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Pontcharra DEMOCRATE                                                          blog-notes de Philippe Malaval
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Tribune libre
Mon bloc perso.
Le regard d'un citoyen sur la vie charrapontaine après un mandat d'élu municipal de l'opposition de 2004 à 2008.
La vision d'un chef d'entreprise sur la société française et notamment sur l'économie et l'emploi.
Publié le Lundi 29 juin 2009 à 11:31
Par Philippe Malaval




A la veille des congés d'été, l'ordre du jour allégé de ce conseil municipal instaure un climat de détente et de convivialité à une assistance moins importante qu'à l'accoutumée.


Charles BICH confirme que l'examen du budget supplémentaire 2009 est reporté à l'automne; cette situation exceptionnelle est liée aux difficultés d'établissement du budget de la communauté de communes du Grésivaudan uniquemment basé sur la taxe professionnelle à taux unique.

Lors du vote du budget primitif 2009 de la commune, les incertitudes financières étaient patentes et en relation avec les comptes 2008; la crise économique se traduira en 2009 par un manque de recettes fiscales.

Il n'y a qu'une seule alternative: geler les investissements, modérer les dépenses de fonctionnement ou augmenter les impôts locaux.
Le recours exagéré à l'emprunt serait dévastateur pour les finances communales car le taux d'endettement a atteint des sommets en 2008.

Les amis de Bayard

Le conseil muncipal vote une subvention exceptionnelle de 10 000 euros à l'association pour organiser les rencontres Bayard à Pontcharra en septembre 2009 (budget prévisionnel de 35 000 euros).

Restauration et accueil péri-scolaire

Le tarif de la cantine scolaire augmentera de 2% à la rentrée pour tenir compte de la revalorisation de 2.4 % de la prestation SCOLAREST; de même, les tarifs de l'accueil péri-scolaire subiront une hausse de 2%.

ZAC centre ville

Compte tenu de la situation immobilière actuelle, l'équilibre financier de ce projet important pour la commune est menacé; en effet, la commune a mobilisé une ligne de trésorerie pour faire face à ses dépenses (achat des terrains, démollition et aménagement) en espérant recueillir rapidement des recettes pour équilibrer l'opération (vente de terrains aux promoteurs et perception de diverses taxes).
Aujourd'hui, les promoteurs éprouvent d'énormes difficultés à pré-commercialiser leurs programmes immobiliers; les prétendants étant rares, ils ne justifient pas, auprès des banques, d'un taux de réservation suffisant pour débloquer les prêts qui permettent l'achat des terrains à la commune et le démarrage des travaux.

Pour sortir de l'ornière, Charles BICH propose d'instaurer le dispositif du PASS foncier collectif uniquement applicable au projet de la ZAC centre ville pour l'intégralité du programme DAUPHILOGIS et 25 logements du programme PLURIMMO.
Le coût pour la commune est 2 000 euros par logement aidé; la situation impose une réaction offensive de la commune pour inverser une tendance qui pourrait être redoutable pour les finances communales; je ne peux que m'associer à cette décision; c'est un coup de pouce pour les promoteurs concernés, les autres apprécieront... mais ils ont eu la sagesse d'ajourner les autres projets.

En quoi consiste le PASS foncier collectif ? 

Il s'agit d'un dispositif gouvernemental qui permet à des familles modestes d'accéder à la propriété de leurs résidences principales; il permet d'acheter le logement à un prix net tenant compte de la TVA à 5.5% (et non 19.6%), ce qui diminue l'investissement initial en contractant un prêt immobilier (prêt à taux zéro pour une partie) sur une période de 25 ans maxi et de reporter l'achat du terrain sur lequel est construit l'immeuble après la période de remboursement du prêt lié à l'acquisition du logement proprement-dit.
Forfaitairement, le prix du terrain est évalué à 30 000 euros que le propriétaire peut financer en contractant un autre prêt sur 15 ans maxi.

25 + 15 = 40 ans ?! pour devenir propriétaire de son logement. il faudrait faire le cumul des intérêts versés pendant 40 ans, les mettre en relation avec  la valeur du bien acquis dans 40 ans pour savoir si le jeu en vaut vraiment la chandelle! mais la voie tracée par le président est respectée !

Pour de plus amples renseignements sur le PASS foncier collectif, se reporter au lien suivant: http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=6047


Pour les autres points abordés, je vous invite à parcourir le compte rendu officiel de ce conseil municipal.
Publié le Jeudi 25 juin 2009 à 12:27
Par Philippe Malaval

Je vous communique cette information qui émane de la CGPME nationale concernant la frilosité des banques à l'égard des petites et moyennes entreprises et certainement... des particuliers, plus enclines à consolider leurs propres bilans grâce à nos impôts que d'aider les entreprises et leurs salariés à surmonter la crise économique.



Non respect de l'engagement public des banques : quelles conséquences ?


Le gouvernement a injecté plus de 10 milliards d'euros pour renforcer les fonds propres des banques françaises dont l'existence même était en jeu.

Ce financement étatique direct visait à maintenir un niveau satisfaisant d'offre de crédit indispensable au fonctionnement de l'économie française. La CGPME avait donc approuvé cette mesure.

En contrepartie de la participation de l'Etat, les banques s'étaient engagées à faire progresser de 4% le montant des encours distribués.

Il s'avère aujourd'hui que cet engagement ne sera pas tenu.

Parallèlement,
78% des dirigeants de PME estiment que le contexte actuel a durci les conditions d'accès au crédit pour les entreprises.

La CGPME s'interroge donc sur les conséquences du non-respect d'un engagement pourtant pris publiquement, légitime contrepartie de l'utilisation des deniers du contribuable.

Pour sa part, la Confédération réclame à nouveau la mise en place rapide d'un observatoire des taux du crédit aux PME et le renforcement des pouvoirs du médiateur du crédit.

Les PME ne comprendraient pas que l'Etat ait, pour rétablir le financement de l'économie, aidé les banques à reconstituer leurs fonds propres et que ces dernières soient les principales bénéficiaires de ces mesures.

Publié le Mardi 09 juin 2009 à 09:27
Par Philippe Malaval

Je ne reviendrai pas sur les résultats et les différents commentaires qui ont suivi ces élections: ils constituent un échec cuisant pour notre mouvement.
Tout a été dit sur l'erreur stratégique qui a présidé la campagne, à savoir une campagne nationale anti-sarkosiste menée brillamment par notre président mais hors sujet et une campagne réellement européenne en régions portée par nos têtes de liste mais inaudible.
Je ne porterai pas de jugement sur le dérapage verbal de fin de campagne, un homme politique est de nature fragile car exposé, je préfère et il est plus rassurant de voir un homme qui "craque" après avoir fait l'objet d'attaques multiples qu'un "monstre" qui se contrôle...

Le grand défi à venir  est de savoir comment cristalliser les valeurs libérales (plutôt portées par la droite) et les valeurs humanistes (qui restent l'apanage de la gauche) dans un même creuset qu'est le MODEM ? De plus, une nouvelle composante est apparue clairement, celle du développement durable et de l'écologie politique qu'il faudra intégrer dans cette alchimie du 21ème siècle.
J'avais déjà pointé cette ambiguité, voir une certaine antinomie à titre personnel; aujourd'hui la résolution de cette équation constitue à mes yeux la clé de voûte de la réussite du Modem dans les années qui viennent.

Après ces dernières péripéties électorales, j'avoue que mon trouble est patent mais n'était-il pas sous-jacent dès le commencement de l'aventure Modem? L'ampleur de la tâche n'est-elle pas le moteur de mon engagement au sein du Modem?Dans cette démarche, ne suis-je pas, à titre personnel, tenté de résoudre le dilemne crucial entre le chef d'entreprise animé par des valeurs libérales au sens noble du terme et l'homme pétri de valeurs humanistes?

Je mets fin ici à l'exposé de mes états d'âme car l'analyse psychanalytique me guette!