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Le regard d'un citoyen sur la vie charrapontaine après un mandat d'élu municipal de l'opposition de 2004 à 2008.
La vision d'un chef d'entreprise sur la société française et notamment sur l'économie et l'emploi.
Publié le Mercredi 16 septembre 2009 à 11:05
Par Philippe Malaval

| Communiqué | | Crédit : les admonestations ne suffisent plus | La CGPME le déplore depuis plusieurs mois, les entreprises, notamment les plus petites d'entre elles ont du mal à accéder au crédit. La Banque de France vient ainsi de confirmer le spectaculaire ralentissement du crédit de trésorerie aux entreprises dont le volume a baissé de 10,8% depuis juillet 2008.
Or restreindre les crédits de trésorerie, c'est prendre le risque de mettre en danger l'entreprise. Si ce comportement irresponsable ne peut à lui seul expliquer la singulière envolée des défaillances (+ 18% en juillet 2009 par rapport à juin 2008) il en est, sans aucun doute, en partie responsable.
Les admonestations ne suffisent plus. Les banques doivent respecter leurs engagements, légitimes contreparties du plan public de soutien au secteur bancaire. Il est aujourd'hui de la responsabilité des pouvoirs publics de tout mettre en oeuvre pour y parvenir, par exemple en élargissant les ! pouvoirs du médiateur du crédit qui pourrait devenir un "régulateur du crédit".
Autres suggestions : serait-il illégitime qu'une banque qui restreint brutalement les facilités de caisse d'une PME doive s'en expliquer auprès d'elle ? Serait-il choquant, dans un souci de transparence, que les banques publient non seulement les encours de crédit accordés mais aussi les encours de crédit refusés ? |
Publié le Jeudi 25 juin 2009 à 12:27
Par Philippe Malaval
Je vous communique cette information qui émane de la CGPME nationale concernant la frilosité des banques à l'égard des petites et moyennes entreprises et certainement... des particuliers, plus enclines à consolider leurs propres bilans grâce à nos impôts que d'aider les entreprises et leurs salariés à surmonter la crise économique.
  
Non respect de l'engagement public des banques : quelles conséquences ?
Le gouvernement a injecté plus de 10 milliards d'euros pour renforcer les fonds propres des banques françaises dont l'existence même était en jeu. Ce financement étatique direct visait à maintenir un niveau satisfaisant d'offre de crédit indispensable au fonctionnement de l'économie française. La CGPME avait donc approuvé cette mesure. En contrepartie de la participation de l'Etat, les banques s'étaient engagées à faire progresser de 4% le montant des encours distribués. Il s'avère aujourd'hui que cet engagement ne sera pas tenu. Parallèlement, 78% des dirigeants de PME estiment que le contexte actuel a durci les conditions d'accès au crédit pour les entreprises. La CGPME s'interroge donc sur les conséquences du non-respect d'un engagement pourtant pris publiquement, légitime contrepartie de l'utilisation des deniers du contribuable. Pour sa part, la Confédération réclame à nouveau la mise en place rapide d'un observatoire des taux du crédit aux PME et le renforcement des pouvoirs du médiateur du crédit. Les PME ne comprendraient pas que l'Etat ait, pour rétablir le financement de l'économie, aidé les banques à reconstituer leurs fonds propres et que ces dernières soient les principales bénéficiaires de ces mesures.
Publié le Samedi 25 avril 2009 à 09:25
Par Philippe Malaval

L'actualité fait écho de nombreux cas de retenue de patrons dans le cadre de négociations lors de fermetures de sites industriels; je n'emploie pas le terme "séquestration" volontairement.
Comment peut-on en arriver à de telles extrémités?
- je déplore ces comportements car j'estime que ces manifestations sont stériles et notamment vis à vis des patrons de ces usines qui ne sont pas réellement les décideurs et qui vont chercher les ordres ailleurs... - je comprends la réaction des salariés qui, dans la perspective de perdre leurs emplois, sont réduits à des actions de "légitime défense" car plongés dans une désespérance croissante. - lorsque Dominique de Villepin estime qu'il y a un risque insurrectionnel en France, je pense que sa mise en garde témoigne d'une grande lucidité car le désarroi et la peur des lendemains sont les moteurs de dérapages que l'on pouvait croire bannis de notre pays. - ces évènements constituent une dérive qui mettra à mal le fondement même de notre démocratie, de nos institutions et de notre société. - la crise sera longue et dure pour les plus vulnérables; il est inconcevable que des minorités continuent comme si de rien n'était, inconscients du fossé qui se creusent entre leurs vécus de nantis et la triste réalité de la France d'en bas. - quelqu'un m'a fait remarquer: quelle serait la réaction de l'opinion publique si un patron séquestrait des délégués syndicaux? la question ne se pose pas de la même façon; il est condamnable car hors la loi et en plus dans quel but !
Aujourd'hui, nous avons besoin de sérénité pour résister à cette crise économique majeure et seul l'apaisement des esprits conduira à instaurer un climat de cohésion sociale. A la cupidité et l'immoralité de certains patrons, la réponse musclée des salariés qui prennent en otage leurs interlocuteurs ne me parait pas disproportionnée; ce qui est disproportionné, ce sont les dérives imprévisibles de telles pratiques et l'engrennage dévastateur qui suit mais l'histoire est source de repères et d'enseignements en la matière.
Publié le Samedi 28 mars 2009 à 09:47
Par Philippe Malaval
En tant que patron d'une petite entreprise englué dans la crise économique et financière qui sévit dramatiquement, j'observe le débat depuis quelques semaines au travers des différents mandrats patronaux que je porte et je souhaite partager avec vous les valeurs qui animent un "petit patron" dans les circonstances actuelles:
- la crise affecte les entreprises et leurs salariés durement: chômage partiel, licenciement économique, jeunes recherchant désespérement un emploi - un patron éclairé et honnête se doit d'adopter une attitude humble vis à vis des personnes qui l'accompagnent tous les jours dans la vie de l'entreprise - en aucun cas, il doit prendre des décisions le visant personnellement qui puissent atteindre la dignité des autres: on ne peut instaurer et imposer aux autres une rigueur salariale en s'exemptant de toute solidarité; je condamne ces "patrons" qui s'octroient des bonus et autres rémunérations abusives au mépris des autres mais sont-ils encore des entrepreneurs au sens noble du terme? - le débat est lancé sur l'encadrement des salaires des patrons; à titre personnel, je n'y voit aucun inconvénient, je pense que ce serait presque salutaire pour nous, patrons d'entreprises familiales sur lesquelles nous engageons notre honneur et nos biens propres; de cette façon on bousculerait un tabou qui montrerait que les hauts revenus ne sont pas forcément là où l'on pense! - quant à légiférer sur cette question, le débat tournera court car personne n'a la volonté de le faire et pour cause...seul le code moral promu par le MEDEF qui devrait être un code d'honneur doit faire l'objet d'une intervention gouvernementale pour éliminer les outrances du système.
Lors de l'émission d'Arlette Chabot sur France 2 jeudi soir, il me semble que l'on atteint le stade ultime de la démagogie: langue de bois du MEDEF, propos inqualifiable de Benoit Hamon sur les chefs d'entreprise; j'ose espérer qu'il fait la différence entre un patron du CAC 40 et celui d'une petite entreprise... même emporté dans l'action d'un débat.
Je partage son analyse sur l'échelle des salaires, à savoir l'écart entre le plus petit et le plus grand salaire attribué dans l'entreprise; les gouffres constatés dans quelques entreprises témoignent de la cupidité et l'immoralité de leurs dirigeants dans la situation difficile que nous traversons qui devrait appeler une solidarité renforcée des plus riches.
Dans les petites entreprises que je connais, le salaire moyen du dirigeant est de 4400 euros mensuel net (source INSEE), ce qui est loin du salaire mensuel d'un député européen et encore plus de celui de Zinédine Zidane! Un rapport de 1 à 4 me paraît raisonnable au regard des multiples engagements d'un patron de petite entreprise dont la valeur ajoutée, c'est avant tout l'homme !
Il est vrai qu'au delà de sa rémunération lorsqu'il est salarié, le patron qui détient l'intégralité des parts de son entreprise se constitue un patrimoine dont la valeur est proportionnelle à la rentabilité de son affaire et qu'il peut recevoir comme tout actionnaire des dividendes lorsque les résultats de l'entreprise sont bons; ces éléments sont la partie variable de sa rémunération qui, comme son nom l'indique, n'est pas acquise.
Publié le Jeudi 19 février 2009 à 15:43
Par Philippe Malaval
Après l'effet d'annonce du président de la République, je m'interroge sur la pertinence d'une telle perspective, à moins qu'elle soit le prémice d'une réflexion approfondie sur la fiscalité des entreprises.
Tout le monde s'accorde à dire que la taxe professionnelle pénalise aujourd'hui les entreprises qui investissent et auparavant celles dites de "labeur" avec un nombre important d'emplois; donc je ne suis pas hostile pour revoir les modalités de calcul mais quant à dire de la supprimer, cela me parait un peu irresponsable compte tenu du contexte économique et financier actuel.
La taxe professionnelle constitue principalement la manne financière apportée aux collectivités locales, il faudra la remplacer par un autre impôt dont le contributeur principal sera toujours les entreprises, même si l'on veut un peu plus taxer les pollueurs et les revenus financiers; de plus, le gouvernement vient d'annoncer des allègements d'impôts pour les ménages les plus modestes, donc je voudrais que l'on m'explique comment va t-on financer un interventionnisme accru de l'état tout en diminuant les prélèvements obligatoires.
A l'heure où les entreprises attendent beaucoup des collectivités locales pour relancer l'économie, n'est-ce pas jouer avec le feu en jetant une incertitude sur leurs financements à venir qui risquent de geler leurs volontés d'investir dans les mois qui viennent.
A moins que la démarche soit politique tout simplement: c'est une manière comme une autre d'amorcer et d'annoncer la future réforme des institutions visant à simplifier les différents niveaux de collectivités territoriales: suppression de l'échelon départemental au profit de la région et de l'intercommunalité; on peut même s'interroger sur le rôle à terme de l'échelon municipal. Dans ce cadre, la suppression de la taxe professionnelle est plausible ainsi que son remplacement par un autre impôt plus juste car on aura fait des économies au niveau du fonctionnement des collectivités territoriales.
Je lance aussi un message à nos élus qui souhaitent financer la nouvelle intercommunalité du Pays du Grésivaudan uniquement avec une taxe professionnelle à taux unique ; on ne pourra pas indéfiniment superposer les strates; il faudra se poser la question du rapport coût / services rendus à la population car les vaches à lait que sont les contribuables individuels et les entreprises ne pourront supporter les débordements excessifs en la matière, d'autant plus que la crise est là et s'installe pour un certain temps dans le pays.
Publié le Vendredi 30 janvier 2009 à 10:10
Par Philippe Malaval
  
A cette occasion, la CGPME Isère avait convié le Professeur Philippe DESSERTINE, Directeur de l’Institut de Haute Finance, spécialiste de la finance internationale et l’un des meilleurs experts français de l’information financière qui interviendra sur le thème : "Crise financière, crise économique... Quel avenir pour nos PME ?". En tant que chef d'entreprise et syndicaliste patronal, j'ai assisté à cette conférence; son analyse sur les origines de la crise, son déroulement et ses propositions pour la combattre me sont apparus pertinentes au point de vous en faire un résumé qui, je l'espère sera le plus pédagogique et le moins partisan possible.
L’origine de la crise : l’occident vit au dessus de ses moyens. Durant la période 1989-1999, nous assistons à une croissance inouïe de l’économie mondiale qui gomme les effets de la mondialisation. En même temps, l’Europe occidentale intègre les pays de l’Europe de l’est et crée la monnaie unique, l’EURO. Tout cela grignote 1 à 1.5 % de croissance annuelle.
Cette période masque les méfaits de la mondialisation et en 2000-2001, le retournement se produit et les difficultés apparaissent : la baisse global du pouvoir d’achat des occidentaux est consécutive à une répartition des richesses sur des pays nouveaux, phénomène difficile à expliquer politiquement ; l’émergence et le développement du pouvoir d’achat se font au détriment de celui des pays occidentaux. Alan GREENSPAN : l’emblème de la dette aberrante.
Ils n’ont plus de revenus… on va leurs donner de la dette ! La baisse des taux d’intérêts favorise la dette qui dope l’économie. Pendant la période 2000-2007, on créé de moins en moins de richesse ; logiquement les taux d’intérêts devraient augmenter, Greenspan fait l’inverse : plus il y a de dettes, plus on relance l’économie. Les pays anglo-saxons ont cette logique de la dette : en 2007, aux Etats Unis et en Grande Bretagne, le taux d’épargne est de 13 % du PIB alors que dans les pays vertueux comme l’Allemagne et la France il est supérieur à 20 % du PIB. La perspective du logement s’impose pour doper l’économie ; on propose aux américains un système magique : vous pouvez acheter votre maison à crédit même si vous n’en avez pas les moyens. Pendant 3 ans vous profitez de votre logement dont la valeur aura augmenté du fait du boom immobilier ; la banque peut vous faire un complément de prêt pour continuer à consommer. C’est un mécanisme aberrant qui ne peut conduire qu’à un clash gigantesque. Pourquoi n’a t’on pas eu la crise plus tôt ? Origine de la crise : la Chine prise en otage.
Le système a fonctionné car la Chine a été prise en otage par les Etats Unis.
Les chinois ont crée beaucoup de richesse mais pas de monnaie ; ils reçoivent en contre partie des dollars et devraient normalement investir dans leurs pays pour créer des routes, des hôpitaux…et redistribuer une partie du magot aux chinois. Il n’en est rien : les chinois vont acheter de la dette publique américaine en dollar et avec des faibles taux d’intérêts ; ces actifs se dévaluent du fait de la faiblesse du dollar mais la dette américaine est ainsi absorbée par la création de richesses réalisée par la Chine. Origine de la crise : la folie des banques américaines.
Aux Etats Unis, en 1999, abrogation de la GLASS STIGALL ACT, loi promulguée en 1933 pour prévenir une autre crise comme 1929. Les conséquences sont la non rémunération du risque, le développement de techniques financières complexes, une dérégulation de la finance par le bas et par le haut (" subprimes " et " hedgefunds ") et la contamination aux banques régulées de la vieille Europe.
L’extension (la contamination) internationale amplifie le problème. Origine de la crise : l’Europe vit aussi au dessus de ses moyens.
En France, la dette atteint des sommets : endettement des ménages 45% , entreprises non financières 73%, dette publique 63%, soit un total de 181% du PIB ! Pendant les années 2005-2007, les USA augmentent les taux d’intérêts pour limiter l’emballement de la machine infernale qu’ils ont contribué à mettre en place mais le scénario catastrophe est inévitable ; en mars 2008, premières faillites de banques américaines, l’absence de l’administration américaine est flagrante, la gestion de la crise est grevée par les perspectives de l’élection américaine. Septembre 2008 : le château de cartes s’écroule ; en Octobre, l’Europe sauve la situation en adoptant un plan concerté de sauvegarde des banques . Le marché se stabilise : la crise financière débouche sur une crise économique majeure ; on a évité la crise ABSOLUE. On va vivre dans une économie de crise pendant plusieurs années : il va y avoir des gagnants…et des perdants. Philippe DESSERTINE confirme que la relance ne peut se faire que par l'investissement et non par la consommation, que les moyens sont limités du fait de l'endettement public et que finalement nous allons payé les erreurs du passé collectives et individuelles, à savoir que tout le monde a profité d'un système corrompu issue d'une fuite en avant qui nous a mené dans le mur.
J’espère avoir résumé les propos de Philippe DESSERTINE en termes accessibles à tous.
En ce qui me concerne, il me semble impératif de:
- assurer la cohésion sociale c'est à dire protéger ceux qui seront victimes de licenciement et de la crise en général. - tenir sous perfusion les entreprises pour éviter qu'elles plongent, permettre à celles qui le peuvent de se développer dans ce marché atone - cela ne sert à rien de relancer alors que l'on a pas atteint le creux de la vague. - relancer avec des plans massifs mais avec quel argent si on continue à creuser la dette publique;voir les origines de la crise et le désastre à court terme.
Le courage politique consiste à dire aux français qu'il va falloir se serrer la ceinture, l'augmentation du pouvoir d'achat est à mettre entre parenthèses pendant un certain temps et que les riches doivent contribuer à cette solidarité. La relance par l'investissement, certainement, mais n'oublions pas l'homme et tâchons de satisfaire un tant soit peu les demandes de la France d'en bas pour ne pas aggraver le désarroi de nos concitoyens face à cette crise qui s'annonce longue mais salutaire pour l'avenir si on a le courage d'en tirer les enseignements et de ne pas les perdre de vue.
Publié le Vendredi 12 septembre 2008 à 22:51
Par Philippe Malaval
 Dès le mois d'octobre 2007 et durant la dernière campagne électorale, la municipalité a annoncé haut et fort la création d'une centaine d'emplois par LIDL, voir 120 à terme dans l'installation de sa base logistique Rhône Alpes et le transfert de sa direction régionale sur la commune de Pontcharra.
A l'époque, je m'étais interrogé sur la véracité de cette annonce en terme de nombre d'emplois, estimant, selon ma connaissance, certes, restreinte de ce secteur, cet effectif plutôt autour de 45 personnes compte tenu de la taille de la plateforme et comparativement avec celles d'autres groupes de distribution alimentaire mais conscient aussi que je pouvais commettre une erreur d'appréciation.
Aujourd'hui les rumeurs vont bon train: difficultés à pourvoir les 80 postes de préparateur de commandes, 20 postes pourvus à ce jour, non attractivité de la société LIDL pour les demandeurs d'emploi (salaire, conditions de travail), exigence de formation interne sur la région lyonnaise qui ne passionne pas les candidats, campagne anti-LIDL comme en témoigne le dernier reportage de l'émission CAPITAL sur M6, critères draconiens de sélection des candidats,...
La réalité des difficultés de recrutement de la société est-elle avérée ? si oui, ce serait un comble pour le Haut Grésivaudan qui subit depuis quelques mois des pertes d'emploi enregistrées dans l'industrie traditionnelle et présente un taux de chômage élévé des jeunes sans formation initiale et/ou qualification.
L'annonce de la création de 100 emplois était-elle surévaluée ? soit par l'entreprise pour des motifs liés à sa stratégie de développement et d'implantation, soit par la municipalité pour d'autres desseins ?
Dans la conjoncture morose qui prévaut actuellement, cette situation, si elle se confirme, doit interpeler tous les acteurs socio-économiques, les élus sur l'adéquation entre les besoins des entreprises et les aspirations des futurs salariés et définir si la priorité des entreprises prime sur celle des demandeurs d'emploi.
Publié le Jeudi 28 août 2008 à 09:22
Par Philippe Malaval
La création du statut de l'auto-entrepreneur dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie me laisse pantois et je suis étonné de constater que seul le groupe socialiste de l'assemblée nationale s'y soit formellemnt opposé. Par ailleurs, le député François BROTTES a adressé début août un courrier aux acteurs du monde économique pour dénoncer les dérives de ce statut avec des arguments auxquels je souscris pleinement: l'illusion d'un entreprenariat facile, le mépris de l'artisanat, la trahison à l'égard des entrepreneurs vertueux et la rupture de confiance entre l'artisan et le client.
Au premier abord, le statut de l'auto-entrepreneur constituait en soi un progrès s'il était provisoire et accompagné de garde-fous pour qu'il ne crée pas de distorsion de concurrence vis-à-vis des artisants en particulier; et c'est là que le bat blesse: comment encadrer cette mesure sans la tuer purement et simplement ?
L'illusion d'un entreprenariat facile n'est pas nouveau et a déjà fait des émules dans l'opinion publique; ayant participer récemment à un forum sur la formation professionnelle à destination des salariés, j'ai été surpris par l'incrédulité des personnes qui projetaient de créer leurs entreprises mais en fin de compte leurs propres emplois, comme si on pouvait s'improviser entrepreneur du jour au lendemain, voir même l'exercer à temps partiel pour améliorer ses revenus, toujours dans l'esprit "travailler plus pour gagner plus".
NON, c'est faire injure à tous ces artisants et chefs de PME qui ne comptent pas leurs temps, prennent des risques, contribuent à la solidarité sociale de l'entreprise, suppléent les lacunes de l'enseignement, paient leurs taxes et engagent leurs responsabilités personnelles !
Faire croire à n'importe qui que l'on peut entreprendre tout en conservant une activité salariée en parallèle est une imposture; tout cela va l'encontre du statut réel d'un chef d'entreprise c'est à dire un statut précaire et contribue à la "fonctionnarisation" du statut de l'entrepreneur.
Au risque de paraître ringard, je pense que la démarche entreprenariale est un sacerdoce: ce n'est pas faire n'importe quoi par n'importe qui mais créer de la richesse, certes pour soi, et aussi pour les autres.
Ce n'est pas encourager les jeunes à créer ou reprendre des entreprises en instituant l'illusion d'un entreprenariat facile; au contraire, il faut qu'ils sachent que c'est un statut ingrat, précaire, constamment sur le fil du rasoir mais tellement enrichissant, à l'opposé de ce monde économique à la fois aseptisé et dérégulé que pressent ce statut de l'auto-entrepreneur !
Publié le Jeudi 31 juillet 2008 à 20:09
Par Philippe Malaval
 Dans mon article du 14 avril dernier, je déplorais l'abandon de ce site avec les risques potentiels de dégradation; ce que je ne voulais pas imaginer s'est concrétisé le 31 juillet sur le site par l'incendie d'un bâtiment qui aurait pu se propager au reste s'il s'était déclaré en pleine nuit.
Même les bureaux sont visités: en témoignent les fenêtres à l'étage ouvertes sur la rue. La floraison continue des tags, la dégradation progressive des locaux témoignent d'une fréquentation assidue du site par des personnes et en l'occurence par des personnes malveillantes.
L'héritage du tènement immoblier de MOULIN VIEUX n'est pas un cadeau pour la commune; il est temps de l'assumer pleinement et de prendre les dispositions qui s'imposent !
Maintenant une décision radicale se profile à mes yeux: raser le site et conserver l'emprise foncière; le coût de démollition est un investissement lourd mais il contribuera à terme à l'aménagement de ce quartier.
Ce site industriel devient dangereux pour la commune et ses habitants s'il reste abandonné, sans surveillance constante, à son triste sort car trop enclavé dans le secteur résidentiel.
ci-dessous les différents articles parus dans le dauphiné libéré qui complètent mes dires:
http://www.ledauphine.com/incendie-l-origine-du-sinistre-indeterminee-d-anciennes-papeteries-en-feu-pontcharra-@/index.jspz?article=42237&chaine=42
http://www.ledauphine.com/index.jspz?article=48287
Publié le Mardi 10 juin 2008 à 18:34
Par Philippe Malaval
Le travail des seniors et leur maintien dans l'emploi jusqu'à l'âge légal de départ à la retraite sont la résultante d'une démographie où les sortants sont plus nombreux que les entrants sur le marché du travail; il faudra entre autres allonger sa carrière professionnelle pour garantir notre système de retraites par répartition que nos aînés nous ont légué.
L'emploi des seniors n'est pas un frein à l'emploi des jeunes, catégorie largement touchée par le chômage. Depuis des décennies, le patronat, les syndicats et l'état ont entretenu un cercle vertueux (vicieux?) pour utiliser les travailleurs seniors comme valeur d'ajustement de la pyramide des âges des entreprises: départ en pré-retraite pour la satisfaction des salariés et des syndicats; "on laisse le travail aux jeunes". Sauf qu'aujourd'hui cette pratique est pénalisante pour le développement de l'économie et que le système est à bout de souffle.
Pour le maintien des salariés au delà de 55 ans, il faudra investir massivement dans la formation professionnelle pour permettre à ceux dont la pénabilité au poste de travail est avérée de poursuivre une activité dans un autre domaine plus compatible avec la réalité de chaque individu et favoriser les entreprises vertueuses qui s'engagent dans cette voie de bon sens; pour les autres, au delà de 60 ans, l'espérance de vie en croissance permanente et la perspective d'un maintien accru de ses capacités physiques et intellectuelles le permettront. se reporter à l'article du dauphiné libéré dans lequel j'exprime ma position de chef d'entreprise à ce sujet.
http://www.ledauphine.com/isere-/-retour-des-seniors-dans-l-entreprise-br/-pour-philippe-malaval-@/index.jspz?chaine=69&article=26649"> (Le Dauphiné Liberé)
Publié le Lundi 02 juin 2008 à 20:24
Par Philippe Malaval
Le pouvoir d'achat reste la préoccupation majeure des salariés;après le "travailler plus pour gagner plus", le président SARKOZY tente d'y répondre avec les arguments de l'intéressement et de la participation que devraient mettre en place les petites et moyennes entreprises pour que les salariés profitent de ces dispositifs.
Questions:
- les PME ont elles toutes les moyens financiers pour mettre en place ces modes de rémunération alternatifs alors qu'elles sont le plus vulnérables économiquement: poids des charges de toute nature, pression constante des grands groupes...? - ne serait-ce pas une façon de "refiler le bébé" à des entreprises dont la valeur ajoutée repose sur les salariés qui les animent? - ces modes de rémunération répondent-ils aux aspirations des salariés? Se reporter à l'article du dauphiné libéré en date du 2 juin 2008 dans lequel je livre mon expérience de chef d'entreprise en la matière.http://www.ledauphine.com/interessement/participation-les-patrons-de-pme-ne-sont-pas-convaincus-par-le-projet-de-loi-annonce-par-le-president-les-pme-cherchent-leur-inter-t-@/index.jspz?article=27098&chaine=25"> (Le Dauphiné Liberé)
Publié le Mardi 27 mai 2008 à 09:44
Par Philippe Malaval
Initialement, l'union locale de la CGT du Grésivaudan nous avait conviés à une réunion pour évaluer la pertinence d'un conseil économique et social local; compte tenu de l'actualité sociale qui concerne les secteurs de la métallurgie et de la papeterie, le débat a porté sur la défense de l'emploi, et notamment ceux de ASCOMETAL, UGIMAG et papeterie de LANCEY.
A noter la présence d'élus, ceux de la commune du Cheylas, de la sénatrice Anne DAVID, du conseiller général Philippe LANGENIEUX-VILLARD, le Député François BROTTES étant représenté par son attaché parlementaire, Joel MARSEILLE élu de Tencin et d'autres que je ne connais pas.
J'y ai participé en tant que chef d'entreprise, secrétaire départemental du Modem chargé du Grésivaudan et ancien candidat MODEM aux élections cantonales 2008.
SITUATION DE L'EMPLOI DANS LE GRESIVAUDAN
Quel est l'état des lieux ?
Le cabinet SECAPHI indique que le bassin d'emplois du Grésivaudan est rattaché statistiquement à celui du bassin grenoblois; de ce fait et compte tenu de la fraicheur relative des statistiques de l'INSEE, l'analyse est grossière et ne repose pas sur des données propres au Grésivaudan.
Le bassin d'emplois est marqué par 3 tendances: - précarisation de l'emploi, intérim en forte progression ( 30 % en 10 ans) - externalisation de l'emploi (propreté, maintenance,...) - désindustrialisation ( baisse de 2 % des effectifs)
15 à 20 % des actifs qui habitent le Grésivaudan y travaillent; d'où les flux des personnes qui se déplacent en dehors du bassin d'emplois pour travailler et ceux qui y viennent! augmentation importante des emplois dans le secteur tertiaire c'est à dire les services.
André PLISSON, animateur de la commission "économie emploi" du pays du Grésivaudan nous fait part des travaux de cette commission en la matière: mise en place d'un observatoire de l'emploi avec les outils de GPEC nécessaires et complémentaires de ceux initiés dans d'autres structures telles que le CTEF.
Ces différentes démarches entamées en parallèle induisent une consolidation et une coordination orchestrée soit par une structure indépendante, soit par la mise en réseau de ces différentes instances.
CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL LOCAL
"La financiarisation de l'économie à laquelle le pouvoir politique ne s'est pas opposé, a porté un coup sévère à l'industrie française de production et a décimé celle du Grésivaudan, De Domène à Chapareillan, les industries traditionnelles ferment les unes après les autres et le phénomène ne ralentit pas. Les emplois créés par la mono-industrie (haute technologie), s'ils ont compensé en nombre ceux perdus dans les industries traditionnelles, n'ont pas offert de solutions aux laissés pour compte de celle-ci. Depuis de nombreuses années, l'union locale de la CGT du Grésivaudan alerte, dénonce et agit pour maintenir un tissu industriel qui offre les emplois diversifiés répondant aux besoins de la population de notre vallée.
Nous proposons la création d'une structure territoriale mixte avec des droits et des moyens.
Il s'agirait d'un conseil économique et social local pour la sécurité de l'emploi et de formation; ce conseil serait permanent et composé de représentants des pouvoirs publics, des pouvoirs politiques, des syndicats de salariés et patronaux et des citoyens."
Je ne peux pas cautionné totalement cette analyse qui stigmatise la financiarisation de l'économie comme si les charges sur les salaires, les 35 heures, le coût de l'énergie, etc...n'avaient pas d'incidences directes sur la situation des industries traditionnelles.
Là n'est pas le débat de ce jour, tout le monde s'en accorde, la priorité c'est comment maintenir et créer des emplois dans les industries traditionnelles du Grésivaudan.
Cette proposition m'intéresse et mérite d'être creusée lors d'une prochaine réunion; elle rejoint partiellement les propositions que j'avais émises lors de la campagne électorale pour les élections cantonales 2008; se reporter à la rubrique "cantonales 2008" de mon blog.
En mars 2008, j'avais proposé:
- d'organiser une veille économique et sociale autour des élus municipaux pour appréhender les problèmes liés aux défaillances de l'industrie traditionnelle de notre canton, tenter d'en juguler les effets néfastes sur l'emploi et l'aménagement du territoire et contribuer au développement d'un réseau de TPE/PME pourvoyeur d'emplois.
- de se rapprocher des acteurs socio-économiques pour définir un plan d'actions concertées pour optimiser la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dont notre canton pourra se prévaloir dans les années à venir, plan d'actions à consolider avec ceux émanant d'autres collectivités territoriales.
- d'organiser un système d'aides financières et de conseils destiné à des entreprises en place ou en création, innovantes et qui s'engagent socialement en terme d'emplois dans le respect des droits des hommes et des femmes qui les animent.
Comme vous le constatez, je pourrai m'investir dans ce projet à condition que cette structure soit pilotée par les élus et les acteurs socio-économiques, qu'elle ne soit pas le dernier club où l'on cause et qu'elle ne superpose pas à d'autres existantes (pays du Grésivaudan, conseil général,..) mais ayant un rôle de coordinateur/consolidateur.
Lors du débat, la sénatrice a confirmé sa volonté de travailler dans ce sens; j'attendrai la première réunion sur ce sujet pour confirmer ou non mon intérêt et mon implication.
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