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Publié le 06/06/2006 à 08:12
Par pourlelatin
le cours de latin fonctionne sur le principe de la sérendipité : c'est-à-dire que l'on y découvre des éléments imprévus et utiles donc, ce blog (qui peut sembler long) n'est pas complet : chaque latiniste fait des trouvailles là où je ne les attendais pas je ne fais ici que lister quelques pistes de réflexion pour les personnes, enfants et adultes, qui s'imaginent que « le latin ne sert à rien » et que « cela ne les concerne pas » et je remercie par avance les dites personnes de prendre la peine de tout lire, pour éventuellement réviser leur jugement en connaissance de cause
si vous préférez une version illustrée, veuillez cliquer sur ce lien : http://pourlelatin.ifrance.com/index.php
Publié le 06/06/2006 à 08:11
Par pourlelatin
quel est le prénom de Jules César ? où avaient lieu les combats de gladiateurs ? pourquoi « octobre » est-il formé sur huit ? qui a écrit « aie le courage de savoir » (vaste programme !) ?
le latin, c'est l'art de répondre aux questions que vous ne vous êtes jamais posées, et aux questions dont vous croyez connaître les réponses !
Publié le 06/06/2006 à 08:10
Par pourlelatin
les temps changent, l'enseignement du latin aussi l'époque où l'on traduisait chaque semaine, armé de son Gaffiot, quelques lignes de la « guerre des Gaules » est révolue le latiniste des temps modernes gagne en méthodes et supports variés ce qu'il a perdu en heures de traduction
- quelques films et documentaires sont à notre disposition pour étudier les courses de chars, la cuisine romaine, la vie des légionnaires, etc
- il est divertissant et efficace d'apprendre la première déclinaison, en interprétant la chanson de la cousine Rosa ; d'autres chants en réserve ! (pas de chants grégoriens, que Cîteaux me pardonne)
- les élèves peuvent se livrer aux joies de l'exposé, si bon leur semble
- le fond documentaire de langues anciennes au CDI est très riche, depuis les dictionnaires de mythologie jusqu'aux guides sur la vie quotidienne, en passant par des revues en latin pour ados (avec tests de psychologie, articles sur les chanteurs à la mode, bandes dessinées, ...)
- ceux qui n'ont pas peur des souris peuvent également utiliser les logiciels sur l'antiquité, voire naviguer sur internet (tela totius terrae) pour y lire les dernières nouvelles du monde, en latin bien sûr
- pour améliorer l'aspect du classeur et de la salle de cours, les amateurs de scrapbooking sont les bienvenus
- le vidéo-projecteur permet de diffuser des diaporamas et d'étudier des oeuvres d'art modernes et anciennes en couleur (Botticelli en noir et blanc, c'est décevant)
Publié le 06/06/2006 à 08:08
Par pourlelatin
- la notation des copies et oraux de latin est telle que les élèves n'ont pas grand chose à perdre... : qu'ils soient en cinquième ou en terminale, ils sont généreusement payés pour leurs efforts (le bonus est au maximum)
- avec un peu de mauvaise volonté, il est possible d'échouer en latin ; mais, comme il s'agit d'une matière optionnelle, le latin ne peut pas enlever de point à la moyenne de contrôle continu (pour le brevet des collèges)
- les points obtenus en latin sont ajoutés directement au total des autres disciplines ; donc un latiniste peut avoir 13/20 de moyenne générale pour le brevet, alors que son copain non-latiniste (avec les mêmes notes dans les autres matières) n'obtiendra que 12/20
- ce n'est pas négligeable, quand on songe au fait que certaines sections (générales et professionnnelles) après la 3e font l'objet d'une sélection
- de plus, comme il est désormais possible d'obtenir le brevet avec une mention, tout point gagné dans la moyenne rapproche des mentions « bien » et « très bien »
Publié le 06/06/2006 à 08:07
Par pourlelatin
a) la traduction
- la version latine a déjà été comparée à une enquête de police : la phrase latine demande de relever des indices (la terminaison des mots), et d'en tirer des conclusions ; bref, les quelques lignes proposées aux élèves développent le sens de l'observation et le raisonnement
- traduire, c'est aussi jeter un regard critique sur son français : la phrase doit être correcte, et avoir un sens ! (il est rare que les Romains soient responsables des traductions bizarres !) le latin n'étant pas de l'hébreu, le français ne doit pas devenir du chinois
b) la littérature ancienne de l'Antiquité à nos jours, les auteurs n'ont cessé de traiter les mêmes sujets, d'évoquer les mêmes personnages historiques ou mythologiques Giraudoux (XX° siècle) a intitulé une pièce de théâtre « Amphitryon 38 » pour indiquer qu'il n'était pas le premier à raconter la naissance d'Hercule
- pour mesurer le génie des auteurs modernes, pour apprécier les tragédies de Shakespeare et de Racine, les comédies de Molière ou les fables de La Fontaine, il faut les comparer aux sources latines de ces oeuvres
- quand on étudie, en français, une oeuvre moderne, on risque de ne pas comprendre une allusion dans un texte (le supplice de Tantale chez Maupassant)
- un simple mot suffit parfois à gêner l'interprétation d'un paragraphe (qu'est-ce qu'un amphitryon ou un mentor ?) ; le jour du brevet, seule la mémoire est à la disposition des candidats... latinistes ou non
- pire encore, si les indices sont rarissimes, on est susceptible de commettre un contre-sens sur l'oeuvre : si l'on ne connaît pas la mythologie gréco-romaine, comment peut-on comprendre le roman « Kafka sur le rivage » (avec un nom de philosophe allemand) écrit par Haruki Murakami (un japonais qui enseigne aux Etats-Unis) ?
c) nos « chefs d'oeuvre » les correcteurs (au collège, au lycée, et au-delà) apprécient que les élèves justifient leurs idées, en s'appuyant sur des exemples précis ; c'est le moment ou jamais de « sortir votre science », de sortir votre culture générale
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