La démocratie participative n'est pas contradictoire avec la démocratie élective; les deux peuvent coexister et s'enrichir mutuellement; elle fait peur aux élus car ils considèrent qu'elle constitue une atteinte à leurs pouvoirs.
Effectivement, ils sont élus pour un mandat de 5 ou 6 ans, en général, et le jugement des électeurs s'exprime à l'échéance électorale suivante: désavoeu du bilan ou reconduction?
Entre temps, ayant reçu un mandat du peuple, ils agissent avec une légitimité sortie des urnes mais ne font pas ou peu participer les citoyens que nous sommes à leurs orientations et décisions.
Les élus locaux agissent pour nous et nous en informent, mais là s'arrête le "minimum syndical"; rares sont les occasions de participer activement à leurs côtés à la vie locale.
Il nous faut donc inventer de nouvelles modalités de participation des habitants; sans tomber dans l'utopie et l'ingérable, il faut impliquer davantage les citoyens pour qu'ils deviennent acteurs en leurs donnant les moyens de proposer, débattre et participer aux décisions qui les concernent.
Et qui peut mieux le faire que les élus locaux!
Cette démocratie participative contribuera à ce que chacun d'entre nous s'élève politiquement.
