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Tribune libre
Mon bloc perso.
Le regard d'un citoyen sur la vie charrapontaine après un mandat d'élu municipal de l'opposition de 2004 à 2008.
La vision d'un chef d'entreprise sur la société française et notamment sur l'économie et l'emploi.
Publié le Samedi 25 avril 2009
Par Philippe Malaval


L'actualité fait écho de nombreux cas de retenue de patrons dans le cadre de négociations lors de fermetures de sites industriels; je n'emploie pas le terme "séquestration" volontairement.

Comment peut-on en arriver à de telles extrémités?

- je déplore ces comportements car j'estime que ces manifestations sont stériles et notamment vis à vis des  patrons de ces usines qui ne sont pas réellement les décideurs et qui vont chercher les ordres ailleurs...
- je comprends la réaction des salariés qui, dans la perspective de perdre leurs emplois, sont réduits à des actions de "légitime défense" car plongés dans une désespérance croissante.
- lorsque Dominique de Villepin estime qu'il y a un risque insurrectionnel en France, je pense que sa mise en garde témoigne d'une grande lucidité car le désarroi et la peur des lendemains sont les moteurs de dérapages que l'on pouvait croire bannis de notre pays.
- ces évènements constituent une dérive qui mettra à mal le fondement même de notre  démocratie, de nos institutions et de notre société.
- la crise sera longue et dure pour les plus vulnérables; il est inconcevable que des minorités continuent comme si de rien n'était, inconscients du fossé qui se creusent entre leurs vécus de nantis et la triste réalité de la France d'en bas.
- quelqu'un m'a fait remarquer: quelle serait la réaction de l'opinion publique si un patron séquestrait des délégués syndicaux? la question ne se pose pas de la même façon; il est condamnable car hors la loi et en plus dans quel but !

Aujourd'hui, nous avons besoin de sérénité pour résister à cette crise économique majeure et seul l'apaisement des esprits conduira à instaurer un climat de cohésion sociale.
A la cupidité et l'immoralité de certains patrons, la réponse musclée des salariés qui prennent en otage leurs interlocuteurs ne me parait pas disproportionnée; ce qui est disproportionné, ce sont les dérives imprévisibles de telles pratiques  et l'engrennage dévastateur qui suit mais l'histoire est source de repères et d'enseignements en la matière.

Les commentaires
Publié le Mercredi 29 avril 2009
Par Julien CAUCINO
Quand vous vous donnez à 100% pour votre boite pour progresser dans votre vie professionnelle et personnelle , et que du jour au lendemain, on vous annonce que vous êtes virés pour faire plaisir à des fonds de pension ou des actionnaires avides de dividendes, que voulez vous faire d'autre ? Combien de vies et de familles brisées pour améliorer la rentabilité de ces soi disant entreprises ?
Moi je les comprends et je les soutiens, tant que ces grosse boites n'auront pas compris le respect du salarié qui contribue à la production et la valeur de leur entreprise.
Tant qu'on aura des hommes politiques qui sont complétement coupés des réalités de la vie économique, je crois que ça ne cessera pas.
Mais ce n'est que mon opinion.
Salutations
Publié le Jeudi 30 avril 2009
Par Ph MALAVAL
je ne pense pas que les hommes politiques soient coupés de la réalité économique; la question est de savoir quelle est l'emprise qu'ils détiennent sur la vie économique? ils peuvent encadrer, accompagner, réguler l'activité économique, en aucun cas ils ne pourront s'imiscer dans la gestion et la stratégie des entreprises privées !
Par contre, en cas de soutien massif ou d'aides financières, il me paraît normal que l'état ou des collectivités locales demandent des comptes aux entreprises concernées.