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Pontcharra DEMOCRATE                                                          blog-notes de Philippe Malaval
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Le regard d'un citoyen sur la vie charrapontaine après un mandat d'élu municipal de l'opposition de 2004 à 2008.
La vision d'un chef d'entreprise sur la société française engagé dans le syndicalisme patronal au sein de la CGPME Isère.
L' implication du militant politique MODEM, membre du bureau en charge de la commission Economie Emploi et référent Haut
Grésivaudan

Tribune libre
Publié le Mardi 27 mai 2008 à 09:44
Par philippe malaval
Initialement, l'union locale de la CGT du Grésivaudan nous avait conviés à une réunion pour évaluer la pertinence  d'un conseil économique et social local; compte tenu de l'actualité sociale qui concerne les secteurs de la métallurgie et de la papeterie, le débat a porté sur la défense de l'emploi, et notamment ceux de ASCOMETAL, UGIMAG et papeterie de LANCEY.

A noter la présence d'élus, ceux de la commune du Cheylas, de la sénatrice Anne DAVID, du conseiller général Philippe LANGENIEUX-VILLARD, le Député François BROTTES étant représenté par son attaché parlementaire, Joel MARSEILLE élu de Tencin et d'autres que je ne connais pas.

J'y ai participé en tant que chef d'entreprise, secrétaire départemental du Modem chargé du Grésivaudan et ancien candidat MODEM aux élections cantonales 2008.

SITUATION DE L'EMPLOI DANS LE GRESIVAUDAN

Quel est l'état des lieux ?

Le cabinet SECAPHI indique que le bassin d'emplois du Grésivaudan est rattaché statistiquement à celui du bassin grenoblois; de ce fait et compte tenu de la fraicheur relative des statistiques de l'INSEE, l'analyse est grossière et ne repose pas sur des données propres au Grésivaudan.

Le bassin d'emplois est marqué par 3 tendances:
- précarisation de l'emploi, intérim en forte progression ( 30 % en 10 ans)
- externalisation de l'emploi (propreté, maintenance,...)
- désindustrialisation ( baisse de 2 % des effectifs)

15 à 20 % des actifs qui habitent le Grésivaudan y travaillent; d'où les flux des personnes qui se déplacent en dehors du bassin d'emplois pour travailler et ceux qui y viennent!
augmentation importante des emplois dans le secteur tertiaire c'est à dire les services.

André PLISSON, animateur de la commission "économie emploi" du pays du Grésivaudan nous fait part des travaux de cette commission en la matière: mise en place d'un observatoire de l'emploi avec les outils de GPEC nécessaires et complémentaires de ceux initiés dans d'autres structures telles que le CTEF.

Ces différentes démarches entamées en parallèle induisent une consolidation et une coordination orchestrée soit par une structure indépendante, soit par la mise en réseau de ces différentes instances.

CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL LOCAL

"La financiarisation de l'économie à laquelle le pouvoir politique ne s'est pas opposé, a porté un coup sévère à l'industrie française de production et a décimé celle du Grésivaudan, De Domène à Chapareillan, les industries traditionnelles ferment les unes après les autres et le phénomène ne ralentit pas. Les emplois créés par la mono-industrie (haute technologie), s'ils ont compensé en nombre ceux perdus dans les industries traditionnelles, n'ont pas offert de solutions aux laissés pour compte de celle-ci.
Depuis de nombreuses années, l'union locale de la CGT du Grésivaudan alerte, dénonce et agit pour maintenir un tissu industriel qui offre les emplois diversifiés répondant aux besoins de la population de notre vallée.

Nous proposons la création d'une structure territoriale mixte avec des droits et des moyens.

Il s'agirait d'un conseil économique et social local pour la sécurité de l'emploi et de formation; ce conseil serait permanent et composé de représentants des pouvoirs publics, des pouvoirs politiques, des syndicats de salariés et patronaux et des citoyens."

Je ne peux pas cautionné totalement cette analyse qui stigmatise la financiarisation de l'économie comme si les charges sur les salaires, les 35 heures, le coût de l'énergie, etc...n'avaient pas d'incidences directes sur la situation des industries traditionnelles.

Là n'est pas le débat de ce jour, tout le monde s'en accorde, la priorité c'est comment maintenir et créer des emplois dans les industries traditionnelles du Grésivaudan.

Cette proposition m'intéresse et mérite d'être creusée lors d'une prochaine réunion; elle rejoint partiellement les propositions que j'avais émises lors de la campagne électorale pour les élections cantonales 2008; se reporter à la rubrique "cantonales 2008" de mon blog.

En mars 2008, j'avais proposé:

- d'organiser une veille économique et sociale autour des élus municipaux pour appréhender les problèmes liés aux défaillances de l'industrie traditionnelle de notre canton, tenter d'en juguler les effets néfastes sur l'emploi et l'aménagement du territoire et contribuer au développement d'un réseau de TPE/PME pourvoyeur d'emplois.

- de se rapprocher des acteurs socio-économiques pour définir un plan d'actions concertées pour optimiser la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dont notre canton pourra se prévaloir dans les années à venir, plan d'actions à consolider avec ceux émanant d'autres collectivités territoriales.

- d'organiser un système d'aides financières et de conseils destiné à des entreprises en place ou en création, innovantes et qui s'engagent socialement en terme d'emplois dans le respect des droits des hommes et des femmes qui les animent.

Comme vous le constatez, je pourrai m'investir dans ce projet à condition que cette structure soit pilotée par les élus et les acteurs socio-économiques, qu'elle ne soit pas le dernier club où l'on cause et qu'elle ne superpose pas à d'autres existantes (pays du Grésivaudan, conseil général,..) mais ayant un rôle de coordinateur/consolidateur.

Lors du débat, la sénatrice a confirmé sa volonté de travailler dans ce sens; j'attendrai la première réunion sur ce sujet pour confirmer ou non mon intérêt et mon implication.



Publié le Dimanche 18 mai 2008 à 19:26
Par philippe malaval



Comme l'a indiqué Charles BICH, c'est le premier véritable conseil municipal de la nouvelle mandature qui s'est tenu ce vendredi, celui où l'on rentre dans le vif du sujet.
Assiduité confirmée de tous les élus, plus un fidèle spectateur sans voix!
Je profite de l'occasion pour inviter chaque habitant à venir y assister au moins une fois.

- compte administratif 2007

Il est le reflet de l'exécution du budget 2007: pas de remarque particulière, il exprime une gestion maitrisée en termes de dépenses de fonctionnement avec un excédent de fonctionnement qui alimente le volet dépenses d'investissements.
La dette communale à fin 2007 se décompose de la façon suivante:

commune 10 254 222 euros 
EAU 402 067 euros
assainissement 306 006 euros
ZAC centre ville uniquement une ligne de trésorerie partiellement utilisée avec des intérêts de 10 923 €

TOTAL 10 962 295 euros

- CCAS (centre communal d'actions sociales)

Le conseil d'administration est constitué de 11 personnes dont 5 élus dont la nomination est soumise à l'approbation du conseil municipal; à noter qu'un siège est proposé à une élue de l'opposition en la personne de Laurence Fontana.
Les autres membres sont issus de différentes associations et leur nomination fera l'objet d'un arrêté du maire.

- PPRI SYMBHI

En prévision des travaux liés aux risques d'inondation, le maire informe qu'une station de lavage criblage concassage temporaire sera installée dans l'extension de la zone du Pré-Brun pour le traitement des matériaux extraits du lit de l'Isère et ceux nécessaires pour le renforcement des digues; pas de commentaires sur les nuisances éventuelles ( trafic de camions, poussières,...), à vérifier lors de l'enquête publique.
En tout état de cause, il faudra accepter certains désagréments: ces travaux qui pourraient s'échelonner entre mi-2011 et mi-2013 sont nécessaires pour permettre l'implantation de nouvelles entreprises et se prémunir des risques d'inondation de la vallée du Grésivaudan; espérons que le démarrage des travaux puisse lever les interdictions de permis de construire dans les zones inondables.

- CABINET DU MAIRE

Une délibération portant sur la création d'un poste au cabinet du maire est soumise à l'approbation des élus; pas d'information sur la nature du poste et les missions assignées.
S'agit-il du poste annoncé par la première adjointe lors de la réunion publique électorale du 7 mars dernier concernant un professionnel de l'emploi et de l'accueil d'entreprises?

Pour le reste, se reporter au compte rendu de ce conseil municipal qui sera peut-être en ligne sur le site internet de la commune.

Publié le Vendredi 16 mai 2008 à 09:03
Par philippe malaval

Mardi dernier à Vienne, Nicolas Sarkozy, face à des chefs d'entreprise et des élus isérois, a présenté les grandes lignes de son projet de loi sur la modernisation de l'économie.
Je représentais, avec d'autres collègues, mon syndicat patronal à cette table ronde mais je m'exprime ici à titre personnel.

Le président veut combattre les immobilismes et les corporatismes qui minent la société française; certes, la démarche est louable et nécessaire à condition de ne pas favoriser certains corporatismes par rapport aux autres.

Prenons le cas du rôle de la distribution alimentaire dans les prix donc du pouvoir d'achat.

Son analyse consiste à dire que les prix ne baissent pas car les grandes surfaces ne peuvent pas négocier leurs prix d'achat auprès de leurs fournisseurs et par manque de concurrence.
Cette analyse me paraît naîve, voir même archaîque, car ces quelques enseignes de la grande distribution sont plus enclines à faire du profit et "à 's'entendre" sur un certain statu quo; quant à la négociation de leurs prix d'achat, il est à parier que les PME du secteur alimentaire en seront les grandes perdantes car vulnérables face à la puissance de ces grands groupes; en résumé, on nous prépare un système à l'américaine, à la WALMART.
Quant à la concurrence entre enseignes, je ne pense pas que le hard discount y contribue; la plupart d'entre eux appartient à ces mêmes grandes enseignes et n'oublions pas que les produits distribués sont souvent fabriqués hors de France et d'une qualité alimentaire moindre.

En ce qui concerne le commerce de proximité, l'inquiétude est légitime: le commerce alimentaire qui avait déserté nos centre-villes y revient en tant que commerce sous enseigne de la grande distribution et non sous la forme de commerce indépendant.

Liberté de travail

Il souhaite s'attaquer à cet immobilisme: après le "travailler plus pour gagner plus" pour lequel j'avais émis quelques réserves, le président s'insurge contre les interdictions de travailler en dehors des jours et des horaires habituels; pourquoi empêcher un individu de travailler le dimanche pour gagner 2 fois plus?
En soi je ne suis pas hostile à cette liberté mais je m'interroge sur les dérives possibles et sur l'impact sur l'activité économique comme si le fait d'ouvrir les magasins le dimanche  contribuerait à aller chercher un point de croissance supplémentaire alors que le pouvoir d'achat n'est pas extensible.

La dérive pourrait atteindre la mère de famille seule élevant deux enfants avec un emploi partiel à qui l'on proposerait de travailler le dimanche pour arrondir ses fins de mois: aura t-elle la liberté de dire non à son employeur si cela lui pose des problèmes insurmontables d'organisation?

Le seul point évoqué par le président qui retient mon soutien est son analyse sur les perspectives à moyen terme: il faudra travailler plus pour assurer un pouvoir d'achat en progression et allonger sa carrière professionnelle pour assurer l'équilibre du système des retraites. Il faudra également intégrer la pénibilité du travail à cette réflexion ainsi que la formation professionnelle qui permettra à des personnes de poursuivre une activité dans un autre domaine.

Quant à son couplet sur les 35 heures, "seule invention pour laquelle il n'y a pas eu besoin de déposer un brevet par crainte de se la faire piquer", force est de constater que cette boutade est malheureusement pertinente; si les 35 heures ont constitué une avancée sociale à une époque, il est clair qu'elles constituent désormais un immobilisme néfaste pour le maintien de notre pouvoir d'achat dans la perspective de notre environnement international et l'intensification de la création de richesses qui permettra de préserver notre "exception française".



Publié le Dimanche 04 mai 2008 à 11:04
Par philippe malaval





L'assemblée générale a été ouverte par Jean BACCARD, président de l'association, qui a donné la parole à Gilles JOVET, adjoint à la culture.

Ce dernier a confirmé la volonté de conserver le musée dans le site même du chateau Bayard malgré les difficultés actuelles et envisage le recours en justice pour ce faire; n'y a t-il pas eu déjà des procès perdus contre le propriétaire des lieux?
Durant la campagne électorale, d'autres avaient émis l'hypothèse de le transférer à l'église du Grignon, une façon comme une autre de valoriser ce patrimoine à l'abandon.
A titre personnel, son maintien dans le site actuel me convient mais au cas où ? l'église du Grignon pourra sauver la mise.

En ce qui concerne les assises Bayard juin 2009, la municipalité annonce sa participation sous forme d'une subvention exceptionnelle dont le montant n'est pas encore fixé.

Ensuite le président et les membres du bureau retracent les différentes manifestations qui ont ponctué la vie associative 2007; à noter la présentation multimédia étonnante de André ROCHE sur la naissance d'un nouveau logo et sur l'exposition ayant pour thème l'utilisation et le rayonnement du nom Bayard en France et dans le monde.

Les rapports d"activités et financier ont été adoptés à l'unanimité; le député François Brottes a souligné la rigueur des comptes et le côté "fourmi" avec un trésor de guerre qui permettra de co-financer la manifestation de 2009.

ci-joint l'article du dauphiné libéré


Publié le Jeudi 01 mai 2008 à 13:21
Par philippe malaval



Plus d'un an après la mise en service du premier tronçon de cette déviation attendue depuis de longues années par l'entreprise pour sécuriser la circulation à l'intérieur du site, le projet ainsi réalisé se montre en exemple des lacunes qui ronge notre municipalité:

- des travaux mal ficelés qui ont conduit à un carrefour calamiteux en terme de sécurité et de fluidité de la circulation; personne ne respecte ni les sens obligatoires, ni les interdits!
- des travaux inachevés, en témoigne l'aménagement du carrefour plus proche du terrain vague que du concept paysager.

Ce genre de détails fait tâche pour "affirmer une nouvelle image de Pontcharra au sein du Grésivaudan et du sillon alpin". (Pontch'échos n°89)