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Le regard d'un citoyen sur la vie charrapontaine après un mandat d'élu de l'opposition de 2004 à 2008.
La vision d'un chef d'entreprise sur la société française engagé dans le syndicalisme patronal au sein de la CGPME Isère.
L' implication du militant politique MODEM, secrétaire départemental chargé du Grésivaudan.
Publié le Jeudi 28 août 2008 à 09:22
Par philippe malaval
La création du statut de l'auto-entrepreneur dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie me laisse pantois et je suis étonné de constater que seul le groupe socialiste de l'assemblée nationale s'y soit formellemnt opposé. Par ailleurs, le député François BROTTES a adressé début août un courrier aux acteurs du monde économique pour dénoncer les dérives de ce statut avec des arguments auxquels je souscris pleinement: l'illusion d'un entreprenariat facile, le mépris de l'artisanat, la trahison à l'égard des entrepreneurs vertueux et la rupture de confiance entre l'artisan et le client.
Au premier abord, le statut de l'auto-entrepreneur constituait en soi un progrès s'il était provisoire et accompagné de garde-fous pour qu'il ne crée pas de distorsion de concurrence vis-à-vis des artisants en particulier; et c'est là que le bat blesse: comment encadrer cette mesure sans la tuer purement et simplement ?
L'illusion d'un entreprenariat facile n'est pas nouveau et a déjà fait des émules dans l'opinion publique; ayant participer récemment à un forum sur la formation professionnelle à destination des salariés, j'ai été surpris par l'incrédulité des personnes qui projetaient de créer leurs entreprises mais en fin de compte leurs propres emplois, comme si on pouvait s'improviser entrepreneur du jour au lendemain, voir même l'exercer à temps partiel pour améliorer ses revenus, toujours dans l'esprit "travailler plus pour gagner plus".
NON, c'est faire injure à tous ces artisants et chefs de PME qui ne comptent pas leurs temps, prennent des risques, contribuent à la solidarité sociale de l'entreprise, suppléent les lacunes de l'enseignement, paient leurs taxes et engagent leurs responsabilités personnelles !
Faire croire à n'importe qui que l'on peut entreprendre tout en conservant une activité salariée en parallèle est une imposture; tout cela va l'encontre du statut réel d'un chef d'entreprise c'est à dire un statut précaire et contribue à la "fonctionnarisation" du statut de l'entrepreneur.
Au risque de paraître ringard, je pense que la démarche entreprenariale est un sacerdoce: ce n'est pas faire n'importe quoi par n'importe qui mais créer de la richesse, certes pour soi, et aussi pour les autres.
Ce n'est pas encourager les jeunes à créer ou reprendre des entreprises en instituant l'illusion d'un entreprenariat facile; au contraire, il faut qu'ils sachent que c'est un statut ingrat, précaire, constamment sur le fil du rasoir mais tellement enrichissant, à l'opposé de ce monde économique à la fois aseptisé et dérégulé que pressent ce statut de l'auto-entrepreneur !
Publié le Jeudi 31 juillet 2008 à 20:09
Par philippe malaval
 Dans mon article du 14 avril dernier, je déplorais l'abandon de ce site avec les risques potentiels de dégradation; ce que je ne voulais pas imaginer s'est concrétisé le 31 juillet sur le site par l'incendie d'un bâtiment qui aurait pu se propager au reste s'il s'était déclaré en pleine nuit.
Même les bureaux sont visités: en témoignent les fenêtres à l'étage ouvertes sur la rue. La floraison continue des tags, la dégradation progressive des locaux témoignent d'une fréquentation assidue du site par des personnes et en l'occurence par des personnes malveillantes.
L'héritage du tènement immoblier de MOULIN VIEUX n'est pas un cadeau pour la commune; il est temps de l'assumer pleinement et de prendre les dispositions qui s'imposent !
Maintenant une décision radicale se profile à mes yeux: raser le site et conserver l'emprise foncière; le coût de démollition est un investissement lourd mais il contribuera à terme à l'aménagement de ce quartier.
Ce site industriel devient dangereux pour la commune et ses habitants s'il reste abandonné, sans surveillance constante, à son triste sort car trop enclavé dans le secteur résidentiel.
ci-dessous les différents articles parus dans le dauphiné libéré qui complètent mes dires:
http://www.ledauphine.com/incendie-l-origine-du-sinistre-indeterminee-d-anciennes-papeteries-en-feu-pontcharra-@/index.jspz?article=42237&chaine=42
http://www.ledauphine.com/index.jspz?article=48287
Publié le Mardi 10 juin 2008 à 18:34
Par philippe malaval
Le travail des seniors et leur maintien dans l'emploi jusqu'à l'âge légal de départ à la retraite sont la résultante d'une démographie où les sortants sont plus nombreux que les entrants sur le marché du travail; il faudra entre autres allonger sa carrière professionnelle pour garantir notre système de retraites par répartition que nos aînés nous ont légué.
L'emploi des seniors n'est pas un frein à l'emploi des jeunes, catégorie largement touchée par le chômage. Depuis des décennies, le patronat, les syndicats et l'état ont entretenu un cercle vertueux (vicieux?) pour utiliser les travailleurs seniors comme valeur d'ajustement de la pyramide des âges des entreprises: départ en pré-retraite pour la satisfaction des salariés et des syndicats; "on laisse le travail aux jeunes". Sauf qu'aujourd'hui cette pratique est pénalisante pour le développement de l'économie et que le système est à bout de souffle.
Pour le maintien des salariés au delà de 55 ans, il faudra investir massivement dans la formation professionnelle pour permettre à ceux dont la pénabilité au poste de travail est avérée de poursuivre une activité dans un autre domaine plus compatible avec la réalité de chaque individu et favoriser les entreprises vertueuses qui s'engagent dans cette voie de bon sens; pour les autres, au delà de 60 ans, l'espérance de vie en croissance permanente et la perspective d'un maintien accru de ses capacités physiques et intellectuelles le permettront. se reporter à l'article du dauphiné libéré dans lequel j'exprime ma position de chef d'entreprise à ce sujet.
http://www.ledauphine.com/isere-/-retour-des-seniors-dans-l-entreprise-br/-pour-philippe-malaval-@/index.jspz?chaine=69&article=26649"> (Le Dauphiné Liberé)
Publié le Lundi 02 juin 2008 à 20:24
Par philippe malaval
Le pouvoir d'achat reste la préoccupation majeure des salariés;après le "travailler plus pour gagner plus", le président SARKOZY tente d'y répondre avec les arguments de l'intéressement et de la participation que devraient mettre en place les petites et moyennes entreprises pour que les salariés profitent de ces dispositifs.
Questions:
- les PME ont elles toutes les moyens financiers pour mettre en place ces modes de rémunération alternatifs alors qu'elles sont le plus vulnérables économiquement: poids des charges de toute nature, pression constante des grands groupes...? - ne serait-ce pas une façon de "refiler le bébé" à des entreprises dont la valeur ajoutée repose sur les salariés qui les animent? - ces modes de rémunération répondent-ils aux aspirations des salariés? Se reporter à l'article du dauphiné libéré en date du 2 juin 2008 dans lequel je livre mon expérience de chef d'entreprise en la matière.http://www.ledauphine.com/interessement/participation-les-patrons-de-pme-ne-sont-pas-convaincus-par-le-projet-de-loi-annonce-par-le-president-les-pme-cherchent-leur-inter-t-@/index.jspz?article=27098&chaine=25"> (Le Dauphiné Liberé)
Publié le Mardi 27 mai 2008 à 09:44
Par philippe malaval
Initialement, l'union locale de la CGT du Grésivaudan nous avait conviés à une réunion pour évaluer la pertinence d'un conseil économique et social local; compte tenu de l'actualité sociale qui concerne les secteurs de la métallurgie et de la papeterie, le débat a porté sur la défense de l'emploi, et notamment ceux de ASCOMETAL, UGIMAG et papeterie de LANCEY.
A noter la présence d'élus, ceux de la commune du Cheylas, de la sénatrice Anne DAVID, du conseiller général Philippe LANGENIEUX-VILLARD, le Député François BROTTES étant représenté par son attaché parlementaire, Joel MARSEILLE élu de Tencin et d'autres que je ne connais pas.
J'y ai participé en tant que chef d'entreprise, secrétaire départemental du Modem chargé du Grésivaudan et ancien candidat MODEM aux élections cantonales 2008.
SITUATION DE L'EMPLOI DANS LE GRESIVAUDAN
Quel est l'état des lieux ?
Le cabinet SECAPHI indique que le bassin d'emplois du Grésivaudan est rattaché statistiquement à celui du bassin grenoblois; de ce fait et compte tenu de la fraicheur relative des statistiques de l'INSEE, l'analyse est grossière et ne repose pas sur des données propres au Grésivaudan.
Le bassin d'emplois est marqué par 3 tendances: - précarisation de l'emploi, intérim en forte progression ( 30 % en 10 ans) - externalisation de l'emploi (propreté, maintenance,...) - désindustrialisation ( baisse de 2 % des effectifs)
15 à 20 % des actifs qui habitent le Grésivaudan y travaillent; d'où les flux des personnes qui se déplacent en dehors du bassin d'emplois pour travailler et ceux qui y viennent! augmentation importante des emplois dans le secteur tertiaire c'est à dire les services.
André PLISSON, animateur de la commission "économie emploi" du pays du Grésivaudan nous fait part des travaux de cette commission en la matière: mise en place d'un observatoire de l'emploi avec les outils de GPEC nécessaires et complémentaires de ceux initiés dans d'autres structures telles que le CTEF.
Ces différentes démarches entamées en parallèle induisent une consolidation et une coordination orchestrée soit par une structure indépendante, soit par la mise en réseau de ces différentes instances.
CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL LOCAL
"La financiarisation de l'économie à laquelle le pouvoir politique ne s'est pas opposé, a porté un coup sévère à l'industrie française de production et a décimé celle du Grésivaudan, De Domène à Chapareillan, les industries traditionnelles ferment les unes après les autres et le phénomène ne ralentit pas. Les emplois créés par la mono-industrie (haute technologie), s'ils ont compensé en nombre ceux perdus dans les industries traditionnelles, n'ont pas offert de solutions aux laissés pour compte de celle-ci. Depuis de nombreuses années, l'union locale de la CGT du Grésivaudan alerte, dénonce et agit pour maintenir un tissu industriel qui offre les emplois diversifiés répondant aux besoins de la population de notre vallée.
Nous proposons la création d'une structure territoriale mixte avec des droits et des moyens.
Il s'agirait d'un conseil économique et social local pour la sécurité de l'emploi et de formation; ce conseil serait permanent et composé de représentants des pouvoirs publics, des pouvoirs politiques, des syndicats de salariés et patronaux et des citoyens."
Je ne peux pas cautionné totalement cette analyse qui stigmatise la financiarisation de l'économie comme si les charges sur les salaires, les 35 heures, le coût de l'énergie, etc...n'avaient pas d'incidences directes sur la situation des industries traditionnelles.
Là n'est pas le débat de ce jour, tout le monde s'en accorde, la priorité c'est comment maintenir et créer des emplois dans les industries traditionnelles du Grésivaudan.
Cette proposition m'intéresse et mérite d'être creusée lors d'une prochaine réunion; elle rejoint partiellement les propositions que j'avais émises lors de la campagne électorale pour les élections cantonales 2008; se reporter à la rubrique "cantonales 2008" de mon blog.
En mars 2008, j'avais proposé:
- d'organiser une veille économique et sociale autour des élus municipaux pour appréhender les problèmes liés aux défaillances de l'industrie traditionnelle de notre canton, tenter d'en juguler les effets néfastes sur l'emploi et l'aménagement du territoire et contribuer au développement d'un réseau de TPE/PME pourvoyeur d'emplois.
- de se rapprocher des acteurs socio-économiques pour définir un plan d'actions concertées pour optimiser la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dont notre canton pourra se prévaloir dans les années à venir, plan d'actions à consolider avec ceux émanant d'autres collectivités territoriales.
- d'organiser un système d'aides financières et de conseils destiné à des entreprises en place ou en création, innovantes et qui s'engagent socialement en terme d'emplois dans le respect des droits des hommes et des femmes qui les animent.
Comme vous le constatez, je pourrai m'investir dans ce projet à condition que cette structure soit pilotée par les élus et les acteurs socio-économiques, qu'elle ne soit pas le dernier club où l'on cause et qu'elle ne superpose pas à d'autres existantes (pays du Grésivaudan, conseil général,..) mais ayant un rôle de coordinateur/consolidateur.
Lors du débat, la sénatrice a confirmé sa volonté de travailler dans ce sens; j'attendrai la première réunion sur ce sujet pour confirmer ou non mon intérêt et mon implication.
Publié le Vendredi 16 mai 2008 à 09:03
Par philippe malaval
Mardi dernier à Vienne, Nicolas Sarkozy, face à des chefs d'entreprise et des élus isérois, a présenté les grandes lignes de son projet de loi sur la modernisation de l'économie. Je représentais, avec d'autres collègues, mon syndicat patronal à cette table ronde mais je m'exprime ici à titre personnel.
Le président veut combattre les immobilismes et les corporatismes qui minent la société française; certes, la démarche est louable et nécessaire à condition de ne pas favoriser certains corporatismes par rapport aux autres.
Prenons le cas du rôle de la distribution alimentaire dans les prix donc du pouvoir d'achat.
Son analyse consiste à dire que les prix ne baissent pas car les grandes surfaces ne peuvent pas négocier leurs prix d'achat auprès de leurs fournisseurs et par manque de concurrence. Cette analyse me paraît naîve, voir même archaîque, car ces quelques enseignes de la grande distribution sont plus enclines à faire du profit et "à 's'entendre" sur un certain statu quo; quant à la négociation de leurs prix d'achat, il est à parier que les PME du secteur alimentaire en seront les grandes perdantes car vulnérables face à la puissance de ces grands groupes; en résumé, on nous prépare un système à l'américaine, à la WALMART. Quant à la concurrence entre enseignes, je ne pense pas que le hard discount y contribue; la plupart d'entre eux appartient à ces mêmes grandes enseignes et n'oublions pas que les produits distribués sont souvent fabriqués hors de France et d'une qualité alimentaire moindre.
En ce qui concerne le commerce de proximité, l'inquiétude est légitime: le commerce alimentaire qui avait déserté nos centre-villes y revient en tant que commerce sous enseigne de la grande distribution et non sous la forme de commerce indépendant.
Liberté de travail
Il souhaite s'attaquer à cet immobilisme: après le "travailler plus pour gagner plus" pour lequel j'avais émis quelques réserves, le président s'insurge contre les interdictions de travailler en dehors des jours et des horaires habituels; pourquoi empêcher un individu de travailler le dimanche pour gagner 2 fois plus? En soi je ne suis pas hostile à cette liberté mais je m'interroge sur les dérives possibles et sur l'impact sur l'activité économique comme si le fait d'ouvrir les magasins le dimanche contribuerait à aller chercher un point de croissance supplémentaire alors que le pouvoir d'achat n'est pas extensible.
La dérive pourrait atteindre la mère de famille seule élevant deux enfants avec un emploi partiel à qui l'on proposerait de travailler le dimanche pour arrondir ses fins de mois: aura t-elle la liberté de dire non à son employeur si cela lui pose des problèmes insurmontables d'organisation?
Le seul point évoqué par le président qui retient mon soutien est son analyse sur les perspectives à moyen terme: il faudra travailler plus pour assurer un pouvoir d'achat en progression et allonger sa carrière professionnelle pour assurer l'équilibre du système des retraites. Il faudra également intégrer la pénibilité du travail à cette réflexion ainsi que la formation professionnelle qui permettra à des personnes de poursuivre une activité dans un autre domaine.
Quant à son couplet sur les 35 heures, "seule invention pour laquelle il n'y a pas eu besoin de déposer un brevet par crainte de se la faire piquer", force est de constater que cette boutade est malheureusement pertinente; si les 35 heures ont constitué une avancée sociale à une époque, il est clair qu'elles constituent désormais un immobilisme néfaste pour le maintien de notre pouvoir d'achat dans la perspective de notre environnement international et l'intensification de la création de richesses qui permettra de préserver notre "exception française".
Publié le Lundi 14 avril 2008 à 18:14
Par philippe malaval

2 ans après le dépôt de bilan de la société Moulin Vieux, les locaux appartenant à la municipalité seront-ils voués au même sort que ceux de Mipe/Floret dans la zone industrielle du Pré-Brun ?
La dégradation irréversible s'amorce; les bâtiments ont été éventrés lors du déménagement de certains matériels et ont souffert d'un manque crucial d'entretien au cours de la dernière décennie; malgré la surveillance occasionnelle de ce site "ouvert", il est en proie à des visiteurs dont la première manifestation se concrétise par des tags et fenêtres cassées.
Lors de la dernière campagne électorale, l'équipe sortante a confirmé sa volonté de conserver au site de Moulin Vieux sa vocation économique; pour ma part, j'avais indiqué mon désaccord sur ce devenir de Moulin Vieux (se reporter à mes différents articles à ce sujet dans la rubrique "économie emploi")
Qu'attend la municipalité de Pontcharra ?
- que le site présente le visage d'une friche industrielle avec ses vérues outrancières: tags, locaux délabrés,... - un entrepreneur privé pour le remettre en état ou le démollir. (cf la réhabilitation en cours des locaux ex-Floret opérée par un privé) - les subventions du conseil général, du pays du Grésivaudan ou de l'état pour amorcer les travaux nécessaires pour inverser la tendance. - pour revenir sur une prise de position électorale qui s'avèrera inappropriée pour la commune à terme.
Aujourd'hui, pour une entrée de ville, c'est un must pour le Haut Grésivaudan et la commune de Pontcharra !

Publié le Mardi 11 décembre 2007 à 09:12
Par philippe malaval
Charles BICH a confirmé à plusieurs reprises sa volonté de lui conserver sa vocation économique; j'ai exprimé mon désaccord pour les raisons suivantes:
- il est nécessaire de dépolluer le site et de réhabiliter les bâtiments existants et d'en détruire certains; les coûts liés à ces opérations ne sont pas cernés et probablement élevés même si un recours à l'état est possible pour la dépollution et aux collectivités locales (pays du Grésivaudan, conseil général) pour la réhabilitation du site. - ce site est dorénavant enclavé dans la ville et sa zone d'habitations. - la zone industrielle du Pré-Brun et son extension représentent la localisation idéale à terme pour implanter des nouvelles entreprises; aujourd'hui, le plan de prévention des risques d'inondation en limite le développement; le tènement FLORET, en cours de restructuration, contribuera à ce potentiel. - le site de Moulin Vieux peut accueillir temporairement des entreprises pour du stockage mais il n'est pas attractif pour des entreprises pourvoyeuses d'emplois: c'est malheureusement une friche industrielle qui s'avèrera un puits sans fond pour lui donner le visage qu'attendent les entreprises,de nos jours, d'une zone économique dynamique.
Par conséquent, je pense qu'il est préférable de le conserver comme réserve foncière pour tenir compte du développement démographique de la commune (7500 habitants à l'horizon 2012); ce site est proche du centre ville, de la ZAC et intermédiaire entre la ville et Villard Noir. Il sera susceptible de recevoir:
- un futur groupe scolaire pour remplacer à terme ceux de César Terrier et de Villard Noir - la future gendarmerie - des logemens sociaux - un groupement de services libéraux: cabinet médical,.... - d'autres services municipaux: petite enfance,....
Publié le Mercredi 04 juillet 2007 à 10:22
Par philippe malaval
Je me suis rendu le 4 juillet 2007 en mairie pour consulter le dossier d'enquête publique. Lors du conseil municipal du 22 juin dernier, je n'ai pas pris part au vote relatif à ce sujet estimant que le manque d'informations ne me permettait pas de me positionner objectivement en tant qu'élu et préférant attendre les résultats de l'enquête et les commentaires du commissaire-enquêteur.
Le projet d'implantation de la société LIDL aurait mérité l'organisation d'une commission "économie" spécifique mais l'information des élus de l'opposition ne semble pas être une priorité de l'équipe municipale !
A ce jour, le registre était vierge de tout commentaire.
Compte tenu du trafic annoncé de camions (150 par jour), il me semble nécessaire de prévoir les aménagments routiers liés à la sécurité et notamment la création d'un rond-point sur le CD 523 au niveau du garage WV et OMSAT pour sécuriser les flux.
Ayant obtenu les informations suffisantes pour me forger une opinion, vu les emplois créés (90 au début) et la taxe professionnelle attendue, je donne un avis favorable à cette implantation.
Publié le Mardi 06 juin 2006 à 16:03
Par philippe malaval
En préambule de ce compte-rendu, votre information concernant la papeterie de MOULIN VIEUX me conduit aux réflexions suivantes:
Comme vous l'indiquez, l'urgence et le souci municipal portent sur le devenir des 94 salariés; les élus de l'opposition s'y associent d'autant plus que la mauvaise conjoncture dans la papeterie les obligera à une réorientation professionnelle radicale.
Quant aux choix du conseil municipal de l'année 2000, je n'en suis pas solidaire pour les motifs suivants: Je n'étais pas conseiller municipal à cette époque et le regrette car j'aurais apporté un éclairage différent aux conditions de reprise de la société MOULIN VIEUX L'engagement de la commune et du conseil général de l'époque s'est constitué sur des considérations électorales qui ont relégué les considérations économiques et financières à la portion congrue. Cette situatioin a engendré un déséquilibre notoire entre les engagements des collectivités territoriales et ceux de la société repreneur des actifs MOULIN VIEUX.
Les conséquences de la cessation d'activité de la société MOULIN VIEUX n'ont pas été évaluées à leur juste mesure:
la commune de pontcharra se retrouve propriétaire d'un tènement immobilier pour lequel elle devra supporter à terme des engagements portant sur la démollition/réhabilitation des locaux et surtout ceux concernant la dépollution du site qui a abrité une installation classée.
la dette de loyers et d'impôts fonciers sont à mettre en relation avec l'avance consentie par le conseil général à la commune pour le rachat de ce tènement immobilier qui, à ce jour, n'a fait l'objet d'aucun remboursement de la part de la commune; je vous rappelle mes courriers des 18 mai 2005 et 7 décembre 2004 à ce sujet.
Quant aux prêts contractés par la holding financière de reprise de la société MOULIN VIEUX et cautionnés par la commune et le conseil général, je doute fort que le repreneur puisse honorer ses engagements et dans ce cas les cautions des deux collectivités territoriales seront exigibles.
Lors du débat d'orientations budgétaires de novembre 2005, vous aviez mentionné dans le compte-rendu du conseil municipal du 4 novembre 2005, paragraphe environnement économique local:"... l'activité de la société MOULIN VIEUX est conforme à l'objectif de reprise; elle intervient dans les ressources communales par les loyers... le retour de la taxe professionnelle est attendu"
JANVIER 2006 mise en redressement judiciaire
MAI 2006 liquidation de MOULIN VIEUX
Ces commentaires de la commune à si brève échéance du verdict final traduisent soit la volonté de ne pas analyser objectivement et sincèrement les faits, soit sont les fruits d'une inculture économique et financière.
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