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Le regard d'un citoyen sur la vie charrapontaine après un mandat d'élu municipal de l'opposition de 2004 à 2008.
La vision d'un chef d'entreprise sur la société française et notamment sur l'économie et l'emploi.
Publié le Vendredi 29 février 2008 à 11:43
Par Philippe Malaval
Vous venez nombreux sur mon blog et je vous remercie de votre intérêt porté aux informations sur la vie municipale charrapontaine diffusées en tant que conseiller municipal, sur ma candidature aux cantonales 2008 et sur mon engagement politique au sein du MODEM. La démocratie participative sur INTERNET, même si elle a ses limites, est incontournable pour que des hommes et des femmes puissent intervenir dans le débat démocratique; elle est d'autant plus indispensable que nos moyens de militant du MOUVEMENT DEMOCRATE sont limités face à l'armada communicante des deux partis qui bipolarisent notre vie politique.
Les échéances électorales approchant, je continue à communiquer sur ma candidature aux cantonales: n'hésitez pas à m'interpeller sur ce blog ou lors des permanences que j'organise avec Nathalie ROGEZ.
En ce qui concerne les élections municipales de Pontcharra, je souhaite y apporter ma contribution objective et nuancée; l'analyse des programmes électoraux et les réunions débats organisées dans les jours à venir sont primordiales pour notre démocratie locale et l'avenir de notre commune.
Publié le Lundi 25 février 2008 à 20:58
Par Philippe Malaval
 Le programme électoral de Charles BICH et de son équipe est arrivé dans nos boîtes à lettres.
Je note que la démocratie participative est prise en compte dans ce programme: les propositions des volets "information et communication" et "vie quotidienne" répondent à mes attentes timidement mais je jugerai sur les actes; par contre, rien concernant la vie municipale et plus particulièrement les élus de l'opposition: ouverture, transparence et participation aux autres instances telles que l'intercommunalité, les syndicats mixtes,...
Pour le reste, entre les actions précises, celles qui sont plus vagues et les voeux pieux, c'est la continuité de l'action communale qui manque de projection dans l'avenir mais qui n'attire pas de critiques majeures; les valeurs propres d'une liste de gauche (culture, solidarités) sont déclinées en propositions, seul le volet "économie emploi" ne recueille pas mon ralliement car il manque d'ambitions et de pragmatisme. Globalement, je ne suis pas surpris par ce programme électoral: en tant qu'élu comme je l'ai souvent évoqué avec Charles BICH, je peux soutenir avec quelques réserves le FOND de son bilan et de ses actions à venir mais j'en rejette la FORME; cela constitue notre profonde divergence et mon opposition. Quant à la dette, est-ce réellement un enjeu de campagne? à force d'asséner à la population des chiffres et de remonter au siècle dernier en 1983 pour justifier l'injustifiable, il est temps de clore ce débat stérile pour la commune et ses habitants; la dette en 2007 sera comprise entre 10 et 11 millions d'euros et à ce niveau supportable par les finances de la commune et elle n'aura pas diminué sous le 4ème mandat de Charles BICH.
ANNEE | ANNUITE € | RECETTES FONCTIONNEMENT € | TAUX ENDETTEMENT % | 2001 | 1 589 000 | 6 514 000 | 23.62 | 2002 | 1 574 000 | 7 540 000 | 20.87 | 2003 | 1 549 000 | 7 751 000 | 19.99 | 2004 | 1 147 000 | 7 032 000 | 16.31 | 2005 | 1 016 000 | 7 301 000 | 13.92 | 2006 | 953 000 | 8 534 000 | 11.16 | BUDGET 2008 | 1 064 000 | 8 973 760 | 11.85 | TAUX D'ENDETTEMENT= ANNUITE / RECETTES DE FONCTIONNEMENT X 100 annuité: remboursement annuel de la dette en capital et intérêts recettes de fonctionnement: impôts locaux, dotations de l'état et subventions (conseils général et régional)
Conclusion: pas besoin de remonter à 1983 (fin du mandat MENETREY) et son taux d'endettement de 30 % que je n'ai pas pu vérifier (25 ans de recul et situation totalement différente de la commune à l'époque). En 2000 (fin du 3ème mandat), il était de 17.2%; en 2001, début du 4èmè MANDAT, il avoisinait déjà 24 %. Il a diminué durant le 4ème mandat car le recours à l'emprunt en 2005 et 2006 était nul et que la dette a été en partie renégociée en 2003 sur 20 ans pour en diminuer l'annuité. Qu'en sera t-il en 2007 et en 2008 ? Quant à annoncer 11.8 % sur 2008 par rapport à un budget primitif qui sera largement amendé par le budget supplémentaire, alors qu'on est incapable d'annoncer une estimation sur 2007 me paraît hasardeux !
Publié le Lundi 25 février 2008 à 10:05
Par Philippe Malaval
Ce sont finalement 4 candidats et 1 candidate qui convoiteront le canton de GONCELIN:
- Fabienne ESSERTEL / Patrick AUFRESNE FRONT NATIONAL - Xavier LEQUEUX / Laurence FONTANA UMP
- Joel MARSEILLE / Gisèle DURAND PARTI COMMUNISTE - Charles BICH / Florence GUESDON PARTI SOCIALISTE
- Philippe MALAVAL / Nathalie ROGEZ MODEM
Au delà de l'affrontement droite-gauche traditionnel organisé par l'UMP et le PS, les 3 autres candidats auront à coeur de défendre leurs idées et convictions, du FRONT NATIONAL au PARTI COMMUNISTE en passant par le MODEM et ses électeurs qui détiendront encore une fois la clef de ce scrutin cantonal.
Publié le Mercredi 20 février 2008 à 08:41
Par Philippe Malaval
Encore une dérive insupportable du libéralisme forcené loin de nos valeurs humanistes que nous défendons au Modem et que je défend à titre professionnel. L'exemple est révélateur d'une situation qui oppose une Pme face à un grand donneur d'ordres qui, lors de la renégociation d'un contrat lié à des prestations de transports, impose à son fournisseur des contraintes de continuité de service; cette contrainte est irrémédiablement transcrite dans l'entreprise de transports: on négocie avec les salariés l'abandon du droit de grève pour pouvoir remporter le contrat qui est certainement important pour la survie de l'entreprise.
Je ne dénonce pas ce chef d'entreprise acculé à cette extrémité; je m'insurge contre les grands groupes qui prennent en otage ces Pme: pression sur les prix, pression sur les exigences d'exécution des contrats. Résultat: des bénéfices mirobolants d'un côté et de l'autre des Pme qui tirent la langue pour survivre et qui deviennent les complices d'une pression inacceptable sur les salariés!
Publié le Samedi 16 février 2008 à 18:22
Par Philippe Malaval
Même en supposant que ce tract ait été distribué uniquement sur la commune de Pontcharra, il incarne la confusion flagrante entre le mandat de maire et le mandat de conseiller général que revendique en même temps Charles BICH et le détournement de l'un au profit de l'autre. J'ose espérer que les 11 autres communes du canton auront droit aux mêmes faveur et largesse!
- construire une maison médicalisée pour l'accueil des personnes agées dans le Haut Grésivaudan: il a déjà fait acté que cet équipement sera construit sur la commune de Pontcharra dans le cadre de la communauté de communes qu'il préside. - réaliser une nouvelle halte-garderie: c'est déjà un projet de son équipe actuelle qu'il a reporté lors du conseil municipal de la commune et pour lequel il espère une subvention du conseil général à la hauteur de l'investissement prévu de 600 000 euros. - renforcer les aménagements autour de la gare: il a déjà sollicité le conseil régional en la matière lors du dernier conseil municipal; il espère encore soutirer du conseil général quelques subsides après avoir largement financé la suppression du passage à niveau. - soutenir des initiatives en faveur du développement durable comme la chaufferie BOIS et le système de récupération des eaux pluviales du projet ZAC centre-ville: il a déjà sollicité des aides du conseil régional, il lui faut encore détourner des aides du conseil général à son profit. - restructurer le collège Marcel Chêne et accompagner l'agrandissement de l'école de Villard Noir: il a déjà mis un PAE (plan d'aménagement d'ensemble), il lui faut encore confisquer des aides du conseil général à son profit.
CHARLES BICH PEUT SE VANTER DE N'AVOIR PAS AUGMENTE LA PART COMMUNALE DES IMPOTS LOCAUX DEPUIS 2003, EN CONTRE PARTIE LE FINANCEMENT DE SA COMMUNE DE PONTCHARRA PAR LES SUBVENTIONS ACCORDEES PAR LES CONSEILS GENERAL ET REGIONAL EN DEVIENT PRESQUE GROTESQUE QUAND ON CONNAIT L'ENVOLEE DE LA FISCALITE DE CES DEUX COLLECTIVITES TERRITORIALES ET L'ENDETTEMENT DE LA COMMUNE DE PONTCHARRA.
Impôts locaux | Taux ISERE % | NATIONAL | Foncier bâti | 11.81 | 9.88 | Foncier non bâti | 35.19 | 23.38 | Taxe habitation | 7.10 | 6.98 | Taxe professionnelle | 9.75 | 8.36 |
Quant au bilan de Charles BICH en tant que conseiller général et après 3 mandats, obtenir le soutien de 3 maires sur 12 en dit long sur son autosatisfaction... et sur l'insatisfaction des autres élus maires en place!

Publié le Jeudi 14 février 2008 à 16:14
Par Philippe Malaval
Dur. dur, l’apprentissage de la démocratie participative en ligne pour Charles BICH et son équipe ! L’art et la manière de présenter des questions tronquées sorties de leur contexte argumenté et de ne pas y répondre.
Légende : en rouge ce qui a été éliminé sur le blog de Charles BICH dans sa rubrique questions/réponses Question : Créer des structures pour aider les chômeurs et les jeunes dans leur démarche de recherche d'emploi, soit ;créer des zones industrielles pour accueillir des nouvelles entreprises, soit.
mais comment les faire venir? je ne voie rien dans le bilan de CB? Réponse : Tout a été mis en œuvre pour accueillir dès 2001 de nouvelles entreprises sur l'extension de la zone industrielle. De nombreux contacts ont été pris à l'époque avec plusieurs entreprises intéressées par une implantation sur Pontcharra. La même année, le préfet dans le cadre du PPR décidait de bloquer cette zone considérée comme inondable.
Commentaire : quand je pose la question "comment faire venir les entreprises?", votre réponse consiste à dire qu'elles ne sont pas venues à cause du PPRI; soit même si je ne suis pas d'accord sur la date de 2001 de mise en application du PPRI. j'aurais souhaité avoir des informations sur les moyens que vous allez mettre en œuvre pour les attirer sur la commune: moyens humains, communication, lobbying, facilités financières...
Question : travaux de réfection des toitures du village d'entreprise
en quoi ces travaux sont à mettre au profit de l'économie et de l'emploi? au prix de la location, un bailleur comme la commune se doit de mettre sur le marché des locaux hors d'eau ! Réponse : La commune possède des locaux au village d'entreprises du Breda dont les toitures sont vétustes, sa démarche est de rénover ces locaux pour permettre à des entreprises de s'installer.
Question : Vous avez au cours de vos mandats contribué à l'augmentation des zones d'accueil: - extension de la ZI du Pré Brun - création de la zone intercommunale de la Buissière. Sur la zone du Pré BRUN, l'emprise des anciens établissements FLORET constitue un gisement important ainsi que celui des locaux BAYARD. Compte tenu de la situation économique actuelle, on peut raisonnablement tabler sur une croissance modeste de 2 % pour les années à venir; cette hypothèse raisonnable ne permettra pas de remplir rapidement toutes ces zones économiques en concurrence avec d'autres. Parallèlement, il faudra préserver les entreprises en place et aider les autres à se développer: l'actualité immédiate corrobore mes dires. Vouloir en plus conserver une vocation économique au site de Moulin Vieux ne me paraît pas pertinent: coût de réhabilitation, enclavement de cette zone en milieu urbain. Pourquoi ne pas conserver cette zone en réserve foncière qui pourra accueillir à terme des futurs équipements communaux? Réponse : La volonté de la commune est de conserver un caractère économique au site de Moulin vieux. Les secteurs économiques non touchés par l'inondabilité au jour d'aujourd'hui sont réduits. Il nous faut les préserver et les valoriser.
Commentaire : le projet de halte garderie a été gelé par vos soins lors du dernier conseil municipal de décembre: 600 000 euros HT pour un agrandissement de 150 m2 et une réhabilitation de l'existant j'avais proposé à l'époque de transférer la future halte-garderie dans la ZAC centre ville, ce qui pourrait répondre aux attentes de certains habitants. de plus, je proposais d'affecter les locaux actuels pour les galopins dont les activités sont abrités dans des locaux hors d'âge.
Réponse : Notre volonté est de mettre les services au plus près de la population, le secteur d'implantation des structures petite enfance au cœur de la rive droite dans une zone où plus de 2000 personnes vivent nous semble essentiel.
Non, le projet de halte garderie n'a pas été gelé par le conseil municipal. La volonté de la commune est de le lancer dès les échéances électorales passées, de le faire porter par une nouvelle équipe jusqu'à son aboutissement : ce sera le gage de sa réussite.
Commentaire : et les 5000 autres qui vivent côté rive gauche ?
Question : compte tenu de la pression immobilière qui sévit sur notre commune et de l'apport de population qui suivra, quels sont vos projets pour accueillir les enfants de ces nouveaux habitants? pensez-vous que le groupe César Terrier pourra conserver son leader ship compte tenu de la vétusté des locaux?
Réponse : Tout ne peut pas être fait en même temps dans une commune. La rénovation des équipements scolaires est un souci constant de la mairie, elle y consacre une partie importante de son budget chaque année.
Commentaire : confirmez-vous la vétusté de César TERRIER ? l'agrandissement de Villard Noir suffira t-il?
Publié le Mercredi 13 février 2008 à 10:27
Par Philippe Malaval
Pour faire suite à l'intervention de Nicolas sur la rubrique "tribune libre" de mon blog, je vous livre mon analyse simplifiée pour les besoins de la cause.
Vous pouvez également vous reporter à la page 16 du Pontch'Echos de janvier 2008 qui décortique le budget primitif 2008 qui ne reflète pas la réalité 2008 car sera complété en juin 2008 par le budget supplémentaire 2008; seul, le compte administratif 2008 reflétera la réalité des comptes 2008 de la commune et sera disponible en juin 2009.
Le bilan financier communal s'articule autour de deux volets: INVESTISSEMENT et FONCTIONNEMENT.
INVESTISSEMENTS
Les dépenses sont essentiellement constituées par la réalisation des infra-structures comme la suppression du passage à niveau, l'aménagement du pôle multimodal de la gare, travaux de voiries et le remboursement en capital de la dette .
Les recettes proviennent surtout des emprunts contractés en cours d'exercice et des subventions reçues (état, conseil régional, conseil général)
FONCTIONNEMENT
Les dépenses sont liées à la masse salariale du personnel communal, des charges (gaz,téléphone, électricité, fournitures diverses), des participations et subventions accordées par la commune (communauté de communes,associations,...) et le remboursement de la dette au travers des intérêts.
Les recettes sont portées par les impôts locaux (taxes foncières, habitation et taxe professionnelle) et les subventions et dotations ( état, organismes sociaux,...) pour l'essentiel.
COMMENTAIRES
Il faut équilibrer les recettes et les dépenses qu'elles soient de fonctionnement ou d'investissements: la valeur d'ajustement est le recours à l'emprunt qui apparait comme une recette d'investissements. Prenons le budget 2008: - recours à l'emprunt 1 343 230 euros - remboursement de la dette: capital 634 000 euros et intérêts 430 000 euros, soit une annuité de 1 064 000 euros. Au final, l'emprunt contracté pour les investissements (patrimoine de la commune) couvre le remboursement de l'annuité de la dette et sert à financer les investissements.
En ce qui concerne les dépenses et recettes de fonctionnement, il y a un excédent de recettes cumulé qui s'est traduit en 2007 lors du budget supplémentaire 2007 par le virement d'un montant de 1 210 570 euros de de la section fonctionnement à la section investissements malgré un recours à l'emprunt de 4 000 000 euros.Ce virement de la section fonctionnement du à un excedent associé à un recours à l'emprunt permet d'équilibrer le budget. Ce budget supplémentaire 2007 aura des répercutions sur les exercices 2008 et 2009, s'il est mis en oeuvre, en terme d'endettement. se reporter à mes articles en date du 23 juin 2007.
En parallèle des compte généraux de la commune, il y a ceux de l'eau, l'assainissement et la ZAC centre ville qui sont bâtis identiquement avec des dettes et recours à l'emprunt.
En tant qu'élu, je vous livre mon appréciation sur la gestion de la commune:
- la dette communale autour de 10 millions d'euros est compatible avec les possibilités de remboursement; au-delà, ce sera difficile si de nouvelles recettes fiscales ou des mesures d'économie ne sont pas mises en place. - au cours des derniers exercices, la commune a bénéficié de fortes subventions pour réaliser son programme d'investissements; quelle sera la politique du conseil général et de son futur conseiller général ? privilégier le canton ou sa commune? - l'équipe municipale actuelle a privilégié la politique d'investissements (infrastructures, travaux) au détriment du fonctionnement (services apportés à la population);d'où l'excédent des recettes de fonctionnement décrit ci-dessus. - la prochaine équipe devra répondre davantage aux demandes de nos concitoyens en matière de vie quotidienne, donc accroître les dépenses de fonctionnement au détriment des dépenses d'investissements. - la croissance démographique induira de nouvelles recettes fiscales (taxes foncières et habitation) qui ne pourront pas compenser les dépenses d'investissement et de fonctionnement liées à cet afflux de population. - la seule variable d'ajustement en complément de l'endettement est portée par le développement économique de la commune et de son inter-communalité au travers des recettes fiscales supplémentaires issues de la taxe professionnelle des entreprises.(implantation de nouvelles entreprises et pérennisation de celles en place)
Publié le Mardi 12 février 2008 à 10:04
Par Philippe Malaval
suite à l'article paru sur le blog de Charles BICH " A Poncharra, l'endettement diminue !"
L’endettement de la commune a t-il augmenté entre 2001 et 2006 ? Quelques chiffres regroupés dans le tableau ci-dessous qui sortent des comptes administratifs de la commune.
Exercice | Dette en € | Annuité en € | Intérêts en € | Capital en € | 2000 | 9 368 793 | 1 225 492 | 429 694 | 795 798 | 2001 | 11 926 942 | 1 532 174 | 598 197 | 933 977 | 2002 | 12 183 474 | 1 570 423 | 610 145 | 960 278 | 2003 | 10 052 661 | 715 652 | 227 220 | 488 452 | 2004 | 11 170 207 | 1 125 402 | 443 636 | 681 766 | 2005 | 10 619 726 | 1 014 058 | 460 677 | 553 381 | 2006 | 10 096 768 | 952 509 | 413 042 | 539 467 | 2007 | ? | ? | ? | ? |
OUI et NON, la dette est passée par des hauts et des bas durant le mandat; je l'ai mentionné à plusieurs reprises en tant qu'élu de l'opposition.
Les chiffres de 2007 seront connus lorsque le compte administratif sera soumis en juin 2008 à l’approbation du conseil municipal. La dette augmente surtout en début de mandat sur les années 2001 et 2002 : il faut payer les investissements de l’année 2000 qui ont précédé les échéances électorales de mars 2001 et ceux consécutifs aux promesses électorales. (qu’en sera t-il en 2008 et 2009 ?) En 2003,la renégociation d’une partie des emprunts sur 20 ans se traduit par une diminution de l’annuité nécessaire compte tenu de l’étroitesse de la trésorerie de l’époque ; simultanément, on assiste à l'augmentation du taux d’imposition communal, démarche volontaire ou imposée.
POUR REELLEMENT FAIRE LE BILAN FINANCIER DU MANDAT DE C.BICH, IL FAUT FAIRE LA DIFFERENCE ENTRE LA DETTE A FIN 2000 (FIN DE SON 3ème MANDAT) ET CELLE CONSTATEE A FIN 2007 (FIN DE SON 4ème MANDAT) QUI SERA CONNUE APRES LES ELECTIONS DE MARS 2008.
FIN 2000 DETTE 9 368 793 EUROS FIN 2007 DETTE SUPERIEURE A 10 000 000 EUROS ?
conclusion: Charles BICH pourra affirmer que l'endettement a diminué de 2 000 000 euros pendant son dernier mandat (2001-2007) si la dette à fin décembre 2007 est de 7 368 793 euros.
Par conséquent, la prudence devrait imposer à chaque prétendant de qualifier le niveau de la dette comme stable et néanmoins supérieur à la moyenne des communes de 5000 à 10 000 habitants.
Allez-vous augmenter les impôts pour rembourser la dette ?
Répondre NON est une promesse électorale qui peut être tenue si : - des nouvelles recettes apparaissent comme la taxe professionnelle liée au développement économique ou les impôts locaux liés à la croissance démographique.
Et/ou - Des mesures d’économie en terme d’investissements et de fonctionnement sont mises en place.
Compte tenu des taux d’imposition en vigueur sur la commune de Pontcharra, une augmentation des impôts locaux (taxes foncières et habitation) et de la taxe professionnelle serait malvenue pour les habitants et les entreprises.
Impôts locaux | Taux Pontcharra % | Taux moyen 5 à 10 000 hab. | Foncier bâti | 23.41 | 16.58 | Foncier non bâti | 55.97 | 44.29 | Taxe habitation | 8.61 | 11.31 | Taxe professionnelle | 15.71 | 11.84 |
Chaque habitant doit-il subir l’endettement communal ? Il faut avoir une certaine dose de mauvaise foi pour répondre NON. Lorsqu’une famille s’endette pour acheter sa résidence principale donc augmenter son patrimoine, elle paie le remboursement de son emprunt , capital et intérêts.Lorsqu’une commune s’endette pour financer de nouveaux équipements donc accroître son patrimoine, elle contracte des emprunts qui sont remboursés chaque année par les impôts de chaque contribuable de la commune.
Publié le Lundi 11 février 2008 à 11:25
Par Philippe Malaval
Sa lecture me laisse un peu pantois...
Si je lui concède le fait qu'il s'est investi sur le canton dans différents projets communaux relevant des interventions habituelles d'un conseiller général, je constate qu'il est moins à l'aise pour évoquer les interventions financières du conseil général à son initiative et pour le compte de sa commune de Pontcharra.
En témoigne le volet sur l'accueil des personnes agées: "je porte le projet de construction d'une nouvelle maison médicalisée dans le Haut Grésivaudan"; il a oublié d'ajouter "et à Pontcharra". En fait, au dernier conseil municipal de la commune du 29 janvier dernier, le maire de la commune nous a fait voté une délibération pour la mise à disposition du terrain à la communauté de communes dans le but de construire cette maison médicalisée sur le territoire de Pontcharra. Où est la concertation avec les autres élus? ne peut-on pas se poser la question de savoir si cette implantation géographique est pertinente dans le Haut Grésivaudan?
Pour le reste, s'approprier des actions qui relèvent des prérogatives instituées par la loi au conseil général de l'Isère et que tout conseil général, quelque soit sa sensibilité politique, exerce,... chaque électeur appréciera.
Publié le Lundi 11 février 2008 à 10:39
Par Philippe Malaval
Publié le Lundi 11 février 2008 à 10:14
Par Philippe Malaval
La démocratie participative n'est pas contradictoire avec la démocratie élective; les deux peuvent coexister et s'enrichir mutuellement; elle fait peur aux élus car ils considèrent qu'elle constitue une atteinte à leurs pouvoirs. Effectivement, ils sont élus pour un mandat de 5 ou 6 ans, en général, et le jugement des électeurs s'exprime à l'échéance électorale suivante: désavoeu du bilan ou reconduction? Entre temps, ayant reçu un mandat du peuple, ils agissent avec une légitimité sortie des urnes mais ne font pas ou peu participer les citoyens que nous sommes à leurs orientations et décisions.
Les élus locaux agissent pour nous et nous en informent, mais là s'arrête le "minimum syndical"; rares sont les occasions de participer activement à leurs côtés à la vie locale.
Il nous faut donc inventer de nouvelles modalités de participation des habitants; sans tomber dans l'utopie et l'ingérable, il faut impliquer davantage les citoyens pour qu'ils deviennent acteurs en leurs donnant les moyens de proposer, débattre et participer aux décisions qui les concernent. Et qui peut mieux le faire que les élus locaux!
Cette démocratie participative contribuera à ce que chacun d'entre nous s'élève politiquement.
Publié le Samedi 09 février 2008 à 11:38
Par Philippe Malaval
quelques données financières soumises à votre appréciation:
COMMUNE | HABITANTS | DETTE 2006 EUROS | € PAR HABITANT | PONTCHARRA | 6506 | 10 212 000 | 1570 | LE TOUVET | 2929 | 3 671 000 | 1290 | CROLLES | 8452 | 23 193 000 | 2744 | ALLEVARD | 3530 | 14 852 000 | 4207 | GONCELIN | 2198 | 3 835 000 | 1745 |
COMMUNE | HABITANTS | ANNUITE EUROS | € PAR HABITANT | PONTCHARRA | 6506 | 953 000 | 146 | LE TOUVET | 2929 | 863 000 | 303 | CROLLES | 8452 | 6 358 000 | 752 | ALLEVARD | 3530 | 1 228 000 | 348 | GONCELIN | 2198 | 355 000 | 252 |
Quelques généralités:
Les chiffres ci-dessus sont issus des comptes administratifs 2006.
La dette 2006 constitue ce que doit la commune en fin d’exercice 2006 ; elle est la résultante entre la somme des emprunts contractés et en cours en 2006 moins le remboursement des emprunts en capital uniquement effectué en 2006. L’annuité est le montant que doit rembourser la commune en capital additionné des intérêts de la dette. Commentaires
Les chiffres sont seulement des chiffres et peuvent cacher des réalités bien différentes. Globalement, les communes de ce panel sont endettées plus que la moyenne nationale.
En ce qui concerne PONTCHARRA, la dette est élevée mais le ratio annuité par habitant est le plus faible; une partie des emprunts a été renégociée en cours de mandat sur 20 ans avec pour conséquence la diminution du remboursement capital et intérêts plus compatible avec les capacités financières de la commune liés au déficit de recettes ( taxes professionnelles et impôts locaux) ; cet endettement à plus long terme engagera nos enfants,ce que j'ai largement décrié en le qualifiant de "fuite en avant".
Le cas de CROLLES est encore plus significatif; le niveau de la dette est très élevé mais la situation financière de la commune est telle qu'elle peut se se permettre de la rembourser sur une période plus courte; le volet recettes est au rendez-vous, taxe professionnelle liée au développement économique et autres impôts locaux liés à l'augmentation de la population.
Programme électoral communal
A mes yeux, tout programme électoral communal doit comporter un volet "gestion de la dette" avec des objectifs: - soit de réduction, soit de maintien du niveau de la dette supportable par les finances actuelles et futures de la commune. - mise en place des moyens en terme de recettes liées au développement économique et démographique et/ou des mesures d'économie en terme de fonctionnement et d'investissements.
Je rappelle un constat plein de bon sens paysan.
-d'un côté le bas de laine des français, de l'autre la dette que nous supportons solidairement et individuellement - à l'équilibre, une règle arithmétique incontournable s'impose: quand on ajoute les "plus" et les "moins"... cela fait "ZERO"!
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Contrairement à sa première lettre où sa candidature était soutenue "par la majorité du conseil général", je note avec satisfaction que la seconde s'affiche délibérement "avec la majorité de gauche du conseil général".
Comme en témoignent les différents échanges que nous avons eu sur le blog de Charles BICH, ce changement de cap n'est pas anodin et a le mérite de clarifier la situation.
Madame GUESDON
merci de votre réponse modérée qui me satisfait.
je voulais simplement que les choses soient dites en toute transparence:on peut présenter sa candidature avec la mention "avec la majorité du conseil général" et avoir comme suppléante une militante PS ; pourquoi ne pas l'inscrire dans le cadre d'une candidature de gauche assumée?
par ailleurs, je note que Charles BICH n'hésite pas à le faire pour les élections municipales de Pontcharra: sa liste "agir ensemble pour Pontcharra" est une "liste de gauche à l'écoute de tous"
cordialement,
Philippe MALAVAL
Rédigé par: Philippe MALAVAL | le 05 février 2008 à 14:44