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Pontcharra DEMOCRATE                                                          blog-notes de Philippe Malaval
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Tribune libre
Mon bloc perso.
Le regard d'un citoyen sur la vie charrapontaine après un mandat d'élu municipal de l'opposition de 2004 à 2008.
La vision d'un chef d'entreprise sur la société française et notamment sur l'économie et l'emploi.
Publié le Jeudi 18 octobre 2007 à 19:24
Par Philippe Malaval


Elu de l'opposition municipale, j'estime avoir exercé honnêtement mon mandat en tant qu’ observateur critique de la gestion municipale dirigée par Charles BICH. Cette opposition constructive n'a jamais recueilli d'échos favorables de la part du maire, faute à un clivage municipal marqué (dépassé ?) entre la droite et la gauche et à des années d'ignorance mutuelle.
Lors des dernières élections législatives, j'ai revendiqué le droit de choisir entre un candidat de droite et un candidat de gauche avec des critères autres que purement politiques; j'ai soutenu François BROTTES en conscience et j’assume pleinement ma prise de position, n’en déplaise aux personnes dites " de droite ". et à tous ceux plus prompts à dénigrer ceux qui animent la vie municipale qu’à s’y impliquer.
Je constate que je ne pourrai pas préserver cette liberté et le sens critique qui l'accompagne dans la perspective de la constitution d'une liste forcément qualifiée d'opposition " de droite " et je me refuse à céder à des compromissions que je serai le premier à dénoncer chez les autres.
Récemment, j'ai décrié la pratique politique qui consiste à concentrer tous les investissements en fin de mandat juste avant les échéances électorales sans se préoccuper ouvertement des conséquences financières à venir: la fuite en avant!
Je considère que le prochain mandat sera limité à cause d'une dette publique qui paralysera toute velléité de changement et limitera la mise en place du programme de la nouvelle équipe.
Je ne souhaite pas être uniquement un maire gestionnaire du passif et de l’actif de l'équipe précédente que je n'aurais pas cautionné totalement ; je veux instiller une nouvelle gouvernance dans la vie locale qui nécessite des moyens financiers et humains.
Je respecte Charles BICH dans l'exercice de son mandat de maire; j'ai soutenu certains de ses projets mais je m'insurge contre la pratique politique qu'il orchestre; mais comment pourrait-il en être autrement après un quart de siècle de mandat!
Cette situation tue la démocratie et sclérose toute volonté d'ouverture au détriment de l'intérêt général de la population ;l'absentéisme actuel du conseil municipal en est un triste témoignage: depuis quelque temps, le quorum est juste atteint, certains élus désertent cette instance où la démocratie devrait s’exprimer.
J'en suis d'autant plus dépité que je revendique une sensibilité de gauche au sein du Modem.

L'autre bord politique ne voit dans les municipales de Pontcharra que le moyen d'asseoir un peu plus l'hégémonie d'un parti politique et de son président contribuant à la bipolarisation suicidaire de la vie politique étendue à la vie locale.
Ils renouvelleront les erreurs des élections précédentes aveuglés par leurs convictions et positions politiques qu'ils jugent idéalement appropriées pour remporter les élections prochaines. Ils prônent l'ouverture, nouvelle marotte que leur président promeut, qui se réduit à un débauchage uniquement au service de leurs causes.
La seule façon de contester la suprématie de la municipalité actuelle est de bâtir une équipe de compétences au seul service de nos concitoyens; les considérations politiques doivent s'incliner devant l'intérêt général; mais n'est-ce pas un dessein en avance sur son temps ou, certains diront, le fruit d'une cogitation politique naïve qui ne peut qu'avorter ?


D'autre part, je suis chef d'entreprise d'une PME de 15 personnes qui se développe; je souhaite me consacrer essentiellement à cette tâche qui, à mes yeux, me semble plus utile à la collectivité compte tenu du contexte économique et de l'emploi.


Pour toutes ces raisons et dans ce contexte, je renonce à conduire une liste municipale en 2008, non sans regret car j'avais pris goût à la chose publique ; je continuerai à militer au sein du Modem pour que nos idées investissent la vie politique.