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Tribune libre
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Publié le 03/09/2009 à 05:08
J'ai reçue ma première fiche de paye. Il y a de quoi être heureuse, clopes, l'harmonica de rêve, des médiators pour un ami, et un cadeau d'anniversaire hors de prix, le tout acheté en moins d'un après-midi. Ma carte bancaire a comme qui dirait "chauffé"... Avec ça j'ai acheté deux portes-clefs, dont l'argent est destiné à des associations, plus cher que le prix que l'on me proposait, j'ai donné un peu d'argent à un SDF, une cigarette aussi, deux...
C'est bon de gagner de l'argent. Mais comment lutter contre cette force qui pousse à se débarrasser de ça ? J'ai des convictions sur l'argent, à vrai dire je ne l'aimais pas beaucoup, parce que c'est vrai il ne venait jamais me voir. Et malgré son absence, j'ai toujours fait de mon mieux pour aider les bonnes causes, les sans-sous, les "pire que moi". À présent ça fait mal de me savoir avec tous cet argent, de m'offrir ces choses dont j'ai toujours rêvé, tout en voyant à la sortie du magasin un type tendre ses mains vers les hommes indifférents. Avant, je ne les comprenais pas ces hommes, comment pouvait-on fermer les yeux sur ceux qui ont besoin d'aide tout en sachant qu'on a le pouvoir de les aider ? Mais à présent, je me rends compte que ceux qui ont de l'argent donnent toujours avec peu moins de bon cœur. Lorsque l'on est pauvre mais non sans le sous, on donne en espérant qu'un jour quelqu'un aura la bonté de faire la même chose pour nous, en cas de nécessité. Avoir de l'argent c'est être dans un état d'esprit où "On récolte ce que l'on sème". J'ai travaillé, j'ai mérité mon argent. Tout ça reste une vision pitoyable des choses. Personnellement, je ne résous toujours pas mon dilemme, qui est que oui, j'ai de l'argent, oui, je peux donner aux démunis, mais pas en grande masse, car je ne travaille pas pour eux, mais pour moi. Mais alors, psychologiquement parlant, comment ne pas avoir mauvaise conscience, au nom de soi, au nom des hommes, d'être finalement trop riche, et de donner trop peu ? Pour être franche, j'ai reçue 200€ pour une semaine de travail. On pourra dire que c'est peu, si l'on compare cela à ce que je peux gagner en un mois, c'est-à dire plus de mille euros. Je sens que je n'ai pas fini de me sentir...disons gênée.
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Publié le 12/08/2009 à 19:13
Humeur : Souriante
Elle avait mit une robe ce soir là. C'était comme Cendrillon qui allait au bal, et qui se transformait en princesse. Elle se trouvait plus jolie d'un coup, et son entourage ne manquait pas de lui faire remarquer ce changement. C'était à l'occasion des trois ans de l'ouverture du salon de thé de ses amis. On fumait, on dansait, et ses yeux bleus acier, elle en était sûre, devait à nouveau pétiller, ce soir là.
Danser est la délivrance de nos corps trop alourdis par le poids des jours monotones qui passent toujours à la même allure, la même lenteur... Tout se relâche, se détend, et les tourbillons des notes peuvent enfin être en harmonie avec les arabesques des corps. Elle apprécie la danse, les danseuses dans des ballets. Elle se dit souvent en les regardant, sans manquer de souligner la beauté et la pureté de leurs gestes, qu'à quel point ces danseuses doivent souffrir, chaque jour, à force de travail, le travail du corps, qui sous d'autres termes et dans un autre monde, serait sans aucun doute lié à de la torture. Et là est la beauté d'un ballet, car devant nos yeux s'étale toute une contradiction : leurs gestes montrent la beauté, leurs cœurs la souffrance. Mais ça, chose tellement discrète grâce au rôle de la danseuse, personne ne le voit, alors on continue de les admirer, elles, leur grâce et leur légèreté... Elle rêvait d'être danseuse lorsqu'elle était plus jeune, mais se contente aujourd'hui juste de les regarder, comme les vaches regardent les trains qui passent... Publié le 11/08/2009 à 16:19
Humeur : Rebelle
Elle sait, elle sait. C'est mal. Elle sait mais, fait quand même. Après tout, elle a quittée sa famille, qui lui reste t-elle alors pour lui dire que, en effet, c'est mal ? ... ...Le bien, le mal.. Elle en a déjà bien trop souvent discuté. Elle aime faire le bien, mais prend quand même ce cachet. C'est un cachet magique qui l'empêche de penser, alors qu'en le prenant elle se souvient de ces actes passés. Le bien ou le mal, se disait-elle, si ma vie n'a été couverte que de mal, peut-être que ce cachet est mon seul bien, à présent. C'est comme... C'est comme si l'on mettait une douce fumée dans son cerveau, qui caresserait ses neurones comme le ferait une mère à son enfant, le berçant en lui chantant quelques comptines... La fumée avance vers ses paupières prenantes de légereté et qui la pousse à se poser doucement, à l'allure de la plus fine des plumes, de se poser sur ses yeux là, ses yeux bleus, aciers, affolés par ce flou et cette vitesse, par ce qu'elle entrevoit ou qu'elle ne voit pas alors qu'elle devrait voir.
La folie d'une vision instable, méconnaissable la vision d'un voyage... Elle voit un bateau bleu, transportant des mots qui s'éloignent d'elle...ça flotte, un peu dans l'air, c'est flou, de l'eau...et qui vont...vont... s'en vont...
...Puis ça se réveille. Désillusion. Chomage. Et le pire de tout : Solitude...Elle se réveille en voulant gueuler à tout le monde et de toutes ses forces de se casser d'ici ! Alors que non, elle n'avait invité que ce cachet...
Publié le 10/08/2009 à 19:50
Humeur : Maussade
Fatigue. Ses yeux bleus acier se cachent sous les paupières. Soupir. Exaspération. Que la vie est dure, que la vie est longue. Elle fait partie de ceux, qui souvent le coeur lourd, sont coincés dans ce vil système, qui les coincent entre le manque d'expérience dans la vie, et l'exigeance d'expérience pour acquérir encore plus d"expérience... ...Avouez que mes mots sont fous, tout ça perd de son sens, où est la queue, où est la tête ?! Ce vil système, que l'on nomme le travail, arrête le temps de ceux qui en ont point tout en cherchant à en avoir. Puisque les gens, les actifs, ceux qui vivent, puisqu'il avancent à une vitesse si folle, elle, eux, vous & moi, elle encore, elle, elle voit le temps se figer autour d'elle-même. Elle ne voit plus les gens, qui sont si rapides... Du coup elle est un peu en retrait, à l'écart des autres, des autres qui forment le monde... ...Et en se mettant à l'écart elle s'éloigne encore de ce monde, ce monde de travail ! Vil...Vil système ! Publié le 10/08/2009 à 09:02
Humeur : Tendre
Elle s'entête. Elle s'entête à vouloir transcrire son coeur, sa pensée pour transformer tout cela en choses immobiles, et non fugaces; palpables, et non vaporeuses, comme de la fumée... C'est alors qu'elle fait appel au blog, composé de texte, composé de phrases, composées de mots, composés de lettres. Toutes ces petites perles qu'elle rammassera une par une, pour en faire un joli, un splendide collier. Elle a peur, un peu. Mais les perles, c'est solide, après tout... |
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