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Le regard d'un citoyen sur la vie charrapontaine après un mandat d'élu municipal de l'opposition de 2004 à 2008.
La vision d'un chef d'entreprise sur la société française et notamment sur l'économie et l'emploi.
Publié le Vendredi 31 octobre 2008 à 08:20
Par Philippe Malaval
 L'ordre du jour porte sur les orientations budgétaires 2009 et la création de l'intercommunalité du Grésivaudan; pour le reste se reporter au compte-rendu officiel de cette séance.
ORIENTATIONS BUDGETAIRES
Charles BICH commente les évènements qui ont marqué le précédent mandat: - l'aide de la commune au redémarrage de Moulin Vieux au travers du rachat des locaux et l'abandon de la taxe professionnelle. - la liquidation de la société en 2006 avec le licenciement de 90 personnes - l'incidence de cette implication sur les finances de la commune qui l'a conduit à modérer sa politique d'investissements et de focaliser ses efforts sur l'aménagement du pôle multimodal et la suppression du passage à niveau.
Je veux bien admettre la perte de la taxe professionnelle mais le rachat des locaux a été une opération blanche pour les finances de la commune; en effet, le conseil général a supporté intégralement le coût du rachat du tènement immobilier de Moulin Vieux par l'attribution d'une avance exceptionnnelle de trésorerie qui s'est transformée en un abandon de créance pure et simple en 2007. (se reporter aux nombreux articles rédigés sur ce blog)
Lors du précédent mandat 2001-2008, Charles BICH a payé cher son ambition démesurée et mal maîtrisée de développer la commune de Pontcharra en multipliant les investissements qu'il a eu du mal à payer ; en témoigne la renégociation de la dette durant cette période visant à la reporter dans le temps; quant aux recettes fiscales, elles ont augmenté régulièrement entre 2001 et 2008 et invoquer leur baisse pour justifier le gel des investissements n'est pas sérieux. S'il revendique une ambition pour sa commune ce que je ne lui reproche pas, il doit en assurer la responsabilité jusqu'au bout sans se défosser sur des facteurs extérieurs.
A méditer donc la fable de La Fontaine: "la grenouille qui voulait se faire aussi gros que le boeuf".
Pour l'année 2009 sont prévus les investissements suivants:
- agrandissement de la halte-garderie: permis de construire déposé et subventions en attente d'attribution - maison médicalisée: étude en cours - réflexion sur l'agrandissement du groupe scolaire de Villard Noir en prévision de la croissance démographique attendue de ce quartier. - salle festive: réflexion à mener - agrandissement des jardins communaux et du cimetière de Villard Benoit - acquisition du site de Granulats Rhône Alpes (près de la gare) par échange de terrains - imposition: pas d'augmentation des impôts locaux prévus en 2009; pour rappel, ils ont augmenté de + 5 % en 2003 à la demande de la préfecture pour restaurer des finances saines.
- devenir de la friche Moulin Vieux: "il y a des friches industrielles qui peuvent être réhabilitées et d'autres qui sont condamnées à la démollition". Ces propos du maire constituent-ils un prémice à un revirement d'appréciation?
La modération des investissements me paraît indispensable compte tenu des finances de la commune et de la période économique sombre qui s'annonce; il faut en garder pour la fin du mandat ! J'approuve donc cette politique de rigueur budgétaire et la prudence qui l'accompagne.
INTERCOMMUNALITE
- 49 communes, 171 délégués - taxe professionnelle unique - 9 sièges à la commune de Pontcharra dont 1 réservé à la minorité - bureau constitué d'un président, 15 vice-présidents et 36 associés - siége à Crolles avec une antenne à Pontcharra orientée transports
Je consacrerai un article spécial à la création de cette grande intercommunalité qui recueille mon adhésion à quelques exceptions près.
Par exemple, l'AOTU qui ponctionnera 0,6% la masse salariale des entreprises de 10 personnes et plus comme indiqué par le maire qui s'ajouteront à la future prime de transport de 200 euros voulue par le gouvernement; dans les temps qui courent, les PME sont plus vulnérables et toute ponction supplémentaire les déstabilise davantage. Je rappelle que pour un territoire de 100 000 habitants, le prélèvement transport est de 1% et on n'est pas loin de ce niveau de population sur la future intercommunalité.
budget prévisionnel AOTU: - 2 millions d'euros des entreprises - 3 millions du conseil général - 1 million de la communauté de communes
Il faut donc que le réseau de transports en commun répondent parfaitement à la demande des habitants, des salariés et aussi des entreprises.
Publié le Mardi 14 octobre 2008 à 12:46
Par Philippe Malaval
 Ayant participé à la visite inaugurale de samedi dernier au matin, j'ai noté des avis contrastés et des interrogations quant à l'organisation de cette manifestation sur notre commune:
- super ! cela permet de découvrir des sports peu connus par les enfants et aussi les adultes. - c'est bien organisé avec des équipements de bonne facture. - combien çà coûte? c'est du gaspillage de l'argent des contribuables qui aurait pu être utilisé pour financer des équipements sportifs dans les collèges.
Effectivement, l'aspect financier est important et je comprends les interrogations de certains concitoyens dans cette conjoncture morose et incertaine mais la découverte de nouveaux sports par les jeunes est tout aussi primordiale pour lutter contre l'exclusion et la délinquence.
N'ayant aucune information sur le coût réel de cette manifestation, part revenant au conseil général et celle de la commune, je ne souhaite pas rentrer dans cette polémique stérile tant que je n'aurais pas à ma disposition des données concrètes.
Publié le Vendredi 10 octobre 2008 à 10:28
Par Philippe Malaval
La lecture du journal communal du mois d'octobre 2008 me conduit aux réflexions suivantes et comparativement à celui d'octobre 2007 qui avait déchaîné mes foudres:
- La nouvelle équipe serait-elle en passe d'insuffler plus de transparence et d'information ? en témoigne l'article sur le quartier Villard Benoit avec un compte rendu succint de la réunion de quartier (une première dans le pontch'échos) et un article sur l'aménagement de l'avenue de chartreuse et la rue du stade; serait-ce une réponse aux articles parus sur mon blog en son temps? - bonne nouvelle aussi: la mise en perspective de l'action des élus de la majorité, avec un maire moins omniprésent. - certes le journal traite de différents sujets qui font l'unanimité et rejette ceux qui ne donnent pas une image de marque positive de la commune ou provoquent la polémique: par exemple le sort du site de Moulin vieux uniquement abordé par les élus de la minorité.
Le changement de ton est assez important pour que je le signale et sans être prétentieux je pense que l'alternative modeste portée par mon blog et sa fréquentation stimulent la démarche entreprise par la commune.
Comme quoi une opposition individuelle constructive et nuancée constitue une première étape de démocratie participative. Finalement, si j'ai considéré, en son temps, que mon action d'élu d'opposition était vaine, je ne suis pas mécontent de mon action en tant que simple citoyen.
Publié le Mardi 07 octobre 2008 à 15:35
Par Philippe Malaval
N'ayant pas le droit à la parole durant le conseil municipal en tant que spectacteur, ce point m'avait intrigué mais les explications apportées en cours de séance ne m'ont pas permis d'appréhender objectivement cette délégation du maire. Voici l'extrait du compte-rendu du conseil municipal qui le traite :
" 22 septembre 2008 Considérant que dans le cadre de la gestion active de la dette, DEXIA Crédit local propose la mise en place d'une opération destinée à arbitrer une partie de l'encours (4 853 342.52 euros) afin d'en sécuriser les conditions financières, la commune contracte auprès de DEXIA Crédit Local, deux prêts à long terme de refinancement de 2 426 671.26 euros chacun dont les caractéristiques sont les suivantes: date de réaménagement le 1er décembre 2008; montant indicatif des ICNE à la date d'effet de 2238 euros, indemnité ramenée à zéro. - 1er prêt; taux fixe de 4.59 % jusqu'au 30 novembre 2010. ensuite même taux pouvant varier selon limites - 2ème prêt: taux fixe de 3.50 % jusqu'au 30 novembre 2011, ensuite même taux pouvant varier selon limites "
Traduction de ce galimatias pompeux et ésotérique:
Fin 2007, l'encours de la dette communale s'élevait à 10 254 222 euros hors EAU et ASSAINISSEMENT. Sous couvert de sécuriser les taux d'intérêts, 47 % de la dette soit 4 853 342 euros ont été ré-étalés sur une durée plus longue soit pour en diminuer l'annuité de remboursement (capital+intérêts) et la rendre compatible avec la trésorerie disponible, soit pour la maintenir à un niveau similaire à l'année précédente tout en contractant des emprunts supplémentaires.
La gestion active de la dette consiste à cette sacro-sainte fuite en avant ! les évènements que nous vivons actuellement semblent étrangers à la commune et sa banque "conseil" DEXIA qui, finalement, engrange des intérêts sur le dos des contribuables .
se reporter à mon article du 20 octobre 2007 qui faisait suite au conseil municipal du 18 octobre 2007.
"convention de partenariat avec DEXIA crédit local je vote contre car j'estime que DEXIA ne peut pas se positioner en juge et partie: il y a conflit d'intérêt puisque DEXIA est sollicité pour financer la commune et ne peut pas en même temps conseiller la commune en matière de gestion de trésorerie et d'emprunts".
Suite à la débâcle de DEXIA en septembre 2008, il me semble que son conseil avisé peut prêter à interrogation.
Publié le Vendredi 03 octobre 2008 à 11:51
Par Philippe Malaval
 Suite au conseil municipal de ce jour , je vous livre les points qui ont retenu mon attention dans un ordre du jour peu fourni et sans délibération significative.
Nous étions 5 spectateurs, comme quoi l'intérêt croit au sein de la population, ce qui me permet de rompre ma solitude.
CINEMA
Suite au décès de son gérant et face aux difficultés rencontrées par sa veuve, la municipalité décide de lui accorder la remise gracieuse des loyers en retard ainsi que les pénalités pour un montant de 2364 euros. Gilles JOVET informe le conseil de la reprise de l'exploitation du cinéma par le société FELICINE qui compte un réseau d'une cinquantaine de salles, dans les mêmes conditions avec un tarif de 6 euros; réouverture prévue vers le 15 novembre prochain.
VIE SCOLAIRE
Josiane CARASSIO fait le point sur la rentrée scolaire 2008: malgré quelques craintes de suppression de poste liées à la politique gouvernement, il n'en est rien car les effectifs ont baissé, ce qui permet de contenir raisonnablement le nombre d'élèves par classe:
VILLARD BENOIT ELEMENTAIRE 8 classes avec un effectif variant de 22 à 25 VILLARD BENOIT MATERNELLE 6 CLASSES de 22 à 23 VILLARD NOIR 2 classes de 20 à 25 CESAR TERRIER ELEMENTAIRE 10 classes avec un effectif de 21 à 28 CESAR TERRIER MATERNELLE 6 classes avec une moyenne de 26.5 élèves
A noter également la présence d'un psychologue et de 2 éducateurs pour les communes de Pontcharra, le Cheylas et St Maximin, soit un effectif au complet attendu depuis des lustres.
ENTRE-PRISES
L'adjointe à l'économie présente une délibération visant à accorder une remise de loyer à cette entreprise; les élus de la minorité au travers de l'intervention de Régine GAYET ont voté contre ne voulant pas cautionner une erreur de la municipalité faite sous le précédent mandat et aider une entreprise qui a licencié du personnel et quitté la commune. Madame Tosolini rétorque : "il n'y a que les gens qui ne font rien qui ne font pas des erreurs"; n'étant pas un "aficionados" de la première adjointe, je peux néanmoins lui concéder le droit à l'erreur (mais pas à la ré-erreur).
EAU ASSAINISSEMENT
Bernard DRECQ présente le bilan indigeste de ces deux services pour lesquels il nous en fait un "digest", voici ce que j'en ai retenu:
- 748 000 m3 pompés - 285 500 m3 facturés les fuites sont énormes mais il y a aussi des consommations non facturées... celles de la commune! - 15 % des branchements sont au plomb
Pour le reste des informations se reporter au compte-rendu officiel du conseil municipal.
Publié le Mercredi 01 octobre 2008 à 15:38
Par Philippe Malaval
 Cette réunion est organisée pour dresser le bilan du festival; je rappelle que je faisais partie de l'équipe chargée de procéder à l'état des lieux avant et après festival.
Sans porter de jugement artistique sur la nature de ce festival, je vous livre quelques bribes de réflexion avant la réunion de ce soir : - l'organisation de cette manifestation portée par les associations HADRA et GAIA était à la hauteur de l'évènement grâce à l'engagement de tous les bénévoles et ce, malgré quelques ratés. - l'état des lieux fait avant et après le festival a montré quelques dégradations mineures qui ont été assumées par l'organisation; le site des lônes a été rendu peut être plus propre qu'il ne l'étais auparavant. - les nuisances sonores pour les riverains étaient réelles mais pas insupportables; l'éclairage du site et surtout de ses accès est à revoir car déficient; les places de parking étaient insuffisantes en nombre. - le site des lônes a montré ses limites en terme de capacité d'accueil des participants; le chiffre de 3500 personnes me paraît être un maximum.
Globalement je porte un jugement favorable sur l'organisation de ce festival , reconnaît ses qualités artistiques (à petite dose en ce qui me concerne) mais m'interroge sur la pertinence du choix du site des lônes si le festival devait "s'installer" à Pontcharra; à mes yeux, la commune devrait opter pour un festival organisé tous les deux ans avec un maximun de 3500 festivaliers; cettes fréquence et limitation en nombre devraient rassurer les personnes touchées par les nuisances sonores ou celles réfractaires à cette culture musicale et son cortège de festivaliers.
Je ne manquerai pas de vous faire un compte-rendu de cette réunion publique.
COMPTE RENDU DE LA REUNION PUBLIQUE
Devant une assistance moins fournie que lors de la première réunion publique, les élus et les responsables des associations Hadra et Gaîa ont dressé le bilan de cette manifestation. 3991 festivaliers payants ont déambulé dans les rues de Pontcharra: satisfaction des commerçants.
Néanmoins des problèmes de parking se sont âprement posés et les nuisances sonores ont fortement gêné certains riverains: malgré la limitation sonore à 105 dB imposée par la préfecture, la réverbération du son sur le lac a provoqué des nuisances sur Chapareillan et jusqu'aux Marches.
Le bilan financier présenté par l'association HADRA présente un déficit de 23 000 euros qui reste à sa charge sans obérer ses comptes à venir.
La gendarmerie, présente constamment sur le site, fait le point de ses interventions: - délinquance 5 vols de sacoche et 1 vol de scooter au coléo - vendredi 12 PV pour détention de produits illicites - samedi soir pas de contrôle de stupéfiants à cause de la pluie, les chiens sont inopérants - dimanche 2 PV pour alcoolémie La gendarmerie est intervenue 4 fois sur le site pour des intrusions et 3 fois à l'extérieur. A noter l'arrestation d'un dealer en possession de 93 cachets d'Extasy: garde à vue puis emprisonnement. Les nuisances sonores se sont traduites par l'appel d'habitants de Chapareillan, des Marches et même de Francin.
Monsieur DELEGLISE est intervenu pour souligner le souillage de la rue du port par des détritus en tous genres et de la lenteur de l'intervention de l'équipe de nettoyage malgré l'engagement initial de l'organisation.
Une personne rapporte également des incidents à la gare SNCF où le préposé en poste n'était pas rassuré par le défilement des festivaliers samedi soir pendant les intempéries.
Charles BICH, suite à une question de l'assistance, précise le coût supporté par la commune: 234 heures d'employés communaux soit 4760 euros à comparer avec les dépenses de la fête de la Rosière (10290 euros), il estime l'investissement raisonnable par rapport à d'autres manifestations organisées par la municipalité.
En conclusion, les interventions négatives liées au bruit de Mesdames Nadine GIROD et Laurence FONTANA posent un problème de fond pour les élus et les habitants de la commune: doit-on préserver la tranquillité des habitants au détriment de l'animation et l'ouverture de la commune sur le monde, doit-on choisir entre une commune moderne et une cité intolérante et sclérosée par un couvre feu d'un autre temps et sous d'autres cieux, doit-on faire passer l'intérêt de certains devant l'intérêt général ?
Charles BICH réserve sa décision quant à la reconduction de ce festival en 2009.
Se reporter au dessus pour ma position à l'égard de la prochaine tenue de ce festival sur PONTCHARRA et à condition de lever les points bloquants.
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