Après le congrès de Reims qui n'a fait qu'accentuer l'impasse politique dans laquelle s'enfonce ce parti, je souhaite intervenir modestement dans le débat en rappelant certains points:
- le PS et la gauche, en général, sont à l'origine de nombreuses réformes et avancées sociales portées par des valeurs humanistes que je partage.
- lorsqu'il était au pouvoir, son bilan n'a pas déstabilisé le citoyen que je suis et en tant que chef d'entreprise, je n'ai pas eu l'impression que l'économie se soit moins bien portée que sous un gouvernement de droite, mise à part la mise en place des 35 heures qui ont eu des effets négatifs après coup.
- après les élections de 2007, j'ai considéré que le PS devait incarner l'opposition constructive et efficace face à l'hégémonie de l' UMP et de son président, constatant que le Modem aura dû mal à se faire entendre dans les arènes du pouvoir par manque d'élus.
- j'ai apporté mon soutien à Ségolène ROYAL au second tour des Présidentielles ainsi qu'à notre député François BROTTES pour ces raisons.
En tant que militant MODEM, j'ai interprété le rapprochement prôné par Ségolène ROYAL comme une main tendue qui s'inscrit parfaitement dans les valeurs d'ouverture et de pluralisme défendues par François BAYROU et de tout démocrate qui se respecte.
Aujourd'hui, le parti socialiste se débat dans ses querelles intestines et oublie le rôle de contre pouvoir qu'il doit incarner nécessairement dans une démocratie; on ne retient que le négatif alors qu'il devrait générer comme le Modem des idées nouvelles; son fonctionnement démocratique que l'on pouvait louer à une certaine époque se réduit désormais à une caricature humiliante pour les gens de gauche.
Je souhaite qu'il redevienne un parti politique qui compte et qui anime le débat démocratique; à mes yeux, l'heure d'un changement radical a sonné: au delà d'un rapprochement possible entre le PS et le MODEM en vue des prochaines échéances électorales nationales, ces deux partis seront condamnés à présenter et soutenir un "programme démocrate commun" et crédible face à la droite affirmée, décomplexée de Nicolas SARKOZY et la gauche radicalisée d'Olivier BESANCENOT.
Je n'ai pas à m'insinuer davantage dans la vie interne au PS, vous avez compris mon choix d'ancien sympathisant PS et aujourd'hui de militant MODEM qui lutte contre le sectarisme et l'immobilisme.
