QUAND LE DOGME PRIME SUR L'INTERET GENERAL.
En tant qu'ancien enseignant, Charles BICH prend le risque de voir cette ancienne casquette supplanter son devoir de maire et en l'occurence celui d'appliquer les lois de la République portant sur l'instauration d'un service minimum d'accueil dans les écoles en cas de grève des enseignants.
Ouvertement, il est contre à titre personnel et cela constitue sa liberté de citoyen que je respecte; je desapprouve totalement son attitude lorsque l'élu du peuple trouve tout prétexte ou met de la mauvaise volonté pour ne pas appliquer la loi du 20 août 2008 alors que les autres communes, malgré les difficultés rencontrées, trouvent les moyens humains et matériels pour organiser ce service d'accueil.
En tant que chef d'entreprise, la loi sur les 35 heures ne m'a jamais passionné et malgré mes réticences, je l'ai mise en place!
Aujourd'hui, la commune de Pontcharra a été assignée par le Préfet au tribunal administratif avec un délai de 3 semaines pour fournir une liste de volontaires; il est urgent que le maire se tourne vers d'autres collègues pour partager leurs expériences dans l'art d'organiser un service minimum.
La commune de Pontcharra mérite une autre publicité que celle d'un village gaulois d'ultime résistance mais hors la loi: il y a un temps pour combattre des idées ou des initiatives, il est souvent suivi d'un autre temps où il faut remiser ses convictions personnelles pour ne pas se soustraire aux lois de la République.
J'aurais préféré l'entendre lors de la discussion de ce projet pour défendre sa position et non à la suite d'une audience de tribunal administratif
