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Pontcharra DEMOCRATE                                                          blog-notes de Philippe Malaval
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Tribune libre
Mon bloc perso.
Le regard d'un citoyen sur la vie charrapontaine après un mandat d'élu municipal de l'opposition de 2004 à 2008.
La vision d'un chef d'entreprise sur la société française et notamment sur l'économie et l'emploi.
Publié le Samedi 31 janvier 2009 à 10:19
Par Philippe Malaval

Etant arrivé en retard, j'ai pris les débats en cours d'un conseil municipal dont l'ordre du jour était peu fourni; j'ai retenu deux points:

- la délibération portant sur le maintien du RAZED à laquelle je m'associe pleinement.
- l'annonce de la tenue d'une prochaine réunion publique portant les enjeux de la nouvelle intercommunalité du Grésivaudan.

Pour le reste, reportez-vous au compte-rendu officiel de cette séance et lisez le Pontch'Echos de janvier 2009 que je qualifierai d'excellent en terme de communication; on y parle entre autres de la dette communale, juste une allusion mais je reconnais un effort de transparence voulu ou contraint ?

J'espère de nouveau recevoir le compte-rendu officiel par courriel, le dernier de décembre 2008 m'ayant été refusé le 6 janvier 2009 poliment mais sans raison officielle et évidente à mes yeux, je l'ai tout de même consulté sur place après négociation.
Publié le Vendredi 30 janvier 2009 à 10:10
Par Philippe Malaval




A cette occasion, la CGPME Isère avait convié le Professeur Philippe DESSERTINE, Directeur de l’Institut de Haute Finance, spécialiste de la finance internationale et l’un des meilleurs experts français de l’information financière qui interviendra sur le thème : "Crise financière, crise économique... Quel avenir pour nos PME ?".


En tant que chef d'entreprise et syndicaliste patronal, j'ai assisté à cette conférence; son analyse sur les origines de la crise, son déroulement et ses propositions pour la combattre  me sont apparus pertinentes au point de vous en faire un résumé qui, je l'espère sera le plus pédagogique et le moins partisan possible.

L’origine de la crise : l’occident vit au dessus de ses moyens.


Durant la période 1989-1999, nous assistons à une croissance inouïe de l’économie mondiale qui gomme les effets de la mondialisation. En même temps, l’Europe occidentale intègre les pays de l’Europe de l’est et crée la monnaie unique, l’EURO. Tout cela grignote 1 à 1.5 % de croissance annuelle.

Cette période masque les méfaits de la mondialisation et en 2000-2001, le retournement se produit et les difficultés apparaissent : la baisse global du pouvoir d’achat des occidentaux est consécutive à une répartition des richesses sur des pays nouveaux, phénomène difficile à expliquer politiquement ; l’émergence et le développement du pouvoir d’achat se font au détriment de celui des pays occidentaux.


Alan GREENSPAN : l’emblème de la dette aberrante.
 

Ils n’ont plus de revenus… on va leurs donner de la dette !

La baisse des taux d’intérêts favorise la dette qui dope l’économie. Pendant la période 2000-2007, on créé de moins en moins de richesse ; logiquement les taux d’intérêts devraient augmenter, Greenspan fait l’inverse : plus il y a de dettes, plus on relance l’économie.

Les pays anglo-saxons ont cette logique de la dette : en 2007, aux Etats Unis et en Grande Bretagne, le taux d’épargne est de 13 % du PIB alors que dans les pays vertueux comme l’Allemagne et la France il est supérieur à 20 % du PIB.

La perspective du logement s’impose pour doper l’économie ; on propose aux américains un système magique : vous pouvez acheter votre maison à crédit même si vous n’en avez pas les moyens. Pendant 3 ans vous profitez de votre logement dont la valeur aura augmenté du fait du boom immobilier ; la banque peut vous faire un complément de prêt pour continuer à consommer. C’est un mécanisme aberrant qui ne peut conduire qu’à un clash gigantesque.

Pourquoi n’a t’on pas eu la crise plus tôt ?


Origine de la crise : la Chine prise en otage.


Le système a fonctionné car la Chine a été prise en otage par les Etats Unis.

Les chinois ont crée beaucoup de richesse mais pas de monnaie ; ils reçoivent en contre partie des dollars et devraient normalement investir dans leurs pays pour créer des routes, des hôpitaux…et redistribuer une partie du magot aux chinois.

Il n’en est rien : les chinois vont acheter de la dette publique américaine en dollar et avec des faibles taux d’intérêts ; ces actifs se dévaluent du fait de la faiblesse du dollar mais la dette américaine est ainsi absorbée par la création de richesses réalisée par la Chine.


Origine de la crise : la folie des banques américaines.


Aux Etats Unis, en 1999, abrogation de la GLASS STIGALL ACT, loi promulguée en 1933 pour prévenir une autre crise comme 1929. Les conséquences sont la non rémunération du risque, le développement de techniques financières complexes, une dérégulation de la finance par le bas et par le haut (" subprimes " et " hedgefunds ") et la contamination aux banques régulées de la vieille Europe.

L’extension (la contamination) internationale amplifie le problème.


Origine de la crise : l’Europe vit aussi au dessus de ses moyens.
 

En France, la dette atteint des sommets : endettement des ménages 45% , entreprises non financières 73%, dette publique 63%, soit un total de 181% du PIB !

Pendant les années 2005-2007, les USA augmentent les taux d’intérêts pour limiter l’emballement de la machine infernale qu’ils ont contribué à mettre en place mais le scénario catastrophe est inévitable ; en mars 2008, premières faillites de banques américaines, l’absence de l’administration américaine est flagrante, la gestion de la crise est grevée par les perspectives de l’élection américaine.

Septembre 2008 : le château de cartes s’écroule ; en Octobre, l’Europe sauve la situation en adoptant un plan concerté de sauvegarde des banques .

Le marché se stabilise : la crise financière débouche sur une crise économique majeure ; on a évité la crise ABSOLUE.

On va vivre dans une économie de crise pendant plusieurs années : il va y avoir des gagnants…et des perdants.


Philippe DESSERTINE confirme que la relance ne peut se faire que par l'investissement et non par la consommation, que les moyens sont limités du fait de l'endettement public et que finalement nous allons payé les erreurs du passé collectives et individuelles, à savoir que tout le monde a profité d'un système corrompu issue d'une fuite en avant qui nous a mené dans le mur.

J’espère avoir résumé les propos de Philippe DESSERTINE en termes accessibles à tous.



En ce qui me concerne, il me semble impératif de: 

- assurer la cohésion sociale c'est à dire protéger ceux qui seront victimes de licenciement et de la crise en général.
- tenir sous perfusion les entreprises pour éviter qu'elles plongent, permettre à celles qui le peuvent de se développer dans ce marché atone
- cela ne sert à rien de relancer alors que l'on a pas atteint le creux de la vague.
- relancer avec des plans massifs mais avec quel argent si on continue à creuser la dette publique;voir les origines de la crise et le désastre à court terme.

Le courage politique consiste à dire aux français qu'il va falloir se serrer la ceinture, l'augmentation du pouvoir d'achat est à mettre entre parenthèses pendant un certain temps et que les riches doivent contribuer à cette solidarité.
La relance par l'investissement, certainement, mais n'oublions pas l'homme et tâchons de satisfaire un tant soit peu les demandes de la France d'en bas pour ne pas aggraver le désarroi de nos concitoyens face à cette crise qui s'annonce longue mais salutaire pour l'avenir si on a le courage d'en tirer les enseignements et de ne pas les perdre de vue.

Publié le Mardi 13 janvier 2009 à 08:52
Par Philippe Malaval

La communauté de communes du Grésivaudan été officiellement lancée hier soir par l'organisation de la première assemblée communautaire à l'espace Aragon de Villard Bonnot. La salle a accueilli les 171 membres, délégués communautaires qui représentent les 49 communes, élus municipaux de majorité et minorité municipales confondues et unies pour la circonstance.

Cette première assemblée est avant tout constitutive et technique: élection du président, des 51 vice-présidents et des délégués communautaires membres du bureau communautaire et fixation des indemnités des élus.
Sur proposition unanime des présidents des intercommunalités défuntes, la candidature  à la présidence de François Brottes est proposée, aucune autre candidature déposée.
Sans surprise, François BROTTES est élu avec une majorité confortable mais pas avec 99.99 % des suffrages! Il a fait quasi-unanimité pour prendre les rênes de cette nouvelle collectivité territoriale comme quoi les élus, conscients de l'enjeu, ont laissé leurs querelles politiques aux vestiaires.

François Brottes a été l'artisan infatigable et efficace de la création de cette grande intercommunlité: il est légitime qu'il en soit le président; je déplore simplement le cumul des mandats: député, maire et président d'une intercommunalité; je ne désespère pas qu'il se rallie un jour à une limitation des mandats mais aujourd'hui, c'est l'homme de la situation! 

Pour le reste, le nombre important de vice-présidents traduit la volonté d'un compromis politique pour que les 49 communes ne se sentent pas exclues; je jugerai de la pertinence d'une telle pléthore d'élus sur les résultats; cette composition m'effraie un peu en terme d'organisation mais me satisfait en terme de pluralisme et d'ouverture politique.

En ce qui concerne le conseil de développement dont je fais partie (représentation de mon syndicat patronal), il faudra lui instiller dynamisme et richesse pour qu'il défende les idées et propositions de la "société civile" auprès des élus.

A noter que la commune de Pontcharra a obtenu 2 vice-présidences: Charles BICH et Yvette TOSOLINI et que le premier vice-président est Philippe Langenieux-Villard.


François Brottes a qualifié d'historique la création de cette grande intercommunalité de plus de 100 000 habitants: "c'est l'an neuf du Grésivaudan".