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Pontcharra DEMOCRATE                                                          blog-notes de Philippe Malaval
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Tribune libre
Mon bloc perso.
Le regard d'un citoyen sur la vie charrapontaine après un mandat d'élu municipal de l'opposition de 2004 à 2008.
La vision d'un chef d'entreprise sur la société française et notamment sur l'économie et l'emploi.
Publié le Vendredi 16 mai 2008 à 09:03
Par Philippe Malaval

Mardi dernier à Vienne, Nicolas Sarkozy, face à des chefs d'entreprise et des élus isérois, a présenté les grandes lignes de son projet de loi sur la modernisation de l'économie.
Je représentais, avec d'autres collègues, mon syndicat patronal à cette table ronde mais je m'exprime ici à titre personnel.

Le président veut combattre les immobilismes et les corporatismes qui minent la société française; certes, la démarche est louable et nécessaire à condition de ne pas favoriser certains corporatismes par rapport aux autres.

Prenons le cas du rôle de la distribution alimentaire dans les prix donc du pouvoir d'achat.

Son analyse consiste à dire que les prix ne baissent pas car les grandes surfaces ne peuvent pas négocier leurs prix d'achat auprès de leurs fournisseurs et par manque de concurrence.
Cette analyse me paraît naîve, voir même archaîque, car ces quelques enseignes de la grande distribution sont plus enclines à faire du profit et "à 's'entendre" sur un certain statu quo; quant à la négociation de leurs prix d'achat, il est à parier que les PME du secteur alimentaire en seront les grandes perdantes car vulnérables face à la puissance de ces grands groupes; en résumé, on nous prépare un système à l'américaine, à la WALMART.
Quant à la concurrence entre enseignes, je ne pense pas que le hard discount y contribue; la plupart d'entre eux appartient à ces mêmes grandes enseignes et n'oublions pas que les produits distribués sont souvent fabriqués hors de France et d'une qualité alimentaire moindre.

En ce qui concerne le commerce de proximité, l'inquiétude est légitime: le commerce alimentaire qui avait déserté nos centre-villes y revient en tant que commerce sous enseigne de la grande distribution et non sous la forme de commerce indépendant.

Liberté de travail

Il souhaite s'attaquer à cet immobilisme: après le "travailler plus pour gagner plus" pour lequel j'avais émis quelques réserves, le président s'insurge contre les interdictions de travailler en dehors des jours et des horaires habituels; pourquoi empêcher un individu de travailler le dimanche pour gagner 2 fois plus?
En soi je ne suis pas hostile à cette liberté mais je m'interroge sur les dérives possibles et sur l'impact sur l'activité économique comme si le fait d'ouvrir les magasins le dimanche  contribuerait à aller chercher un point de croissance supplémentaire alors que le pouvoir d'achat n'est pas extensible.

La dérive pourrait atteindre la mère de famille seule élevant deux enfants avec un emploi partiel à qui l'on proposerait de travailler le dimanche pour arrondir ses fins de mois: aura t-elle la liberté de dire non à son employeur si cela lui pose des problèmes insurmontables d'organisation?

Le seul point évoqué par le président qui retient mon soutien est son analyse sur les perspectives à moyen terme: il faudra travailler plus pour assurer un pouvoir d'achat en progression et allonger sa carrière professionnelle pour assurer l'équilibre du système des retraites. Il faudra également intégrer la pénibilité du travail à cette réflexion ainsi que la formation professionnelle qui permettra à des personnes de poursuivre une activité dans un autre domaine.

Quant à son couplet sur les 35 heures, "seule invention pour laquelle il n'y a pas eu besoin de déposer un brevet par crainte de se la faire piquer", force est de constater que cette boutade est malheureusement pertinente; si les 35 heures ont constitué une avancée sociale à une époque, il est clair qu'elles constituent désormais un immobilisme néfaste pour le maintien de notre pouvoir d'achat dans la perspective de notre environnement international et l'intensification de la création de richesses qui permettra de préserver notre "exception française".



Publié le Lundi 14 avril 2008 à 18:14
Par Philippe Malaval



2 ans après le dépôt de bilan de la société Moulin Vieux, les locaux appartenant à la municipalité seront-ils voués au même sort que ceux de Mipe/Floret dans la zone industrielle du Pré-Brun ?

La dégradation irréversible s'amorce; les bâtiments ont été éventrés lors du déménagement de certains matériels et ont souffert d'un manque crucial d'entretien au cours de la dernière décennie; malgré la surveillance occasionnelle de ce site "ouvert", il est en proie à des visiteurs dont la première manifestation se concrétise par des tags et fenêtres cassées. 

Lors de la dernière campagne électorale, l'équipe sortante a confirmé sa volonté de  conserver au site de Moulin Vieux sa vocation économique; pour ma part, j'avais indiqué mon désaccord sur ce devenir de Moulin Vieux (se reporter à mes différents articles à ce sujet dans la rubrique "économie emploi")

Qu'attend la municipalité de Pontcharra ?

- que le site présente le visage d'une friche industrielle avec ses vérues outrancières: tags, locaux délabrés,...
- un entrepreneur privé pour le remettre en état ou le démollir. (cf la réhabilitation en cours des locaux ex-Floret opérée par un privé)
- les subventions du conseil général, du pays du Grésivaudan  ou de l'état pour amorcer les travaux nécessaires pour inverser la tendance.
- pour revenir sur une prise de  position électorale qui s'avèrera inappropriée pour la commune à terme.

Aujourd'hui, pour une entrée de ville, c'est un must pour le Haut Grésivaudan et la commune de Pontcharra !




Publié le Mardi 11 décembre 2007 à 09:12
Par Philippe Malaval

Charles BICH a confirmé à plusieurs reprises sa volonté de lui conserver sa vocation économique; j'ai exprimé mon désaccord pour les raisons suivantes:

- il est nécessaire de dépolluer le site et de réhabiliter les bâtiments existants et d'en détruire certains; les coûts liés à ces opérations ne sont pas cernés et probablement élevés même si un recours à l'état est possible pour la dépollution et aux collectivités locales (pays du Grésivaudan, conseil général) pour la réhabilitation du site.
- ce site est dorénavant enclavé dans la ville et sa zone d'habitations.
- la zone industrielle du Pré-Brun et son extension représentent la localisation idéale à terme pour implanter des nouvelles entreprises; aujourd'hui, le plan de prévention des risques d'inondation en limite le développement; le tènement FLORET, en cours de restructuration, contribuera à ce potentiel.
- le site de Moulin Vieux peut accueillir temporairement des entreprises pour du stockage mais il n'est pas attractif pour des entreprises pourvoyeuses d'emplois: c'est malheureusement une friche industrielle qui s'avèrera un puits sans fond pour lui donner le visage qu'attendent les entreprises,de nos jours, d'une zone économique dynamique.

Par conséquent, je pense qu'il est préférable de le conserver comme réserve foncière pour tenir compte du développement démographique de la commune (7500 habitants à l'horizon 2012); ce site est proche du centre ville, de la ZAC et intermédiaire entre la ville et Villard Noir.
Il sera susceptible de recevoir:

- un futur groupe scolaire pour remplacer à terme ceux de César Terrier et de Villard Noir
- la future gendarmerie
- des logemens sociaux
- un groupement de services libéraux: cabinet médical,....
- d'autres services municipaux: petite enfance,....

Publié le Mercredi 04 juillet 2007 à 10:22
Par Philippe Malaval

Je me suis rendu le 4 juillet 2007 en mairie pour consulter le dossier d'enquête publique.
Lors du conseil municipal du 22 juin dernier, je n'ai pas pris part au vote relatif à ce sujet estimant que  le manque d'informations ne me permettait pas de me positionner objectivement en tant qu'élu et préférant attendre les résultats de l'enquête et les commentaires du commissaire-enquêteur.

Le projet d'implantation de la société LIDL aurait mérité l'organisation d'une commission "économie" spécifique mais l'information des élus de l'opposition ne semble pas être une priorité de l'équipe municipale !

A ce jour, le registre était vierge de tout commentaire.

Compte tenu du trafic annoncé de camions (150 par jour), il me semble nécessaire de prévoir les aménagments routiers liés à la sécurité et notamment la création d'un rond-point sur le CD 523 au niveau du garage WV et OMSAT pour sécuriser les flux.

Ayant obtenu les informations suffisantes pour me forger une opinion, vu les emplois créés (90 au début) et la taxe professionnelle attendue, je donne un avis favorable à cette implantation.
Publié le Mardi 06 juin 2006 à 16:03
Par Philippe Malaval

En préambule de ce compte-rendu, votre information concernant la papeterie de MOULIN VIEUX me conduit aux réflexions suivantes:

Comme vous l'indiquez, l'urgence et le souci municipal portent sur le devenir des 94 salariés; les élus de l'opposition s'y associent d'autant plus que la mauvaise conjoncture dans la papeterie les obligera à une réorientation professionnelle radicale.

Quant aux choix du conseil municipal de l'année 2000, je n'en suis pas solidaire pour les motifs suivants:
Je n'étais pas conseiller municipal à cette époque et le regrette car j'aurais apporté un éclairage différent aux conditions de reprise de la société MOULIN VIEUX
L'engagement de la commune et du conseil général de l'époque s'est constitué sur des considérations électorales qui ont relégué les considérations économiques et financières à la portion congrue.
Cette situatioin a engendré un déséquilibre notoire entre les engagements des collectivités territoriales et ceux de la société repreneur des actifs MOULIN VIEUX.

Les conséquences de la cessation d'activité de la société MOULIN VIEUX n'ont pas été évaluées à leur juste mesure:

la commune de pontcharra se retrouve propriétaire d'un tènement immobilier pour lequel elle devra supporter à terme des engagements portant sur la démollition/réhabilitation des locaux et surtout ceux concernant la dépollution du site qui a abrité une installation classée.

la dette de loyers et d'impôts fonciers sont à mettre en relation avec l'avance consentie par le conseil général à la commune pour le rachat de ce tènement immobilier qui, à ce jour, n'a fait l'objet d'aucun remboursement de la part de la commune; je vous rappelle mes courriers des 18 mai 2005 et 7 décembre 2004 à ce sujet.

Quant aux prêts contractés par la holding financière de reprise de la société MOULIN VIEUX et cautionnés par la commune et le conseil général, je doute fort que le repreneur puisse honorer ses engagements et dans ce cas les cautions des deux collectivités territoriales seront exigibles.

Lors du débat d'orientations budgétaires de novembre 2005, vous aviez mentionné dans le compte-rendu du conseil municipal du 4 novembre 2005, paragraphe environnement économique local:"... l'activité de la société MOULIN VIEUX est conforme à l'objectif de reprise; elle intervient dans les ressources communales par les loyers... le retour de la taxe professionnelle est attendu"

JANVIER 2006 mise en redressement judiciaire

MAI 2006 liquidation de MOULIN VIEUX

Ces commentaires de la commune à si brève échéance du verdict final traduisent soit la volonté de ne pas analyser objectivement et sincèrement les faits, soit sont les fruits d'une inculture économique et financière.

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