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Les Animaux font leur blog
Mon bloc perso.
Envie d'encore plus d'adresses de sites d'amoureux d'animaux et de nature : http://www.coeu ranimo.inakka.c om

MERCI A TOI OH VISITEUR INTERNAUTE DE PRENDRE UN PEU DE TON TEMPS POUR VISITER LE BLOG DES ANIMAUX ;o).
S'il t'a plu alors n'hésites pas à bien voter pour lui . Merci de ta contribution à la condition animale. merci aux milliers de visiteurs depuis que j'ai ouvert ce blog en juillet 2006 ( si mes souvenirs sont bons ?) qui passent et parfois repassent plusieurs fois ici pour continuer la lecture . Merci a vous de votre intéret pour les animaux et la nature, du temps que vous y avez passé et de faire autant circuler l'adresse de ce blog . J'en reviens pas moi meme du bouche à oreille pour mon blog (car on me le dit par email) et suis tres contente pour toutes les asso que je tente de faire découvrir ici. Merci pour elles car elles font du beau boulot.

Vous avez un site ou un blog sur la protection des animaux ou sur votre animal, vous faites partie d'une association de lutte pour la protection animale ? ecrivez moi un email et j'en ferais la pub et mettrais un lien d'accès vers votre site ou blog ;o)

MERCI A VOUS TOUS DE VOS MESSAGES. CONFRONTEZ VOS AVIS? C'EST JE PENSE LA MEILLEURE FACON DE FAIRE EVOLUER LES PENSEES... A VOUS DONC DE PROUVER AUX GENS QU'ILS ONT TORD EN LEUR DEMONTRANT AVEC PERTINENCE QUE LEUR RAISONNEMENT ET LEUR LOGIQUE NE TIENT PAS LA ROUTE. ( NB: Pour eviter les gros mots et les allusions pornos ou a des sites de ce type et pour décourager les spammeurs publicitaires de sites pornos, de casino ou commerciaux, vos messages apparaitrons sur " les animaux font leur blog" apres que je les ai validé. merci de votre compréhension) Je me répète mais les personnes venant mettre des messages d'insultes gratuites ici et qui n'ont pas le courage de laisser au moins leur nom seront biensur modérés ;o) pas de gros mot ou d'insultes sur ce blog envers tout ceux qui y participent merci . il y a d'autres façons plus intelligentes et civilisées de s'exprimer...de toute façon je pense que les spammeurs d'insultes le font pour se défouler de leur contrariétées et donc n'ont pas d'intérets pour les débats et articles de ce blog ou de tout autres blogs.

MES CITATIONS :

"Auschwitz commence partout où quelqu'un regarde un abattoir et pense: ce sont seulement des animaux."
(Le philosophe juif allemand)Adorno

"En pratiquant sur un chien, on devient probablement un bon vétérinaire, si c'est le genre de praticien que vous voulez pour votre famille." professeur W.Held

"La question n’est pas : peuvent-ils raisonner ? Peuvent-ils parler ? Mais : peuvent-ils souffrir ?" Jeremy Bentham (1748-1832)

"J'ai rejeté la viande depuis tres tot dans mon enfance et le temps viendra ou les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent le meurtre de leurs semblables" Leonard de Vinci

"Le raisonnement justifiant la vivisection, le sacrifice de créatures que nous considérons comme des êtres "inférieurs", diffère peu de celui qui justifie le camp de concentration ou le commerce des esclaves." Prince Sadruddin Aga Khan - Journal The Observer, 16 août 1981.

"Nous pouvons juger le cœur d’un homme par son comportement envers les animaux." Emmanuel Kant (1724-1804)

"L’extrême civilisation engendre l’extrême barbarie." P. Drieu La Rochelle

"No n seulement les expériences animales ne réussissent pas à contribuer à la sécurité des médications, mais ils ont même l’effet opposé." Dr Kurt Fickentscher - Université de Bonn

"Aucun chercheur sur animaux n’est en mesure de fournir la moindre indication utile pour une maladie humaine." Dr D.A Long

"La vivisection sur des êtres humains est l’ultime but de la médecine expérimentale." Claude Bernard, fondateur de la méthode vivisectionnist e actuelle

Publié le 11 avril 2009 à 05:07
Par emma
Humeur : Maussade

Dans quelques jours, les fêtes de Pâques, les abattoirs d’agneaux et de chevreaux tournent à plein pour satisfaire des consommateurs chrétiens.


Voici comment sont transportés les symboles de l’innocence avant l’égorgement final.

Ces images ont été collectées sur le marché aux bestiaux de Parthenay (79) mercredi dernier (01/04/09) par l’association de protection animale L214 qui porte plainte contre le transporteur pour cruauté envers des animaux.


Vous savez à quoi servent habituellement les caisses utilisées ici pour le transport des chevreaux et agneaux ?


… au transport des lapins vers l’abattoir, normal qu’il n’y ait pas tout à fait la place…

Pour en savoir plus, lire Pâques : chevreaux et agneaux entassés dans des caisses à lapins !

Les animaux sont des êtres sensibles, Ouvrons les yeux sur les élevages et les abattoirs.


 (Source : Animal et Ethique  Article trouvé sur : http://www.lepost.fr/groupe/animal-et-ethique/


Publié le 11 avril 2009 à 02:24
Par emma
Humeur : Ironique


Le faux jambon pour les faux vegans

Dans l'industrie de l'alimentation biologique, et chez un grande majorité de personnes ne consommant pas de viande, une nouvelle tendance fait fureur : les substituts de viande vendus sous des appellations telles que « jambon végétal », « bio mergez 100% végétales » etc.

Cette nouvelle tendance, qui a doucement débuté dans les rayons frais de quelques magasins bio se voit désormais envahir la quasi totalité de ces magasins ainsi qu'un e-shop destinée aux « veggies » et/ou « vegans » souhaitant agrandir leur (triste?) diversité alimentaire.



Mais quel est donc ce besoin de vouloir manger du « vegetarian kebab » ? Quelle est donc aussi cette volonté d'inventer des recettes vegan avec des noms tels que « lasagnes », « sushis », « chili con soja », « gigots d'aubergine à la provençale », « paupiettes aux pignons de pin » ou bien encore des « escargots ».

Pourquoi une liste qui diffuse toutes les semaines sur internet des recettes 100% végétales s'obstine-t-elle à garder et employer des termes se référant typiquement à des plats à base de viande?


Chez beaucoup de végéta*ien-nes et de vegan cette tendance est très présente, cela semble traduire une frustration, une incertitude quant au nouveau choix alimentaire et éthique.

Pourquoi donc devenir végétarien-ne ou vegan pour ensuite aller manger de la « paëlla végétale » ou des tranches de soja ressemblant visuellement, ainsi qu'au niveau gustatif à des aliments 100% issus de la boucherie ?

Les végétariens inconsciemments pas très convaincus, ont ainsi un très bon alibi pour continuer de manger des aliments au bon goût de viande : faire découvrir à leurs amis « carnivores » que les végétariens mangent eux et elles aussi de bonnes choses, aussi goûteuses que la viande.

Ainsi les invités pris au piège ne se doutant pas qu'ils dégustent du 100% vegan, ne se rendent pas compte qu'ils n'ont pas mangé de viande tellement le goût, l'odeur, l'aspect et la texture sont proches de celle-ci.



En toute toute bonne foi, qui peut prétendre que ces aliments ne ressemblent pas à s'y méprendre à de la viande ? D'ailleurs n'est-ce pas aussi pour ça qu'ils ont été mis sur le marché ?!

Etre végan, c'est construire une nouvelle culture, où le « goût » de la viande est bannie autant que la viande et son apparence de cadavre. Ceux et celles qui ont peur d'assumer cette culture nouvelle feraient mieux de se remettre en cause, car leurs hésitations et leurs faiblesses aident l'idéologie de la « viande indispensable. »

( source : http://veganrevolution.free.fr/articles1/jambonvegetal.html )

Publié le 11 avril 2009 à 01:45
Par emma
Humeur : Au secours !
( Source : http://rescue.forumactif.com/general-actualites-sur-les-animaux-et-la-protection-f37/mon-temoignage-de-2-ans-en-bts-pa-t218167.htm )

Je diffuse ce témoignage très complet et effroyable de vérité :


Madame, Monsieur,

Je vous écris pour vous faire part d’un témoignage.
J’ai effectué deux années d’étude en BTSA Productions animales, ne sachant absolument pas ce qui se cachait derrière cette formation (si on peux appeler ça une formation). Mon rêve était de devenir vétérinaire, mais n’ayant pas fait un BAC Scientifique, il ne me restait plus que cette voix là pour y arriver.
Les horreurs que j’ai vu durant ces deux longues années me poursuivront jusqu’à la fin de mes jours. J’étais dans l’incapacité d’arrêter cette formation pour des raisons personnelles.
Il faut savoir que d’après les gens du milieu agricole « les animaux ne souffrent pas ! » (Mais c’est bien sûr…) il est donc très facile pour eux, de faire subir toutes sortes de cruauté aux animaux…
Voici donc la liste des atrocités que j’ai pu voir… (je décris seulement ce que j'ai vu, que ce soit à mon école ou dans les innombrables exploitations que l'on a visité)


Les moutons
La première année d'étude nous devions nous occuper de la bergerie de l'école. Chaque semaine nous nous rendions, mes camarades de classe et moi, dans la bergerie pour y effectuer les TP (Travaux Pratiques) sous la surveillance de notre professeur. C'était un endroit très glauque, très sale, très sombre, le genre de lieu où on ose pas lever la tête tellement qu'il y a des toiles d'araignées au « plafond ». Les brebis étaient parquées dans des « enclos » sans paille (au départ il y en avait mais le lendemain elles avaient tout mangé ou tout piétiné et personne ne remettait de paille), remplis d'excréments, les barrières dataient d'on ne sait pas quand, le sol était pleins de trous, les mangeoires trouées, les abreuvoirs recouverts d'une épaisse couche d'on ne sait quoi.
Lors des TP il nous a donc était enseigné que pour éviter que les brebis ne mangent la queue de leurs agneaux (à cause d’un manque de minéraux ou autre provoqué par les hommes), il fallait que l'on coupe la queue de ces derniers à la pince (ou à l'élastique) à la naissance à vif. Sans désinfecter, bien évidemment, ni la pince qui sert à couper, ni le moignon qui leur reste. Ensuite, afin de pouvoir les reconnaître au sein du troupeau, les agriculteurs leurs percent les oreilles (les 2 car une seule ne suffisait pas!) avec un appareil pour leur mettre les fameuses boucles, sans se soucier de savoir si cela transperce une veine. Au début ce sont des petites boucles, puis quand les agneaux sont assez grands, on leur perce une 2ème fois les oreilles en faisant un plus gros trou pour leur en mettre des plus grandes. Lors des TP, Les agneaux avaient les oreilles en sang. Si je faisais une réflexion ou que j’insistais pour mettre du désinfectant on me répondait en rigolant « oulala mais c’est bon, c’est qu’un mouton, il est pas mouru le mouton »…
Les séances se déroulaient toujours de la même façon, j'étais lynchée à chaque fois, mes réflexions dérangeaient...
Les agneaux sont ensuite triés lorsqu’ils ont 8 mois. Les mâles sont envoyés à l’abattoir (sauf les « chanceux » qui seront gardés comme mâles reproducteurs avant d’être envoyé à leur tour à l’abattoir au bout de 3-4 ans de « service ») et les femelles sont sélectionnées suivant des points bien précis, ainsi les « meilleures » seront gardées pour renouveler le troupeau, et les « moins bonnes » suivront leurs frères à l’abattoir.
Les brebis quant à elles sont des usines à agneaux. Elles sont prises par les béliers ou inséminées 2 à 3 fois par an. Leurs chaleurs sont synchronisées afin que toutes les brebis aient leurs petits au même moment. Lorsque la fertilité de ces dernières baisse, ou qu’elles ont atteint un âge avancé (8 ans !), ou qu’elles sont malades, elles sont envoyés à l’abattoir où elles seront lâchement tuées puis emmenées à l’équarrissage (car leur viande n’est pas « consommable »).
Bien sûr, à cause de la sélection sur la fertilité, il arrivait que les brebis fassent 3 agneaux. N’étant dotées que de 2 mamelles, il fallait leur enlever un des agneaux et le mettre « à la louve » (système de tétines en plastique qui sortent d'un grand récipient rempli de lait en poudre et d'eau) si on voulait qu’il survive. Les cris de la brebis qui appelle sont petit disparu retentissent encore.
Il ne faut pas oublier la souffrance quotidienne de ces animaux qui vivent dans une bergerie souillée. Lorsqu’il faut attraper une brebis, c’est la panique totale. Elles se blessent donc en essayant de fuir leur bourreau. Une fois attrapées, elles sont attachées très (trop) serré avec des licols qui leur marque à vie la peau. Pour les tondre elles sont maintenues dans des positions bien inconfortables, idem lorsqu’il faut leur parer les sabots. Les coups de pieds volent sans arrêt dans leur jarret si elles refusent d’avancer, sans parler des coups de bâtons.
Un agneau était tombé malade durant ma formation. Bien sûr il était inutile d’espérer qu’il puisse être euthanasié (bien trop cher et « sans intérêt »). J’allais donc le voir tous les jours pour le faire boire car il était dans un état comateux et dans l’incapacité totale de se lever. Mais il y avait de l’espoir. Cependant un matin, il a été retrouvé mort dans une mare de sang : un élève l’avait tabassé avec une pelle pendant la nuit… Le « professeur » n’en avait même pas fait allusion, comme si c’était tout à fait normal et sans aucune importance. En résumé, les Travaux Pratiques de ce cours consistaient à faire des vaccins aux animaux, à synchroniser les chaleurs des brebis en leur introduisant des éponges (pleines d’hormones) dans le vagin, à appuyer (bien trop fort) sur le dos des agneaux pour juger si oui ou non ils étaient bien conformés (et prêt à être mangé), à reconnaître sur l’animal vivant les différentes parties du corps que l’on mange, à couper les queues des agneaux, à leur percer les oreilles pour leur mettre des boucles, à tondre les brebis, à parer leur sabots, à faire des prises de sang sur les agneaux pour savoir lesquels seront gardés et lesquels seront tués.
Un programme passionnant pour une fille comme moi...


Les vaches
La 2ème année, nous devions nous occuper des vaches de l'exploitation.
On ne croirait jamais, en voyant les belles vaches paître dans les prés, qu'elles ont subi des atrocités sans noms. Je suis tout simplement tombée des nues ! Je pensais avoir vu suffisamment d'horreurs avec les agneaux, mais je n'avais vu qu'une infime partie de toute l'horreur qui existe dans ce milieu sordide.
Il s'agissait d'une exploitation de Vaches Laitières... Ce qui est, selon mon expérience, bien pire qu'une exploitation de Vaches à Viande.
Tout d'abord, les vaches sont inséminées (donc par conséquent violées) tous les ans. L'agriculteur choisi son taureau dans un catalogue comme s'il s'agissait d'un objet. Il prend en compte tous les « index » et tous les résultats de reproduction du fameux taureau en question. Il choisi le « meilleur ». Pour l'insémination, les vaches sont maintenues dans les « cornadis », cette chose métallique qui leur coince le cou de manière à ce qu'elles ne puissent plus reculer. L'inséminateur enfonce alors sa main dans le rectum de la pauvre vache qui se tort dans tous les sens sans pouvoir se dégager (imaginez la sensation...) afin de pouvoir trouver les trompes de la vache. Ensuite il enfonce la sonde dans le vagin de la vache et il verse la semence du taureau. 9 mois plus tard nait un petit veau. Le malheureux ne sait pas ce qui l'attend. On le laisse 12h avec sa mère, le temps qu'il boive le fameux « colostrum » (le liquide qui vient avant le lait, et qui permet aux nouveaux nés d'avoir tous les anticorps nécessaires pour se défendre contre les agressions extérieures) puis ensuite il est séparé, et emmené dans une « niche à veau ». Les pleurs de la mère appelant son petit disparu sont très prenants. Les veaux sont bouclés comme les agneaux. Si le veau est un mâle, et que la mère est une très bonne vache, il se peut qu'il ait la « chance » de devenir Taureau reproducteur pendant quelques années. Sinon, et c'est ce qui arrive dans la majorité des cas, il est enfermé dans la « niche à veau » pendant 2 mois, afin d'être complètement anémié (impossible pour lui de bouger, il peut seulement se lever et se coucher) puis un jour un camion viendra le chercher, et on le forcera à avancer ! Alors qu'il n'a aucun muscle et qu'il n'a jamais marcher (imaginez la douleur), et tout ça pour le bon plaisir des hommes : pour que la viande soit blanche.
Si le veau est une femelle, elle sera gardée comme femelle reproductrice qui servira à renouveler le troupeau. Dans ce cas son calvaire commence. Dès son plus jeune âge, on va l'écorner (Sujet d'un TP) en lui appuyant sur la tête à l'endroit présumé où les cornes pousseront, un tube métallique chauffé à 400°C. Cet appareil de torture leur brûle littéralement la peau (et le peu de cartilage qui allait un jour devenir une corne). Il faut voir ces pauvres petits bébés meugler de douleur, voir leurs yeux sortir de leurs orbites tellement la douleur est importante, et les voir se tordre de douleur dans la cage munie de cornadis dans laquelle on les a enfermé. Sans parler des commentaires débiles des abrutis finis de ma classe « mais non t'as pas mal » ou encore « plus tu gueules plus c'est long! » et pour finir « ahaha t'as vu ses yeux » et de l'odeur nauséabonde qui s'échappe. Bien sûr le professeur laisse les élèves faire le travail histoire que la bête souffre bien. J'étais la seule, sur une classe de 31 élèves, à avoir refuser de faire souffrir inutilement un animal. Tout le monde est « passé » en disant non au départ puis finalement en acceptant (pas étonnant qu'Hitler est réussi son coup avec le nombre de sans cervelles qui peuplent l'humanité).
Les veaux se font ensuite pincer, tordre, frapper la queue pour qu'ils avancent. Comme un gouvernail. Les pauvres ne sont pas assez traumatisés de leur « expérience dans la boîte » il faut en plus qu'on les frappe pour les refaire entrer dans les enclos. Le premier de la série ne sait pas ce qui va lui arriver mais tous ceux qui passent après lui, l'ont entendu hurler et sont complètement stressés avant même d'être enfermés dans la cage. Ce passage m'a particulièrement choqué.
Une fois écornés, on leur met un petit coup de B***e violette sur la tête et hop retour à l'enclos.
Les veaux sont nourris avec du lait en poudre, normal pour une exploitation qui vend des milliers de litres de vrai lait, provenant en plus de leur maman, à eux.
Lorsque les petites génisses (veaux femelles n'ayant pas encore vêlé) on atteint l'âge de 1 an, elles sont inséminées (comme expliqué plus haut) et mettrons bas de leur premier veau à l'âge de 2 ans. A peine le veau est né qu'elles sont réinséminées afin de remettre bas l'année d'après et ainsi de suite pendant environ 6-7 ans. Passé cet âge, elles sont envoyés à l'abattoir, si encore elles n'ont pas eu de problèmes de santé avant.
Les vaches laitières font donc veaux sur veaux, comme si leur corps pouvaient le supporter, tout ça pour que les hommes leur volent leur lait et le boivent (seul être vivant à ne pas être sevrés ?).
Il fallait pendant l'année que je fasse un stage d'une semaine à la ferme pour assister à la traite du matin... mon dieu, au secours...
Toutes les vaches sont piquées aux hormones avec la même seringue posée sur un plateau jamais nettoyé et rempli de crottes de mouches. La seringue n'a jamais été changé pendant toute la semaine où j'ai fait la traite. Le fermier les pique directement dans le trayon (le trou du pis) pour que le lait vienne plus vite. On leur pompe tout leur lait avec les trayeuses automatiques de maintenant, les vaches sont rangés à la queue leu leu, 4 par 4. J'imagine à quel point cela doit être agréable pour elle.
Chaque trayeuse possède un mécanisme qui identifie les vaches et qui détecte la quantité et la qualité du lait de ces dernières. Les vaches sont ensuite classées dans un tableau, les meilleures restent, les moins bonnes sont virées ! (on dira pas où !)
Comme si elles étaient responsable du taux de cellule dans leur lait, ou du fait qu'elles aient attrapé une mammite !
Sans parler de leur blessures aux pieds qui les font boiter comme jamais. Car la plupart des vaches laitières ne voient jamais la lumière du jour, ni la bonne herbe verte. Elles sont parquées dans un bâtiment sombre, sur du béton qui leur bousille les sabots et les articulations, de la me*** jusqu'aux genoux, entassées dans des « couchettes » bien trop petites pour elles (Les stabulations libres à aire paillée se font rare...) Et leurs journées se résument à stabulation, salle de traite, stabulation, salle de traite...
Avec leurs gros problèmes de sabots, certaines n'arrivent même plus à marcher et se trainent, certaines sont même déformées (bassin plus haut que les épaules, pattes retournées, mamelle tellement imposante à cause de la sélection qu'elle les empêche de bouger les postérieurs...)
La sélection permet donc aux hommes de faire d'énormes rentrées d'argent sans se soucier de ce que peuvent bien ressentir les animaux. Des mamelles plus imposantes avec plus de lait ! Des vaches piquées aux hormones pour qu'il en sorte plus de lait ! Des vies plus courtes mais plus productives, et des crétins encore plus crétins pour inventer encore d'autres trucs plus crétins encore.
J'ai vu pendant une des visites, une exploitation de 100 VL tenue par un seul homme. Pas de salle de traite, une seule grande stabulation en béton, avec... un robot de traite. Les vaches rentraient dans le robot, un système totalement électronique trouve les trayons des vaches à l'aide d'un laser, trait les vaches et calcule la quantité de lait produite par vache.
Une machine, parmi les machines.... car l'homme prend bien les vaches pour des usines à lait.
Et vous regarderez dans les prés, les rares vaches qui broutent, si elles ont des cornes...

Les cochons

Le pire arrive !
Après les vaches et les moutons, je pensais être blindée... Mais non, l'horreur continue !
Je devais réaliser un stage de 15 jours dans une porcherie...
Pas la peine de rêver, les porcs ne vivent pas à l'extérieur !
L'exploitation comptait 650 truies reproductrices et 5 verrats (enfermés dans des enclos de 5m2)
Les 650 truies faisaient entre 5 à 19 porcelets par portée et cela tous les 6 mois. 3 mois en salle d'insémination, bloquées entre 2 barres en fer, ne pouvant ni reculer, ni avancer, ni se tourner, seulement s'assoir, se coucher et se lever. La mangeoire devant, la fosse à purin derrière. Le sol ? Des grilles ! Si les excréments ne passent pas au travers, tant pis, la truie se couche dessus. Il faut attendre que les truies viennent en chaleur puis elles sont inséminées trois fois, pendant 3 jours de suite, puis attendent 1 mois avant de se faire échographier. Si elles sont pleines, elles vont en salle de gestation, sinon elles se refont inséminées. Seulement 2 chances pour elles de tomber enceinte, ensuite c'est direction l'abattoir car on a pas de temps à perdre avec des truies improductives. Pour les faire venir en chaleur, les porchers font passer un verrat devant elles, dans des couloirs si étroits que les verrats ont du mal à se retourner. Bien sûr ils se prennent des coups de barres en fer lorsqu’ils refusent d'avancer ou de reculer dans ce couloir.
Pour l'insémination, c'est bien simple, le porcher fait monter le verrat sur un bout de plastique, puis le masturbe (si si !) et récolte la semence dans un thermo qui maintient le liquide au chaud. Ensuite la semence est diluée puis séparée en 30 doses (donc 10 truies). Le sperme est mis ensuite dans des sondes spéciales qui seront par la suite enfoncées dans le vagin des truies. Les sondes restent dans leur vagin jusqu'à faire fondre l'embout de cire qui fermait les sondes. Le sperme est alors libéré de la sonde et peut s'écouler dans leur vagin. Cela peut durer une demi-heure, une demi-heure avec un tube plastique dans le vagin... certaines se couchent et le cassent, d'autres se l'enfoncent très profondément, d'autres la font tomber dans la fosse à purin (et donc une sonde de foutue, une « chance » en moins pour elles de tomber enceinte...)
Une fois pleine, si cela arrive, elles sont envoyé en salle de gestation (par un système de couloirs) pour 3 mois 3 semaines et 3 jours ! Elles sont parquées à 6 ou 8 dans des boxes où elles ont la place de se tourner, de faire quelques pas, mais les boxes sont quand même trop étroits car elles se battent et se font des blessures très profondes. Le sol est une grille qui leur fait aussi des blessures aux pattes. J'ai assisté à une matinée « prise de sang »... Le porcher leur prend le groin à l'aide d'une corde (système soi-disant fait pour immobiliser l'animal). Plus les truies tirent, plus la corde se serrent autour de leur groin, elles se mettent à hurler (bouchez vous les oreilles), le vétérinaire se place alors sous elle, et fait la prise de sang sous le cou, dans la grosse veine (combien de loupés ????)
Une fois leur gestation à terme, elles sont envoyés (toujours par le même système de couloirs) dans les salles de mises bas ou maternité. Elles sont une par une dans des sortes de cages en fer, même genre de système qu'en salle d'insémination, sauf que là, il y a un petit espace pour les porcelets.
Là il faut déclencher les mises bas, à l'aide de piqures d'hormones. Les truies hurlent dès qu'elles voient les seringues, il faut donc faire très vite sinon il est impossible de rester dans la salle tellement le bruit des hurlements est insoutenable.
Ensuite elles sont piquées régulièrement avec différents produits, anti ceci, anti cela.
Lorsque les petits naissent... (passage le plus choquant), ils sont triés, les petits avec les petits, les moyens avec les moyens, les gros avec les gros. Au final les truies allaitent des petits qui ne sont pas les leurs, sauf celles qui s'y refusent et qui tuent et déchiquètent les porcelets étrangers (sympa comme vision, des bouts de bébés cochons) Inutile de dire que ces truies là ne sont pas gardées !
Une fois une portée était née, j'étais en extase devant ces petites choses, le porcher m'avait demandé de veiller à ce que tous les porcelets arrivent à boire... Voilà deux heures que je tenais dans mes mains le plus petit de la portée, tellement petit qu'il n'atteignait pas les tétines, si petit, si mignon, plein de vitalité et la force de vivre, il s'était presque endormi dans mes mains lorsque le porcher a débarqué pour voir la portée. Je me suis enlevée de l'enclos, il s'est approché, il a dit « ça c'est trop petit », puis il a pris le petit porcelet par les pattes de derrière, et la frapper d'un coup contre le sol. Le bruit du « PAF » résonne encore dans mes oreilles. Lorsqu’il a vu mes larmes couler, il s'est tout de même excusé et m'a dit que la prochaine fois il me préviendrait avant, de manière à ce que je puisse avoir le temps de me retourner...
Le corps sans vie du petit bébé est resté là, par terre devant l'enclos...
Au fil des jours, les corps se sont multipliés devant les enclos car chaque matin, on avait pour mission de ramasser les porcelets qui avaient été écrasés par les truies pendant la nuit. Si les pauvres avaient le malheur de passer sous les truies pendant qu'elles mangeaient et de s'endormir sous leurs pattes... ils étaient étouffés par la truie lorsqu'elles se recouchait d'un coup d'un seul. Les cris des porcelets ne faisaient pas relever les truies, aussi bizarre que cela puisse paraître. Il est arrivé qu'on arrive à en « sauver » en arrivant à temps en entendant les hurlements, mais bien souvent, on retrouvait des porcelets bien bleus, avec les marques des grilles sur le corps.
Vient ensuite la journée des fameux « soins aux porcelets » ! Quelle jolie façon d'appeler ce pur moment de souffrance...
Un petit chariot, 4 côtés, 4 soins ! Un côté tatouage, un côté vaccin, un côté meulage des dents et un côté coupe des queues ! Au milieu un panier en plastique dans lequel on mettait les porcelets de 3 jours. Inutile de dire que je n'ai pratiqué que les vaccins...
L'appareil servant à tatouer ? Deux plaques métalliques qui se superposent, une sans rien, une avec des pointes représentant des chiffres, une pédale, qui quand on l'actionne serre les deux plaques l'une contre l'autre. On place le porcelet la tête vers le bas, une oreille entre les deux plaques, on met de l'encre sur les piques, on appuie sur la pédale et là « craque » le bruit de la chair qui se craquèle, les piques qui restent coincés dans l'oreille des porcelets, il faut tirer pour que ça se décoince. Et c'est pas fini, on fait la 2ème oreille.
Pour les dents, un bruit de roulette chez le dentiste « dzzzzzzzzzzzzzzzzzz », il faut limer les canines des porcelets car la nature les a fait comme ça mais l'homme veut révolutionner ça ! « ils blessent les mamelles des truies et après elles ne se laissent plus têter » (…) comme si les truies étaient faites pour avoir 19 porcelets alors qu'elles ne sont dotées que de 14 mamelles, et comme si dans la nature cela importait que la truie laisse mourir les plus faibles...
Je vous laisse imaginez... vous faire limer les dents... et encore quand elles ne sont pas coupées à la pince ! Auquel cas, elles sont cassées 1 fois sur 2, ce qui provoque d'énormes infections...
Pour ce qui est de la queue : il y a un petit embout métallique représentant une sorte de C chauffé à 400°C (le fer devient rouge). On place la queue du petit porcelet sur le fer chauffé, jusqu'à ce que la queue soit coupée... Des cris de douleurs, des petits corps qui se tordent et qui hurlent pour s'échapper de leur bourreau, imaginez vous faire couper un membre de cette manière, brûler à vif jusqu'à ce que les os fondent et se détachent. J'ai encore une fois refusé de faire ET de voir le massacre... « ça dure pas longtemps » était l'argument premier... seulement je peux vous dire que cela devait durer bien 6-7 secondes, et que 6-7 secondes comme ça, c'est très très long. Je me suis brûlée par accident avec l'embout, la peau de mon bras est restée même pas la moitié d'une demi seconde sur le fer bouillant, une douleur pire que de l'huile bouillante, j'ai eu la marque en forme de C pendant 1 an sur la peau (cloque énorme, peau qui s'en va, peau rose, peau marron). Je ne veux même pas imaginer la douleur de ces bébés. Sans parler du fait qu'une fois leur queue coupée, ils ne prennent même pas soin de les poser délicatement sur leurs 4 pattes mais les balance, ce qui signifie qu'ils se retrouvent sur les fesses, à l'endroit où ils viennent de se faire bruler vifs... Si on nous coupait un doigt de cette manière je ne pense pas que l'on apprécierait que quelqu'un nous appui le moignon qui nous reste très fort sur la table... Les queues des porcelets sont donc coupées, pourquoi me direz vous ? Parce qu'ils sont parqués dans des cages bien trop petites par rapport au nombre qu'ils sont, qu'ils en deviennent fous et se bouffent entre eux. Sans parler des carences qu'ils accumulent et qui les rend cannibales. Donc pour régler ce « petit problème » l'homme a trouvé la solution simple, rapide, efficace et pas coûteuse de leur couper des membres à vifs !
Les porcelets blessés (toujours les pattes à cause des grilles), sont marqués à l'aide d'un appareil qui leur trou littéralement l'oreille. Ils ont donc des trous en forme de triangle ou de carré dans les oreilles. Sympa !
Ensuite arrive le 5ème jour des porcelets... Sûrement le pire si le porcelet est un mâle... Je n'ai fait que « trier » les petits, étant bien incapable de faire ce qui va suivre. Nous étions munis d'un casque à mettre sur les oreilles, ceux que les ouvriers utilisent lorsqu'ils se servent d'un marteau-piqueur... car les cris d'un porcelet qui se fait littéralement castrer sans anesthésie pourrait facilement faire péter un verre en cristal. Ils prennent le porcelet par les pattes de derrière, le bloque entre leurs jambes, prennent une lame de rasoir, font une incision dans les testicules du porcelet, appuient bien fort pour les faire sortir, arrachent le tout, mettent un peu de poudre sur les deux plaies et reposent le porcelet comme si de rien n'était... Chose très facile à faire, quand on s'est persuadé que « les animaux ne souffrent pas »... Sauf qu'ils souffrent sinon ils ne hurleraient pas de la sorte.

Il y a des porcelets mâles qui échappent à ce genre de pratique car ils ont des hernies (cas où les testicules sont dans la même poche que les intestins). On ne peut pas inciser sinon les intestins sortiraient avec... Il faut être un professionnel pour le voir. Sauf qu'il y avait avec moi une personne en stage qui avait accepté tel un mouton de faire les castrations, et qui par mégarde avait ouvert un porcelet qui avait une hernie. On ne s'en était pas rendu compte tout de suite, seulement après quelques heures... Et là vision d'horreur... Un petit porcelet, bien vivant, assis sur ses intestins tout sanguinolent... Ni une, ni deux, le porcher la pris et la taper par terre. PAS LE TEMPS DE ME RETOURNER. J'ai vu cette petite chose par terre avec le crâne explosé... mais pas mort... réaction « Il n'est pas mort !!!!! ». Réaction du porcher : un énorme coup de pied sur le crâne « Maintenant il l'est ! ». J'ai cru que je m'évanouissais.

Les porcelets sont séparés de leur mère à 28 jours en moyenne (certains seulement 21) puis sont envoyés dans des camions chez des engraisseurs.
Les truies retournent inlassablement en salle d'insémination à peine les porcelets partis. Et le cycle recommence !
Les causes de réformes des truies (réforme = abattoir) sont les suivantes : pas assez productives (moins de 8 porcelets), pas assez maternelle (mange, écrase ses petits), problèmes de pieds (pas étonnant vu qu'elles sont sur des grilles), trop vieille (= 4 ans ) (merci pour les loyaux services), « méchante » (certaines mordent, foncent dans les gens, défoncent les cages), pas assez fertiles.

Une chose qui m'a profondément marqué aussi : les animaux n'ont pas d'eau à leur disposition. Un système distribue automatiquement la nourriture sous forme de soupe à heure précise. Un coup la soupe, un coup l'eau, sauf que les mangeoires ne sont pas nettoyées, ce qui fait que lorsque l'eau arrive, elle est mélangée au reste de soupe, donc ce n'est pas de l'eau pure, celle qui désaltère quand on a soif. De plus, si les truies ont soif à 13h, elles doivent attendre par exemple jusqu'à 17h avant que la ration ne soit distribuée. Il n'y a rien de pire que de ne pas pouvoir boire lorsqu'on a soif.

Pendant 15 jours j'ai donc assisté à ces mutilations et à ces aberrations, J'ai passé mon temps à faire des piqures pour soulager les animaux qui avaient des problèmes de pieds (dieu seul sait qu'il y en avait) à surveiller les nouveaux nés, à parler aux truies, en les regardant dans les yeux et en pleurant, parce qu'il n'y a rien de plus expressif qu'un regard de cochon...


Les volailles

Il n'y avait pas de volailles au lycée, mais nous faisions chaque semaine une visite dans une exploitation voisine, avec différents animaux à chaque fois.
J'ai donc visité un élevage intensif de poules pondeuses en batteries, un élevage « plein air » de Chapon Label Rouge (!!), un élevage intensif de canards et j'en passe.
Les poules pondeuses, à 9 dans une cage grande comme 2 feuilles A4, aussi haute que les poules, le sol en pente (vive le confort) pour que les œufs glissent et tombent sur le tapis roulant prévu à cet effet. Des animaux déplumés à force de se piquer, des animaux dans un état lamentable, des cages sur 3 étages et sur 200m de long, dans le noir, avec la lumière artificielle qui s'allume la nuit, pour faire pondre les poules... Des cages si petites face à toute la place qu'il y avait dans le bâtiment... Une pure honte, de la maltraitance animale pure et dure, un cauchemar réel.
De plus, à leur naissance les animaux sont sexés : les femelles iront dans les exploitations pour pondre, les mâles eux seront envoyés dans un broyeur par le biais d'un tapis roulant, bien vivant ou seront gazés car « ne servent à rien ».
Les becs des volailles sont coupés pour éviter les « piquages » dans leur si grande cage, à la pince puisque c'est la mode des pinces, sans anesthésie (bien évidemment). Les griffes aussi sont coupées : on fait passer les animaux sur un tapis roulant munis de trous, sous le tapis roulant se trouve une sorte de scie qui coupe tout ce qui passe, les griffes passent donc à travers les trous et sont coupés, si c'est une patte qui passe, c'est pareil !
L'odeur qui règne dans les bâtiment d'élevage est plus qu'infecte (comme pour les porcs). Les animaux vivent au dessus de leurs excréments... Comment est-ce possible !?
Les vieilles poules pondeuses sont envoyées à l'abattoir et sont transformées en petfood ou servent à faire les paellas.
Pour ce qui est de l'élevage des Chapons Label Rouge ! Tout d'abord savez vous ce qu'est un chapon ? C'est un coq sans testicules ! On les lui a retiré de cette manière : on l'ouvre au scalpel vers les côtes, à l'aide d'une pince on attrape les testicules, on les arrache d'un coup sec et on relâche la pauvre bête... (encore une fois ceci est fait sans anesthésie) C'est une opération tellement douloureuse qu'un coq sur 2 meure dans les 5 minutes qui suivent l'opération. L'agriculteur nous avait d'ailleurs dit qu'une fois des journalistes étaient venus pour filmer la scène mais que bien entendu il avait refusé ! (« pas envi d'avoir des emmerdes avec les associations de Protection Animale »)
Ensuite il faut savoir qu'ils sont effectivement en « plein air » pendant quelque mois mais que ensuite pour finir leur engraissement, ces animaux sont enfermés dans des minuscules cages en bois, et sont gavés de maïs jusqu'à être suffisamment gras pour être tués.
L'abattoir des volailles est affreux : les animaux sont suspendus par les pattes, qui de temps à autres lâchent car les animaux sont engraissés trop rapidement et leurs os n'ont pas le temps de se solidifier, ce qui veut donc dire que l'on retrouve une poule sans pattes gisant sur le sol, en vie, et ses pattes toujours accrochées au mécanisme... Elles circulent via ce système la tête en bas jusqu'à arriver dans une espèce de boîte noire. A l'intérieur se trouve une sorte de scie mécanique qui tourne et qui leur coupe la tête à leur passage. Lorsqu'elles sortent de la boîte, elles n'ont donc plus de tête.
Les canards sont eux aussi sur des grilles dans des cages trop petites, au dessus de la fosse à lisier qui dégage une odeur à faire vomir.
J'ai aussi visité un élevage intensif de poulets de chair... Au début, c'est super ! Les poulets ont beaucoup de place ! Le grand bâtiment d'une centaine de mètres, accueille des milliers de petits poussins sur de la paille bien fraîche (ou copeaux), ils peuvent courir sans problème, atteindre les abreuvoirs et les mangeoires. Sauf, que le bâtiment ne grandi pas en même temps que les poussins. Et en un rien de temps, les poulets bien engraissés se retrouvent les uns sur les autres, dans une chaleur extrême, se piétinent, ne peuvent plus atteindre l'eau sans marcher sur les autres, la paille qui leur servait de litière est souillée, beaucoup meurent étouffés, d'autres de faim ou de soif car incapables d'aller se nourrir (coincés par les autres, blessés aux pattes).

Les lapins

Nous n'avons jamais visité d'élevage de lapins, nous avons seulement vu des vidéos.
Dans ces fabuleux élevages, les lapines servent d'usine à lapereaux. Elles sont enfermées dans des cages minuscules sur des grilles (comme toujours) au dessus de la fosse à lisier.
Il y a très peu de mâles. Les agriculteurs font monter ces derniers sur des sortes de mannequins, et récoltent la semence par le biais d'un petit tube. Ensuite, les lapines sont inséminées... Maintenues sur le dos, sans pouvoir bouger, elle subissent la barbarie humaine, une fois de plus. Le tube que les exploitants leur introduisent dans le vagin paraît énorme.
Une fois inséminées, elles attendent, patiemment, de mettre bas. Leurs petits seront gardés 28-30 jours avec elles, puis ensuite seront envoyés à l'engraissement. Tous les 30 jours, les lapines sont inséminées, ainsi, à peine les petits sont nés, elles sont à nouveau enceintes.
Les causes de réforme des lapines sont les suivantes : problèmes de pattes (…), pas assez maternelles (mangent leurs petits), pas assez prolifiques (comme si elles choisissaient le nombre de lapereaux), vieilles (= 2 ans...)
Les lapins sont tués par la main de l'homme, en un coup derrière la tête, quand ce n'est pas contre le mur.
Les lapereaux estimés trop petits subissent le même sort que les petits porcelets.

La foire aux bestiaux

Un endroit qu'il faudrait absolument faire contrôler par la DDSV, la foire aux bestiaux de Bourg En Bresse, « La Chambière » (une visite organisée par notre école). Une vision cauchemardesque !
Des animaux, s**es, épuisés, blessés, handicapés, maigres, entassés les uns sur les autres dans des enclos fait pour même pas un animal, sans eau, battus à chaque instant par le premier imbécile venu muni d'une canne.
Des vaches tellement maigres et déshydratées que leur yeux ressortent de leurs orbites, des bœufs entassés les uns sur les autres, 2 couchés, 3 à cheval dessus essayant tant bien que mal de tenir en équilibre, la langue pendante, soufflant, souffrant.
Des veaux éborgnés, des cornes cassées, des yeux crevés, des blessures à tous les membres, et une chaleur à crever.
J'ai pleuré tout le temps de la « visite », incapable de regarder ces animaux dans les yeux, tellement je me sentais impuissante devant tant de mépris pour des êtres vivants.
J'ai vu une vache tendre le cou autant qu'elle le pouvait, en sortant sa petite langue pour atteindre un abreuvoir vide et hors de portée, les yeux plein d'espoir, j'ai vu des enfants d'agriculteurs de même pas 10 ans battre avec des cannes en bois des veaux qui refusaient d'avancer car exténués, j'ai vu des agneaux parqués comme des sac à patate, assoiffés, j'ai vu des chevaux, plus maigres que jamais, déformés, avec le bassin plus haut que l'encolure, la crinière dans un état lamentable, qui attendaient patiemment qu'un boucher veuille bien les acheter, j'ai vu des taureaux accrochés par les cornes aux barreaux d'un enclos, tellement bas qu'ils étaient obligés de se mettre à genou sur le béton, la tête coincée aux barreaux, j'ai vu la misère animale, une scène sans nom d'animaux mutilés, souffrants, angoissés et stressés, crevant de chaud sous le poids des autres, battus à tout bout de champs sans aucune raison, seulement par plaisir.
Je me suis approchée d'un enclos dans lequel il y avait des veaux de même pas 3 mois, j'ai demandé au premier arriéré venu s'il était possible de leur amener à boire, il m'a ri au nez en hurlant à tous ces collègues « hey ya la gosse qui veut donner à boire aux veaux ahahaha ».
Cela a fait rire tout le monde, j'avoue que je n'ai pas compris.
Une guide nous a expliqué le fonctionnement de la foire, et en passant devant une vache laitière très très très maigre, elle nous a dit « tiens voilà un cadavre ambulant qui finira en steak haché »... Comment peut on sortir une connerie de la sorte ? Tous les débiles de ma classe ont explosé de rire en répétant « cadavre ambulant » à la pauvre vache qui se trainait, boitant et soufflant.
Quand on voit quelque chose comme ça, on se demande vraiment pourquoi on fait partie de la même espèce que tous ces salauds, ces tarés qui se tortillent de joie devant la souffrance animale, qui battent à tour de bras des animaux qui ne comprennent même plus pourquoi on les frappe, ces hommes qui se disent supérieurs aux animaux.

L
'abattoir
Une autre visite organisée... Quel endroit charmant... Des bout d'animaux suspendus en l'air, à la chaine, un nombre incalculable, principalement des porcs et des vaches (ou du moins ce qu'il en reste)
Nous avons remonté la chaine d'abattage, des bouts de viande jusqu'à l'animal vivant. Je me suis effondrée à la vue des vaches encore entière avec leur pelage, suspendues en l'air, la gorge tranchée, la langue pendante, se vidant de leur sang... Et cette odeur de mort... J'ai totalement refusé de voir les animaux se faire tuer, je suis donc rester là, devant les vaches mortes suspendues en l'air.
Bien sûr les autres ont continué de remonté la chaine pour voir les bêtes se faire lâchement Assassinés. Il était hors de question que je vois un tel massacre, j'en avais assez vu.
Bien sûr ils n'ont pas pu s'empêcher de me raconter comment ça se passe. Les vaches sont entassées dans un enclos, puis l'enclos se rétrécit, et les vaches sont poussées dans un couloir, elles ne peuvent être qu'une par une, à la queue leu leu. Ensuite une barrière, elles entrent une par une dans la "salle". Un appareil les bloque et les maintient immobile, ensuite un homme passe au dessus de la vache (il y a tout un système, comme un pont au dessus de l'appareil qui maintient la vache) et lui enfonce une grosse pointe dans le crâne (ce qui est censé tuer l'animal instantanément) c'est comme un revolver, sauf que ce n'est pas une balle qui sort, c'est une grosse pointe qui sort et qui rentre, quand ils appuient sur la gâchette ça sort d'un coup avec une force inouïe et ça revient dans le chargeur. Ensuite un autre homme qui est en bas, égorge la vache et lui met une chaine autour d'un des sabots des pattes arrières pour la soulever comme un vulgaire sac à patate. La bête se vide de son sang la tête en bas, bien sûr elle bouge encore mais « c'est les nerfs » comme ils disent...(...) j'en doute... puis ensuite elle commence la chaine (là où moi je me suis arrêtée)
Ça va très très vite la chaine, à chaque étape une partie du corps est enlevée : la peau « flaf » d'un coup tout est arraché (ils ont des énormes couteaux qui coupent comme des lames de rasoirs) ensuite les yeux, la langue, les oreilles, mais ils les gardent parce que dessus il y a les boucles qui permettent une traçabilité des animaux. Ensuite c'est de la boucherie, ils coupent chaque partie de la vache en tout petits bouts, si bien qu'à la fin, on ne sait même plus de quel animal il s'agissait.
Il règne une atmosphère qui rend très mal à l'aise, c'est un endroit sordide, qui pue le stress, le sang, la transpiration des bêtes, et on ne sait pas trop quoi d'autres.
Une chose est sûre : plus jamais de ma vie je ne mettrais mes pieds dans un tel lieu, un lieu où on massacre des êtres vivants.

Le stage en Centre d'insémination équine

Il fallait que je réalise pendant l'été, un stage de 8 semaines dans un centre de mon choix, afin de répondre à une problématique et de réaliser un rapport de stage.
Ne voulant pas revoir les horreurs que j'avais vu chez les moutons, vaches, porcs, volailles, et lapins, j'ai décidé d'aller dans un centre d'insémination équine. Mais j'étais encore loin d'imaginer ce que subissent les pauvres juments !!
Premièrement le chef du centre (mon maitre de stage) passait son temps à critiquer les bêtes et à dire que celle ci était « conne », ou que celle là était « bête qu'elle en peut plus ».
Je pensais connaître le monde du cheval, pour avoir pratiqué l'équitation pendant presque 10 ans. Bien sûr, vu mon point de vue, beaucoup de choses me déplaisent dans ce milieu (coups de cravaches pour faire obéir les pauvres chevaux qui n'ont jamais demandé à avoir des hommes sur leur dos, dressage avec les éperons... etc) Mais je n'avais jamais vu de choses comme ça...
Tout d'abord, les juments qui gesticulent pendant qu'on leur trifouille leur parties génitales sont immédiatement équipées d'un « tord-nez », un appareil de torture qui « soi-disant » les « endort » : un gourdin en bois, muni d'une corde à son extrémité. On passe le bout du nez des chevaux dans la corde et avec le manche on tourne jusqu'à ce que le nez ait fait un tour sur lui même. Le chef du centre serrait tellement fort que les juments hurlaient de douleur (je n'avais jamais entendu un cheval crier, c'est horrible). La plupart des juments qui venaient se faire inséminer avait déjà un poulain (on recommence avec les usines à bébés) et les pauvres étaient totalement perdus lorsqu'on amenait leur mère se faire échographier : ils ne savaient pas où passer (la stalle dans laquelle était maintenue les juments possédait un petit couloir qui permettait au poulain de rester à côté de sa mère). J'ai vu un poulain voler en l'air suite à l'énorme coup de pied dans la tête qu'il a reçu de la part du chef de centre, car « cet imbécile ne passe pas où il faut ! ».
J'ai vu cette même personne tabasser une jument avec le manche du « tord-nez ». D'énormes coups sur le chanfrein qui faisaient saigner les juments du nez. Une fois, je suis revenue chez moi avec un tishirt ensanglanté, ma mère s'est demandée si on ne m'avait pas frappée. J'avais simplement essayé de rassurer une jument en lui parlant, elle avait soufflé par le nez et tout le sang m'était atterri dessus.
Un passage très choquant lors de mon stage : un jeune poulain de 3 ans devait partir du centre pour aller se faire débourrer (dresser) et devait donc pour cela monter dans un camion. Il n'en avait jamais vu, puisqu'il était enfermé dans un box dégueulasse avec du crottin jusqu'aux genoux depuis sa naissance (ou presque). Une scène affreuse : de gigantesques coups de chambrières sur la tête, sur le corps, sur la croupe pour le forcer à monter dans le camion. Le poulain, attaché avec une longe à l'intérieur du camion, se débattait, se cabrait (toujours en étant à l'extérieur). Un moment il s'était même renversé par terre en glissant sur la rampe, il ne s'était pas relevé tout de suite et avait reçu peut être 50 coups de fouets sur la tête. Du sang coulait sur ses yeux, les marques de brûlures sur sa croupe se voyaient très nettement. Si bien qu'un moment le poulain avait réussi à ouvrir la boucle du licol et s'était échappé dans le centre.
Quand on l'a eu enfin rattrapé, le chef du centre s'était déchaîné dessus. La stagiaire qui était avec moi pleurait, comme moi, en hurlant que ce n'était pas la bonne méthode pour le faire monter. Une heure plus tard le poulain n'était toujours pas monté dans le camion, il dégoulinait de sang et de sueur, le regard alerte, plein de stress, mort de peur, angoissé de recevoir encore et encore des coups. Les gens qui étaient venus le chercher proposèrent de placer le camion à la sortie d'une stalle, de manière à ce que le poulain y entre de lui même, en passant par la stalle. En 5 minutes, le poulain fut dans le van.
Une semaine plus tard, j'ai revu le monsieur qui était venu chercher le poulain. Il m'a dit qu'il avait fait voir le poulain par un vétérinaire et que ce dernier avait été obligé de lui faire des points de sutures car les plaies étaient trop importantes. Il m'avait aussi avoué que la méthode ne lui avait pas du tout plu mais que comme moi il n'avait rien osé dire...
Le bourreau des chevaux, s'amusait aussi à attacher les queues des juments à leur licol car cela l'énervait lorsqu'elles essayaient tant bien que mal de se débarrasser des taons qui leur piquaient le ventre. Les pauvres se faisaient donc piquer et devenaient très nerveuses puisqu'elles ne pouvaient plus fouetter de la queue.
Le pauvre chien de ce même homme recevait des clés à molette dans la tête chaque fois qu'il n'écoutait pas et il restait attaché à un bout de corde de moins d'un mètre toute la journée. Lorsqu'il criait sur le chien alors qu'il n'avait rien fait, et que ce dernier se faisait pipi dessus, il se mettait à hurler de rire en disant « on fait un petit pipi ???? »...
Une fois le chien était libre et avait coursé des poules, il l'avait enfermé dans un box et l'avait roué de coups de pieds. Les cris du chien suppliant d'arrêter n'avaient eu l'air de faire aucun effet.
Huit semaines très très longues, à voir des animaux se faire encore martyriser, sans pouvoir rien dire...


La mentalité des agriculteurs

Les élèves de ma classe venaient presque tous du milieu agricole et clamaient tous « aimer les animaux ».
J'ai pourtant assisté à ces différentes scènes, qui de part leurs violences prouvent que ce n'était que mensonge...
Le fermier de l'école se permettait d'empoisonner les pigeons qui venaient se poser sur l'étable. Avant de mourir, ils étaient donc très affaiblis et marchaient sur le sol, en dodelinant. Les élèves de ma classe s'étaient donc amuser à les ramasser par terre, puis à leur arracher les ailes, puis les pattes, avant de leur fracasser le crâne sur le sol et à sauter dessus.
Il y avait aussi cet espèce de concours qui consistait à « exploser » les souris qui sortaient de la paille en leur sautant à pieds joints dessus : le premier qui en tue une à gagné !
Sans parler des coups de pieds balancés aux chiens qui passaient, des discussions sur ce qu'il s'était passé chez eux la veille « on a fait un lancer de chatons sur les murs hier !!!! » et j'en passe...
A la fin des 2 ans, ils faisaient exprès de tuer les animaux devant moi car ça les amusait que je pleure
« allez on va faire pleurer Lydia ! »...

Pour finir ce long témoignage, qui restera incomplet car je ne peux pas décrire 2 ans de cauchemard, je voulais dire que beaucoup d'humains sont complètement fêlés, qu'ils n'ont aucune notion du bien et du mal et qu'on peut leur faire faire n'importe quoi. De plus, l'effet de foule les rend incontrôlables, idiots et dévastateurs. Ils n'ont absolument aucun respect pour la vie, et je pense que lorsqu'on est capable de faire souffrir et de tuer des animaux de la sorte, on est capable d'en faire autant avec d'autres êtres humains. Ces gens ne devraient même pas exister, ils devraient être enfermés ou tués. Je suis tout à fait consciente de ma généralité, mais j'ai vu tellement d'endroits similaires sur ces points que je ne peux que généraliser. Le Fric fait faire n'importe quoi aux êtres humains.
Mais qu'est ce qui nous donne le droit de « posséder » les animaux ? De les violer ? De les maltraiter ? De les persécuter ? De les enfermer ? De les mutiler ? De les tuer ? De les sélectionner ? De les exploiter ? Notre cerveau ???? Là est la grande question...

***************
pour les produits BIO, (on avait quand même une partie dessus en cours)


- pour les vaches laitières : elles sont au pré la journée (pas entravé dans des batiment en béton) . Après le reste c'est la même chose, les veaux enlevés, le lait volé, les réformes, etc... (ce que je ne sais pas cest si on les pique avec les hormones? surement, ça fait gagner plus de fric...)

- pour les poules : idem elles sont dans des enclos exérieurs pendant un temps mais je pense que comme les chapons, les derniers mois sont intensifs et elles doivent sûrement être enfermées dans des cages plus petites qu'elles pour être gavées de mais bio (lol)

De toute façon, que ça soit bio ou non, il leur arrive toujours des misères. Sauf peut être dans la campagne profonde dans la toute petite exploitation familiale avec un vieux batiment qui est pret à s'éffondrer, où la fermière élève 10 poulettes et 2 vaches.

Mais ces petites fermes sont en voix de disparition car elles sont toutes rachetés par les grandes exploitation agricole industrielle qui s'intensifient, se diversifient, s'agrandissent encore et encore : le moins de place possible avec le plus d'animaux possibles : la maitre mot : la rentabilité !

On va dire que le bio c'est mieux car les animaux voient la lumière du jour, le ciel bleu, les jolies fleurs et l'herbe verte. Mais faut pas se leurer, ils subissent aussi des misères.

Videos:
http://unamourvache.info/infosani.php#abattoir

ALORS, TOUJOURS ENVIE DE MANGER DE LA VIANDE?????????????????

Voici l'appareil de torture qui coupe les queues des porcelets (le C)
L'appareil pour épointer les dents des porcelets (il faut arreter de meuler avant que la dent saigne !)
Le bistouri servant à castrer
Les seringues
L'écorneur pour les veaux (la partie grise s'applique à la verticale sur la tête des veaux à l'emplacement présumé des cornes)
L'appareil servant à tuer les animaux à l'abbatoir : la matador (pointe qui rentre et qui ressort)
Publié le 10 avril 2009 à 20:21
Par emma

Un élevage de poules pondeuses

« Il faut souffrir pour être bon » Valérie Girin

Avec la collaboration d'Yves Bonnardel et de Charles Notin ;

dessins par Jorg Li

Un jour il est sorti de son œuf,
une vie nouvelle, un être neuf,
à la recherche de la lumière,
d'un peu de bouffe et d'un peu d'air...
Au début il se vit heureux
au milieu de ses congénères
mais l'espace lui manquait un peu
et il n'y avait toujours pas de lumière...(1)

Dans les années 1980, environ 80% des poules pondeuses étaient élevées dans des unités comptant plus de 500 oiseaux (SCEES, ministère de l'Agriculture). La situation n'a pas évolué favorablement depuis. Il existe des usines d'au moins trente mille individus (il y a quelques années un projet d'exploitation de 6 x 600 000 poules a été refusé - pour raisons écologiques et pour ne pas nuire aux éleveurs industriels français). L'exploitation décrite ici est, elle, un petit élevage (9 000 poules) qui a fermé il y a dix ans. Elle n'était pas très moderne, et par conséquent, hélas, sans doute moins oppressante pour les animaux que ce qui se fait à l'heure actuelle.

Dans ces élevages industriels, les poules ne sont que des « machines à produire des œufs » (de simples intermédiaires entre un œuf et d'autres œufs), et le profit qui résulte de façon globale de leur nombre est plus important que celui qui découlerait d'une productivité individuelle maximale. C'est-à-dire que l'on préfère élever 2 000 poules qui pondent avec une productivité médiocre que 500 qui pondraient beaucoup, tant qu'elles ne prennent pas plus de place et ne demandent pas plus de travail humain (qui est ce qui coûte le plus cher).

Par ailleurs, la vie ou la santé de chaque animal compte d'autant moins que la part du profit global à laquelle il contribue est faible : dans un petit élevage, la mort d'un individu est plus importante que dans un plus grand (le critère de « santé » pris en compte n'est d'ailleurs que le taux de ponte, et non ce qui fait le bonheur de l'individu).

L'exploitation dont nous allons parler est composée de deux poulaillers, l'un de 6 000 poules, l'autre de 3 000, construits à côté de la maison du propriétaire. Ces 9 000 poules nécessitaient le travail de six à huit personnes.

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Figure 1. Vue extérieure du poulailler.

Le poulailler

Nous avons tous déjà remarqué dans les campagnes ces longs hangars dotés d'un réservoir vertical (silo) : ce sont des poulaillers industriels (fig. 1).

Le poulailler décrit ici mesure 50 mètres de long et y vivent 6 000 poules dans 1500 cages empilées en quinconce et réparties sur deux rangées (fig. 2 et 3).

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Figure 2. Vue extérieure, sans une face.

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Figure 3. Les cages.

Le sol des cages est en pente de 20% afin que les œufs roulent à l'extérieur.

Le nettoyage général du poulailler se fait tous les ans, après chaque départ des poules ; les cages sont lavées et désinfectées, et le bâtiment nettoyé à fond. La fiente, elle, est enlevée tous les trois ou quatre mois sous les cages et parfois sur les planches de protection entre les cages.

Dans ce poulailler, des fenêtres de 60cm de hauteur sont installées sur toute la longueur du bâtiment dont les vitres sont teintées de rouge afin d'atténuer l'agressivité collective. Les néons s'allument vers 4 heures du matin pour s'éteindre au lever du jour et se rallument à la tombée de la nuit pour s'éteindre vers 23h. Les poules ne restent donc que cinq heures par jour sans lumière (courte nuit !).

Le poulailler ne possède pas de chauffage, les 6 000 poules dégageant suffisamment de chaleur. En revanche, il y a plusieurs systèmes d'aération : les fenêtres et les grandes portes s'ouvrent, et il y a des aérations sur le toit et des interstices de 1,50m de longueur sur le bas du mur (tous les 3m), qui ne servent que pendant les grandes chaleurs.

Les poules

Elles arrivent de grand matin à l'âge de trois semaines avec le bec coupé, en provenance d'une usine à poussins. Elles restent un an dans le poulailler sans jamais sortir de leur cage, et même un peu plus longtemps si elles sont conditionnées pour muer par le biais d'hormones ajoutées à la nourriture durant une semaine, période pendant laquelle elles ne pondent plus, perdent leurs plumes, « se refont une santé » ; environ un mois après, de nouvelles plumes repoussent puis elles pondent de nouveau de jolis œufs solides et bien calibrés pendant encore trois à quatre mois2. Le débecquage coupe de la corne, de l'os et du tissu sensible occasionnant une douleur sévère, comparable à l'arrachage partiel d'un ongle chez un humain. À la suite de cette mutilation, les oiseaux mangent moins et perdent du poids pendant plusieurs semaines ; le tissu nerveux continue à se développer et forme un névrome (excroissance très sensible) plus ou moins important qui les gène douloureusement pour manger. Le débecquage, s'il empêche le cannibalisme dû à l'entassement, ne change rien au stress qui reste la plus grande cause de mortalité dans les élevages industriels. Dans ce poulailler, le taux de mortalité est d'environ 300 poules par an (4 à 5%) sans tenir compte d'éventuelles épidémies.

Les poules sont nourries deux fois par jour, le matin vers 8 h et en fin d'après-midi vers 18 h. La nourriture est rationnée et, comme l'élevage, industrielle. C'est un mélange de farines de céréales qui est distribué grâce à un chariot relié au silo à grain. En passant, ce chariot remplit les mangeoires, ce qui provoque une forte excitation chez les poules.

L'eau est distribuée à volonté par des tuyaux munis de clapets (sortes de mamelons par lesquels l'eau sort lorsqu'on appuie dessus). À leur arrivée, les jeunes oiseaux ne savent pas boire. Il faut donc, durant trois jours, le leur apprendre (en appuyant la tête de certaines poules sur le clapet ; une fois que quelques unes ont compris, les autres suivent l'exemple).

Dans ces élevages, les oiseaux deviennent très vite agressifs du fait de la place extrêmement restreinte qui leur est imposée. Une poule a une envergure moyenne de 75 cm ; or, quatre poules doivent vivre dans une cage de 40 cm de côté - même s'il n'y en avait qu'une seule par cage, elle n'aurait pas même la place d'étendre ses ailes ! Dans ces conditions, il n'y a rien d'étonnant à ce qWelles exagèrent compulsivement les mouvements de la tête et de sur-place (elles ne peuvent faire que quelques pas) par frustration de ne pouvoir battre des ailes et gratter le sol.

Le degré d'inconfort est encore accentué par le fait qu'elles ne peuvent se percher et que leurs pattes sont en contact permanent avec un grillage en pente. Parfois, les pattes s'atrophient, immobilisant la poule3 (du côté de la mangeoire, généralement).

Outre la ponte, la seule activité possible est une violence plus ou moins exacerbée entre les quatre poules d'une même cage, dont les corps sont mutilés et partiellement déplumés malgré leur bec coupé. D'autre part, si à l'origine elles ne sont pas des « cous nus », elles le deviennent rapidement suite au frottement continuel de la cage lorsqu'elles sortent la tête pour manger.

Pour une poule la ponte s'effectue normalement en position assise, dans un endroit privilégié ; or, dans un élevage industriel, elles pondent debout et côte-à-côte ; la poule se retient le plus longtemps possible, mais elle n'en pond pas moins deux œufs tous les trois jours. Ici, les œufs sont ramassés quotidiennement à la main, ce qui permet entre autres aux exploitants d'enlever le ou les cadavres de la veille. Dans un poulailler plus moderne, les œufs tombent sur un tapis roulant, et sont triés et calibrés par des machines ; il n'y a donc pas de visite quotidienne des cages, et les cadavres peuvent commencer à se décomposer au milieu des survivantes.

Les œufs

Image

Ils sont vendus 50 à 60 centimes pièce à des commerçants, épiciers, pâtissiers, charcutiers-traiteurs... et même à des paysans qui les revendent sur le marché !

Produits par des poules qui viennent d'arriver, les œufs sont petits et leur coquille est épaisse ; leur grosseur augmente rapidement (calibrage normalisé) et, à la fin de l'année, ils sont devenus trop gros et cassants : voici alors venu le temps du départ ou du traitement hormonal pour les pondeuses.

Le départ

Les poules sont dans un très faible pourcentage revendues à des particuliers (pour leurs œufs ou leur viande), pour la modique somme de 10F. Mais la plupart sont transportées à l'abattoir (prix de vente : 3 - 4F) et finiront comme cuisses et ailes de poulet dans les cantines des collectivités, le reste du corps, trop maigre et mutilé, étant destiné aux animaux de compagnie.

Conclusion

Les œufs, les cuisses, les ailes, la nourriture pour animaux sont produits au moindre coût. Moindre coût pour les humains. Mais il y a l'envers du décor, et d'autres aussi dégustent, pour lesquels le coût à payer est, lui, exorbitant. Ce sont ceux qui rfont pas eu le privilège de naître humains.

On voit là à quelles extrémités peut conduire le mépris des autres êtres sensibles. Ce mépris qui veut que les intérêts des êtres non humains ne sont absolument pas pris en compte voit ses conséquences encore aggravées par une économie capitaliste où toute production est soumise aux impératifs de la productivité et du moindre coût : tout concourt alors à produire la situation actuelle de production industrielle, où les animaux sont définitivement traités comme de la pure matière première.


Notes :

1. Extrait de Sorti de son œuf, chanson du groupe Flagrant d'Éli dans la compilation hard core Meat Means Murder (références complètes dans une brève p. 53 de ce numéro).

2. Cette « mue forcée » qui fait redémarrer la production d'œufs est souvent provoquée simplement en infligeant un stress aux oiseaux. L'Aviculieur du 16 juin 1979 indique : « Eau : suppression pendant 48 heures à moduler selon la mortalité ; alimentation : supprimer pendant 3 jours ; lumière : à supprimer pendant 2 jours. » (cité dans la revue de lOABA, n°39).

3. « Lésions, fissures, hyperkératoses, griffes poussant trop, ou brisées ou tordues » (rapport par le Dr. Appleby au CIWF, 1991).

Publié le 10 avril 2009 à 01:17
Par emma
Humeur : Ironique
Vidéo de l'émission :
http://programmes.france3.fr/a-la-carte/index-fr.php?page=emission&emission=743

N'hésitez pas à écrire votre commentaire sur les préjugés et les phrases toutes faites du nutritionniste Cohen et son comparse sur leur forum (j'ai ouvert un sujet : L'émission "Des légumes, sinon rien ! Ou presque..." lien : http://forums.france3.fr/france3/A-La-Carte/liste_sujet-1.htm )

Encouragez la présentatrice et la chaine pour qu'on puisse avoir davantage de débats sur ce sujet ;)

Merci et diffuser un max svp
Publié le 10 avril 2009 à 00:52
Par emma
Humeur : Tendre
Pour info, des croissants et pains au chocolat ont rejoint la mayonnaise, le parmesan, les chocolats , vit B12, chaussures, boissons au soja, cosmétiques, aliments pour chiens/chats, accessoires et j'en passe et TOUT vegan

C'est sur la nouvelle boutique en ligne des responsables du forum Droits des Animaux, donc garantie de fiabilité héhé :)

Pour diminuer les frais de ports, pensez à grouper vos commandes !! :)

Lien : http://www.unmondevegan.com/
Publié le 10 avril 2009 à 00:43
Par emma
Humeur : Au secours !

On a enfin trouvé celui qui s'amusait avec ses amis à tuer des chats et à montrer les images de ses tueries ainsi que son visage sur divers sites web...you tube etc...



Il s'agit de JAIME FERRERO ancien candidat d'un parti politique en Espagne, il a torturé et tué des chats et pris des photos de ses chats martyrs. Il a été expulsé de son parti et un organisme de protection des animaux va déposer une plainte contre lui.

Signez la pétition svp pour que cet homme aille en justice.


Passez cette pétition à vos contacts.MERCI.

http://www.thepetitionsite.com/1/contra-las-acciones-de-jaime-ferrero

VIDEO du sale type avec les pauvres chats martyrs:


http://www.youtube.com/watch?v=XWkS9L-wlac&feature=player_embedded



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