissance du diplôme au niveau bac + 4…

Constats :

- Malgré de multiples tentatives de structuration de la profession par elle-même (unions, fédérations, coordinations, collectifs,…), aujourd’hui 

  4% des infirmières seulement sont syndiquées et 7% adhèrent à une association !

- Depuis plus de 20 ans, notre profession vit une crise identitaire très profonde, qui s’exprime de différentes façons telles qu’une durée de vie professionnelle écourtée, un manque d’attractivité du métier, un manque de représentativité sur les plans national et international, un manque de reconnaissance …

- Absence totale des infirmières dans le rapport concernant le plan national Alzheimer en novembre 2007, et propositions de créer des « assistants de gérontologie » qui n’existent dans aucun pays européen, alors que de nombreux autres pays ont reconnu depuis longtemps que cette mission était partie intégrante du cœur du métier d’IDE !

- La France et 8 autres pays ont été interpelés en mai dernier par la Commission Européenne pour ne pas avoir communiqué les mesures de transposition d’une directive européenne de 2005 relative à la reconnaissance des qualifications des professionnels (visant à améliorer leur mobilité à l’intérieur de l’Europe), couvrant plusieurs professions dont celle d’ IDE…

L’ Etat a 2 mois pour répondre : qui va-t-il consulter pour proposer ces mesures ???

- Absence de protection des droits liés à l’exercice professionnel.

Ex : l’obligation faite aux IDE d’appliquer des prescriptions médicales écrites, signées, datées par le médecin, ne peut se concevoir que si l’IDE peut faire respecter le droit d’exiger du médecin une attitude conforme aux règles professionnelles…

Il existe des vides juridiques quant au contrôle du respect des règles professionnelles, contrôle qui doit s’exercer par les professionnels eux-mêmes et non par des autorités extérieures à la profession !

- risques de « dérives » (compétences confiées à des non professionnels...)

- la majeure partie des décisions échappe aux professionnels concernés, la profession n’est pas consultée…

Intérêts :

L’organisation et le contrôle de l’exercice d’une profession constituent un « véritable service public » ; en créant un ordre professionnel :

        -  la loi confère à ce dernier la contribution au fonctionnement de ce service public !

        -  l’Etat laisse la maîtrise de leur profession aux professionnels eux-mêmes (respect de la réglementation professionnelle, qualité des prestations, moyen de représentation auprès des pouvoirs publics).

Intérêts pour l’usager :

Garantir à la population la qualité et la sécurité des soins dispensés par les infirmiers selon des règles déontologiques, recevoir les doléances des patients…

Intérêts pour la profession et les IDE :

- fédérer la profession, rassembler, représenter l’ensemble des professionnels, quel que soit leur secteur d’exercice, sur les plans national et international

         => crédibilité, poids, force,…

- disposer d’un interlocuteur unifié, reconnu, solide, des pouvoirs publics, tutelles, organismes de protection sociale, autres professionnels de santé, organismes internationaux…

        afin que nos revendications et positionnements professionnels soient mieux défendus et entendus lors des processus décisionnels, afin de peser voire de décider nous-mêmes de l’orientation de notre métier, d’affirmer notre professionnalisme, nos responsabilités et notre rôle essentiel dans le système de santé…

- confier la gestion de la profession aux professionnels eux-mêmes, auto-régulation de l’exercice professionnel (particulièrement important dans une profession règlementée : protection des professionnels et régulation par les pairs)…

- inscrire la profession infirmière dans une logique identique à celle des professions paramédicales dotées d’un ordre, et à celle des infirmiers des autres pays européens…

- disposer d’une structure de réflexion sur la profession, force de propositions : avenir et place de la profession, évolution de la réglementation professionnelle, formation, questions de santé publique,… et capable de porter une vision infirmière de la santé (prévention, éducation à la santé, relation d’aide,…), des politiques de santé…

- construire une réelle identité professionnelle infirmière ; actuellement, la grande majorité des concepts sont anglo-saxons, nécessité de se doter d’une théorie en soins infirmiers francophones, de développer la pensée infirmière, les savoirs infirmiers…

- contribuer à l’attractivité de la profession (reconnaissance, valorisation,…)

Ce qu’est et ce que n’est pas l’ordre :

Il ne saurait se substituer aux autres organisations existantes car leurs statuts, leurs compétences, leurs objectifs, sont différents :

- syndicats : rôle de défense des intérêts des professionnels tels que conditions de travail, statuts, rémunérations,…Ils pourront d’ailleurs s’appuyer sur des argumentations solides, travaillées avec les associations et l’ordre…

- associations : rôle d’experts, de sociétés savantes, de conseils, selon leur objet…

La clarification de l’identité infirmière qu’il va permettre ne pourra que déboucher sur une meilleure coopération avec les autres professionnels de santé (pour collaborer efficacement, il faut bien se connaître), et sur une réelle complémentarité avec les syndicats et associations professionnelles…

La reconnaissance de la place de chacun est indispensable…

La cotisation :

Elle est indispensable pour assurer l’indépendance de cette structure afin que celle-ci ne dépende donc pas des pouvoirs publics ni de toute autre autorité, et ne subisse pas l’influence, la pression, de ses financeurs !

L’auto-financement est le garant de notre liberté d’expression et de positionnement !

Perspectives, « chantiers » professionnels où l’IDE se doit d’être présente :

- réforme des études IDE et leur intégration dans le système européen LMD, avec enfin, la reconnaissance bac + 3 attendue depuis 30 ans…

- transferts de compétences

- prescription IDE

- validation des acquis de l’expérience (VAE)

- pratiques avancées

- …

Publié le 01/12/2008 à 08:07
Par ordre.infirmier15
Humeur : Souriante
         Un petit blog complémentaire et indispensable pour recueillir vos reactions concernant notre actualité professionnelle & l'ordre infirmier.
A vos claviers...
Ps:restons correct & courtois :)

Tribune libre
loulou : nos chers syndicalistes auraient du se battre contre la loi hspt !
loulou : sous pretexte qu'il y a penurie d'infirmier doit on solder les soins infirmiers pour autant !!!
Corinne : Non , je n'enverrai pas mon inscription comme beaucoup et si on m'interdit d'exercer, nous savons bien de quelle pénurie souffre notre secteur...
Corinne : Payer pour travailler: je suis infirmière salariée du secteur public , je ne sais pas à quoi va me servir cet ordre infirmier réclamé par les se
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