iBLOG précédent iBLOG suivant



Ma photo
Pontcharra DEMOCRATE                                                          blog-notes de Philippe Malaval
Contactez-moi
Mail :
Mon calendrier
< Nov. 2009  
L M M J V S D
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      
Trafic
Noter ce blog :
1 5
Tribune libre
Mon bloc perso.
Le regard d'un citoyen sur la vie charrapontaine après un mandat d'élu municipal de l'opposition de 2004 à 2008.
La vision d'un chef d'entreprise sur la société française et notamment sur l'économie et l'emploi.
Publié le Jeudi 09 juillet 2009 à 10:25
Par Philippe Malaval



Suite à l'encart des élus de la minorité publié dans le Pontch'échos de juillet 2009, je partage l'analyse puisque je dénonce cette situation préoccupante depuis des années mais je tiens à la relativiser car la froideur des chiffres ne peut occulter totalement la réalité humaine d'une collectivité territoriale qui investit pour répondre à des besoins de la population et organise des services toujours plus nombreux. De plus la complexité de la comptabilité publique est telle que les chiffres peuvent être interprétés différemment selon les uns et les autres... en fonction du contexte et de ce que l'on veut leurs faire dire.

- la situation financière 2008 de début de mandat avec un fonds de roulement positif de 96 000 euros en nette baisse par rapport à l'exercice précédent est tendue (orange clignotant) mais pas désespérée (rouge fixe), avec un niveau d'endettement de 12 millions d'euros

- elle fait suite à une année pré-électorale 2007 débordante d'investissements pour réunir toutes les conditions et s'assurer d'une ré-élection confortable.

- cette situation n'est pas inédite car l'exercice 2001 (début du mandat précédent) présentait une situation financière plutôt plombée avec un fonds de roulement négatif de 438 000 euros et une dette de 12 millions d'euros; mêmes raisons, mêmes maux qu'en 2008.

- étant élu pendant cette période, je n'ai assisté à aucun dépôt de bilan de la commune, ni de mise sous tutelle, simplement un gel des investissements, une modération des dépenses de fonctionnement dans la première partie du mandat et ... une augmentation des impôts locaux sous la pression de l'autorité de tutelle !

- j'enjoins donc chaque élu à la prudence et la nuance sur tout commentaire relatif à la situation financière à venir de la commune: toutes les subventions n'ont pas été affectées sur l'exercice 2008, la situation économique viendra impacter négativement les finances communales mais à quelle hauteur ? et la mise en place de la communauté de communes du Grésivaudan affectera également les comptes communaux.

Les élus de la minorité ont interpelé le maire sur la situation financière à plusieurs reprises et même si Charles BICH s'en défend, je pense qu'il est, aujourd'hui, parfaitement conscient de la situation et rôdé aux mesures à envisager pour la stabiliser.

se reporter au Pontch'échos de juillet 2009
http://www.ville-pontcharra.fr/fichier/vap/actu/Pec94Juillet09w.pdf

Publié le Mercredi 17 décembre 2008 à 10:07
Par Philippe Malaval

L'examen du budget primitif 2009 de la commune s'avère un exercice difficile pour le commun des mortels  et provoque quelques commentaires et interrogations.

Dépenses d'investissements: 

- ligne comptable 1641 01 remboursement de capital des emprunts 700 000 euros

Dépenses de fonctionnement:

- ligne comptable 66111 020 remboursement des intérêts des emprunts 476 000 euros

Recettes d'investissements:

-
ligne comptable 1641 01 souscription à un emprunt d'un montant de 870 000 euros

- ligne comptable 7311 NON 01 contributions directes (impôts et taxes) pour un montant de 4 400 000 euros; ce montant est en nette augmentation par rapport à l'année 2008 compte tenu de l'annonce faite du réajustement des taux communaux d'imposition sur les taxes habitation, foncières et professionnelle.

Etant donné qu'un aimable internaute m'a rappelé que ces taux 2009 résultaient de l'intégration des taux de la défunte communauté de communes CCHG de 2008 dans les taux communaux 2008 (ce que j'avais compris) et que l'on justifie cette opération pour financer la nouvelle intercommunalité du Pays du GRESIVAUDAN, j'ai recherché dans le budget 2009 la participation financière de la commune dans la nouvelle intercommunalité.
 
J'ai trouvé dans les dépenses de fonctionnement la ligne comptable 6554 MAI 020 "participations organismes intercommunaux" pour un montant de 80 000 euros stable par rapport à l'année 2008.
Si les recettes liées aux impôts locaux augmentent de plus 300 000 euros en 2009 par rapport à 2008 et si ces recettes supplémentaires sont affectées au financement de la nouvelle intercommunalité, je dois retrouver la contrepartie dans les dépenses de fonctionnement.

Ne trouvant pas cette ligne budgétaire,je lance donc un appel sur la toile vers une âme charitable pour éclairer ma lanterne.


Publié le Lundi 15 décembre 2008 à 16:44
Par Philippe Malaval

Lors du conseil municipal du 12 décembre dernier, le vote du budget primitif 2009 a institué une augmentation des taux d'imposition communaux.

Prenons pour exemple la taxe d'habitation et la taxe foncière "bâti"; il suffit de regarder les avis d'imposition reçus au dernier trimestre 2008.

Imposition

Taux 2008 en %

Taux 2009 en %

 

Commune

Intercom

Départ

Région

Commune

Intercom

Départ

Région

Taxe habitation

8.61

0.701

7.1

 

9.31

0

?

 

Taxe foncière bâti

23.41

1.80

11.81

2.12

25.21

0

?

?



Charles BICH indique que le taux communal 2009 résulte de l'addition du taux communal Pontcharra 2008 et du taux 2008 de l'intercommunalité CCHG; selon le maire, l'augmentation du taux communal d'imposition 2009 servira au financement de la future intercommunalité du pays du Grésivaudan ?!

Par conséquent, j'en déduis qu'il n'y aura pas en 2009 et années suivantes de prélèvement de l'intercommunalité Pays du Grésivaudan sur la taxe d'habitation et les taxes foncières, c'est à dire que le taux sera nul.

A SUIVRE ...
Publié le Mercredi 19 novembre 2008 à 12:14
Par Philippe Malaval



Je me suis entretenu avec Nascima YAKOUBEN sur la situation financière de la commune en prévision de la réunion publique "orientations budgétaires 2009" qui se tiendra le vendredi 21 novembre à 18 heures 30; elle m'a invité, suite à ma sollicitation, en tant qu'ancien élu de l'opposition municipale et militant MODEM, président de la commission Economie/Emploi.

L'émission sera diffusée le jeudi 20 novembre dans les journaux de 8h05, 13h00 et 18h30.

http://www.oxygeneradio.fr/infos.html   interview du jour de jeudi
Publié le Mardi 07 octobre 2008 à 15:35
Par Philippe Malaval
 
N'ayant pas le droit à la parole durant le conseil municipal en tant que spectacteur, ce point m'avait intrigué mais les explications apportées en cours de séance ne m'ont pas permis d'appréhender objectivement cette délégation du maire.
Voici l'extrait du compte-rendu du conseil municipal qui le traite :

" 22 septembre 2008
Considérant que dans le cadre de la gestion active de la dette, DEXIA Crédit local propose la mise en place d'une opération destinée à arbitrer une partie de l'encours (4 853 342.52 euros) afin d'en sécuriser les conditions financières, la commune contracte auprès de DEXIA Crédit Local, deux prêts à long terme de refinancement de 2 426 671.26 euros chacun dont les caractéristiques sont les suivantes: date de réaménagement le 1er décembre 2008; montant indicatif des ICNE à la date d'effet de 2238 euros, indemnité ramenée à zéro.
- 1er prêt; taux fixe de 4.59 % jusqu'au 30 novembre 2010. ensuite même taux pouvant varier selon limites
- 2ème prêt: taux fixe de 3.50 % jusqu'au 30 novembre 2011, ensuite même taux pouvant varier selon limites "

Traduction de ce galimatias pompeux et ésotérique:

Fin 2007, l'encours de la dette communale s'élevait à 10 254 222 euros hors EAU et ASSAINISSEMENT.
Sous couvert de sécuriser les taux d'intérêts, 47 % de la dette soit 4 853 342 euros ont été ré-étalés sur une durée plus longue soit pour en diminuer l'annuité de remboursement (capital+intérêts) et la rendre compatible avec la trésorerie disponible, soit pour la maintenir à un niveau similaire à l'année précédente tout en contractant des emprunts supplémentaires.

La gestion active de la dette consiste à cette sacro-sainte fuite en avant ! les évènements  que nous vivons actuellement semblent étrangers à la commune et sa banque "conseil" DEXIA qui, finalement, engrange des intérêts sur le dos des contribuables .

se reporter à mon article du 20 octobre 2007 qui faisait suite au conseil municipal du 18 octobre 2007.

"convention de partenariat avec DEXIA crédit local
je vote contre car j'estime que DEXIA ne peut pas se positioner en juge et partie: il y a conflit d'intérêt puisque DEXIA est sollicité pour financer la commune et ne peut pas en même temps conseiller la commune en matière de gestion de trésorerie et d'emprunts".

Suite à la débâcle de 
DEXIA en septembre 2008, il me semble que son conseil avisé peut prêter à interrogation. 
Publié le Dimanche 27 avril 2008 à 20:25
Par Philippe Malaval


L'endettement de la commune a été un enjeu de la dernière campagne municipale, l'équipe sortante de Charles BICH ayant clamé haut et fort que l'endettement avait diminué de 2 millions d'euros durant le mandat 2001-2007 alors que la liste d'opposition de Régine GAYET s'en inquiétait.
Pour ma part, j'avais estimé qu'une dette avoisinant 10 millions d'euros était supportable pour les finances de la commune, tout en doutant de l'affirmation de Charles BICH en  matière de désendettement.

Les chiffres de l'exercice 2007 sont tombés:

Exercice

Dette en €

Annuité en €

Intérêts en €

Capital en €

2000

9 368 793

1 225 492

429 694

795 798

2001

11 926 942

1 532 174

598 197

933 977

2002

12 183 474

1 570 423

610 145

960 278

2003

10 052 661

715 652

227 220

488 452

2004

11 170 207

1 125 402

443 636

681 766

2005

10 619 726

1 014 058

460 677

553 381

2006

10 096 768

952 509

413 042

539 467

2007

10 874 000

1 012 000

481 000

              539 000



POUR APPREHENDER LE BILAN FINANCIER DU MANDAT DE C.BICH, IL FAUT FAIRE LA DIFFERENCE ENTRE LA DETTE A FIN 2000 (FIN DE SON 3ème MANDAT) ET CELLE CONSTATEE A FIN 2007 (FIN DE SON 4ème MANDAT)

FIN 2000  DETTE  9 368 793 EUROS

FIN 2007  DETTE 10 874 000 EUROS

soit une augmentation de 16 % de la dette pendant le précédent mandat
ou 1 505 000 euros d'endettement supplémentaire.

Il se dit beaucoup de choses pendant les campagnes électorales; il est bon de remettre les pendules à l'heure! (ou plutôt les compteurs)

Publié le Lundi 03 mars 2008 à 13:08
Par Philippe Malaval


Encore quelques chiffres sortis des comptes administratifs de la commune pour répondre à vos interrogations

Année

2006

2005

2004

2003

2002

2001

Total recettes fonctionnement

8 534 000

7 301 000

7 032 000

7 751 000

7 540 000

6 514 000

Dont Impôts locaux

4 668 000

3 606 000

3 498 000

3 101 000

2 836 000

2 953 000

Dont Dotations et subventions CG, CR

1 893 000

1 854 000

1 779 000

890 000

886 000

823 000

       

Total charges fonctionnement

7 334 000

6 595 000

6 457 000

6 762 000

7 133 000

5 911 000

Dont charges de personnel

3 211 000

2 953 000

2 916 000

2 832 000

2 673 000

2 413 000


Les charges de personnel ont augmenté de 33 % entre 2001 et 2006; globalement les charges de fonctionnement ont augmenté de 24 % sur la même période.

Les recettes liées aux  impôts locaux ont progressé de 58 % et celles issues des dotations et des subventions de 130 %; à noter le basculement qui s'est produit en 2004 sur la ligne subventions diverses.

Concernant la masse salariale, l'augmentation constatée est liée à la mise en place ou le renforcement de services aux habitants, au passage aux 35 heures et l'application de la convention collective du personnel territorial; les marges de manoeuvre sont faibles et à mon avis ces dépenses de personnel ne pourront que croître dans les années à venir  (croissance démographique de la commune).
Les recettes provenant des impôts locaux ont augmenté de 58 % entre 2001 et 2006: augmentation des impôts de 5% en 2003, réajustement annuel de la valeur locative qui sert de base au calcul, augmentation de la population potentiellemnt imposable et taxe professionnelle de l'intercommunalité sont en partie responsables de cette situation.  
On constate donc que les recettes de fonctionnement ont progressé d'environ 2 millions d'euros et fixent un excédent de 1.2 millions d'euros par rapport aux dépenses de fonctionnement 2006; cet excédent peut être réinjecté dans le compte "investissements".
Publié le Mercredi 13 février 2008 à 10:27
Par Philippe Malaval


Pour faire suite à l'intervention de Nicolas sur la rubrique "tribune libre" de mon blog, je vous livre mon analyse simplifiée pour les besoins de la cause.

Vous pouvez également vous reporter à la page 16 du Pontch'Echos de janvier 2008 qui décortique le budget primitif 2008 qui ne reflète pas la réalité 2008 car sera complété en juin 2008 par le budget supplémentaire 2008; seul, le compte administratif 2008 reflétera la réalité des comptes 2008 de la commune et sera disponible en juin 2009.

Le bilan financier communal s'articule autour de deux volets: INVESTISSEMENT et FONCTIONNEMENT.

INVESTISSEMENTS

Les dépenses sont essentiellement constituées par la réalisation des infra-structures comme la suppression du passage à niveau, l'aménagement du pôle multimodal de la gare, travaux de voiries et le remboursement en capital de la dette .

Les recettes proviennent surtout des emprunts contractés en cours d'exercice et des subventions reçues (état, conseil régional, conseil général)

FONCTIONNEMENT

Les dépenses sont liées à la masse salariale du personnel communal, des charges (gaz,téléphone, électricité, fournitures diverses), des participations et subventions accordées par la commune (communauté de communes,associations,...) et le remboursement de la dette au travers des intérêts.

Les recettes sont portées par les impôts locaux (taxes foncières, habitation et taxe professionnelle) et les subventions et dotations ( état, organismes sociaux,...) pour l'essentiel.

COMMENTAIRES

Il faut équilibrer les recettes et les dépenses qu'elles soient de fonctionnement ou d'investissements: la valeur d'ajustement est le recours à l'emprunt qui apparait comme une recette d'investissements.
Prenons le budget 2008:
- recours à l'emprunt 1 343 230 euros
- remboursement de la dette: capital 634 000 euros et intérêts 430 000 euros, soit une annuité de 1 064 000 euros.
Au final, l'emprunt contracté pour les investissements (patrimoine de la commune) couvre  le remboursement de l'annuité de la dette et sert à financer les investissements.

En ce qui concerne les dépenses et recettes de fonctionnement, il y a un excédent de recettes cumulé qui s'est traduit en 2007 lors du budget supplémentaire 2007 par le virement d'un montant de 1 210 570 euros de de la section fonctionnement à la section investissements malgré un recours à l'emprunt de 4 000 000 euros.Ce virement de la section fonctionnement du à un excedent associé à un recours à l'emprunt permet d'équilibrer le budget.
Ce budget supplémentaire 2007 aura des répercutions sur les exercices 2008 et 2009, s'il est mis en oeuvre, en terme d'endettement.
se reporter à mes articles en date du 23 juin 2007.

En parallèle des compte généraux de la commune, il y a ceux de l'eau, l'assainissement et  la ZAC centre ville qui sont bâtis identiquement avec des dettes et recours à l'emprunt.

En tant qu'élu, je vous livre mon appréciation sur la gestion de la commune:

- la dette communale autour de 10 millions d'euros est compatible avec les possibilités de remboursement; au-delà, ce sera difficile si de nouvelles recettes fiscales ou des mesures d'économie ne sont pas mises en place.
- au cours des derniers exercices, la commune a bénéficié de fortes subventions pour réaliser son programme d'investissements; quelle sera la politique du conseil général et de son futur conseiller général ? privilégier le canton ou sa commune?
- l'équipe municipale actuelle a privilégié la politique d'investissements (infrastructures, travaux) au détriment du fonctionnement (services apportés à la population);d'où l'excédent des recettes de fonctionnement décrit ci-dessus.
- la prochaine équipe devra répondre davantage aux demandes de nos concitoyens en matière de vie quotidienne, donc accroître les dépenses de fonctionnement au détriment des dépenses d'investissements.
- la croissance démographique induira de nouvelles recettes fiscales (taxes foncières et habitation) qui ne pourront pas compenser les dépenses d'investissement et de fonctionnement liées à cet afflux de population.
- la seule variable d'ajustement en complément de l'endettement est portée par le développement économique de la commune et de son inter-communalité  au travers des recettes fiscales supplémentaires issues de la taxe professionnelle des entreprises.(implantation de nouvelles entreprises et pérennisation de celles en place)







Publié le Mardi 12 février 2008 à 10:04
Par Philippe Malaval


suite à l'article paru sur le blog de Charles BICH " A Poncharra, l'endettement diminue !"

L’endettement de la commune a t-il augmenté entre 2001 et 2006 ?


Quelques chiffres regroupés dans le tableau ci-dessous qui sortent des comptes administratifs de la commune.

    Exercice

    Dette en €

    Annuité en €

    Intérêts en €

    Capital en €

    2000

    9 368 793

    1 225 492

    429 694

    795 798

    2001

    11 926 942

    1 532 174

    598 197

    933 977

    2002

    12 183 474

    1 570 423

    610 145

    960 278

    2003

    10 052 661

    715 652

    227 220

    488 452

    2004

    11 170 207

    1 125 402

    443 636

    681 766

    2005

    10 619 726

    1 014 058

    460 677

    553 381

    2006

    10 096 768

    952 509

    413 042

    539 467

    2007

    ?

    ?

    ?

    ?


    OUI et NON, la dette est passée par des hauts et des bas durant le mandat; je l'ai mentionné à plusieurs reprises en tant qu'élu de l'opposition.

    Les chiffres de 2007 seront connus lorsque le compte administratif sera soumis en juin 2008 à l’approbation du conseil municipal.

    La dette augmente surtout en début de mandat sur les années 2001 et 2002 : il faut payer les investissements de l’année 2000 qui ont précédé les échéances électorales de mars 2001 et ceux consécutifs aux promesses électorales. (qu’en sera t-il en 2008 et 2009 ?)

    En 2003,la renégociation d’une partie des emprunts sur 20 ans se traduit par une diminution de l’annuité nécessaire compte tenu de l’étroitesse de la trésorerie de l’époque ; simultanément, on assiste à l'augmentation du taux d’imposition communal, démarche volontaire ou imposée.

    POUR REELLEMENT FAIRE LE BILAN FINANCIER DU MANDAT DE C.BICH, IL FAUT FAIRE LA DIFFERENCE ENTRE LA DETTE A FIN 2000 (FIN DE SON 3ème MANDAT) ET CELLE CONSTATEE A FIN 2007 (FIN DE SON 4ème MANDAT) QUI SERA CONNUE APRES LES ELECTIONS DE MARS 2008.

    FIN 2000  DETTE  9 368 793 EUROS

    FIN 2007  DETTE SUPERIEURE A 10 000 000 EUROS ?

    conclusion: Charles BICH pourra affirmer que l'endettement a diminué de
    2 000 000 euros pendant son dernier mandat (2001-2007)  si la dette à fin décembre 2007 est de 7 368 793 euros.

    Par conséquent, la prudence devrait imposer à chaque prétendant de qualifier le niveau de la dette comme stable et néanmoins supérieur à la moyenne des communes de 5000 à 10 000 habitants.

    Allez-vous augmenter les impôts pour rembourser la dette ?

    Répondre NON est une promesse électorale qui peut être tenue si :

    • des nouvelles recettes apparaissent comme la taxe professionnelle liée au développement économique ou les impôts locaux liés à la croissance démographique.

    Et/ou

    • Des mesures d’économie en terme d’investissements et de fonctionnement sont mises en place.

    Compte tenu des taux d’imposition en vigueur sur la commune de Pontcharra, une augmentation des impôts locaux (taxes foncières et habitation) et de la taxe professionnelle serait malvenue pour les habitants et les entreprises.

    Impôts locaux

    Taux Pontcharra %

    Taux moyen 5 à 10 000 hab.

    Foncier bâti

    23.41

    16.58

    Foncier non bâti

    55.97

    44.29

    Taxe habitation

    8.61

    11.31

    Taxe professionnelle

    15.71

    11.84


      Chaque habitant doit-il subir l’endettement communal ? 

             
      Il faut avoir une certaine dose de mauvaise foi pour répondre NON.
      Lorsqu’une famille s’endette pour acheter sa résidence principale donc augmenter son patrimoine, elle paie le remboursement de son emprunt , capital et intérêts.Lorsqu’une commune s’endette pour financer de nouveaux équipements donc accroître son patrimoine, elle contracte des emprunts qui sont remboursés chaque année par les impôts de chaque contribuable de la commune.

Publié le Samedi 09 février 2008 à 11:38
Par Philippe Malaval
quelques données financières soumises à votre appréciation:

COMMUNE

HABITANTS

DETTE 2006 EUROS

€ PAR HABITANT

PONTCHARRA

6506

10 212 000

1570

LE TOUVET

2929

3 671 000

1290

CROLLES

8452

23 193 000

2744

ALLEVARD

3530

14 852 000

4207

GONCELIN

2198

3 835 000

1745


COMMUNE

HABITANTS

ANNUITE EUROS

€ PAR HABITANT

PONTCHARRA

6506

953 000

146

LE TOUVET

2929

863 000

303

CROLLES

8452

6 358 000

752

ALLEVARD

3530

1 228 000

348

GONCELIN

2198

355 000

252


Quelques généralités:


Les chiffres ci-dessus sont issus des comptes administratifs 2006.

La dette 2006 constitue ce que doit la commune en fin d’exercice 2006 ; elle est la résultante entre la somme des emprunts contractés et en cours en 2006 moins le remboursement des emprunts en capital uniquement effectué en 2006.

L’annuité est le montant que doit rembourser la commune en capital additionné des intérêts de la dette.


Commentaires

Les chiffres sont seulement des chiffres et peuvent cacher des réalités bien différentes.
Globalement, les communes de ce panel sont endettées plus que la moyenne nationale.

En ce qui concerne PONTCHARRA, la dette est élevée mais le ratio annuité par habitant est le plus faible; une partie des emprunts a été renégociée en cours de mandat sur 20 ans avec pour conséquence la diminution du remboursement capital et intérêts plus compatible avec les capacités financières de la commune liés au déficit de recettes ( taxes professionnelles et impôts locaux) ; cet endettement à plus long terme engagera nos enfants,ce que j'ai largement décrié en le qualifiant de "fuite en avant".

Le cas de CROLLES est encore plus significatif; le niveau de la dette est très élevé mais la situation financière de la commune est telle qu'elle peut se se permettre de la rembourser sur une période plus courte; le volet recettes est au rendez-vous, taxe professionnelle liée au développement économique et autres impôts locaux liés à l'augmentation de la population.

Programme électoral communal

A mes yeux, tout programme électoral communal doit comporter un volet "gestion de la dette" avec des objectifs:
- soit de réduction, soit de maintien du niveau de la dette supportable par les finances actuelles et futures de la commune.
- mise en place des moyens en terme de recettes liées au développement économique et démographique et/ou des mesures d'économie en terme de fonctionnement et d'investissements.

Je rappelle un constat plein de bon sens paysan.

-d'un côté le bas de laine des français, de l'autre la dette que nous supportons solidairement et individuellement
- à l'équilibre, une règle arithmétique incontournable s'impose: quand on ajoute les "plus" et les "moins"... cela fait "ZERO"!

Publié le Vendredi 09 novembre 2007 à 09:11
Par Philippe Malaval


POSTULAT

L'endettement d'une commune se justifie uniquement pour créer de la richesse c'est à dire financer des équipements communaux ou inter-communaux qui supportent des services nouveaux ou en améliorent d'autres.
En aucun cas, le recours à l'emprunt ne doit pas financer des frais de fonctionnement c'est à dire de la masse salariale.
Le niveau d'endettement doit être compatible avec les recettes dont dispose la commune pour faire face aux échéances de remboursement capital et intérêts.

SITUATION DE LA COMMUNE

A la fin de l'exercice 2007 selon les informations dont je dispose et les projections ainsi faites, la dette de la commune s'élèvera à 10 millions d'euros avec un budget supplémentaire 2007 prévoyant un recours à l'emprunt de l'ordre de 4 millions d'euros pour financer les projets communaux à venir sur les prochains exercices.
A ce niveau de 10 millions d'euros et compte tenu des recettes actuelles, la dette est supportable pour la commune; au delà et je pense que ce sera le cas si on se réfère au budget supplémentaire 2007, l'endettement nécessite:
- soit une renégociation de la dette c'est à dire un ré étalement sur une période plus longue pour en diminuer le montant de l'annuité, à savoir le remboursement inérêts capital; cette opération a été opérée au cours de ce mandat, démarche que j'ai qualifié de "fuite en avant".
- soit une augmentation de la pression fiscale avec augmentation des taux communaux de la taxe d'habitation et des taxes foncières, ce qui a été fait une fois en cours de mandat, sans compter les réajustements liés à la valeur locative moins visibles.
-soit un gel des investissements, ce qui a été fait ces 3 dernières années pour mieux "lâcher les vannes" en fin de mandat et un gel des frais de fonctionnement c'est à dire des services apportés à nos concitoyens; en témoigne le budget supplémentaire 2007 qui affiche un recours à l'emprunt de 4 millions malgré un virement de 1.25 millions d'euros de la section fonctionnement vers la section investissements pour "soulager" la commune.

OBJECTIFS

Dans l'intérêt général, il ne faut pas repousser les problèmes aux générations futures; tous les moyens doivent être mis en oeuvre pour trouver les recettes nécessaires liées au développement économique de la commune pour pouvoir élever ce niveau d'endettement sans deséquilibrer la GESTION financière de la commune.

MOYENS

Le maire doit être totalement investi et responsable de la gestion de la dette: il doit rendre des comptes, se doter d'une structure indépendante des élus et des organismes prêteurs pour le conseiller efficacement en la matière.
Pour assurer une totale transparence, la responsabilité de la commission "finances" sera attribuée à un élu de l'opposition.
Le développement économique durable et respectueux de nos valeurs doit être au coeur du dispositif avec un élu référent assisté d'un professionnel en la matière;il n'est pas exclu d'inscrire cette démarche dans l'intercommunalité.