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Le regard d'un citoyen sur la vie charrapontaine après un mandat d'élu municipal de l'opposition de 2004 à 2008.
La vision d'un chef d'entreprise sur la société française et notamment sur l'économie et l'emploi.
Publié le Vendredi 30 janvier 2009 à 10:10
Par Philippe Malaval
  
A cette occasion, la CGPME Isère avait convié le Professeur Philippe DESSERTINE, Directeur de l’Institut de Haute Finance, spécialiste de la finance internationale et l’un des meilleurs experts français de l’information financière qui interviendra sur le thème : "Crise financière, crise économique... Quel avenir pour nos PME ?". En tant que chef d'entreprise et syndicaliste patronal, j'ai assisté à cette conférence; son analyse sur les origines de la crise, son déroulement et ses propositions pour la combattre me sont apparus pertinentes au point de vous en faire un résumé qui, je l'espère sera le plus pédagogique et le moins partisan possible.
L’origine de la crise : l’occident vit au dessus de ses moyens. Durant la période 1989-1999, nous assistons à une croissance inouïe de l’économie mondiale qui gomme les effets de la mondialisation. En même temps, l’Europe occidentale intègre les pays de l’Europe de l’est et crée la monnaie unique, l’EURO. Tout cela grignote 1 à 1.5 % de croissance annuelle.
Cette période masque les méfaits de la mondialisation et en 2000-2001, le retournement se produit et les difficultés apparaissent : la baisse global du pouvoir d’achat des occidentaux est consécutive à une répartition des richesses sur des pays nouveaux, phénomène difficile à expliquer politiquement ; l’émergence et le développement du pouvoir d’achat se font au détriment de celui des pays occidentaux. Alan GREENSPAN : l’emblème de la dette aberrante.
Ils n’ont plus de revenus… on va leurs donner de la dette ! La baisse des taux d’intérêts favorise la dette qui dope l’économie. Pendant la période 2000-2007, on créé de moins en moins de richesse ; logiquement les taux d’intérêts devraient augmenter, Greenspan fait l’inverse : plus il y a de dettes, plus on relance l’économie. Les pays anglo-saxons ont cette logique de la dette : en 2007, aux Etats Unis et en Grande Bretagne, le taux d’épargne est de 13 % du PIB alors que dans les pays vertueux comme l’Allemagne et la France il est supérieur à 20 % du PIB. La perspective du logement s’impose pour doper l’économie ; on propose aux américains un système magique : vous pouvez acheter votre maison à crédit même si vous n’en avez pas les moyens. Pendant 3 ans vous profitez de votre logement dont la valeur aura augmenté du fait du boom immobilier ; la banque peut vous faire un complément de prêt pour continuer à consommer. C’est un mécanisme aberrant qui ne peut conduire qu’à un clash gigantesque. Pourquoi n’a t’on pas eu la crise plus tôt ? Origine de la crise : la Chine prise en otage.
Le système a fonctionné car la Chine a été prise en otage par les Etats Unis.
Les chinois ont crée beaucoup de richesse mais pas de monnaie ; ils reçoivent en contre partie des dollars et devraient normalement investir dans leurs pays pour créer des routes, des hôpitaux…et redistribuer une partie du magot aux chinois. Il n’en est rien : les chinois vont acheter de la dette publique américaine en dollar et avec des faibles taux d’intérêts ; ces actifs se dévaluent du fait de la faiblesse du dollar mais la dette américaine est ainsi absorbée par la création de richesses réalisée par la Chine. Origine de la crise : la folie des banques américaines.
Aux Etats Unis, en 1999, abrogation de la GLASS STIGALL ACT, loi promulguée en 1933 pour prévenir une autre crise comme 1929. Les conséquences sont la non rémunération du risque, le développement de techniques financières complexes, une dérégulation de la finance par le bas et par le haut (" subprimes " et " hedgefunds ") et la contamination aux banques régulées de la vieille Europe.
L’extension (la contamination) internationale amplifie le problème. Origine de la crise : l’Europe vit aussi au dessus de ses moyens.
En France, la dette atteint des sommets : endettement des ménages 45% , entreprises non financières 73%, dette publique 63%, soit un total de 181% du PIB ! Pendant les années 2005-2007, les USA augmentent les taux d’intérêts pour limiter l’emballement de la machine infernale qu’ils ont contribué à mettre en place mais le scénario catastrophe est inévitable ; en mars 2008, premières faillites de banques américaines, l’absence de l’administration américaine est flagrante, la gestion de la crise est grevée par les perspectives de l’élection américaine. Septembre 2008 : le château de cartes s’écroule ; en Octobre, l’Europe sauve la situation en adoptant un plan concerté de sauvegarde des banques . Le marché se stabilise : la crise financière débouche sur une crise économique majeure ; on a évité la crise ABSOLUE. On va vivre dans une économie de crise pendant plusieurs années : il va y avoir des gagnants…et des perdants. Philippe DESSERTINE confirme que la relance ne peut se faire que par l'investissement et non par la consommation, que les moyens sont limités du fait de l'endettement public et que finalement nous allons payé les erreurs du passé collectives et individuelles, à savoir que tout le monde a profité d'un système corrompu issue d'une fuite en avant qui nous a mené dans le mur.
J’espère avoir résumé les propos de Philippe DESSERTINE en termes accessibles à tous.
En ce qui me concerne, il me semble impératif de:
- assurer la cohésion sociale c'est à dire protéger ceux qui seront victimes de licenciement et de la crise en général. - tenir sous perfusion les entreprises pour éviter qu'elles plongent, permettre à celles qui le peuvent de se développer dans ce marché atone - cela ne sert à rien de relancer alors que l'on a pas atteint le creux de la vague. - relancer avec des plans massifs mais avec quel argent si on continue à creuser la dette publique;voir les origines de la crise et le désastre à court terme.
Le courage politique consiste à dire aux français qu'il va falloir se serrer la ceinture, l'augmentation du pouvoir d'achat est à mettre entre parenthèses pendant un certain temps et que les riches doivent contribuer à cette solidarité. La relance par l'investissement, certainement, mais n'oublions pas l'homme et tâchons de satisfaire un tant soit peu les demandes de la France d'en bas pour ne pas aggraver le désarroi de nos concitoyens face à cette crise qui s'annonce longue mais salutaire pour l'avenir si on a le courage d'en tirer les enseignements et de ne pas les perdre de vue.
Publié le Mardi 13 janvier 2009 à 08:52
Par Philippe Malaval
 La communauté de communes du Grésivaudan été officiellement lancée hier soir par l'organisation de la première assemblée communautaire à l'espace Aragon de Villard Bonnot. La salle a accueilli les 171 membres, délégués communautaires qui représentent les 49 communes, élus municipaux de majorité et minorité municipales confondues et unies pour la circonstance.
Cette première assemblée est avant tout constitutive et technique: élection du président, des 51 vice-présidents et des délégués communautaires membres du bureau communautaire et fixation des indemnités des élus. Sur proposition unanime des présidents des intercommunalités défuntes, la candidature à la présidence de François Brottes est proposée, aucune autre candidature déposée. Sans surprise, François BROTTES est élu avec une majorité confortable mais pas avec 99.99 % des suffrages! Il a fait quasi-unanimité pour prendre les rênes de cette nouvelle collectivité territoriale comme quoi les élus, conscients de l'enjeu, ont laissé leurs querelles politiques aux vestiaires.
François Brottes a été l'artisan infatigable et efficace de la création de cette grande intercommunlité: il est légitime qu'il en soit le président; je déplore simplement le cumul des mandats: député, maire et président d'une intercommunalité; je ne désespère pas qu'il se rallie un jour à une limitation des mandats mais aujourd'hui, c'est l'homme de la situation!
Pour le reste, le nombre important de vice-présidents traduit la volonté d'un compromis politique pour que les 49 communes ne se sentent pas exclues; je jugerai de la pertinence d'une telle pléthore d'élus sur les résultats; cette composition m'effraie un peu en terme d'organisation mais me satisfait en terme de pluralisme et d'ouverture politique.
En ce qui concerne le conseil de développement dont je fais partie (représentation de mon syndicat patronal), il faudra lui instiller dynamisme et richesse pour qu'il défende les idées et propositions de la "société civile" auprès des élus.
A noter que la commune de Pontcharra a obtenu 2 vice-présidences: Charles BICH et Yvette TOSOLINI et que le premier vice-président est Philippe Langenieux-Villard.
François Brottes a qualifié d'historique la création de cette grande intercommunalité de plus de 100 000 habitants: "c'est l'an neuf du Grésivaudan".
Publié le Jeudi 18 décembre 2008 à 09:52
Par Philippe Malaval
Opposition à la suppression du RASED. Le RASED (Réseau d'Aide Spécialisé aux Elèves en Difficulté) est fortement menacé pour la rentrée 2009 en Isère, département déclaré comme pilote pour la nouvelle organisation envisagée par l'état. Ce réseau est actuellement composé de psychologues scolaires, de ré-éducateurs et de maîtres d'adaptation. Les élèves présentant des difficultés pris en charge dans le cadre du RASED bénéficient, pendant le temps scolaire, à l'écart du groupe, d'un travail adapté à leur situation avec des professionnels spécialisés, rompus à des situations très diverses qui ne sont pas leurs enseignants habituels. L'aide personnalisée de 2 heures mise en place à la rentrée 2008 sur le temps de travail des enseignants ne peut pas se substituer à cet accompagnement et ce travail préventif particulièrement important en maternelle, assuré par des enseignants spécifiquement formés. C'est pourquoi le Modem Isère s'oppose catégoriquement à la suppression du RASED tout comme à la suppression envisagée des écoles maternelles. Nous voulons une éducation pour tous et une égalité des chances face à la réussite.
Publié le Mercredi 17 décembre 2008 à 10:07
Par Philippe Malaval
L'examen du budget primitif 2009 de la commune s'avère un exercice difficile pour le commun des mortels et provoque quelques commentaires et interrogations.
Dépenses d'investissements:
- ligne comptable 1641 01 remboursement de capital des emprunts 700 000 euros
Dépenses de fonctionnement:
- ligne comptable 66111 020 remboursement des intérêts des emprunts 476 000 euros
Recettes d'investissements:
- ligne comptable 1641 01 souscription à un emprunt d'un montant de 870 000 euros
- ligne comptable 7311 NON 01 contributions directes (impôts et taxes) pour un montant de 4 400 000 euros; ce montant est en nette augmentation par rapport à l'année 2008 compte tenu de l'annonce faite du réajustement des taux communaux d'imposition sur les taxes habitation, foncières et professionnelle.
Etant donné qu'un aimable internaute m'a rappelé que ces taux 2009 résultaient de l'intégration des taux de la défunte communauté de communes CCHG de 2008 dans les taux communaux 2008 (ce que j'avais compris) et que l'on justifie cette opération pour financer la nouvelle intercommunalité du Pays du GRESIVAUDAN, j'ai recherché dans le budget 2009 la participation financière de la commune dans la nouvelle intercommunalité. J'ai trouvé dans les dépenses de fonctionnement la ligne comptable 6554 MAI 020 "participations organismes intercommunaux" pour un montant de 80 000 euros stable par rapport à l'année 2008. Si les recettes liées aux impôts locaux augmentent de plus 300 000 euros en 2009 par rapport à 2008 et si ces recettes supplémentaires sont affectées au financement de la nouvelle intercommunalité, je dois retrouver la contrepartie dans les dépenses de fonctionnement.
Ne trouvant pas cette ligne budgétaire,je lance donc un appel sur la toile vers une âme charitable pour éclairer ma lanterne.
Publié le Lundi 15 décembre 2008 à 16:44
Par Philippe Malaval
Lors du conseil municipal du 12 décembre dernier, le vote du budget primitif 2009 a institué une augmentation des taux d'imposition communaux.
Prenons pour exemple la taxe d'habitation et la taxe foncière "bâti"; il suffit de regarder les avis d'imposition reçus au dernier trimestre 2008.
Imposition | Taux 2008 en % | Taux 2009 en % | | | Commune | Intercom | Départ | Région | Commune | Intercom | Départ | Région | Taxe habitation | 8.61 | 0.701 | 7.1 | | 9.31 | 0 | ? | | Taxe foncière bâti | 23.41 | 1.80 | 11.81 | 2.12 | 25.21 | 0 | ? | ? |
Charles BICH indique que le taux communal 2009 résulte de l'addition du taux communal Pontcharra 2008 et du taux 2008 de l'intercommunalité CCHG; selon le maire, l'augmentation du taux communal d'imposition 2009 servira au financement de la future intercommunalité du pays du Grésivaudan ?!
Par conséquent, j'en déduis qu'il n'y aura pas en 2009 et années suivantes de prélèvement de l'intercommunalité Pays du Grésivaudan sur la taxe d'habitation et les taxes foncières, c'est à dire que le taux sera nul.
A SUIVRE ...
Publié le Samedi 13 décembre 2008 à 10:24
Par Philippe Malaval
 La réunion s'est focalisée sur l'adoption du budget primitif 2009 de la commune et la mise en place de l'intercommunalité du pays du Grésivaudan.
BUDGET 2009
Penaudement, Charles BICH, contrairement à ses dires précédents, annonce que le budget intègre une augmentation de l'imposition locale qui englobe le financement de la communauté de communes du Pays du Grésivaudan mais surtout le besoin de financement de la commune compte tenu de sa situation financière tendue.
à rapprocher de l'éditorial signé Charles BICH en marge du document BP 2009 distribué en début de séance:"Ce budget est proposé sans augmentation de l'imposition communale."
Question: la communauté de communes du Haut Grésivaudan est dissoute au 1er janvier 2009; la participation de la commune de Pontcharra est récupérée pour quoi faire? ne suffit-elle pour financer la nouvelle intercommunalité?
L'augmentation des impôts se traduira par une recette supplémentaire de 311 000 euros. Les différents taux évoluent de la façon suivante:
- taxe d'habitation: 8.61 à 9.31% - foncier bâti: 23.41 à 25.21% - foncier non bâti: 55.97 à 61.08% - taxe professionnelle: 15.71 à 16.99%
A l'aube d'une crise économique majeure qui malmenera le pouvoir d'achat et l'emploi, les charrapontains apprécieront à sa juste valeur ce revirement mais la nouvelle communauté de communes doit instaurer une nouvelle solidarité et répartir la richesse (ou la pauvreté) équitablement ! Pour les entreprises, l'augmentation de la taxe professionnelle s'aditionne au reversement transport institué par l'AOTU (0.6% de la masse salariale).
SITUATION FINANCIERE
Charles BICH persiste et signe: "je ne suis pas dans le rouge !" Eric PORTSCH, élu de la minorité s'interroge et le contredit.
Pourtant les chiffres s'imposent, à moins d'être aveugle:
- le budget 2009 instaure un emprunt de 870 000 euros pour équilibrer les comptes.
à mettre en parallèle avec le compte-rendu du conseil municipal du 23 octobre 2008 où il était indiqué:" l' endettement de la commune est passé de 10 254 000 euros au 31 décembre 2007 à 12 023 000 euros aujourdh'hui. A ce jour le conseil municipal a voté le recours à l'emprunt pour 3 663 000 euros dont 1 800 000 euros ont été contractés en 2008, Le capital à rembourser en 2009 sera de 770 000 euros; pour ne pas augmenter l'endettement, le recours à l'emprunt ne doit pas dépasser ce montant.
- le budget 2009 fait apparaître un remboursement de l'annuité de la dette de 1 176 000 euros dont 700 000 en capital et 476 000 euros d'intérêts.
Si l'on suit le raisonnement officiel, le remboursement en capital 2009 estimé à 700 000 devrait limiter le recours à l'emprunt à 700 000 euros pour ne pas accroitre la dette; le budget 2009 induit donc une augmentation nette de l'endettement de 170 000 euros !
- le budget 2009 dégage une capacité d'autofinancement de 628 000 euros qui, au regard de la dette actuelle de 12 023 000 euros, nécessite 20 ans pour la rembourser.
Devant ces données financières, affirmer que la situation de la commune n'est pas préoccupante, me paraît relever de l'inconscience, de la mauvaise foi ou pire encore... D'ailleurs la fébrilité de l'équipe est telle qu'elle n'hésite pas à se contredire à quelques semaines d'intervalle et le jour même du conseil !
Même si l'on ne souscrivait aucun emprunt en 2009 (hypothèse soulevée par la première adjointe qui me paraît bien hasardeuse) pour financer des investissements, la capacité d'autofinancement ne suffirait pas au remboursement de l'annuité de la dette; finalement on emprunte chaque année le montant nécessaire au remboursement de la dette, ce qui constitue la fuite en avant que je ne cesse de dénoncer. Le déluge d'investissements de 2007/2008 s'est traduit par une augmentation de la dette de 17.5% en 2008 qui ,dans le contexte actuel, limite l'action de la commune et ébranle sa solidité financière.
Le budget 2009 intègre une certaine austérité et une rigueur dans les dépenses d'investissement et de fonctionnement que je ne peux que soutenir après les avoir pressenties; par contre je souhaiterai de la part de Charles BICH un peu plus d'humilité et d'honnêteté intellectuelle pour admettre que la gestion de fin de mandat précédent n'est pas étrangère à cette situation difficile mais pas irréversible.
Dans le rouge, en cas d'obstination, dans l' orange clignotant, sûr et certain !
CREATION DE LA NOUVELLE INTERCOMMUNALITE
Eric PORTSCH fait remarquer l'absence d'information de la population à ce sujet; Charles BICH rétorque que cette démarche relève des élus locaux et que le sujet n'a pas passionné les foules, pour preuve la présence de 11 habitants à la réunion "orientations budgétaires" durant laquelle le sujet a été abordé (voir les articles publiés sur ce blog). Je m'interroge sur la volonté réelle de nos élus d'informer nos concitoyens qui ne retiendront finalement que l'augmentation de la fiscalité locale alors que l'enjeu de l'intercommunalité est plus important que les petits aternoiements de certains d'entre- eux.
DIVERS
Charles BICH s'est effacé devant Josiane CARRASSIO qui est intervenue sur l'instauration d'un service minimum à l'école: un concentré de langue de bois et d'ouverture de parapluie à faire frémir pour justifier la position de la commune; elle, au moins, a le courage de ses opinions mais j'ai eu un doute sur la conviction qui l'animait !
Eric PORTSCH a relevé également quelques ambiguités concernant certaines délibérations mal ficelées: celle relative à l'achat d'un terrain dont le montant de la transaction a été perdu dans les couloirs de la mairie, celle relative à la modification du POS plutôt grossière (illimité au lieu de n'excédant pas 20 % de la surface habitable) et la charte de développement du pays du Grésivaudan avec une organisation digne d'une usine à gaz.
Pour le reste des débats se reporter au compte-rendu officiel de ce conseil municipal.
Publié le Mardi 02 décembre 2008 à 09:45
Par Philippe Malaval
QUAND LE DOGME PRIME SUR L'INTERET GENERAL.
En tant qu'ancien enseignant, Charles BICH prend le risque de voir cette ancienne casquette supplanter son devoir de maire et en l'occurence celui d'appliquer les lois de la République portant sur l'instauration d'un service minimum d'accueil dans les écoles en cas de grève des enseignants.
Ouvertement, il est contre à titre personnel et cela constitue sa liberté de citoyen que je respecte; je desapprouve totalement son attitude lorsque l'élu du peuple trouve tout prétexte ou met de la mauvaise volonté pour ne pas appliquer la loi du 20 août 2008 alors que les autres communes, malgré les difficultés rencontrées, trouvent les moyens humains et matériels pour organiser ce service d'accueil.
En tant que chef d'entreprise, la loi sur les 35 heures ne m'a jamais passionné et malgré mes réticences, je l'ai mise en place!
Aujourd'hui, la commune de Pontcharra a été assignée par le Préfet au tribunal administratif avec un délai de 3 semaines pour fournir une liste de volontaires; il est urgent que le maire se tourne vers d'autres collègues pour partager leurs expériences dans l'art d'organiser un service minimum.
La commune de Pontcharra mérite une autre publicité que celle d'un village gaulois d'ultime résistance mais hors la loi: il y a un temps pour combattre des idées ou des initiatives, il est souvent suivi d'un autre temps où il faut remiser ses convictions personnelles pour ne pas se soustraire aux lois de la République. J'aurais préféré l'entendre lors de la discussion de ce projet pour défendre sa position et non à la suite d'une audience de tribunal administratif
Publié le Samedi 22 novembre 2008 à 10:17
Par Philippe Malaval
Devant une assistance clairsemée (moins de 15 habitants présents), Charles BICH retrace les évènements qui ont ponctué l'année 2008:
- poursuite des travaux du pôle multimodal; les parkings étant saturés, l'AOTU devrait rapatrier des lignes de bus sur le pôle pour permettre aux usagers de se rendre à la gare sans prendre leurs voitures. - ZAC centre ville, le premier bâtiment devrait voir le jour en 2009; il s'agit de celui à proximité de la banque BNP. - vie quotidienne: mise en place d'un habitant référent dans chaque quartier pour faire remonter à l'élue concernée les différentes doléances des charrapontains. - maison de quartier (ex Paquet) dans laquelle se déroulera la réunion de quartier rue des Ages le 18 décembre prochain à 18h30. - implantation de la plateforme LIDL avec 120 emplois à la clé et à terme. - réhabilitation des locaux FLORET MIPE par un entrepreneur privé qui redonne vie à ce site industriel.
BUDGET 2009
Charles BICH souhaite présenter au prochain conseil municipal un budget 2009 maitrisé dans un contexte de crise économique et de création de la grande intercommunalité du Grésivaudan. Il s'agit d'atténuer les différences entre les communes en matière de capacités financières et de mettre en commun les services proposés aux habitants. Pontcharra est le 3ème commune en population de cette future intercommunalité qui verra le jour au 1er janvier 2009 qui comptera 98 000 habitants et 49 communes; elle résultera de la fusion de 5 communautés de communes, 1 SIVOM et 11 communes "isolées". Parallèlement le syndicat mixte du pays du Grésivaudan sera dissout. L'AOTU entrera vraisemblablement en vigueur en septembre 2009 et gérera les lignes actuelles et les futures de transports en commun: par exemple, la ligne bus Grenoble/Chambéry qui parcourt la RN 90 passera par la gare de Pontcharra.
les principales compétences de l'intercommunalité du Grésivaudan sont:
- développement économique avec une taxe professionnelle à taux unique - aménagement du territoire - transports et déplacements.
PRIORITES D'INVESTISSEMENTS 2009
- reconstruction de la halte-garderie; livraison prévue en septembre 2009. - poursuite de la réhabilitation des locaux du village d'entreprises du Bréda avec l'aide de subventions visant à redynamiser des friches industrielles.
PRIORITES DE TRAVAIL 2009
Ce sont essentiellement des études ou des réflexions à conduire au sein de l'équipe municipale.
Moulin Vieux
"Allez, Charles, encore un petit effort, on y est presque !" je rappellerai mes différentes prises de position à ce sujet, articles sur ce blog et interventions en conseil municipal, histoire de mettre un peu d'eau au moulin.
Le maire se rend compte que les bâtiments existants ne correspondent plus au standard attendu par des entrepreneurs: il faudra démollir le site en essayant de conserver une partie représentative de son passé industriel; il souhaite lui conférer néanmoins une vocation économique avec des services. Je ne peux que me satisfaire de l'évolution de la pensée de Charles BICH, qui, à mon avis était plus préoccupée à l'époque par des considérations électorales afin de ne pas froisser des anciens de Moulin Vieux, électeurs potentiels de sa liste.
- rachat des locaux et terrains de la société Granulats Rhône Alpes par échange de parcelles en prévision de l'installation d'une gare routière et différents services associés au pôle multimodal. - construction de la nouvelle gendarmerie pour regrouper les 11 gendarmes dans le cadre d'un projet commun au sein des 5 communes (CHAPAREILLAN, BARRAUX, LA BUISSIERE, ST MAXIMIN et PONTCHARRA). - groupe scolaire de Villard Noir: extension, cantine scolaire - maison médicalisée: projet intercommunal en relation avec la maison de retraite du Touvet qui doit être reconstruite; dans un premier temps construction à Pontcharra de façon à récupérer les pensionnaires de la maison du Touvet. - salle festive pour 2010 ?
Il s'agit donc de préparer l'avenir dans un contexte de crise économique sans sombrer dans la morosité et en renforçant les actions de solidarité vis à vis de ceux qui sont ou seront le plus exposés; je me rallie à cette vision tout en continuant à dénoncer le manque de clairvoyance du mandat précédent.
Globalement cette réunion n'a pas suscité l'enthousiasme de nos concitoyens et pourtant j'ai contribué cette semaine à en assurer la promotion comme quoi l'intérêt municipal se réveille tous les 6 ans pendant une période éphémère ( comme les cigales d'Amérique qui sortent de terre tous les 17 ans!)
Publié le Mercredi 19 novembre 2008 à 12:14
Par Philippe Malaval
Je me suis entretenu avec Nascima YAKOUBEN sur la situation financière de la commune en prévision de la réunion publique "orientations budgétaires 2009" qui se tiendra le vendredi 21 novembre à 18 heures 30; elle m'a invité, suite à ma sollicitation, en tant qu'ancien élu de l'opposition municipale et militant MODEM, président de la commission Economie/Emploi.
L'émission sera diffusée le jeudi 20 novembre dans les journaux de 8h05, 13h00 et 18h30.
http://www.oxygeneradio.fr/infos.html interview du jour de jeudi
Publié le Mardi 18 novembre 2008 à 12:14
Par Philippe Malaval
 Après le congrès de Reims qui n'a fait qu'accentuer l'impasse politique dans laquelle s'enfonce ce parti, je souhaite intervenir modestement dans le débat en rappelant certains points:
- le PS et la gauche, en général, sont à l'origine de nombreuses réformes et avancées sociales portées par des valeurs humanistes que je partage. - lorsqu'il était au pouvoir, son bilan n'a pas déstabilisé le citoyen que je suis et en tant que chef d'entreprise, je n'ai pas eu l'impression que l'économie se soit moins bien portée que sous un gouvernement de droite, mise à part la mise en place des 35 heures qui ont eu des effets négatifs après coup. - après les élections de 2007, j'ai considéré que le PS devait incarner l'opposition constructive et efficace face à l'hégémonie de l' UMP et de son président, constatant que le Modem aura dû mal à se faire entendre dans les arènes du pouvoir par manque d'élus. - j'ai apporté mon soutien à Ségolène ROYAL au second tour des Présidentielles ainsi qu'à notre député François BROTTES pour ces raisons.
En tant que militant MODEM, j'ai interprété le rapprochement prôné par Ségolène ROYAL comme une main tendue qui s'inscrit parfaitement dans les valeurs d'ouverture et de pluralisme défendues par François BAYROU et de tout démocrate qui se respecte. Aujourd'hui, le parti socialiste se débat dans ses querelles intestines et oublie le rôle de contre pouvoir qu'il doit incarner nécessairement dans une démocratie; on ne retient que le négatif alors qu'il devrait générer comme le Modem des idées nouvelles; son fonctionnement démocratique que l'on pouvait louer à une certaine époque se réduit désormais à une caricature humiliante pour les gens de gauche.
Je souhaite qu'il redevienne un parti politique qui compte et qui anime le débat démocratique; à mes yeux, l'heure d'un changement radical a sonné: au delà d'un rapprochement possible entre le PS et le MODEM en vue des prochaines échéances électorales nationales, ces deux partis seront condamnés à présenter et soutenir un "programme démocrate commun" et crédible face à la droite affirmée, décomplexée de Nicolas SARKOZY et la gauche radicalisée d'Olivier BESANCENOT.
Je n'ai pas à m'insinuer davantage dans la vie interne au PS, vous avez compris mon choix d'ancien sympathisant PS et aujourd'hui de militant MODEM qui lutte contre le sectarisme et l'immobilisme.
Publié le Jeudi 06 novembre 2008 à 11:39
Par Philippe Malaval
La lecture du dernier procès-verbal me conduit aux commentaires suivants:
Orientations budgétaires
Lors du conseil municipal du 23 octobre dernier auquel j'ai assisté, Charles BICH n'a donné aucun élément chiffré sur l'état de la dette; il est curieux de voir apparaître ces informations dans le compte-rendu; serait-ce la triste réalité de nos finances locales qui l'ont conduit à jouer la transparence à ce sujet, réalité que j'avais évoquée dans mes articles des 7 et 31 octobre 2008.
"L'endettement communal est passé de 10 254 000 euros au 31 décembre 2007 à 12 023 000 euros aujourd'hui".
Soit une augmentation de 17.25 % que j'avais pressentie lors de la dernière campagne électorale municipale en dénonçant le déluge d'investissements pré-électoraux réalisés ou annoncés en 2007 qui pèseront lourdement dans les capacités financières de la commune sur les années 2009 et suivantes; le niveau de la dette étant ce qu'il est, plus encore la renégociation d'une partie de cette dette en septembre 2008 c'est à dire le réétalement dans le temps aggrave la situation financière de la commune. (se reporter à mon article du 23 juin 2007 lors du vote du budget supplémentaire 2007)
Lors du conseil municipal du 22 juin 2007, je tiens à préciser ma position concernant le budget supplémentaire 2007.
L'examen du compte administratif 2006 montre que le niveau de la dette communale a baissé de 4.9 % par rapport à l'année 2005.
fin 2005 10 619 726 euros fin 2006 10 096 708 euros
Le budget supplémentaire 2007 fait apparaître un recours à l'emprunt évalué à 4 000 000 euros qui se répartissent de la façon suivante:
commune 2 691 610 euros assainissement 278 000 euros eau 159 000 euros ZAC 880 000 euros
Au delà des chiffres, niveau de la dette à venir et nature des investissements, je déplore cette pratique politique qui consiste à surabonder les investissements sur les derniers mois du mandat municipal en prévision des prochaines échéances électorales de mars 2008.
Le niveau de la dette à venir sur les prochains exercices viendra immanquablement limiter les marges de manoeuvre de la première partie du futur mandat; cela est d'autant plus regrettable que dans la perspective d'une alternance, la nouvelle équipe éprouvera des difficultés à mettre en application son programme par faute de moyens financiers.
Compte tenu des recettes escomptées pour les prochains exercices (taxe professionnelle), je soutiens les projets de suppression du passage à niveau et d'aménagement du pôle multimodal; le reste me semble plus relever d'une démarche politicienne que de l'intérêt des habitants. Pour ces motifs, je vote CONTRE le budget supplémentaire 2007 COMMUNE.
N'ayant pas accordé mon soutien aux budgets primitifs 2007 EAU et ASSAINISSEMENT, je persiste dans ma position en votant CONTRE .
En ce qui concerne le projet ZAC que je soutiens, je vote POUR le budget supplémentaire 2007.
Publié le Vendredi 31 octobre 2008 à 08:20
Par Philippe Malaval
 L'ordre du jour porte sur les orientations budgétaires 2009 et la création de l'intercommunalité du Grésivaudan; pour le reste se reporter au compte-rendu officiel de cette séance.
ORIENTATIONS BUDGETAIRES
Charles BICH commente les évènements qui ont marqué le précédent mandat: - l'aide de la commune au redémarrage de Moulin Vieux au travers du rachat des locaux et l'abandon de la taxe professionnelle. - la liquidation de la société en 2006 avec le licenciement de 90 personnes - l'incidence de cette implication sur les finances de la commune qui l'a conduit à modérer sa politique d'investissements et de focaliser ses efforts sur l'aménagement du pôle multimodal et la suppression du passage à niveau.
Je veux bien admettre la perte de la taxe professionnelle mais le rachat des locaux a été une opération blanche pour les finances de la commune; en effet, le conseil général a supporté intégralement le coût du rachat du tènement immobilier de Moulin Vieux par l'attribution d'une avance exceptionnnelle de trésorerie qui s'est transformée en un abandon de créance pure et simple en 2007. (se reporter aux nombreux articles rédigés sur ce blog)
Lors du précédent mandat 2001-2008, Charles BICH a payé cher son ambition démesurée et mal maîtrisée de développer la commune de Pontcharra en multipliant les investissements qu'il a eu du mal à payer ; en témoigne la renégociation de la dette durant cette période visant à la reporter dans le temps; quant aux recettes fiscales, elles ont augmenté régulièrement entre 2001 et 2008 et invoquer leur baisse pour justifier le gel des investissements n'est pas sérieux. S'il revendique une ambition pour sa commune ce que je ne lui reproche pas, il doit en assurer la responsabilité jusqu'au bout sans se défosser sur des facteurs extérieurs.
A méditer donc la fable de La Fontaine: "la grenouille qui voulait se faire aussi gros que le boeuf".
Pour l'année 2009 sont prévus les investissements suivants:
- agrandissement de la halte-garderie: permis de construire déposé et subventions en attente d'attribution - maison médicalisée: étude en cours - réflexion sur l'agrandissement du groupe scolaire de Villard Noir en prévision de la croissance démographique attendue de ce quartier. - salle festive: réflexion à mener - agrandissement des jardins communaux et du cimetière de Villard Benoit - acquisition du site de Granulats Rhône Alpes (près de la gare) par échange de terrains - imposition: pas d'augmentation des impôts locaux prévus en 2009; pour rappel, ils ont augmenté de + 5 % en 2003 à la demande de la préfecture pour restaurer des finances saines.
- devenir de la friche Moulin Vieux: "il y a des friches industrielles qui peuvent être réhabilitées et d'autres qui sont condamnées à la démollition". Ces propos du maire constituent-ils un prémice à un revirement d'appréciation?
La modération des investissements me paraît indispensable compte tenu des finances de la commune et de la période économique sombre qui s'annonce; il faut en garder pour la fin du mandat ! J'approuve donc cette politique de rigueur budgétaire et la prudence qui l'accompagne.
INTERCOMMUNALITE
- 49 communes, 171 délégués - taxe professionnelle unique - 9 sièges à la commune de Pontcharra dont 1 réservé à la minorité - bureau constitué d'un président, 15 vice-présidents et 36 associés - siége à Crolles avec une antenne à Pontcharra orientée transports
Je consacrerai un article spécial à la création de cette grande intercommunalité qui recueille mon adhésion à quelques exceptions près.
Par exemple, l'AOTU qui ponctionnera 0,6% la masse salariale des entreprises de 10 personnes et plus comme indiqué par le maire qui s'ajouteront à la future prime de transport de 200 euros voulue par le gouvernement; dans les temps qui courent, les PME sont plus vulnérables et toute ponction supplémentaire les déstabilise davantage. Je rappelle que pour un territoire de 100 000 habitants, le prélèvement transport est de 1% et on n'est pas loin de ce niveau de population sur la future intercommunalité.
budget prévisionnel AOTU: - 2 millions d'euros des entreprises - 3 millions du conseil général - 1 million de la communauté de communes
Il faut donc que le réseau de transports en commun répondent parfaitement à la demande des habitants, des salariés et aussi des entreprises.
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