rares sont les élèves de sixième qui peuvent affirmer -sans se tromper- quelle profession ils exerceront quinze ans plus tard
sans même évoquer les filières littéraires, un certain nombre de branches professionnelles requièrent une bonne connaissance du lexique latin (et il est fastidieux d'apprendre une nouvelle langue à vingt ans) :
- les étudiants en médecine se voient dans l'obligation d'assimiler de longues listes de termes ayant trait à l'anatomie (sulcus arteriae subclaviae)
- les juristes doivent posséder un nombre impressionnant d'expressions et adages rédigés dans la langue de Cicéron (nemo legem ignorare censetur !)
- mémoriser le nom des espèces animales ou des variétés de plantes, pour les spécialistes (homo sapiens sapiens) de la faune et de la flore (rosa canina), est facilité par la connaissance du latin
par ailleurs, le latin fait bon ménage avec les disciplines et les filières scientifiques, du fait que la rigueur & la logique de la langue ancienne se retrouvent dans les raisonnements actuels
ce n'est pas un hasard si les meilleurs latinistes au baccalauréat sont les terminales S ; rejeter le latin a priori « parce que l'on est un scientifique » est un nonsens
