Cette réunion est organisée pour dresser le bilan du festival; je rappelle que je faisais partie de l'équipe chargée de procéder à l'état des lieux avant et après festival.
Sans porter de jugement artistique sur la nature de ce festival, je vous livre quelques bribes de réflexion avant la réunion de ce soir :
- l'organisation de cette manifestation portée par les associations HADRA et GAIA était à la hauteur de l'évènement grâce à l'engagement de tous les bénévoles et ce, malgré quelques ratés.
- l'état des lieux fait avant et après le festival a montré quelques dégradations mineures qui ont été assumées par l'organisation; le site des lônes a été rendu peut être plus propre qu'il ne l'étais auparavant.
- les nuisances sonores pour les riverains étaient réelles mais pas insupportables; l'éclairage du site et surtout de ses accès est à revoir car déficient; les places de parking étaient insuffisantes en nombre.
- le site des lônes a montré ses limites en terme de capacité d'accueil des participants; le chiffre de 3500 personnes me paraît être un maximum.
Globalement je porte un jugement favorable sur l'organisation de ce festival , reconnaît ses qualités artistiques (à petite dose en ce qui me concerne) mais m'interroge sur la pertinence du choix du site des lônes si le festival devait "s'installer" à Pontcharra; à mes yeux, la commune devrait opter pour un festival organisé tous les deux ans avec un maximun de 3500 festivaliers; cettes fréquence et limitation en nombre devraient rassurer les personnes touchées par les nuisances sonores ou celles réfractaires à cette culture musicale et son cortège de festivaliers.
Je ne manquerai pas de vous faire un compte-rendu de cette réunion publique.
COMPTE RENDU DE LA REUNION PUBLIQUE
Devant une assistance moins fournie que lors de la première réunion publique, les élus et les responsables des associations Hadra et Gaîa ont dressé le bilan de cette manifestation.
3991 festivaliers payants ont déambulé dans les rues de Pontcharra: satisfaction des commerçants.
Néanmoins des problèmes de parking se sont âprement posés et les nuisances sonores ont fortement gêné certains riverains: malgré la limitation sonore à 105 dB imposée par la préfecture, la réverbération du son sur le lac a provoqué des nuisances sur Chapareillan et jusqu'aux Marches.
Le bilan financier présenté par l'association HADRA présente un déficit de 23 000 euros qui reste à sa charge sans obérer ses comptes à venir.
La gendarmerie, présente constamment sur le site, fait le point de ses interventions:
- délinquance 5 vols de sacoche et 1 vol de scooter au coléo
- vendredi 12 PV pour détention de produits illicites
- samedi soir pas de contrôle de stupéfiants à cause de la pluie, les chiens sont inopérants
- dimanche 2 PV pour alcoolémie
La gendarmerie est intervenue 4 fois sur le site pour des intrusions et 3 fois à l'extérieur.
A noter l'arrestation d'un dealer en possession de 93 cachets d'Extasy: garde à vue puis emprisonnement.
Les nuisances sonores se sont traduites par l'appel d'habitants de Chapareillan, des Marches et même de Francin.
Monsieur DELEGLISE est intervenu pour souligner le souillage de la rue du port par des détritus en tous genres et de la lenteur de l'intervention de l'équipe de nettoyage malgré l'engagement initial de l'organisation.
Une personne rapporte également des incidents à la gare SNCF où le préposé en poste n'était pas rassuré par le défilement des festivaliers samedi soir pendant les intempéries.
Charles BICH, suite à une question de l'assistance, précise le coût supporté par la commune: 234 heures d'employés communaux soit 4760 euros à comparer avec les dépenses de la fête de la Rosière (10290 euros), il estime l'investissement raisonnable par rapport à d'autres manifestations organisées par la municipalité.
En conclusion, les interventions négatives liées au bruit de Mesdames Nadine GIROD et Laurence FONTANA posent un problème de fond pour les élus et les habitants de la commune: doit-on préserver la tranquillité des habitants au détriment de l'animation et l'ouverture de la commune sur le monde, doit-on choisir entre une commune moderne et une cité intolérante et sclérosée par un couvre feu d'un autre temps et sous d'autres cieux, doit-on faire passer l'intérêt de certains devant l'intérêt général ?
Charles BICH réserve sa décision quant à la reconduction de ce festival en 2009.
Se reporter au dessus pour ma position à l'égard de la prochaine tenue de ce festival sur PONTCHARRA et à condition de lever les points bloquants.
