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Publié le 18/01/2009 à 02:14
Par patrick huet
L'Age du Froid – C'est maintenant ! 

© Patrick HUET Au début c'était l'âge du feu. Quelque part dans le lointain passé, il y eut la naissance de l'âge du feu. Plus exactement la découverte, non pas du feu, mais celle de la maîtrise du feu. Dès cet instant, nos ancêtres n'avaient plus besoin d'attendre que la foudre déclenche un incendie pour s'en emparer d'une bribe. Puis de préserver cette flamme en l'alimentant chaque jour et chaque heure de brindilles et de branches. Non, ils avaient acquis l'habileté nécessaire pour créer du feu à volonté Le pouvoir du feu Le pouvoir de créer du feu (donc la maîtrise du feu) a modifié jusqu'aux racines les fondements des groupes humains de ces premiers temps. En sont découlées : la maîtrise du métal (et donc son utilisation), la cuisson des nourritures (et donc moins de maladies), la cuisson de briques, de ciment, de goudron, et ainsi de suite. La création de notre civilisation La maîtrise du feu a véritablement fondé les assises de l'ensemble des peuples de notre planète. L'âge du froid Mais vers la fin du XVIII° siècle une autre découverte a aussi révolutionné complètement notre civilisation sans même que nous l'ayons remarquée : la découverte non pas du froid, mais de la maîtrise du froid. Un monde soumis au temps Imaginez un monde où le froid était impossible à obtenir. Un monde où il fallait découper des cubes de glace dans les glaciers environnants ; puis les conserver dans des puits profonds protégés par de la paille pour s'en servir durant l'été pour rafraîchir les boissons. C'était dans ce monde-là que vivaient encore au début du XX° siècle nos arrière-grands-parents. Et bien, c'était il y a tout juste un siècle ! Un renouveau de la civilisation Savez-vous ce que cela signifiait : pas de réfrigérateur ? Aucun moyen d'obtenir du froid, dès que les beaux jours revenaient ? Ce que nous a apporté la maîtrise du froid c'est : - La conservation facile de la nourriture. Il nous suffit de disposer des aliments dans le réfrigérateur et nous n'avons plus aucun souci à ce sujet. La viande fraîche provenant de chez le boucher, les steaks, les rôtis... nous pouvons les conserver des mois entiers dans un congélateur sans inquiétude. Alors qu'auparavant, il aurait fallu soit les saler soit les fumer (ce qui demande du temps et de la technique) sinon ils auraient pourri. De même pour les fruits, les légumes ou les simples yaourts, la maîtrise du froid a changé radicalement notre façon de consommer. Le Froid : Un niveau de civilisation inégalé L'alimentation n'est que la partie la plus visible de notre pouvoir sur le froid. La maîtrise de ce froid nous permet aussi le transport et la conservation de vaccins (qui se dénatureraient à la chaleur), la maîtrise de l'hydrogène liquide (et des autres gaz) dans l'industrie, les greffes d'organes (préservés grâce au froid), et un nombre incalculable de technologies qui n'existeraient pas sans l'emploi du froid et qui ont modifié en totalité notre civilisation. Sans maîtrise du feu pas de civilisation, sans maîtrise du froid pas de progression ; à nous de les utiliser judicieusement pour mieux vivre en ce monde. En tous les cas je vous souhaite un hamonieux mélange des deux. Patrick HUET
Publié le 31/05/2007 à 18:36
Par patrick huet
Une machine encombrante
Depuis plusieurs années déjà, on nous parle du livre numérique. Des lecteurs, des petites machines, sont même apparus sur le marché (e-book, il me semble) sans vraiment connaître d'engouement auprès du public.
Il faut avouer que lorsqu'on doit brancher un appareil, attendre son démarrage que tout s'installe sur l'écran, mais aussi faire attention qu'il ne prenne pas une goutte de pluie, qu'il ne cogne pas contre le fond de son sac, etc. jamais un tel appareil ne saurait rivaliser avec un bon vieux livre en papier, d'une solidité à toute épreuve, disponible à la seconde près, et d'une maniabililité extrême.
L'échec du livre numérique tel que fabriqué par e-book et quelques autres était donc hautement prévisible.
Des craintes toujours d'actualité
Toutefois, les craintes de ceux prévoyant la fin du livre papier à grande échelle sont toujours d'actualité. Car un jour ou l'autre, nous y viendrons. Par nous, j'entends la consommation courante de la société. Certes, il restera une édition en vrai papier de romans, essais, catalogues. Mais ce sera davantage pour les amateurs de livres en vrai papier, d'un coût plus cher. A terme, la grande publication, la publication courante sera indénialement électronique.
Le livre papier ne disparaîtra pas
Le livre papier ne disparaîtra pas, il deviendra simplement un produit de luxe, Une publication pour les beaux cadeaux et les collectionneurs.
A quoi ressemblera le Livre numérique ?
Le livre numérique ne sera pas cette machine ressemblant à un ordinateur portable, mais aura toutes les apparences d'un livre papier. La seule différence étant que les pages ne seront pas fait de papier, mais seront des feuillets numériques. Il ne s'agit même pas d'une prévsion de science-fiction puisque ces feuillets existent déjà, qu'ils sont testés abondamment et montrés lors des salons dédiés au numérique. Le livre numérique ressemblera dans la forme au livre papier, mais ses feuilles seront de fines pellicules numériques.
Le livre numérique : beaucoup d'avantages
Ces livres numériques présentent nombre d'avantages : Pas de frais d'impression (donc gains de coûts et de rapidité), pas de fabrication continuelle de papier (donc préservation de la nature), pas de mise au pilon pour des livres invendus, téléchargement possible, etc. Toute une série d'avantages qui rendent attractif le livre numérique par rapport au livre papier.
Où donc se situe la faille de ce sytème ?
Comme dans toutes les activités humaines, la faille se situe uniquement dans l'esprit de quelques uns. Car il suffit, pour le groupe d'édition qui possède les droits de publication d'un livre, d'un manuel ou d'un magazine, de quelques clicks, et le contenu de votre publication est aussitôt modifié.
Difficile pour celui qui détient les rênes d'un tel groupe de ne pas "gommer" des passages d'un ouvrage qui déservirait ses intérêts ou celui du gouvernemt en place, ou de quelques partenaires financiers alors que d'un clik il peut le faire. Un manuel scolaire pourrait être ainsi "amélioré" selon l'intérêt supérieur du pays.
Un ciytoyen de base, se souvenant avoir lu quelque chose d'intrigant, consulte à nouveau cet ouvrage et... le texte en est quelque peu différent de ce qu'il avait en mémoire. Il se convaincra avoir mal compris le texte alors qu'entre temps le service de publication aura changé le passage en question.
Des contenus qui changent d'un click et à distance
Dès lors que l'on passe au livre numérique, le changement est aussi rapide qu'un click et à distance. Et c'est que réside le véritable péril du livre numérique. Il faudra vraiment que les dirigeants des sociétés d'éditions et de publications tel que Gallimard, Flammarion, Le Seuil, soient d'un standard éthique élevé pour faire éviter un tel écueil et faire barrage à toute action en ce sens.
Car d'ici une trentaine d'années, le livre numérique, aux feuilles aussi fines que celles en papier, aura gagné toute sa place dans notre société. Ce sera aux sociétés et aux groupes d'édition de veiller à conserver l'intégrité du contenu (texte et images) d'un livre, d'un manuel ou d'un magazine.
L'écrit : la mémoire d'un peuple
C'est un véritable défi, car la mémoire d'un peuple est basé sur l'écrit, et si l'écrit varie selon les caprices des dirigeants, c'est la mémoire du peuple qui s'envolera.
Merci de votre lecture. Vous pouvez me faire part de vos réactions à cet article, je les lirai avec grand intérêt. Voici mon adresse mail : Patrickhuet@ifrance.com
Publié le 26/01/2007 à 16:30
Par patrick huet
www.e-monsite.fr/contes patrickhuet@ifrance.com
Tout gratuit sur Internet :
Qui sont les vrais gagnants et les vrais perdants ?
Qui seront piégés ? Un débat fait rage entre les créatifs (notamment les musiciens, chanteurs, cinéastes, majors, journalistes, écrivains, etc.) et un certain nombre d'utilisateurs d'internet.
Selon ces derniers, la musique, les vidéos, les films... tout ce qui est numérisé doit être gratuit, car Internet est un espace gratuit. Et donc tout doit être téléchargé gratuitement sans aucun droit à verser à quiconque. On paye simplement quelques euros de plus un disque dur, un CD, un ordinateur, un lecteur X... et en échange, tout ce qui transite par ces objets de haute technologie est totalement gratuit.
Une proposition séduisante !
Transposons-la à l'industrie. Imaginons que vous aimiez le Coca cola. On fabriquerait des bouteilles Hi-Tech, avec toutes les options dernier cri : thermomètre intégré, compteur de bulles initiales, de bulles restantes, compteurs de bulles absorbées par le consommateurs par seconde, et même visionneuses du trafic et de l'agitation des bulles dans le Coca. Bref, le fin du fin en matière de technologie. Ce qui justifie un prix élevé pour la bouteille - disons 100 euros !
Tout le Coca gratuit et à vie
On paye un euro supplémentaire pour le fabricant de la bouteille, et en échange, on remplit sa bouteille à volonté, gratuitement et à vie de tout le Coca que l'on souhaite. (au prix de la bouteille, c'est normal diront certains !)
D'après vous, qui seraient les grands gagnants de l'affaire ?
- Le consommateur, certes . - Le fabricant de bouteilles, lui aussi. Mais qu'en serait-il de l'entreprise Coca Cola ? Vous l'avez deviné, au bout de quelques mois, elle disparaîtrait. Rien de bien catastrophique, me direz-vous. Le problème c'est qu'au final, le consommateur n'aurait plus du tout de Coca (puisque l'entreprise a fermé). Il ne lui resterait qu'une bouteille de haute technologie entre les mains, mais vide ! Et le fabricant de bouteilles, sans contenu à transvaser, sa bouteille est inutile et ne trouve plus d'acquéreurs. Donc il ferme.
Transposez tout ceci à l'univers artistique ! Qui donc seront les perdants de la gratuité forcenée ? Quand le contenu cesse, le contenant, même perfectionné, est sans valeur.
A terme, c'est tout le monde qui est piégé, tout le monde qui perd PS. J'ai utilisé l'entreprise Coca cola pour ma démonstration, mais elle aurait pu être effectuée aussi bien pour des fabricants de jus de fruits, des producteur de fruits (on paye une caisse Hi-Tech - compteur de pépins intégrés - et on a tous les fruits gratuitement), etc. Ceci pourrait d'ailleurs faire l'objet d'un scénario de science-fiction, qu'en dites-vous ?
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